‹ Examen critique et complément des dictionnaires historiques les plus repandusChapitre 91 sur 305 · partie bibliographique , Ton le jour ; et il ose renvoyer ses Fec · texte numérisé non relu

partie bibliographique , Ton le jour ; et il ose renvoyer ses Fec

avouc qu'on en a retrouvé plus leurs à V Histoire de Bossuct , t.

de cent. Je me permettrai quel- II, p. 4*8. Voici ce que dit Bos—

ques observations sur cette der- suet ,à l'endroit où M. P ren-

nière partie , qui , en général , ne voie : « Il ordonna même Jà son

mérite que des éloges pour l'exac— neveu , quand l'occasion s'en pré*

titude et l'utilité de ses détails, senlerait , de supplier encore S.

i°. On devait indiquer, à lapag. M. très-humblement de vouloir

240, la traduction française que bien joindre à toutes les considé-

M. Le Roy a pub liée de la Disserta- rations importantes qui pour-

tion de Bossuet sur les Psaumes, raient h détourner de rendrepu*

et de ses préfaces sur les Livres blic cet ouvrage, celle de mena-

Sapientiaux, Paris , 1775, in-i2< ger , autant qu'il se pourrait , le

2*. Le Traité des préjugés faux et peu ds réputation qu il s'était ac-

légitimes , cité à la page 243 , est quise par ses travaux, qui pou-

de Basnaçeet non de Jurieu. 3°. vaient, dans la suite, rendre sa

\jSl Défense de la tradition des SS. mémoire en quelque façon pré**

Pères, indiquée page 245, par- cieuse à l'Eglise. Car encore,

mi les niauuscrits à publier , a ajoutait-il , que dans cet ouvrage

été imprimée dans le second vo- il soutint la bonne cause, qu'il

lumedes OEums posthumes , et l'eût composé sons les yeux de

pubheje séparément en 1763 , 2 Dieu , prêt à en aller rendre corap~

vol. in-12. te à son souverain tribunal, et

Les Diction*, de MM. Chaudon que , dans le fond , il fût écrit

et Feller présentent un double em- avec tout le ménagement, tou^e

ploi typograph. dans l'indication la modération possible , et aveV

de l'edit. des Œuvres de Bossuet, tout le respect imaginable pour

commencée en 1772. En effet, on le Saint-Siège, et pour laper—

ladésigne tantôt comme l'édition sonne des Papes en particulier , il

des Bénédictins, tantôt comme y avait lieu de craindre que la

l'édition de D. Defbris , saus faire cpur de Rome n'accablât ce livre

remarquer que c'est la même é<Ji- de toutes sortes d'anathémes ; qu»

tion. Rome aurait bientôt oublié tous

M. de Baosset n'a pas cru de- ses services passés , et tous les tra-

voir réfuter , dans son excellente- vaux qu'il avait entrepris pendant

Histoire de Bossuet, les sophismes sa vie pour le bien de l'Eglise et

des modernes uHraraontains sur le soutien de la vérité ; que sa

la Défense de là. Déclaration de mémoire ne manquerait pas d'é-

1682. Le silence de l'habile his^ tre attaquée et nétrie , autant

torien eût dû convaincre l'auteur qu'elle le pourrait être du côté de

des Mémoires ecclésiastiques que nome ; mais que, sur cela, il fal*

son opinion sur une matière aussi lait, continuait— il , s'abandon—

délicate avait bien peu de poids ; ner entièrement à la Providence

cela ne Ta pas empêché de rêve- et à la volonté du Roi , dont la

ntr sur cet objet dans ses Mémoi- pénétration égalait la sagesse et

res, et de nous dire que Bossuet la piété , et qui , par la supériori-

paraît avoir désiré que la Défen~ té de son génie , et pa«r son expé-

i4a BOS BOS

rience consommée dans l'art de l'ouvraçe était entre les mains de régner, saurait bien choisir les M. l'éveque de Troyes, son netemps les plus convenables aux veu. Sur quoi on a dit , et je le intérêts de V Eglise etdeson Etat, crois vrai , que s'il n'a pas paru , et modérer, quand il faudrait, c est qu'il frondait Jansénms et le zèle quelquefois trop ardent de ses partisans : l'on sait que M. l'éses ministres. » Est-ce là désirer vêque de Troyes leur était attaqu'un ouvrage ne voye pas le che. »

jour? N'est-ce pas plutôt prendre Le Supplément des Nouvelles de sages précautions pour qu'un ecclésiastiques était une critique ouvrage auquel on attache le plus de ces Nouvelles , rédigée par le- >if intérêt , ne puisse être un jour P. Patouillet , jésuite, attaqué avec succès par l'intri- U paraît qu'il s'agit ici de Fougue et la fourberie? vrage sur V Autorité des jugemens Les Mémoires de M. du Mas- ecclésiastiques. M. de Bausset le Baret sur Moréri, me fournissent fait suffisamment connaître dans des détails qu'on lira peut - être le 4e volume de Y Histoire de Bosavec intérêt : « M. l'abbé de St.- suet. C'est le même probablement André, ci-devant grand-vicaire dont l'abbé de Feller attribue la de M. Bossuet , et qui l'a été de- suppression à l'abbé Le Queux, puis de M. le cardinal de Bissy , premier éditeur de la collection atteste dans une lettre imprimée des Œuvres de Bossuet. Voyez le dans le Supplément des Nouvelles Dictionnaire de Feller , an mot ecclésiastiques , en date du 14 fé- Le Queux.

vrier 174°» que M. Bossuet avait M. Tabaraud a inséré des recomposé un ouvrage sur les ma- marques sévères , mais justes , sur tières de la grâce , contre M. Bas- l'article Bossuet , de la Biogra~ nage , qui avait prétendu, dans phie universelle, à la fin de ses son Histoire ecclésiastique , que Observations sur le Prospectus l'Eglise avait varié sur cette ma- et la Préface de la nouvelle édi— tière , et que S. Augustin, dont tion des Œuvres de Bossuet , proelle avait embrassé fa doctrine, jetée à Versailles. Paris, Mequiavait renoncé à l'enseignement ^non-Junior et Brajeux, 18 13, des Pères qui avaient vécu avant m-8°.

lui, et nommément des Pères M. Lebel, imprimeur -libraire grecs. Il atteste en outre avoir eu à Versailles , vient de terminer la cet ouvrage entre les mains Tes- meilleure édition que nous ayons pace de trois mois , et que M. Bos- des Œuvres complètes de Bossuet y accusait Jansénius d'excès, suet, en 43 vol. in-8°. Les édi- II ajoute qu'il proposa à M. Bos- ttons in-4° , en 20 volumes , consuetde le publier à l'occasion du tenaient la traduction française Cas de conscience ; et qu'il lui ré» de la Défense de la Déclaration

5 ondit qu'il lui fallait encore plus de 1682, par M. Le. Roy. Cette e quinze jours de tête reposée traduction est aussi estimée que pour perfectionner cet ouvrage ; l'original latin ; les amis des liet qu'il en fut empêché par les bertes de l'Eglise gallicane redouleurs de la pierre , qui ne le gretteront de ne pas la trouver quittèrent plus. Il di$ enfin que dans la nouvelle édition ; mais ils

pourront se dédommager en joignant aux 43 volumes de l'édition de Versailles , l'excellent Abrégé du célèbre ouvrage deM.

Bossuct , par M. l'abbé Coulon , ancien vicaire-général de Nevers et prédicateur ordinaire du Roi. Londres, chez Dulau ; et Paris , chez Méquignon-Junior , rue de la Harpe, 181 3, in-8°.

BOUCHER ( Elie-Marcoul ), docteur de Sorbonne qui , à cause de la ressemblance de son nom avec celui du rédacteur des Nouvelles ecclésiastiques y fut soupçonné d'avoir coopéré à cet ouvrage périodique. On n'a de ce docteur que les cinq derniers volumes de la Relation des assemblées de la Sorltonne , dont Wittasse avait publié les deux premiers. M. Chaudon suppose faussement qu'il a travaillé aux Nouvelles ecclésiastiques , dçpuis 1713 jusqu'en 1735. Il y a ici double erreur; car les Nouvelles ecclésiastiques n'ont commencé qu'en 1727. La Biographie universelle donne un article bien rédigé à Philippe Boucher , diacre de Paris, véritable rédacteur des premières années des Nouvelles ecclésiastiques ; mais à la fin de l'article, une main imprudente a copié l'erreur dans laquelle M.

Chaudon était tombé et sur Elie- Marcoul Boucher, et sur la fausse date de 171 3. Cette dernière mérise est d'autant plus remarquale, que dans l'artic'e de Philippe Boucher, on assigne aux Nouvelles ecclésiastiques leur véritable origine en 1727.

BOUDET (Antoine), imprimeur de Paris. Il y a dans l'article de cet auteur par M. Chaudon,

une expression équivoque , capable d'induire en erreur beaucoup de lecteurs. M. Chaudon dit que Boudet a publié un Recueil des sceaux du moyen âge , avec des éclaircissemens , 1779, m-4°- H a publié cet ouvrage comme imprimeur-libraire , mais l'auteur de l'ouvrage est le marquis de Migieu de Dijon , ainsi que le dit le Journ. des Savons, de l'ann. 1779, édit. d'Holl. Je l'avais attribue , dans mon Dictionnaire des anonymes, à un sieur Poisson ; mais la faute se trouve corrigée dans la table des auteurs. Il est étonnant d'après cela , que la Biographie universelle ait reproduit l'allégation de M. Chaudon.

Il n'est pas vrai non plus que M. Boudet ait été, en 1^4^» l'inventeur du journal intitulé: les affiches de Paris, avis divers, etc. Voici ce qu'on lit dans le Journal des Savons , édition de Hollande, au mois d'août 1716:

« Le sieur Thiboust, libraire-imprimeur, vend , chaque semaine , une brochure iu-i2 qui contient les Affiches de Paris , des provinces et des pays étrangers. Ce recueil comprend les affiches des matières de piété , des ordonnances , de quelques arrêts de cour souveraine, des livres, des ventes publiques, des spectacles et d'autres affiches pour les sciences et les beaux-arts, etc. Voilà l'inventeur de cette espèce de journal; M. Boudet est auteur de la . collection , qui commença en

BOUDET (Cl/ujde) , frère du précédent , chanoine régulier de fc.-Antoine, mort procureur-général de son ordre, à Paris, le 25 décembre 1774. Le Mémoire où il

144 bou

établit le droit des abbés généraux deS.-Antoine , etc., a été imprimé au mois d'avril 1743, à Lyon, chez P. Bruyset. Feu M. Falconnet, célèbre avocat, en a beaucoup profité, pour la composition de son Mémoire historique sur l'ordre deS.- Antoine de Viennois. Paris, 1775, in-4°.

Le P. Boudeta fourni beaucoup d'articles au Journal économique qui s'imprimait chez son frère Antoine Boudet, entre autres la traduction française du discours latin du professeur le Roy , sur les avantages que les lettres procurent à la vertu, contre le fa»

raeux discours de J.-J. Rousseau.

BOUGES (le P. Thomas), reli-

§ieux augustin. Je détaillerai , ans la seconde édition de mon Dictionnaire des anonymes, les raisons qui m'empêchent d'attribuer à ce religieux, comme le fait la Biographie universelle , la meilleure édition du Journal de Henri JV par P. de l'Etoile. Paris, 174* * 4 vol. in-8°. La dissertation du P. Bouées sur les 10 semaines de Daniel , a été traduite en italien et imprimée à Veuise en 1721 , ce qui a fait croire l'auteur Italien de naissance, paV^ le P. Ossinger, danssa Bibliotheca Augustiniana, in-fol. J'ai trouvé cette dernière observation parmi les notes manuscrites de l'abbé de Saint-Léger, sur la nouvelle édition de la Bibliothèque historique de la France, lesquelles m'ont été obligeammentcommuniquées par M. Boulard , ancien notaire.

BOULAINVILLIERS (le comte de). Les notices bibliographiques contenues dans cet article de la Biographie universelle, renfer-

ment des inexactitudes qu'il est essentiel de relever. Peut- être eût-il été convenable de donner d'abord le détail des ouvrages contenus dans la collection publiée à Londres en 1727 et 1728, 3 vol. in-fol. On trouve dans les tomes I et II , Y Etat de la France, ou l'extrait des Mémoires dressés par les intendant du royaume , par ordre de Louis XIV , avec des Mémoires historiques sur l'ancien gouvernement de cette monarchie , jusqu'à Hugues Capet. Le 3e volume renferme quatorze lettres sur les anciens parlemens de France , avec V Histoire de ce royaume , depuis le commencement de la monarchie J jusqu'à Charles VIII, et àe& Mémoires présentés à M. le duc d'Orléans. Les Mémoires historiques ont été publiés à La Haye la même année 1727 , mais avec moins d'été nd.ue , sous le titre Histoire de l'ancien gouvernement de la France, avêc quatorze lettres sur les parlemens, etc. , 3vol. in- 12»

Il n est pas vrai ( Voy. art II) que l'on trouve dans cette dernière collection un Abrégé de l'histoire de la troisième race, jusqu*à la mort de Louis XI. Ces expressions ne sont applicables qu'à Y Abrégé chronologique de l'histoire de France, contenu dans le 3e volume de l'édition in-folio publiée à Londres. A la vérité , Boulainvilliers donne quelques détails sur la 3* race , dans son Histoire de l'ancien gouvernement y niais il se borne à expliquer de quelle manière Hugues Capet devint roi de France. C'est encore avec aussi peu de fondement que l'on avance, à l'article de Y Etat de la France (art. III), que les Mémoires sur les deux premières races ont

BOU BOU 145 été réimprimés à part , sous le ti- graphie universelle de MM. Mitre à? Abrégé chronologique. Cet chaud présente donc au moins six Abrégé forme un ouvrage tout- méprises, tandis qu'une seule se à-fait distinct des Mémoires. La fait remarquer dans le même ar- Bibliotheque historique de la ticle rédige par M. Chaudon. France a induit en erreur le rédacteur de l'article. L'ouvrage * BOULANGER (Jean), natif de sur la noblesse (art. IV) a pour Poissy , près Paris, se fit connaititre , Essais , etc. On le dit im- tre de bonne heure parson amour primé à Rouen. VHistoire de la et son goût pour les mathéma- JPairie (art. V ) paraît être de M. tiques. Son mérite le fit choisir Le Laboureur, plutôt que de Bou- pour succéder à Henri de Monaulainvilliers. J'ai déjà fait obser- theuil , en 1606, dans la place ver que Y Abrégé chronologique de lecteur de mathématiques au de ^histoire de France ( art. VI) Collège royal de France. Il égala se terminait à Louis XI, dans le son prédécesseur par son assi- 3e yol. du Recueil de Londres, duite et la solidité de ses leçons. Dans la réimpression faite à La On le tira de cet emploi au bout Haye, ou plutôt à Paris , en i^3S, de quelques années , pour le faire cet Abrège se trouve continue jus- instituteur des études de Louis de qu'à Henri IV inclusivement. Bourbon , comte de Soissons, En

Quant aux ouvrages de notre i634, il fut un des commissaires

auteur, restés manuscrits, on ne nommés par le cardinal de Ri-

cite pas le Catalogue qui passe chelieu pour examiner la Dé-

pour en indiquer la collection la monstratïon des longitudes de

plus complète ; c'est celui de M. J.-B. Morin : la décision fut una—

Nouveau de Chennevières , Paris, nime contre Morin. Boulanger

Debure, i774>m~8°. Onv trouve mourut en i636. L'abbé Goujet

jusqu'au Traité de l'infini créé , n'a cité aucun de ses ouvrages,

qui est de Boulainvilliers , quoi- Ils ont eu pourtant de la réputa-

qu'il porte le nom du P. Maie- tion; les principaux sont :

branche dans l'imprimé. , La Géométrie praUaue, pa

On n a jamais attribue a Bon- ri Cramoi lS£ ^ Cet

lainvil Uers le fameux traité des 1 .f / ~ /*0

„ . . M , . VT\ t » c ouvrage était imprime des i63o,

trois imposteurs (art. Al ). L Us- •,, P , . f. , , , '

. , r v . j d après un privilège accorde à

sai de mêlhaphYsiqut dans les r. 1 a r f\ »

. . , jf s A /c • \ 1 auteur en 1624. Il en parut en

principes de d. de op. (opmosa) a. 11 'j-*- r •

/ *. YTT\ «. ' • * K • ïOQ1 une nouvelle édition in-i 2,

(art. Ail ), est précisément ce qui ,^ T , , 9

a ri „ 1 « «»•♦ chez Jornbert , avec des augraen-

se trouve dans le volume intitii- . ■ , j j "ri

\a b 'A , .: a c ~« tations et des notes du célèbre

le: txef utation de bpinosa, publiée ^

en i73i , par Tabbé Lenglet Du- UzanarD-

fresnoy. Ce morceau ne ressemble II. Traité de la sphère. Paris ,

en rien à Y Analyse du Traité i648,in-8°. Réimprimé en 1688,

théologi- politique de Spinosa, chez le même Jombert, avec des

imprimée en 1767. Il y a tout augmentations et des notes d'un

lieu de croire que cette analyse anonyme , qu'on a su depuis être

a été faussement attribuée à Bou- le même Ozanam. Cette circons-

lainvilliers. Cet article de la Bio- tance a été inconnue à M. de

i4G Bon

Irlande , qui ne joint le nom .

d'Ozanaui qu'à l'édition de 1702.

BOUQUET (Pierrf), neveu du bénédictin de ce nom. La Bio- < graphie universelle présente une légère inexactitude dans l'indication de ses ouvrages. Ses Lettres Provinciales ne forment qu'un volume : dans quelques bibliothèques, elles sont suivies du Tableau historique qui parut la même année, et semblent alors en former deux ; mais , dans une notice, il ne faut pas indiquer séparément le Tableau, lorsque Ton a cité deux volumes pour les Lettres.

BOURBON (Nicolas), Tandem.

L'article de ce poète latin moderne dans Moreri, contient une des plus fortes méprises qui se puisse trouver dans un dictionnaire historique. On y |indique deux prétendues éditions de ses poésies; Tune donnée par Philippe Dubois, ad usum Uelphini, en 2 vol. in-4°, et l'autre publiée par l'abbé Brochard en 1723, chez Coustelier, in-4°. Un quiproquo typographique a sans doute occasionné cette confusion de citations, puisque les deux éditions citées sont des éditions iJe Catulle, Tibulle et Properce.

Mais peut-on alléguer la même excuse , lorsqu'on a reproduit en partie la même méprise dans la Biographie universelle? C'est ici l'occasion de raconter ce qui se passe au bureau de la Biographie universelle, pour la correction des épreuves. Chaque feuille est ' communiquée à plusieurs hommes de lettres, qui y placent chacun leurs corrections ou leurs additions ; le dernier des re viseurs

peut gAter par des additions inexactes un article rédigé d'ailleurs avgc soin, parce qu'on n'a pas l'attention de renvoyer les dernières corrections aux auteurs des articles : voilà ce qui explique les méprises que l'on remarque à la Hn de beaucoup d'articles de la Biographie universelle. .

* BOURGEOIS du Chastf.net , avocat au parlement, plénipotentiaire subdélégué de L. A* R.

Monsieur et Madame aux conférences de Francfort , qui a publié plusieurs ouvrages au commencement du xvme siècle , était, à ce qu'on croit , neveu de Varillas.

On a de lui quelques ouvrages, entre autres :

I. Les intérêts des princes d' Allemagne } traduits du latin de

' Joachim de Transe'e ( Bogeslas** Philippe de Chemnitz). Freistade, 17 12, 2 vol. in-12.

II. Histoire du concile de Constance , où Von fait voir combien la France a contribué à V extinction du schisme. Paris, 17 18, in-4°.

Il avait donné en 17 17 la nouvelle édition de Y Histoire du Monde du pieux et savant Chevreau , en 8 vol. in-12 r attribuée mal à propos à l'abbé de Vertot par les libraires de Hollande qui ont réimprimé ce livre. C'est lui aussi qui a composé les premiers articles de Y Abrégé de Vhistoire de France de Claude Châlons , oratorien , ouvrage réimprimé plusieurs fois. Il a exercé pendant quelque temps les fonctions de censeur royal.

* BOURGEOIS (Antoine ) , né dans le diocèse d'Amiens , devint, curé de Saint-Germain et priuci-

BOtJ

pal du collège de Crespy,enValoi$; il a rempli pendant long-temps , avec distinction , les fonctions de cette dernière place. Il fut un des premiers et des plus zélés à mettre en pratique le système des versions iuterlinéaires , recommandé , pour les enfans , par Dumarsais , et si généralement suivi dans les derniers temps. On a de lui : P. Trirgilii Maronis opéra , ordùw perpetuo , interprétationibus gallicis , annotation! bus et dictionariis illustrata. Senliset Paris , 1755 , 2 yol. in-8VLe premier renferme les Eglogues ; on ne trouve dans le second que le premier livre des Géorgiques, sans dictionnaire. L'auteur a reproduit, à lasuite des Eglogues , plusieurs explications de Virgile , qu'il avait fait insérer dans les mémoires de Trévoux et dans le Mercure. Il a eu des démêlés assez vifs avec l'abbé Dèsfontaines, au sujet de la traduction de Virgile publiée par ce dernier. — On doit à un autre BOURGEOIS , d'abord maître ès-arts en l'université de Paris, et ensuite professeur au collège de Louis-le-Grand, les Fables de Phèdre , avec des notes , des éc.Iaircissemens et un petit dictionnaire à la fin, à l'usage des commençans. Paris, 1757 , in-t2 ; réimprimé en 1765, en 1778, etc. Une septième édition parut en 1804- En 1769, Marc-Michel Rey , célèbre imprimeur d'Amsterdam, réunit une grande partie du travail de M.

Bourgeois à la traduction de l'abbé Lallernant, et intitula le tout, les Fables de Phèdre, en latin et en français , avec les Fables de La Fontaine qui y sont relatives ; l'interlinéaire des deux premiers livres , suivi des règles

BOU i47

de syntaxe qui y sont indiquées ; le Dictionnaire des termes dont l'auteur a fait usage. Amsterdam,

* BOURGEOIS ( N. ), natif de la Rochelle, se fit recevoir avocat au Parlement, et demeura quelque temps à Poitiers où il remplissait les fonctions d'avocat.

Pendant son séjour dans cette ville, M. Bourgeois fit d'utiles recherches sur ses antiquités; dans une dissertation insérée au Journal de Verdun en 1739, il prouva, contre le P. Routh, que Civaux ou ses environs y ont pu être le-lieu de la bataille livrée entre Clovis et Alaric. En 1743, il fit imprimer, dans le même journal, une Lettre où il démontra la fausseté d'une Charte de Clovis.

On trouve de lui , dans les Mémoires de Trévoux et dans le Recueil de V académie de la Rochelle, tome 2, des observations sur le lieu où se livra la bataille appelée de Poitiers , le 19 septembre i356. M. l'abbé Grosiera reproduit ces observations dans le troisième vol. des Mémoires d*une société célèbre. Paris, 1792, in-8°.

En 1746, il lut à l'académie de la Rochelle une dissertation sur l'origine des Poitevins , et sur la position de Y Augustoritujn et du Limonum de Ptolémée. On trouve dans le Mercure de décembre 1746, l'analyse de cet intéressant Mémoire. M. Bourgeois partit pour Saint-Domingue, vers 1755; il devint secrétaire de la Chambre d'agriculture du. Cap-Français..

L'ennui que cet administrateur éprouvait à Saint-Domingue, au milieu de ses graves fonctions, lui tint lieu d'Apollon, et il osa, sans être poète, enfanter un ou-

vrage de douze mille vers, qu'il fit imprimer à Paris en 1773,8011$ le titre de Christophe Colomb , ou Y Amérique découverte. 2 vol.

in-8°. Ce poème n'est pas sans mérite, puisque considéré, soit dans sa partie historique, comme le résultat vrai de la découverte faite par Colomb , soit du côté physique, comme un tableau naturel des contrées qu'il reconnut dans ses voyages , il est aussi curieux qu'instructif; de plus les notes que 1 auteur y a jointes, contiennent souvent des détails utiles et d'autant plus sûrs , qu'il parle comme témoin de la plupart des objets et des usages qu'il a vus. On. doit encore à cet auteur des Recherches historiques sur l'empereur Othon IV r, oit V on examine si ce prince a joui du duché d'Aquitaine et au comté de Poitiers , en qualité de propriétaire ou desimpie administrateur , Amsterdam et Paris, 1776, in^8*. M. Bour-

feois mourut vers 1780 , doyen e l'académie de La Rochelle. 11 laissa une énorme quantité de fojragcs et de Mémoires manuscrits, qui tombèrent entre les mains de M. M*** , son neveu :

celui-ci en a inséré différens morceaux dans un vol. publié à Paris, chez Bastien , en 1788, sous le titre de Voyages intéressahs dans différentes colonies françaises et espagnoles , etc. On a changé le titre de ce volumepour en former le 10e tome de la Collection abrégée des voyages faits autour du monde, rédigéepar M. Bérenger, de Genève. M. Bourgeois joignait à beaucoup de littérature une grande connaissance des bons livres

(Bibliothèque historique de la France , Bibliothèque du Poitou,

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