‹ Examen critique et complément des dictionnaires historiques les plus répandus, depuis le dictionnaire de Moréri, jusqu'a la Biographie Universelle inclusivement. Tome Ier, (A-J), contenant environ 240 articles nouveaux, 50 refaits, et 560 corrigés ou augmentésChapitre 116 sur 314 · II. Lettres spirituelles de M · texte numérisé non relu

II. Lettres spirituelles de M

Bossuet , imprimées sur le manuscrit de D. Cathelinot, 1746,10-12, réimprimées sous le titre de Lettres et opuscules de M. Bossuet , 1748, 2 volumes in-12. L’abbé Le Queux, dans son catalogue général des ouvrages de Bossuet, eu tête de l’édition de 1 763 des Oraisonsfunèbres , dit qu il est évident que le copiste ou l’éditeur a un peu travaillé sur ces lettres.

D. Calmet donne ensuite la notice des manuscrits que D. Cathelinot avait préparés pour l’impression. On y remarque :

1 “ Une Bibliothèque sacrée complète en 3 vol. in-lol.

2° Des Dissertations sur V Histoire ecclésiastique de Fleurr, 2 vol. in-4“.

3° Une Dissertation fort ample sur le dictionnaire de Bayle et ses autres ouvrages, i vol. ia-12.

4" Une Biuliothèque universelle bénédictine en latin. 3 vol. in-fol.

5® Une Dissertation sur Eras-

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me, contre Y Apologie du même

par l’abbé Marsollier.

La Biographie universelfe n’a

f)oint donné d’article à D. Catheinot. Les auteurs du Supplément au Dictionnaire de Feller, ont abrégé de la manière la plus inexacte , l’intéressant article de D. Calmet. Tlspassententièreraent soussilence les ouvrages inipr. du savant D. Cathelinot, et présentent comme imprimés ceux qu’il a laissés eu manuscrit.

CATON ( Marcus PoRTi us). L’article de ce graud homme, dans la Biographie universelle , est sans doute un des plus intéressans et des plus exacts ; c’est ce qui fait que j’y ai remarqué avec peine rindication des Origines de Caton , avec les Commentaires de Jean Annius ; il s’agit sans doute ici d’Annius de Viterbe ; or., les critiques les plus judicieux sont

Eersuadés que les fragmens puliés par cet auteur , sont des ouvrages apocryplres. Ainsi , les Commentaires ne valent pas mieux que les textes.

CAUX (Gilles de). La Biograph ie universelle pouvait dire que son poème intitulé YHorloge de sable , avec la traduction en vers latins du professeur d’Héronvil le, se trouvait dans le Recueil des fables choisies de La Fontaine , et autres pièces, publié à Rouen en I738,in-i2, par l’abbé Saas.

Voilà probablement quelle était l’intention de M. Désessarts, en citant ce recueil dans ses Siècles littéraires. J’ai eu aussi rai.son de dire que la traduction des Fables choisies de La Fontaine, était des PP. Vinot et Tissart, orato-

riens. On voit que le recueil contient d’autres pièces.

CÉBES. Suivant la Biographie universelle , la première édition grecque de cet auteur parut à Venise ou à Rome, vers 1490.

Les plus habiles bibliographes , tels que Maittaire et l’abbe Morelli , croient que cette édition fut imprimée dans l’une ou l’autre deces villes, parlecélèbre Calliergi, versiSoo. M. JeanSchweighauser, dans les pièces liminaires de son excellente édition du Manuel d’Epiciète et du tableau de Cébes , Leipsick , 1798 , in-8* , partage cette opinion.

f CERISIERS ( Reité ) , né à Nantes, en 1609 , entra dans la compagnie de Xésus en 1622. Il y fit profession des quatre vœux, et y enseigna les humanités et la philosophie. On ignore les motifs qui lui firent quitter cette compagnie; mais, lorsqu’il fut rendu à l’état séculier, il dgvint aumônier du duc d’Orléans et ensuite du roi. Il a publié beaucoup d’ouvrages avant et depuis sa sortie ^ des jésuites. Claude Irson , danssa Nouvelle Méthode pour apprendre la langue française , etSorel , dans sa Bibliothèque française , en citent plusieurs av'BC éloges.

L’ex-jésuite de Feller', dans le Supplément à son Dictionnaire historique, assigne l’année 1662, comme l’époque delà mort de ce fécond écrivain. On doit croire en effet qu’il ne vivait plus en 1662, car Claude Irson , dans la seconde édition de sa Méthode , publiée cette année , ne com—

Ftrend plus l’abbé d e Cérisiers dans a Liste des auteurs les plus célèbres de notre langue. Les princi-

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paux. ouvrages de Rene de Cerisiers sont.:

I. Les heureux commencemens de la France chrétienne , ou Vie de S. Remj- , Reims , i633 , in-4”^ 1647 , in-8°.

II. La Consolation delà philosophie, traduite du latin de lloëce , en prose et en vers , Paris , i636 ,in-4®. Il y a beaucoup d’éditions de cette traduction , qui est très-médiocre. L’aufeur y joignit, dès i638, la Consolationde la théologie , ouvrage de son propre fonds , qui n’est qu’une mau-> vaise copie d’un excellent original.

III. Les Confessions , les Soliloques, le Manuel , les Méditations et les premiers livres de la Cité de Dieu, traduits du latin de St Augustin. La traduction des Confessions , publiée pour la première fois en 1^8, et pour la cinquième fois en 1647 , se réimprimait encore en 1709. Mais les traductions d’Arnaud d’Andilly et de Dubo is l’ont fait entièrement our blier. La traduction des Soliloques a eu aussi beaucoup d’éditioos. Le conimenceiuent de la traduction de la Cité de Dieu -ÿa.rut en i655, in-fol.

I V. L' Innocence reconnue , ou Vie de sainte Geneviève de Bçabant , Paris , 1640, in-4“; 1843, in-i2. Ce petit ouvrage , dit Berquin , q«i fait partiede la liibliothèque Rleue , écrit en quelques endroits avec une affectation ridicule , est plein de morceaux de la simplicité Ip plus noble et la plus onctueuse. Cet ouvrage reparut en 1646 , in-8“ , avec deux autres du inème auteur, sous ce titre : Les Trois états de l’innocence affligée dans Jeanne d’ Arc, reconnue dans Geneviève de Bra-

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bant , couronnée dans Hislande , duchesse de Bretagne, frc dernier recueil fut réimprimé à Toulouse en i65o; àParis, en i6c)6,etsans doute ailleurs en d’aytres temps.

L’abbé Lengl et regarde Y Histoire de la Puceïle, comme une mau-^ valse rapsodie, digne de la Cour Sâinte du P. Caussin.

V. Joseph , ou la Providence divine, Paris, 1642, iii-8“. Dans l’épître dédicatoire de cet ouvra-

e.^ l’auteur se peint comme un orame qui vient d’éprouver un revers de fortune. Il voulait sans douté parler de sa sortie des jésuites.

VI. Réflexions çhrétiennes et politiques sur la vie des rois de France, Paris, i644? in- 12. Ce livre a été augmenté par l’auteur et reproduit sous ce titre : Le Tacitefrançais , avec des Réflexions

, politiques et chrétiennes ,etc. , Paris , 1648 , 2 vol. in-4® , et i653 , 2 vol. in-12. L’abbé de Claustre, dans la table du Journal des Savons , a pris mal à propds cet ouvrage de Cérisiers.pour une traduction de Tacite.

VIL L’Illustre Amalazonthe , sous le nom du sieur Des Fontaines , Paris, 1645, 2 vol. in-12.

On trouve dans ce Roman l’Histoire du procès du président Giroux, de Dijon , sous le nom de RuHnius. Ce président , ayant été convaincu de plusieurs crimes , avait été condamné , en i643 , à avoir, la tête tranchée.

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