III. UAnti- Lucrèce , traduit en vers français; 1786, 2 vol
petit in-12. Malgré des morceaux bien rendus , cette traduction a eu peu de succès : une nouvelle traduction en vers du même poème a paru dans ces derniers temps en 1 vol. in-8°, sous ce titre :
V Anti-Lucrèce en vers français , avec le ixe et le dernier chaut ajoutés à l'original par M. Jeanty- Laurans , et la traduction en vers latins du ixe chant par M. l'abbé G. Mancin. Auch. Duprat, 181 3.
Elle est bien inférieure à celle de M. Bérardier.
La Biographie universelle n'a fait qu'un seul individu des deux auteurs que je viens de citer. Ses méprises se trouvent copiées, i9 daus le 4e vol. des Mémoires pour servir à l'histoire ecclésiastique du xvme siècle. Le compilateur
de ce dernier ouvrage, M. P ,
croit avoir corrigé la Biographie , en distinguant les deux Berardier; mais il n'a évité un danger que pour tomber dans un autre :
il ne s'est pas aperçu que le commencement de l'article Berardier dans la Biographie universelle, était tiré des Trois siècles de l'abbé Sabalier de Castres , qui n'a parlé que de M. Berardier de Bataut. C'est donc à ce dernier que conviennent les prénoms et le lieu de naissance mentionnés dans la Biographie universelle et dans les Mémoires de M. P
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Le reste de l'article se rapporte au principal du collège de Louisle-Grand.
2°. Dans les Notices chronologiques sur les théologiens, jurisconsultes, philosophes, artistes, littérateurs, poètes , bardes, troubadours et historiens de la Bretagne depu is le commencement de l'ère chrét. jusqu'à nos jours, par M. Miorcec de Kerdanet, avocat.
Brest, 1818, in-8°. On devait croire qu'un écrivain breton nous donnerait des renseignemens exacts et curieux sur ses compatriotes; mais on s'aperçoit bientôt en le lisant que cet écrivain n'a consulté que nos Dictionnaires historiques. Au lieu de rectifier leurs méprises , il en a augmenté le nombre : il nous dit à la vérité que l'ancien principal du collège de Louis-le-Grand est né à Qu imper; mais il le nomme François- Joseph Berardier de Bataut, noms qui appartiennent à M. Berardier le Parisien ; ensuite il attribue à son compatriote les ouvrages de l'ancien professeur du Plessis; il attribue à Camille Desmoulins l'opuscule de M. Lauraguel ; il répète le bruit populaire et faux de la bénédiction nuptialedonnée à Camille Desmoulins par Denis Berardier, etc. , etc. Malheureusement le volume de M. de Kerdanet offre beaucoup d'articles aussi fautifs que celui de Berardier.
3°. Dans la Galerie historique des contemporains , ou Nouvelle Biographie , seule édition dans laquelle se trouvent réunis les hommes morts ou vivans de toutes les nations, qui se sont fait remarquer à la fin du xvin* siècle et au commencement de celui-ci, par leurs écrits , etc. Bruxelles , chefc
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Auguste Wahlen, 1818 et 1819.
Cet ouvrage doit avoir 8 volumes in-8°. Il en parait cinq.
4°. Dans le Supplément au Dictionnaire historique de Feller.
BERCHOIRE ( Pierre ). La Biographie universelle ne fait point connaître la première édition de sa traduction française de Tite- Live. Elle parut en i486 à Paris , 3 vol iu-fol.
BERCY ou BERSIL (Hugues de), poète français du xme siècle, oui a été confondu par Etienne Pasquier, et d'après lui par beaucoup d'au très, avec un autrejpoëte du même temps nommé Guyol de Provins. L'erreur est venue de ce • que tous deux ont composé un poème satirique en vers sur les mêmes matières à peu près, etsous le même titre. L'un de ces 2 ouv.
est intit. Bible de Guyot de Provins, et l'autre la Bible d'Hugues de Bersil Chastelains. Le premier, composé de 2691 vers , n'.a été imprimé que dans ces derniers temps, d'après un manuscrit de l'ancien chapitre de Notre-Dame de Paris , et un autre qui avait appartenu au duc de La Vallière.
On le trouve dans le tom. 2 de la nouvelle édition des Fabliaux et contes des poètes des xi , xn , xm , xiv et xve siècles , publiée par M. Méon. Paris, 1808, 4 volumes in-8°. La Bible de Hugues de Bercy est restée manuscrite. Ces deux auteurs avaient voyagé dans les mêmes lieux : Guyot finit par se faire moine, et publia son ouvrage en i2o3, tandis que Huques n'a pu composer le sien que
fiostérieurement à l'année 1204* l s'était trouvé à Constantinople de 1203 à 1204, quand, dans l'espace d'un au et demi , quatr»
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empereurs successivement y périrent: l'un étranglé, l'autre jeté à la mer, le troisième détrôné et enfermé dans une prison , le dernier enfin vaincu et tué dans un combat. Hugues servait probablement dans l'armée. Il ne s'occupa à son retour eu France que de la culture des lettres. Le comte de Caylus , dans un mémoire dont on trouve le précis dans le recueil de l'académie, tom. 21 , a très- Bien établi les droits de ebacun cle ces auteurs à l'ouvrage qui porte son nom ; il soupçonne avec beaucoup de vraisemblance que Pasquier aura eu en sa possession les deux manuscrits reliés en un volume, et qu'il se sera accoutumé à les considérer comme lîouvrage d'un même auteur. La Biographie universelle eût dû donner un article à Hugues de Bercy à la lettre B ou à la lettre H, d'autant plus qu'elle n'a pu s'empêcher de le citer dans l'article de Guyot de Provins.
On a été curieux de savoir pourquoi ces deux auteurs avaient donné le nom de Bible à leurs compositions satiriques ; n'est-il as permis de conjecturer que ces eux poètes désirant réformer les vices de leur temps , auront appelé leurs poèmes du nom de l'ouvrage le plus répandu , dans le désir qu'ils avaient que les leurs pussent aussi se répandre dans toutes les classes de la société ?
Colletet n'a point oublié Hugues de Bercy dans son Histoire manuscrite êtes poètes français; mais il a partagé l'erreur commune de son temps , en le considérant comme le véritable auteur de la Bible de Guyot ; aussi n'a-til pas donné d'article à Guyot de Provins.
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* BERGERON ( Nicolas) , natif de Béthisy, l'un des chefs -lieux du ci- devant duché de Valois ( Oise ), devint avocat au parlement de Paris, et fut l'un des hommes les plus savans de son siècle. Il était versé dans la connaissance des langues grecque et hébraïque ; il avait étudié l'éloquence, la philosophie, les mathématiques et surtout la jurisprudence. Le savant Charles Dumoulin lui témoignait beaucoup d'estime. Ram us le nomma, avec Ant.
Loisel , son exécuteur testamentaire. Le testament de Ramus est célèbre dans l'histoire littéraire ,
Sar la fondation qu'il renferme 'une chaire pour 1 enseignement des mathématiques. On le trouve dans les Opuscules de Loisel, et dans le Mémoire historique de l'abbé Goujet sur le College-de- France. N. Bergeron publia, I. Un poème latin intitulé : In régis rlenrici III adventum carmen, Lutetiœ, Buon, i574»in-4°. IL P. Hami professons regii et Audomari Talœi collectanea , prœfationes , epistolœ , orationes. Pari" sus y 1677 , in-8°. Il s'adonna ensuite aux recherches historiques , et forma le projet d'une histoire générale du duché de Valois. Il a publié un abrégé de ce travail sous ce titre : Le Valois royal , extrait des Mémoires de Nicolas Bergeron , avocat au parlement à la reine de Navarre, duchesse du pays de Valois. Paris, Gilles Beys, i583 , in-8° de 64 feuillets ou 1 28 pag. Ce morceau eut beaucoup de succès, parce qu'on n'avait encore rien de raisonnable sur le Valois. La bibliothèque de Bergeron est louée dans les écrits de son temps , comme un dépôt qui contenait des raretés sans
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nombre , en manuscrits , en mémoires delittérature et d'histoire.
Il possédait parmi ses manuscrits le premier cahier des Coutumes • de Vermandois et de Valois.
Bergeron possédait aussi un recueil des plus notables arrêts du parlement de Paris ; recueil qui a été inséré daos la seconde édition des Arrêts de Papon en i584- Ce savant avocat eut beaucoup de part aux notes de Dumoulin sur la coutume de Paris et sur celles de quelques autres provinces. Il mourut avant l'année i584*
L'abbé Gou jet croit que Nicolas Bergeron est l'auteur de la satire publiée en 1577, et réimprimée en i58o sous ce titre : Admonitio Philomusi in gratiam Nicolai Bergeronii , jurisconsulli , ad Af. M. Bressium ( Maurice Bressieu ), paulo quàm anteà emendatior.
Parisiis,J. Richerius, i58o, in- 12.
Le prétendu Philomusus reproche dans cet écrit à Bressieu les déclamations indécentes qu'il s'était permises contre des hommes qui méritaient plus d'égards.
De'jà le même Bressieu avait été cité en justice par Nie. Bergeron, et il avait été obligé à quelque réparation envers lui.
* BERGERON ( Pierre ) , fils du
Îirécédent , naquit à Paris , et se ivra comme son père à l'étude de la jurisprudence. Il remplit avec distinction les fonctions d'avocat , et devint ensuite conseiller du roi et référendaire en la chancellerie de Paris. Il cultiva la poésie ; car on trouve des vers de sa façon en tête de l'édition des OBuvres de duBartas, 1611 , infol. , et des frères de Ste.-Marthe, i633, in-4°- La géographie et les voyages devinrent ensuite l'objet
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chéri de ses études. Il ent beaucoup de part à l'édit. de la trad.
latine de la Geographia Nubiensis , 1618, in-4°< Ou estime son Traité de la navigation et des voyages, des découvertes et des conquêtes des modernes, et principalement des Français. Paris , ib?9, iu-8°. Il se trouve ordinairement relié avec F Histoire delà découverte des Canaries , par Jean de Béthencourt , imprimée en i63o. Morisot en parle avec éloge dans son Orltis maritimus ( pag.
2i3,44°* )• Celui-ci ne fit imprimer son ouvrage qu'après l'avoir soumis au jugement de P.
Bergeron. En i634 , P. Bergeron donna un Traité des Tartares et un Abrégé de l 'histoire des Sarrasins, à la suite des Voyages en Tartarie de Fr. Guill. de Rubru- ^uis et autres, traduits par lui du latin assez grossier de Vincent de Beauvais, et de Fanglaisd'Hakluit et Purchas. P. Van Der Aa réimprima ces ouvrages de notre auteur, à l'exception de la Découverte des Canaries , dans la collection intitulée d'abord Recueil de voyages curieux en Tartarie, etc.
Leyde , 172g , 2 vol. in-4° ; et ensuite Voyages faits principalement en Asie, dans les xn, xw, xiv et xve siècles , etc. La Haye , i"35 , 2 vol. in-4°- C'est la même édition d'un même ouvrage dont le frontispice seul a été changé.
On doit encore à P. Bergeron la rédaction en grande partie des Voyages de Vincent Leblanc , Marseillais , dans les quatre parties du monde. La mort l'empêcha de la terminer. Louis Coulon y mit la dernière main , et publia ces voyages en 1649, in-4°, avec une dédicace et un avis au lecteur qu'on ne trouve plus dans
ïo4 BER 3a seconde édit. donnée en i658.
Ce fut le savant Peirese qui conseilla à Vincent Leblanc de remettre ces mémoires entre les mains de P. Bergeron , dont le mérite lui était connu. Bergeron mourut en 1637 , dans un âge assez avancé. Il a laissé en manuscrit deux itinéraires ; l'un Halo-Germanique , et l'autre gerrnano—belgique. Ce dernier , fait en l'annéeioi^ , fut communiqué au savant Claude Joly , chanoine de Notre-Dame , qui le trouva plein de doctrine et de recherches curieuses. Voy. les Opuscules d'Antoine Loisel , Paris ; i65?,, in-4°, pas. 54 3 ; Y Histoire du Palais , par l'abbe Carlier, et David Clément, Bibliothèque curieuse.
BERGIER (l'abbé) , docteuren théologie. M. P... dit dans ses Mémoires ecclésiastiques , qu'on lui attribue des Observations sur le Divorce. Ces observations portent au frontisp. le nom de M. Éergier.
Elles ont paru en 1790 , à Paris , în-8° de 72 p. On doit à l'abbé Bergier une brochure anonyme , sous ce titre : Quelle est la source de toute autorité? Paris , 178g , in-8°. de /\8 pages.
J étais porté à croire, comme le dit la Biographie universelle, que cet auteur avait refondu dans son Traité historique et dogmatique de la vraie religion , les ouvrages qu'il avait publiés nrécé- . demment contre les incrédules ; mais M. l'abbé Grosierm'a assuré que -ce grand Traité avait été rédigé par l'abbé Bergier, sur les matériaux que lui avaient fournis les abbés Grou et Gnérin , ex-jésuites.
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BERNARD (S. ). L'article de la Biographie universelle est calqué sur celui de M. Chaudon. On y a cependant rendu à son véritable auteur la citation du beau por-* trait de S. Bernard , par M. Garât. L'édition de MM. Chaudon et Dclandine donne ce morceau au président Hénault , et, par une v inadvertance singulière, ils renvoient à un autre portrait du même saint , par M. Garât.
On doit reprocher à la Biographie universelle , 1 0 de n'avoir pas indiqué les différentes traductions des œuvres de St. Bernard, publiées par le P. deSt.-Gabriel, feuillant, en i3 vol. in-S°, de 1672 à 1682; 20 d'avoir donné le prénom de Guillaume au sieur Le Roi, traducteur des Lettres de Saint Bernard en 1 702. Tout porte à croire que cette traduction est d'Alexandre Le Roy , membre de l'académie politique , qui se tenait dans r hôtel du président Hénault , place Vendôme. Guillaume Le Roy mourut en 1684.
BERNARD , cardinal et abbé de Mont-Cassin. Cet article est un double emploi dans le Dictionnaire de M. Chaudon , puisqu'il s'y trouve déjà sous le mot Aigier , lises Aiglier (Bernard). Ce cardinal a rempli des places importantes. Ses ouvrages sont inconnus aujourd'hui. Moréri entre dans des détails assez étendus sur sa personne. Feller et la Biog.
univ. n'en parlent pas. Les traducteurs italiens de M. Chaudon n'en parlent qu'au mot Bernard.
BERNARD ( Claude - Barthelemi) auteur du xvic siècle , natif de Rioru en Auvergne ; les recherches
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laborieuses de Colletet me mettent en état de fournir, sur un ouvrage de cet auteur , des renseignemens que la Biog. univ. regrette de n'avoir trouvés ni dans Duverdier , ni dans le P. Le Long ; l'ouvrage est intitulé : Histoire de Rhion , chef d * Auvergne , traduite en langue vulgaire, du latin d'un auteur anonyme. Lyon , i55q , in-16. On voit que Duverdier et le P. Le Long sont excusables de n'avoir point cité l'auteur original de cette histoire ; du reste l'ouvrage , suivant Colletet , est plus fabuleux qu'historique, et ta traduction est écrite d'un style barbare. Bernard mourut vers Tan 1570. On lui doit encore un ouvrage anonyme , imité d'Ovide , sous ce titre : L'Histoire de Narcisse, avec V argument en prose, ou plutôt le sens mythologique et moral de cette fable si connue , par G.-B. Lyon , i55i,in-i2. Colletet convient • qu'il a eu assez de peine à découvrir le nom de cet auteur.
* BERNARD (le P. ), natif d'Arras , entra dans Tordre des capucins et devint lecteur en théologie. On a de lui plusieurs ouvrages ; ils spnt presque tous dirigés contre les principes de l'abbé Travers , prêtre du diocèse de Nantes , qui chercha à étendre la juridiction des prêtres du second ordre en limitant celle des évêques. En voici les titres .
I. Le Grand Commandement de la Loi, ou le Devoir principal de l'homme envers Dieu et envers le prochain , exposé selon les principes de S» Thomas. Paris, 1 73 1 , in-12.