‹ Examen critique et complément des dictionnaires historiques les plus repandusChapitre 82 sur 305 · BOH BOI · texte numérisé non relu

BOH BOI

pitaine des dragons de la Roche- après la mort de l'auteur , et le

foucault; en 1 784 > colonel des fit précéder d'une Notice dont

dragons de Lorraine, et peu après, nous avons profité pour rédiger

aide-major général de la gendar- cet article, merie , par les soins de M. le duc

de Liancourt tjui connaissait tout BOILEAU-DE-BUILLON (Gil-

son mérite. En 1781 , il publia les), commissaire et contrôleur

sou Examen critique du militaire de Cainbray , durant les guerres,

français, 3 vol. in-8% dans lequel auteur de quelques ouvrages et

il fait voir les inconvéniens de nos de plusieurs traductions , dans le

usages , et les remèdes qu'on de- xvie siècle , était natif de Buillon

vait y apporter. ou Bouillon , en Lorraine , près

LorsaVil fut reçu membre de Mézières, selon Lacrnix-du-Mai- 1a société littéraire de Bourg, il ne. D'autres écrivains disent qu'il v lut, en 1787, un mémoire sur était Flamand. L'abbé Paquot la manière de préserver les ballons soutient dans ses Mémoires , que de la foudre; en 1789, un mé- Gilles Boileau naquit à Bouillon, moire sur le feu et la chaleur, qui petite ville de la principauté et prouvait ses connaissances en du diocèse de Liège. Quoi qu'il physique. Au commencement de en soit, Gilles Boileau a traduit la révolution , il se rendit utile à de l'espagnol en français , les la ville , pour le bureau de paix , Commentaires du seigneur dom pour l'administration de l'hôpi- Lo ys a™ Avila et de Cuniga, grand tal , podr la garde nationale ; car commandeur d* Alcantara , conla considération dont il jouissait, tenant les guerres d'Allemagne sa fortune et ses lumières le met- faites par l'empereur Charles V , taient à portée d'être utile dans roi des Espagnes , années i5i7et tous les genres; cela n'empêcha i548, dédiés au seigneur Desespas qu'il ne fût incarcéré en 1 793, sarts , commissaire de l'artillerie, et il le fut pendant dix mois. Il et imprimés à Paris, in-8°, par aurait été assassiné le i4 février Vincent Sertenas, i55i , avec an- 1794» avec quinze personnes de notations très -doctes et scholies la ville de Bourg, sans l'heureuse du traducteur , servant à la discirconstance d'avoir cédé sa mai- cipline militaire , et à plus ample son au représentant du peuple intelligence de ladite guerre Albite. avec les situations et étymologies

Dans sa nouvelle maison de des lieux et des villes y mention- Flairia, il avait commencé à ras- nés. Il a aussi traduit' du latin sembler tous les arbres étrangers des livres d'Albert Durer, touque l'on peut acclimater dans le chant la fortification des villes , département de l'Ain. Il est mort et les Mémoire» de Sleidan, sur à Êourg , le 9 mars 1804. la tactique et la levée du siège de

Il avait fait part , en 1802 , a Metz , par l'empereur Charles V ,

M. de la Lande, d'un Mémoire en i552. Mais on ne sait si ces

Intéressant sur les Haras, consi- deux ouvrages ont été imprimés.

dérés comme une nouvelle ri- Il a écrit , sous le nom de Dari-

chesse pour la France ; M. de la nel , pasteur des Amadis, la

Lande le publia peu de temps Sphère des deux Mondes , avec

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un épithalaine sur les noces et mariage de très-illustre et sérénissime prince Dom Philippe , roi d'Angleterre , commentes , glosés et enrichis par lui de plusieurs fables poétiques , imprimées à Anvers , chez Jean Richard, 1 555, in-4°. Il a traduit de l'espagnol le oe livre KAmadis de Gaule, pour servir de suite aux huit premiers , traduits par le seigneur Désessarts. Cette traduction, qui a paru depuis sous le nom de Claude Colet , Champenois , fut d'abord imprimée sous son nom, par Vincent Sertenas, chez Etienne Groulleau , à Paris, i55i , infol. , et par lui dédiée à la reine Marie de Hongrie, de Bohême, infante d'Espagne , régente et gouvernante pour l'empereur en ses Pays-Bas , ainsi qu'il en parle en la préface de son livre de la Sphère des deux Mondes , où il se plaint amèrement de l'injuste usurpation de Claude Colet, qui s'était injustement approprié sa traduction, dans l'édition nouvelle qu'il en donna en 1 583. 11 passa quelque temps à Liège , pendant lequel il écrivit un Traité des causes criminelles , extrait des lois impériales, et parlant des articles qui touchent ta vie et le corps de la personne délinquante , enrichi de textes et allégations latines, imprimé à Anvers, chez Jean Bel 1 ère , i555, in-i8, et réimprimé à Lyon en i557 et i5^o. Cet ouvrage est dédié à messeigneurs lesmayeur et échevins de la ville de Liège. Il leur rend grâce de la protection par eux accordée tant à lui qu'à ses ancêtres Jehan Boileau , surnommé de Buillon , son aïeul , lequel étant devenu prisonnier de guerre d'alors, demeura par-de-

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çà surnomme le Capitaine Liégeois, comme fut aussi son frère, André Boileau de Buillon , seigneur de Potière-la -Haute , etc.

Il avait beaucoup voyagé , et était fort versé en beaucoup de langues. Lacroix du Maine , et du Verdier ont tous deux parlé de cet auteur en leurs Bibliothèques. L'article de Paquotse trouve dans le second volume de ses Mémoires, édition in-fol. Je reproduis ici l'article des siècles Littéraires; par M. Désessarts, avec des corrections.

* BOÎS-D'ALMAY et non D'AN- NEMETS , gentilhomme du dixseptième siècle et d'une des meilleures maisons de Basse-Normandie. On l'envoya jeune à Paris, pour faire ses exercices; il s'y fit connaître du duc d'Orléans (Gaston de France ), acheta une charge dans sa maison , et eut beaucoup de part à sa faveur et à sa confidence , nonobstant les intrigues de ses ennemis , qui travaillèrent souvent avec succès à le mettre mal dans l'esprit de ce prince. On le mêla dans l'affaire de Chalais , mais le roi ayant ordonné qu'il fût sursis au décret de prise de corps , qu'on avait obtenu , cette affaire n'eut point de suite. On n'en voulait qu'au malheureux Chalais. M. Bois-d'Almay servit plusieurs fois à l'armée , et fut enfin tué en duel en 1627 par M. de Ruvigny (\esdictionnaires historiques disent Juvigny ). Ses mémoires ont un caractère de sincérité et de bonne foi qui ne permet pas de douter de ce qu'il dit. Il paraît autant honnête homme que. mauvais courtisan; et pendant qu'il s'attache aux idées abstraites de la

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