‹ Examen critique et complément des dictionnaires historiques les plus repandusChapitre 62 sur 305 · BER BER · texte numérisé non relu

BER BER

Srédicateur , et, en particulier, dans les causes où les connais-

e l'abbé, depuis cardinal des sances diplomatiques sont néces-

Lattces , qui voulut l'avoir pour sa ires ; l'école royale d'artillerie,

compagnon dans un voyage d'I- pour tous les objets relatifs à la

talie, dont Berta sut profiter pour guerre ; en sorte qu'il fut comme

éclairer et perfectionner son goût l'oracle aux décisions de qui s'en

naturel pour les beaux-arts et les rapportaient les différens ordres

chefs -d œuvre qu'ils ont pro- de la société , et que ne dédaigna

duits. pas de consulter le Roi lui-même

Au retour de Berta à Turin , on dans les diverses contestations

y était occupé à la rédaction du qui agitèrent , de son temps , l'E-

Catalogue raisonné des manus- tat et l' Eglise. L'abbé Berta eut

crits de la bibliothèque du Roi , aussi un talent particulier pour

entreprise utile , qui demandait la composition des inscriptions

uu collaborateur instruit dans les publiques. On en a de lui une cen-

langues et l'histoire littéraire, taine , qui sont admirables pour

Aussi le gouvernement associa-t- la propriété des expressions , la

il judicieusement Berta à ce tra- simplicité , la précision et l'éner-

vail, qui le força de se jeter à gie du style lapidaire. Celle sur

corps perdu dans l'étude de la Fa mort de Marie-Antoinette-Fer-

critique et de la diplomatique, diuande toucha le roi , son époux,

où il fit des progrès immenses au point qu'il gratifia l'auteur

dont la religion et l'Etat ont pro- d'une nouvelle pension. L'abbé

fîté ; enfin il fut nommé biblio- Berta fut encore chargé par sa

thécaire du Roi , malgré les sour- cour de faire l'Examen critique

des menées de quelques envieux, des auteurs qui ont écrit sur 1 o—

Dans 'ce poste important qui ne rigine de la maison de Savoye.

devrait jamais être occupe <jue C'est à lui que l'on est redevable

par des hommes également ins- d'une belle Suite de Médailles

truits et laborieux, l'abbé Berta des princes de Savoye, que ne

justifia complètement le choix de manquaient pas de voir les litté-

son maître , par les soins de tous rateurs étrangers qui passaient à

genres qu'il prit pour enrichir le Turin. Outre le Catalogue des

dépôt confié à sa direction , des manuscrits de la bibliothèque

livres les plus utiles, lesplus rares royale de Turin , on lui doit en—

et les plus précieux ; par la com- core l'édition du Cartulaire

munication facile de ses richesses d'Oulx, qu'il publia en 1753,

littéraires', et surtout par une ap- avec d'excellentes notes , sous ce

plication suivie au travail , qui titre : Vlciensis ecclesice charta-

îui valut la réputation (souvent rium animadversionibus illustra-

toujours à Berta qu

vaient recours les professeurs de rairesde Florence.

l'université , pour la solution des ( Cet article est de Vabbé de

questions les plus difficiles ; les St.-Léger. ) jurisconsultes, pour l'intelligence

Jes lois romaines ; les magistrats, *BERTHELIN(Pœrre-Charles),

BER

né k Paris , embrassa l'état ecclésiastique , et se fit recevoir avocat au parlement ;«il de vint ensuite professeur à l'école royale militaire, et associé de l'Académie d'Angers. Son début dans la littérature paraît avoir été uneOde en vers latins sur le siège de Bergopzoom, 1747» in-4°. Il fit paraître, la même année, un rie— cueil d'énigmes et de quelques logogrjrphes, 1 vol. in- 12. Il a revu, en 175 1 , le Dictionnaire des Rimes , de P. Richelet ; en 1760, ses fonctions de professeur 1 empêchèrent de s'occuper d'une nouvelle édition que les libraires associés ont fait paraître cette année , en déclarant que la personne chargée du soin de cette édition , avait marché sur les traces de M. Berthelin. MM. de Wailly , père et fils, ont parlé de ce double travail en 1799, dans l'édition du Dictionnaire des Rimes dont on leur est redevable.

M. Berthelin est mentionné honorablement dans les préfaces du Dictionnaire de Trévoux, pour les additions qu'il a fournies aux éditeurs de cet utile ouvrage. Il en a fait paraître un supplément ou tom. 7*, en 1752 , in-fol. ; et un abrégé en 1703 , 3 vol. in-4°« M. Goulin l'a aidé dans ce dernier travail. On lui doit encore un Recueil de pensées ingénieuses y tirées des poètes latins , awec les imitations o u traductions en vers français , rangées par classes , selon les divers sujets, Paris, 1762, petit in-i2.

* BERTIN D'ANTILLY , homme de lettres , connu par des pièces fugitives et par plusieurs pièces de théâtre , telles <jue l'Ecole de V Adolescence , comédie , 1 789 ,

BER 107

in-8° ; et la Vieillesse éCAnnette et Lubin, opéra-comique , 1 790 , in-8°. H rédigeait à Paris le Jourfialdu Thé , lorsqu'il fut frapné d'un mandat d'arrêt: c'était à Ta fameuse époque du 18 fructidor an V. Il se retira à Hambourg, où il publia le Censeur. Un poème de cinq ou six cents vers, qu'il fit paraître dans cette même ville en 1 799 et 1 800 , a pour objet de célébrer les efforts de Paul Ier contre la révolution française , les exploits de plusieurs grands généraux, etc. 5'ily a quelquefois incohérence dans l'ensemble, on remarque du mouvement et de la chaleur dans la plupart des détails. Bertin d'Antilly se rendit ensuite à Saint-Pétersbourg , où il mourut au mois de janvier

BERTRAND (Élie). On regrette de ne pas trouver à l'article de ce savant , dans la Biog. univ. , l'indication de plusieurs ouvrages qui lui font honneur, tels que :

I. Instructions chrétiennes , ou Abrégé du Catéchisme. Zurich , 1753, i^Sô, in-8Q. Traduit en allemand par Zollicofre , 1766, 1777 , 1785 , in-8°.

II. Essai sur l'art de former F esprit, ou premiers élémens de la logique , Lyon , 1764 , in-i 2.

III. Elémens de la morale universelle , ou Tableau des devoirs, de l'homme , considéré dans tous ses rapports. Neufchàtel, 1766, in-8°.

IV. Essai philosophique et moral sur le Plaisir , 1777, in- 1 2.

* BERTRAND (Jean), frère du

Ï précédent, pasteur à Orbe, son ieu natal , mort vers 1786. On a de lui :

io8 BER BES

I. De Veau , relativement a Vé~ cours sur le Sermon de J.-C. sur conomie rustique , ou Traité de la montagne. Neufchatel , soc. ty- V irrigation des prés. Avignon et pogr. , 1775, 7 vol. in-8°. Lyon, 1764, in-8°. IV. Sermons pour les fêtes de

II. Elémens a" agriculture f on- V Eglise chrétienne. Yverdon , de dés sur les faits , à l'usage du peu- Felice , 1777, 2 vol. in-8°.

pie de la campagne. Berne, 1773, Ou lui doit une nouvelle édi-

in-8°. tion du J^ojrage de Lalande en

Il a traduit del'anglais : i°. Le Italie, avec des remarques assez

7* vol. des Sermons choisis de Til- insignifiantes ; .Yverdon , 1 769 ; et

lotson. Râle, 17380U 1768, in-8°* les Descriptions des arts etmétiers,

Ce volume fait suite à la traduc- faites ou. approuvées par MM. de

tion de Barbeyrac. 2°. Léonidas t l'académie royale des sciences de

poëine de Glower. La Haye, Paris. Neufchatel, 1771-1783,

1739, in-12. Cette traduction 19 vol. in-4°« est plus complète que celle qui

parut à Genève, Tannée précé- BESLY(Jean). La Biographie

dente. 3°. L'amitié après la mort, universelle dit d'une manière va-

contehant les lettres des morts aux gue que cet historien du Poitou

vivans , trad. de madame Rowe. a composé un commentaire sur

Amsterdam, 174°? 2 vol. in-12. Ronsard. Dreux du Radier affirme

4°. La fable des abeilles , trad. de dans la Bibliothèque du Poitou ,

Mandeville. Amsterdam, 174°» tom. 3, pag. 4^i > que le cora-

4 vol. in-12. 5°. Description du mentaire sur les hymnes de Ron-

Cap-de- Bonne-Espérance , tirée sard a été plusieurs fois imprimé,

des mémoires de Pierre Kolbe. quoiqu'on dise dans les Suppléa

Amsterdam, 1741 , 3 vol. in-12. mens de Moréri qu'il n'a jamais

6°. Nouveaux sermons sur divers paru. Le Moréri de 1759 s'expri-

textes de V Ecriture-Sainte , tra- me à ce sujet avec plus d'exacti-

duits de Doddridge, Genève, tude que l'auteur des Supplémens;

1759, in-12. mais l'article de la Biographie

pèche , en ce qu'il semble étendre

* BERTRAND (Jean-Elie), né à tous les ouvrages de Ronsard

à Neufchatel , le i3 août 1737 un commentaire qui ne concerne

devint professeur de belles-lettres que ses hymnes, Colletet, dans

et prédicateur en cette ville ; il y son Histoire manuscrite des poètes

mourut le 26 février 1779. On a français, donne à ce sujet des

de lui : renseignemens très-satis faisans.

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