‹ Examen critique et complément des dictionnaires historiques les plus repandusChapitre 70 sur 305 · BOA · texte numérisé non relu

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était l'original même du contrat de mariage de Louis XIV. Les incendies arrivés en differens temps au palais, ont exposé à la dispersion bien des titres échappés aux flammes; d'autres évenemens, des déprédations, l'ignorance des personnes entre les mains desquelles tombent ces papiers , les font passer chez la beurrière et l'épicier.

Le chevalier Blondeau en sauva beaucoup du naufrage , et à l'époque de sa mort il avait une seconde collection plus riche et plus abondante que la première, qui fut également achetée par le gouvernement.

Celui de ses ouvrages qui a pour titre Dictionnaire de titres originaux, n'est que l'inventaire de son cabinet par ordre alphabétique.

L'Essai sur V honneur, dont il est question à la fin de cet article, ne forme qu'un vol. petit in- m. Le nom de Richard Hooker qu'on lit au bas de la préface , est le masque dont se couvrit Guillaume Webster , théologien anglais, dans ses Mélanges hebdomadaires. Rien ne prouve que M. Blondeau ait traduit ce volume de l'anglais.

BLONDEL ( Jacques-François ).

La véritable date de son Architecture française est i^52 , et non 1772, comme le dit la Biographie universelle. U Architecture moderne, ouvrage imprimé en 1728, 2 vol. in-4% est de Briseux, comme on ledit à l'article de ce dernier.

BOATON, ancien capitaine dans un régiment suisse au service du roi de Sardaigne , naquit en 1^>34 £ Anbonne , dans le pays

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de Vaud. Une loÉgue maladie lui fit abandonner le service militaire ; il accepta une place de gouverneur à l école militaire de Berlin. Des désagrémens particuliers la lui firent bientôt quitter, et il établit en ville une pension de gentilshommes tant nationaux qu'étrangers ; établissement qu'il quitta encore , au regret de beaucoup de personnes , pour se charger d'une éducation particulière.

M. de Boa ton mourut en 1794; on a de lui : I. des Essais en prose et en vers. Berlin, 1783, in-8°.

II. Oberon , poëme en i4 chants, de M. Wieland, traduction libre en vers. Berlin, 1784» in -8°.

III. Traduction libre en vers de la mort d Abel , de feu M. Gessner. Berlin, ij85, in-8°; réimprimée à Hambourg en 179 1.

( Denina , Prusse littéraire ; Meusel , Allemagne savante. )

B 0 C C A G E ( Pierre-Joseph Fiquet ou) , receveur des tailles à Dieppe, était né à Rouen vers 1700 ; il épousa , en 1726 , Marie- Anne Lepage , qui n'était alors âgée que de 16 ans; une parfaite conformité de goût régnait entre les deux époux ; le mari a abrégé ou traduit de l'anglais deux pièces de théâtre , savoir : Oronoko, ou le Prince Nègre , de Southern,' et l'Orpheline , de Suzanne Centlivre ; on trouve ces deux morceaux dans le Mélange de différentes pièces en vers et en prose , traduites de l'anglais de divers auleurs. Berlin et Paris, veuv* David, 1751 , 3 vol. M. du Boccage mourut en ,1767 , au moment ou son épouse était déjà célèbre dans la république des lettres par la publication de ses ouvrages le* plus iroportans.

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BOCHART DttSARON. D'après la Biographie universelle , ce fut lui qui Jit imprimer le Discours sur ta vie de M. d* Aguesseau. Il fit plus, car il l'imprima luimême sous la direction deM. Dela tour, dans une imprimerie particulière placée à sa maison de campagne. Cette particularité méritait d'être presentéè avec exactitude.

* BOCHAT (Charles - Guillaume-Lots de), lieutenant-baillival et contrôleur-général à Lausanne, naquit lé 1 1 novembre 1695 , «l'une famille noble et ancienne de cette ville. Il fit un cours de philosophie sous Crousaz , et un cours" de droit naturel sous Barbeirac. La chaire dè droit et d'histoire étant devenue vacante en 1716, par le départ de Barbeirac qui fut appelé' à Groningue , M. de Bochat la disputa à .nernè , et l'obtint avec la permission de voyager pendant trois années; il revint dans sa patrie, enrichi parle.s connaissances qu'ajoutentles voyages aux études de cabinet. L'année 1^5 lui ouvrit 3a carrière des affaires publiques et des occupations civiles; il fut établi assesseur baillival. Ce fut à peu près dans ce temps-là que se forma à Lausanne la société pour la Bibliotheqite italique , journal estimé auquel M. de Bochat fournit un grand nombre de pièces excellentes. Il obtint, en 1 740 , la place de lieu tenant-baillival ; et le loisir que lui donnait cette place nui le délivrait des fonctions de professeur , fut em-* ployé à de profondes recherches surl'hisroii e ancienne de la Suisse.

M. de *Bochat mourut le 4 avril i;54 , dans sa cinquante-neuviè?

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me annéé. Ses principaux ouvrages sont :

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