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François , dont le monastère était alors près de Cambridge en Angleterre : elle contient un excellent éloge de la solitude. Toutes ces traductions , aussi exactes
Sue bien écrites, sont précédées 5 ' Avertissemens , qui sont autant d'apologies d'Erasme.
En 1715, M. Bosc fit imprimer la traduction du Mariage chrétien, ouvrage dans lequel on apprend à ceux qui se veulent engager dans le mariage, ou qui y s ont déjà engagés, les règles qu'ils doivent suivre pou r s'y comporter d'une manière chrétienne. Dans la traduction du Traité du mépris du monde , l'illustre traducteur a retranché plusieurs choses , et surtout le. douzième chapitre, auquel il a substitué un autre chapitre de sa façon , sans avertir cependant que ce n'est plus Érasme qui parie. À l'égard du Traité du mariage chrétien , il avertit lui-même dans sa préface , qu'il a retranché quelques traits a'érudition inutiles au sujet que l'auteur traite , et supprimé tout ce qu'Erasme y dit fort au long des empéchemens du mariage, a Tout cela , dit M. Bosc , n'eût servi qu'à ennuyer le lecteur ; et d'ailleurs il n'y a point de rituel ni de casuiste où l'on ne puisse s'en instruire, selon le^s besoins de chacun. » Du temps d'Erasme , il s'élevait beaucoup de disputes sur les mariages ; et pour les faire disparaître, ce grand homme formait le vœu que les supérieurs ecclésiastiques établissent en principe qu'aucun mariage ne sciait regardé comme valide, avant que l'engagement n'eût été contracté devant les magistrats, en présence de témoins ,,et qu'il n'en eût été dressé acte. Erasme pré-
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voyait qu'un jour. les j^ouvernemens sentiraient la nécessité de sôparer le civil du spirituel pour la célébration du mariage : il peut donc être considéré comme le précurseur des théologiens et des magistrats qui , dans le cours du xviii* siècle , ont si bien établi la distinction du contrat civil du mariage et de la bénédiction, nuptiale. Notre code civil a sanctionné cette distinction.
M. de Burigny , dans sa volumineuse Vied Erasme, n'a point parlé de M. Bosc , ni de ses traductions : le même silence est encore plus remarquable dans la Biographie universelle, article Erasme.
( Bibliothèque des auteurs ecclésiastiques du xviii* siècle , par Vabbé Goujet ; differens Catalogues. )
*BOSE (George-Mathias) , né à Leipsick, en 17 10, devint professeur de physique à Wittemberg.
L'académie des sciences de Paris le nomma son correspondant en 1743. Il fut aussi associé de la Société royale de Londres, et membre de l'institut de Bologne.
Ayant fait une dissertation sur la découverte du fameux obélisque de Sésostris , tiré du Champ de Mars, par les ordres du pape Benoît XIV, il intitula cette dissertation : Commercium epistolicum de Sesostridis , Augusti et Benedicti XIV obelisco. Gryphiswaldia? ( editore Andreâ Meycr), i^5o, in-4°. Les luthériens de Wittemberg lurent, à la place de XIV obelisco , XIV obelaeo, et changèrent ce dernier mot en jobelœo, prétendant que M. Bose , tout luthérien (ju'il était, avait parlé du jubile du
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pape Benoît XIV. Leprofessenr II. Otia JVittebergensia. Wit-
ne put leur faire entendre raison , tebergae , 1739, iu-4°. et la dissertation sur l'obélisque III. Un programme et un dis—
fut supprimée. Le même M. Bosc cours intitulés : Secularia Tort- '
avait envoyé au pape un livre de celliana ; réimprimés dans le
sa façon qui avait pour titre : tome 3a des Opuscules scientifi-
Tentamina electrica, etc. Wit- ques et philologiques de Ca logera, tebergae, 1747» in-4*. ; et il avait IV. Un Programme de Biblio-
accompagné ce présent d'une thecœ Budensis fatis , Wîtteber-
lettre respectueuse. Sa Sainteté g», 1748, in-fol. lui fit écrire une lettre de remer- Ce savant est mort en 1761 ,
ciment, qui commençait par ces âgé de 5i ans. Voyez son Eloge ,
mots c Péril lus tris et excellens dans les Nova acta erudit. ,1701,
domine; il y avait aussi sur l'a- octobre, pp. 5i2-5ao. (Fréroji ,
dresse : Perillustri et excellenti Lettres sur quelques écrits , t. 3;
domino...» Ce titre de perilhtstris Saxius. ) a soulçvé les jurisconsultes de
l'université de Witteraberg. Ils * BOSCH (André) fut reçu docont prétendu que la dénomina- teur en droit dans l'université de tion de très-illustre n'appartenait Perpignan, sa patrie, le 9 mai qu'à eux seuls, et que c'était un 1609, et devint, dans la suite, attentat punissable, qu'un sini- juge des premières appellations pie professeur de philosophie du Roussillon et des secondes aps'arrogeât un titre qui n'était dû pellations de la Cerdagne. On a qu'aux "docteurs en droit. Ce sa- de lui, en catalan , le Sommaire vaut professeur avait coutume des titres d'honneur de Catalc— de faire imprimer tous les ans sur gne, Roussillon et Cerdagne, les éclipses des observations con- Barcelone, Lacalliera, 1628, intenues en un seul feuillet de pa- fol. Cet ouvrage-, le plus complet
5ier in-fol. On lui a défendu que nous ayons sur l'histoire du
'en faire sur l'éclipsé totale de Roussillon, est appuyé sur les
Tannée 1750. 11 prit le parti d'en- chartes et les anciens mon urne n s ;
voyer son calcul astronomique à l'auteur y adopte pourtant avec
Londres, où l'on n'a pas fait dif- trop de crédulité les préjugés po-
ficulté de le publier. C'est la So- nul aires et quelques traditions
ciété royale elle-même qui s'est incertaines.
chargée de ce soin , et qui a mis (Note manuscrite de l'abbé de
au bas de l'imprimé une note Saint-Léger , sur le n° 38,368 de
remarquable contre la tyrannie la Bibliothèque Historique de la
des théologiens de Wittemberg. France.) On a encore de George-Mathias
Bose : BOSSUET ( Jacques- Bénigne ).
I. Schediasma literarium r auo Cet article est de deux mains dans
contenta elemenlorum Euchdis la Biograp. universelle ; et l'on
enumeraty et simul de variis y remarque quelque contradic-
editionibus post Fabricium non- tion. L'auteur du corps de l'arti-*
nulla dissent, Lipsias , 1737, cle assure que presque tous les
in-4°- « sermons de Bossue t n'ont jamais
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été écrits , tandis que , dans la se de la déclaration ne vît pas»