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vertu et de la j ustice , il se récrie blés sont à vil prix , plus les pauc outre les supercheries et les in- vres sont misérables , ainsi que justices de la cour de Richelieu, les riches , qui seuls les font subcomme si c'eut été des choses nou- sister ; et que plus il sort de grains velles et inouies dans le grand du royaume, et plus onsegaranmonde. Du reste on ne saurait tit dune cherté extraordinaire. dire qu'il a été mal instruit de ce Ainsi le système des Economistes qu'il rapporte, puisque cela s'est sur les" blés est renouvelé de Boispassé sous ses yeux, et qu'il y a Guillebert. eu lui-même beaucoup tle part. (Note manuscrite de l'abbé de Arnaud d'Andilly , fort maltraité Saint-Léger. ) dans les mémoires de Bois— d;Al—
raay, se justifia sous les yeux , BOÏSROBERT (l'abbé de). D'a-
pour ainsi dire, du duc d'Orléans près l'idée que j'ai fait concevoir
«t de plusieurs de ses domestiques de l'habileté de M. du Masbaret,
-qui vivaient encore. On peut donc on sera peut-être étonné de ne
croire que Bois-d'Alraay s'était trouver ici «ju'un petit nombre
montré injuste à son. égard, par d'articles tires de ses remarques *
suite des désagrémens qu'il essuya critiques sur Moréri ; mais il est
à la cour du duc d'Orléans. La convenable d'observer que tous les
meilleure édition de ses Mémoi- articles de Moréri refaits par M.
res d'un favori du duc' d' Orléans du Masbaret , l'ont été également
est celle de Leyde chez Jean par les collaborateurs de la Bio-
Sambix le jeune (Amsterdam, graphie universelle , et il serait
Elzevir), à la sphère, 1668, étonnant que ceux-ci n'eussent
in-18. pas toujours l'avantage sur le
( Nouvelles de la république des littérateur limousin ; cependant
lettres, avril et mai 1704. ) j'oserai citer plusieurs articles de
M. du Masbaret, afin que les 'cîc-
BOIS-GUfLLEBERT (Pierre le teurs impartiaux puissent juger
Pesant , Sieur de). On lui doit en- s'ils sont inférieurs à ceux qui ont
core le Factum de la France, ou été rédigés par d'habiles littéra- Moyens très-faciles de faire rece— Meurs de nos jours. L'article Bois*
voir au Roi 00 millions pardessus robert me paraît digne de soute-
la Capitation , praticables par nir ce parallèle. deux heures de travail de m M.
les ministres , et un mois dfexécu- BOÏSROBERT ( François le tion de la part des peuples , Metel de ) , l'un des premiers in- 12 de 21 2 pages, sans nom de membres de l'académie franville et d'imprimeur, très-rare, çaise , naquit à Caen , vers l'an Ce Factum est évidemment de 1592. Sa mère était noble, et son l'auteur du Détail de la France , père avocat , non pas 2>rocureur , et a été composé dix ans après comme quelques-uns l'ont dit, l'impression de cerui-ci , c'est-à- d'une famille qui vivait noblesdire vers 1705. Le Factum estdi- ment, et qui lui-même fut enviséen 12 chapitres ; après le 12", nobli avec tous ses enfans. Boison y trouve (pag. 179) un Mé- robert étudia en droit, et se fit moire qui fait voir que plus les recevoir avocat; mais il aban-
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donna, bientôt cette profession , et ne fréquenta plus que les muses et les belles compagnies.
Il se fit en peu de temps une grande réputation. Etant à Rome en i63o, son esprit et ses belles connaissances l'y firent rechercher : Urbain VÎII voulut le voir et converser avec lui. Un mois après cet entretien , il lui donna un prieuré en Bretagne , ce qui l'engagea à l'état ecclésiastique.
Revenu en France, il prit les ordres. sacrés, et fut pourvu d'un -, canonicat dans l'église dellouen vers l'an i634- ^s agrémens de son esprit, sa belle humeur, sa manière de raconter inimitable, le talent qu'il avait de railler agréablement , l'introduisirent auprès du cardinal de Richelieu , qui ne trouvait pas de plus grand délassement dans ses grandes occupations que sa conversation.
Aussi était-il toujours à la suite du cardinal , non-seulement à la cour, à Paris et à Ruel, mais encore à l'armée et dans tous les voyages qu'il faisait; enfin il lui devint comme nécessaire ,• et il ne pouvait plus s'en passer. Le ministre ne fut pas ingrat : il lui donna l'abbaye de Châtilion-sur- Seine, le prieuré de la Ferté-sur- Aube et d'autres gratifications.
Une chose fait honneur à l'abbé de Boisrobert' : il se servit utilement de son crédit , pour procurer des avantages aux gens de lettres. Ce fut lui qui contribua le plus à l'établissement de l'académie française. Ayant fait au cardinal un récit avantageux des occupations de la petite assemblée qui y donna occasion , et dans laquelle il avait été admis , ce ministre fit proposer par son ca- «alàceux qui la composaient, de
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former un corps. La proposition fut acceptée ; l'abbé de Boisrobert se chargea des suites de cette affaire jusqu'à sa consommation.
Ce fut lui qui présenta au cardinal le projet de cet établissement, qui fut député à Ruel, pour en faire autoriser les statuts, et oui sollicita auprès du premier président la vérification des lettres-patentes. Ajoutez que , pendant quelque temps, l'académie tint ses séances chez lui. Sa faveur auprès du cardinal fut interrompue par une disgrâce dont on rapporte différemment le sujet. Ses amis ne l'abandonnèrent pas , l'académiesollicita sa grâce ; M. deBeautru , qui était très-bien auprès du cardinal , n'omit rien pour hâter son retour; il fallut que Cytois , premier médecin de sou EminencejS'en mêlât. Il prit son temps avec adresse. Le ministre était indisposé et avait du chagrin ; profitant de ces circonstances , il lui dit : Monseigneur, nous Jerons tout ce que nous pourrons pour votre santé , mais toutes nos drogues seront inutiles , si vous n\v mêlez du Boisrobert : pour lui faire comprendre que rien ne pouvait contribuer davantage à sa santé et à son bien-être que lea discours agréables et plaisans de cet abbé. Cette ordonnance eut son effet : Boisrobert rentra en grâce , mais ce ne fut que pour peu de temps , ce ministre étant mort la même année 1642. Un des talens de cet abbé était la déclamation. Le ton de sa voix était agréable, il avait le geste beau , beaucoup de feu , et entrait parfaitement dans la passion (ju'il voulait représenter; il se disait lui-même un grand dupeur d'oreilles. Le cardinal ayant voulu
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entendre Mondory , ce célèbre comédien joua si bien son rôle , que le ministre ne put retenir ses larmes. Boisrobert , qui était présent, osa dire qu'il ferait mieux.
Le jour fut pris, il apprit le rôle de Mondory, et déclama avec tant de force, que Mondory lui-même se mit à pleurer. Les belles qualités de Boisrobcrt étaient ternies par le dérèglement de 9es mœurs , par la passion du jeu , par son intempérance pour le vin, et par ses juremens , qui le firent exiler en i653. Son exil dura jusqu'au mois de février j658. Dans sa dernière .maladie , qui fut courte, il témoigna beaucoup de repentir de n'avoir pas réglé sa vie suir les devoirs de son état. Il mourut le3o mars 1662.
Loret fil ainsi sonépitaphe , dans} sa Gazette historique au 18 avril suivant :
Ci gît un Monsieur de chapitre, Ci gît un abbë portant naître , Ci gît un courtisan expert , Ci gît le fameux Boisrobert , Ci gît un homme académique , Ci gît un poète comique, Et toutefois ce monument Ne renferme qu'un corps seulement.
On a de lui une tragédie intitulée , la Vraie Didon , ou Didon la Chaste, et dix-sept comédies ou tragi-comédies, dont on peut voir les titres et la notice dans VHistoire du Théâtre -Français, de MM. Parfait , tome V ; un roman , Nouvelles héroïques et amoureuses; une Paraphrase des sept Psaumes de la Pénitence ; deux volumes d'Epîtres, suivies de Sonnets, Epigrammes, Madrigaux, Chansons et Stances. On trouve beaucoup de ses poésies dans les recueils du temps, dans le Cabinet
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des Muses, 1619; dans I? Temple d'honneur, 1622; dans le Recueil des plus beaux vers de Malherbe, etc. , 1626; dans le Parnasse Royal et dans le Sacrifice des Musès, 1 635 (deux recueils au'il dressa et publia); dansî'Elite des bouts-rimés. Outre qu'il était un des cinq poètes qui travaillaient aux pièces de théâtre , dont le cardinal fournissait le sujet, souvent même il travaillait avec le cardinal. M. Titon du Tillet lui a donné place dans son Parnasse français. Chapelain , préf. de la Pucelle ; Lettr.; Costa r , lettr.
t. II; H net, Origines die Caen ; Gui Patin , Lettr. à Jac. Spon; Péliss., Hist. de VAc.fr.; Olivet, Addit.; Baillçt, Jugem. des Sav. y Mênagiana , t. II, p. 79; Rec.
des poètes français , depuis Villon jusqu*à Benserade ; Histoire du Th. fr. ; Titon du Tillet, Parn.fr.; Goujet, Bibl.fr. ,\om.
L'abbé de Boisrobert avait un frère, Antoine Le Metel, écuyer, sieur d'Ouville , de qui il dit dans l'Epître V du 3e livre :
Le pauvre d'Ouville est mon frère. ...
Il porte le titre d'hydrographe, D'ingénieur, de géographe,- Mais, avec toutes ses qualités , Il est çueux de tous cotés :
Bref , il n'a plus d'autre ressource Que celle qu'il trouvait en ma bourse.
M. d'Ouville est auteur d'un Recueil de Contes fort licencieux, que quelques-uns ont attribué à 1 abbé son frère , et de dix Comédies qu'il publia entré i635 et i65o. MM. Parfait en donnent les titres et la notice dans leur Hist. du Théâtre Français , t. V et suivans.
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BOJSSY(Micbel-Loijis de), fils de Louis de Boissy de l'académie française , publia, dans un âge assez tendre, la Vie de Simonide, 1755, in- 12. Il en a donné une nouvelle édition entièrement refondue en 1788, in-12. On lui doit encore: I. Une Dissertation historique et critique sur la vie du grand-prétre Aaron , 1 76 1 , in-i 2.
II. Des Dissertations critiques pour servir d'éclaircissement à V histoire des Juifs , avant et depuis X-C , et de supplément à V histoire de Basnage; 1785, 2 vol. /w-12.
Ce littérateur estimable se jeta par sa fenêtre en 1793.
BOMNGBROCKE (le vicomte DE ). La Biographie universelle a oublié de compter parmi les ouvrages de ce grand homme qui ont été traduits en français, la Lettre de milord Bolingbrocke , servant d' introduction àses Lettres philosophiques à M. Pope, trad.
de l'anglais , 1766, in-8°. Les Mémoires secrets de Bolingbrocke ne forment que deux parties et non trois. L' Apologie de la société naturelle, ou lettre du comte de ... au jeune lord... (traduite par ...,)sans indication de lieu, 1776, in-8°, est de Burke. Voy. ce mot.
BONA (le cardinal ). Ses principaux ouvrages sont:
I. Manuductio adcœlum , Parisiis , 1664 > m-1 2 » traduite en français sous diififrens titres , par M. N. B. , Paris , i665, in-12; par îm anonyme, Paris , 1675, chez Billaine ; par François au Suel , en i682,in-ï2; par Lombert,en i683 , in-12, sous le voi*e de l'anonyme ; par un anonyme, en 1691, in-i2 ; par Gnyot, conseiller de la cour des aides de Rouen ,
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frère de l'abbé Desfontaines , en 1708,11^-12, à Paris, chez Mariette ; par l'abbé Le Duc , en 1738 , in-12 , chez Savoye-
IL DeDivind Psalmodié. , Paris , i663 , in-4°- La première édition est de Rome , i653 , in-4% sous le titre de Psailentis ecclesiœ harmonie
ID. Principia et documenta vi- ' tœ christianœ. Paris , 167 5 , in- 1 2.
Traduits en français par le président Cousin , en 1675, in-r2»
et par l'abbé Goujet, en 1728 , in-12.
IV. Via compendii ad Deum , Coloniœ et Argenlorati. Traduite en français par un anonyme , à Bruxelles, en 1686, in-12; Paris, 1688; par l'abbé Le Duc , en 1738 , à la suite du Chemin du Ciel. La seconde partie a été traduite par Claude Pose , sous le titre à' Aspirations à Dieu , Paris , Couterot , 1708 , ÛW2 ; réimprimée en 1729.