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France et non en Italie , comme le prétendent Wading et Fabricius, étudia dans sa jeunesse au monastère de Notre -Dame -des- Anges de la province de Touraine en Poitou ; il entra dans le tiersordre de St. -François , connu sous la dénomination de cordèliers, et. prêcha dans les principales villes de France. Il fut ministre provincial de la province de Touraine pictavienne. On voit par différens endroits de ses ouvrages qu'il a voyagé en Italie et dans la Terre-Sainte. La principale de ses productions est intitulée : La somme des péchés , et le remède éficeux. Lyon, i584, in-4°- ^et ouvrage, quoique reçu avec ap-
Ïilaudissement , excita néanmoins a censure de plusieurs personnes, qui trouvèrent mauvais que l'auteur eût traité trop librement les matières qui sont l'objet du sixième commandement. La seconde édition fut imprimée à , Paris en i586, in-fol. , chez Denis Cotinel. L'auteur a adouci et même changé quelques mots et sentences pour contenter un chacun. C'est ainsi qu'il s'exprime dans l'épître dédicatoire. On cite une troisième édition publiée également à Paris en 1602. En i5q5, il en avait paru dans la même ville une traduction latine que l'on présume faite par l'auteur lui-même, ce qui a fait croire à Bayle que cet ouvrage avait été écrit d'abord en latin.
( Remarques sur Bajrle , par l'abbé Joly , au mot Sanchez. )
BENOIT III , pape. C'est ordinairement entre ce pape et Léon IV que d'anciens chroniqueurs et quelques protestans placent la prétendue papesse Jtanjie sous le
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nom de Jean VIII. M. Chaudou attribue cette fable à Martin, qui.
vivait plus de quatre siècles après Benoît III : il fallait dire Martin le Polonais. On eût peut-être aimé à voir dans la Biographie universelle la même indication , mais rectifiée. On la trouve entourée de développera eus curieux dans le Dictionnaire de Feller.
BERARDIER (Denis), né à Quimper , docteur en théologie de la faculté de Paris, ancien principal du collège de Quimper, fut nommé en 1778 principal du collège de Louis-le-Grand à Paris : il prêta serment le Ier mai 1780, comme administrateur du même collège., et il en devint le grand-maître vers 1788. Il serait difficile , dit le Cousin Jacques ( BefFroy de Reigny ) , dans le Dictionnaire néologique des hommes et des choses , de citer dans le cours d'un siècle , même parmi les membres les plus illustres de l'université de Paris, un homme qui joignît jamais plus de vertus chrétiennes à plus de qualités sociales... Je ne dis rien de trop en disant qu'il fut ce qui s'appelle adoré de tous les jeunes gens que la sollicitude paternel le avait confiés à sa vigilance. Les hommes les plus sévères en fait d'éducation ne lui ont fait que le reproche d'être trop doux, ce oui dé-
êénérait quelquefois en faiblesse.
>oué d'une sagacité qui ne le cédait à la pénétration d'aucun homme en place, il embellissait cette faculté bien rare par drs connaissances littéraires , politi—
3ues , historiques et physiques , ont la réunion ne se trouve pas communément parmi les hommes. En 1788, Camille Desmou~
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lins et M. l'abbé d'Auriol de Lau- " raguel , l'un dans une Epitre à MM. les administrateurs du col-' lége de Louis-le—Grdnd , l'autre dans ses Adieux au collège de Louis-le-Grand , payèrent à Berardier un tribut de remercîraens et d'éloges qui leur fit beaucoup d'honneur. Nommé en 1789 député suppléant du clergé Je Paris à l'Assemblée constituante , M.
Berardier y remplaça l'abbé Legros , qui mourut en 1790, et vota constamment avec le côté droit. A la fin de la session , il signa la protestation des 12 et 1 5 septembre 1791 , contre les décrets de cette assemblée. Lors du serment des prêtres et de. la constitution civile du clergé, il parut une foule d'écrits pour et contre, qui furent avidement recueillis parles lecteurs de tous les partis.
Aucun ne fit autant de sensation que celui de M. Berardier, ayant pour titre : Les Principes de la Joi sur le gouvernement deV Eglise, en opposition avec la constitution civile du clergé; ou Réfutation du développement de l'opinion de M. Camus ; 1791 , in-8°.
On en fit , dit-on , quatorze éditions, en moins d'un mois. La 7e , revue et augmentée par l'auteur, a' 190 pag. M. Berardier mourut peu de temps après les massacres de septembre 1792, dont l'avait sauve son élève Camille Desmoulins. Il n'est pas vrai que ce dernier ait reçu de M. Berardier la bénédiction nuptiale. Voy. le mot Desmoulins.
BERARDIER DE BATAUT ( François-Joseph ) , d'une autre famille que le précédent, ancien professeur d'éloquence au collège du Plessis , était né à Paris en
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ij20. 11 mourut dans la même ville, vers 1794» On a de lui plusieurs ouvrages utiles:
I. Précis de Vhistoire universelle, 1766, 1 vol. in-12. Réimprimé avec des augmentations en 1776 et en 1783.