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. publié , au commencement dn vers la fin du xm* siècle ; et cette
18* siècle, un petit Dictionnaire opinion est conforme à la date
latin et français. R. Ainsworth dé- qui se lisait à Citeaux sur son
clare lui-même, dans un avis tombeau. Mais elle est contredite
aux amateurs d'une pure lati— par des auteurs antérieurs à cette
nité, qu'il a suivi principalement époque, qui s'accordent à fixer cet
pour guides le Thésaurus de événement au commencement du
R. Etienne , et celui de B. Faber. même siècle. Tels sont, Othon de
Saint -Biaise, mort en 1209, qui
f ALAIN (Maître), de Lille, fut parle de notre auteur sous l'an-
surnommé le docteur universel , née 1 194 ; Alberic de Trois-Fon-
parce que son esprit et sa plume taines , oui existait au même siè-
s'étaient exercés sur toutes les cle, et fixe sa mort en 1202. On
sciences en vogue de son temps, trouve la même date dans la
Les opinions sont partagées sur le grandeChroniquebelgique. Alain
lieu de sa naissance et l'époque est cité par Ebrard de Kéthune,
de sa mort. On ne sait même écrivain de ce même siècle , par
presque rien de positif de ses ac- Henri de Gand , mort en 1293.
tions , ni des emplois qu'il a rem- Alain vivait donc et était mort
plis. Les uns le disent Allemand, avant tous ces auteurs, et par
: : ' ' 1:1 • ' -rolonger
puisque positive
uns, Sicilien. Mais il faut s'en qui fixe sa mort en 1202, il faut
rapporter à ce qu'il dit lui-même s y arrêter. Henri de Gand est le
dans son commentaire sur les premier qui ait dit qu'Alain eut
prophéties de Merlin, qu'il était la direction des écoles de l'église
né à Lille en Flandres. Il est vrai de Paris ; mais il ne dit pas en
que l'abbé Lebeuf , qui attribue quel temps. On ne trouve aans le
cet écrit à Alain d'Auxerre , en xne siècle aucun auteur qui fasse'
conclut que c'est lui qui a été sur- mention de lui en cette qualité ,
parce au il était ne ou a J Jle- rait pas manque
Ldam sur l'Oise, ou à l'Ile dans l'usage du temps, s'il en eût été
le comtat Venaissin , ou plutôt à revêtu. Jean de Sarisbéry fait le
l'île de Médoc. Mais on ne trouve dénombrement desprofesseurs de
dans aucun auteur ancien qu'A- cette université, qui deson temps,
lain d'Auxerre ait été surnommé c'est-à-dire depuis 1 136 jusqu en
De Lille. A la vérité on lit dans n48, enseignaient à Paris, et il
son épitaphe non pas qu'il était ne nomme pas une seule fois
weàLille, mais qu'il y avait été Alain. Il est donc très-possible
élevé. Au surplus , on ne peut qu'Henri de Gand ait confondu,
faire aucun fonds sur les épita- maître Alain avec Alain de Be-
pbes , à moins que leur ancien- coles qui enseignait à Paris en
neté ne soit bien prouvée. Tri- 1229, ce qui est plus voisin du
thème et ceux qui l'ont suivi , temps où Henri écrivait. Parmi
placent la mort de maître Alain les fables qu'on a débitées sur le