BIE
h Nicolas Barnaud. Ce dernier parait être le véritable auteurde l'ouvrage pour la publication duquel il reçut un violent soufflet à Baie , si l'on en croit Frisius , abréviateur de Gesner , cité par Prosper Marchand, dans son art. Barxaud.
* BIBIENA (Jeav-Galli de), né à Nancy, fils d'un Italien, maître de langues à Paris , probablement de la même famille italienne que plusieurs architectes du même nom , mourut à Paris vers 1779. On a ^e plusieurs romans, qui ont trouvé des lecteurs dans le temps où ils parurent. En voici la liste :
Mémoires de M. de tra- .
duits de l'italien, 1 vol. in-12.
Histoire des amours de Valérie et du noble vénitien Barbarigo , Lausanne, 1741, in-12; réimprimée dans le 19e volume delà Bibliothèque de Campagne , édit.
de Genève, 1747* I* y a quelques situations intéressantes dans ce roman.
l^e Petit Toutou, Amsterdam, 1746, in-12, 2 parties.
La Poupée, La Haye, 1747»
in-12, 2 parties.
La Force de r Exemple , La Haye, 1748, in-12 , 2 vol. ; réimprimée à Amsterdam ert 1750, dans le6€ vol. de la Bibliothèque choisie et amusante.
Le Triomphe du Sentiment , La Haye, 1760, 2 vol. in-12.
La Nouvelle Italie, comédie italienne et française, en trois actes , avec des ariettes. 1 762.
(France Littéraire de 1778; Mélanges tirés d'une grande Bibliothèque; divers Catalogues. )
BIELFELD (Le baron de). L'édition de ses Institutions politi-
BIN m
ques , 1762,4 vol. in-12, n'est pas aussi complète que l'édition en 3 vol. in-4° , ou en 3 vol. in-8°. La Biog. univ. eût dû en faire l'observation. Il fallait dire aussi que l'édition de ses Lettres familières de 1767 , 2 vol. in-8°, était plus complète que l'édition in- 12.
BILLARD (le sieur), receveur des finances de Lorraine, présenta t aux Comédiens Français une pièce de sa composition, intitulée le Suborneur. Ceux-ci la refusèrent, ce qui fâcha tellement l'auteur , qu'il publia une Satire en vers de huit syllabes, sous ce titre Du 'Théâtre et des causes de sa décadence, Epures aux Comédiens Français et au Parterre, Londres et Paris ,1771, in-8° de 16 p. En 1772, au mois de novembre , il renouvela en quelque façon cette scène à la Comédie Française , en prenant à partie le parterre , un jour où l'on représentait le Comte d?Essex. Plusieurs spectateurs se sont rangés de son côté , et peu s'en est fallu qu'on n'en vînt aux coups. Le spectacle fut interrompu ; cependant il n'en est résulté aucun accident : plusieurs demandaient l'auteur ( du Suborneur) , d'autres croyaient que c'était celui de la comédie, mort depuis plus de cent ans. On fit enfermer Billard à Charenton. 11 mourut en 1776, rongé de maladies honteuses.
BINET(le P. ) , jésuite. Lz Biographie universelle n'a point cité le meilleur des ouvrages de cet auteur; c'est celui qui a pour titre : Quel est le meilleur gouvernement , le rigoureux ou le doux?
Paris, i636, ia-8w. Le style de
lia BIN BIO
cet ouvrage a été retouché dans de Molina , dominicain. Paris,
les éditions qui ont suivi la pre- Coignard, 1676,1^-8°. — Vingt ans
inière, particulièrement dans la après, un recteur de l'université,
dernière, qui est de Paris, 1776, nommé Nicolas-Joseph Binet, a
petit in-i 2. Dans cet ouvrage , le traduit de l'espagnol : I. La troi-
P. Binet dit de la famille de Dieu, sième*et la quatrième partie du
où étaient Jésus, Marie et Jo- Catéchisme de B. Carranza , sous
seph, ce que Bossuet a appliqué ces titres : i° Des sept Sacremens
depuis si eloquemment à la con- de V Eglise , etc. Paris, 1692,
gregation de l'Oratoire: «Jamais in- 12 ; 20 Delà Prière, du Jeûne
» il ne fut une telle famille , où et de V Aumône, etc. Paris, 1694,
»» tout le monde obéit , sans que in-8° ( Voy. le P. Niceron).
» personne y commande. » V. le II. Sermons du P. Louis de
chap. 4> P- 9° de l'édition de Grenade, pour VAvent, le Ga-
1776. réme , e*c. Paris, Vil lette, 1698,
On connaît aussi ce mot de 3 vol. in-8°.
Louis XVI : « Il n'y a que moi et III. La Rhétorique des Prédi—
» M. Turgot qui aimons le peu- cateurs , par Grenade. Paris , Vil—
» pie. » Suivant le P. Binet, S» lette, 1698,^-8°.
François de Sales disait de lui- Quelques bibliographes regar-
même « qu'il n'y avait quasi que dent ces deux traducteurs comme
» Dieu et lui qui aimassent les un seul individu ; mais la diffé-
» pauvres pécheurs. » V. le c. 8, rence des noms de baptême , de
p. 177. la profession et des époques, m'a
déterminé à les distinguer.
BINET (Nicolas), avocat au +pTvncMM,uni,\ a n.a.
parlement de Paris. On a de lui *BIN0S(1 abbe de), dontlafa-
^lusieurs traductions qui ont eu ™1,le *tait d ^ancienne
e la vogue dans leur temps. £,es*e dRu WSJ?e J0"' à
Saint-Bertrand de Gomminges
souvent réimprimées. 1 ~ j 1 0 /•
II. Exercise, de la vertu et de an?- °D a d,e.,lul u" 0UVra8e «fr
la perfection chrétienne, traduits ™ ™ UUe ■. Voyage par F 1-
i V in*., | ' » j • taite en Egypte , au mont Liban
de 1 espagnol D Alphonse Rodri- \ D jbJ.t * r
o • r ' j r r et çn Palestine , fait en 1777 et
guez. Pans, Loicnard. 1674, 2 ■ , . A n ■ ad
0 1 . /0 1 • •»• 1 m n années suivantes. Pans, 1780, 2
vol. m-4 » sous les initiales N. n. 4 • '
A. A. P. D. P. Dupin attribue à
tort cette traduction à l'abbé *BION(Jeàn), prêtre catho-
Alexandre Varct, ami de MM. de lique et ensuite' ministre angli-
Port-Royal. Elle a été effacée , can, né à Dijon le 2^ juin 1Ç68 ,
l'année suivante , parcelle deRe- a été pendant plusieurs années
traduite de l'espaguol d'Antoine gion