‹ Examen critique et complément des dictionnaires historiques les plus répandus, depuis le dictionnaire de Moréri, jusqu'a la Biographie Universelle inclusivement. Tome Ier, (A-J), contenant environ 240 articles nouveaux, 50 refaits, et 560 corrigés ou augmentésChapitre 125 sur 314 · L. G. ( De La Grange ). Paris , 1768, 2i parités in · texte numérisé non relu

L. G. ( De La Grange ). Paris , 1768, 2i parités in

♦CHILD(JosÎas), baronnet anglais , devint , sous Charles II le tyran de la compagnie des Indes dont il était le directeur! Des négocians anglais avaient vu que les affaires de la compagnie étaient très-florissantes en Asie , et ses bénéfices immenses; ils -résolurent d’y envoyer des vaisseaux.

Charles II leur en vendit la permission , à nn prix supérieur sans doute à celui qu’il recevait de la compagnie établie , pour soutenir son privilège. Cette concur- -rence devint un brigandage. Les Anglais se cherchèrent et se battirent aveé pn acharnement sans exemple ; cette division leur fit perdre la confiance des Asiatiques et celle de Bantam. Les Hollandais les enchâssèrent ignominieusement ; l’incite était trop publique et trop grave, elle déter-f raina la vraie compagnie à faire les plus grands efforts. Vingt-trois vaisseaux furent armés et huit mille hommes embarqués, pour obtenir une réparation , pour exercer une vengeance éclatante , et surtout pour faire d’énormes gains. La flotte allait mettre à la voile ; Charles en suspendit le dé- |)art, en recevant-, 2,280,000 fr‘.

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des; Hollandais. La compagnie^ quelque temps après ,- fit partir ses bâtimens pour les Indes , sans les fonds nécessaires ■ pour former une cargaison, mais avec ordre à ses facteurs delesrassénabler sur son crédit. Elle trouva 6,780,000 fr. Josias Child , à l’insu de ses collègues , adressa à son frère, gouverneur de Bombay, l’ordre d’imaginer des prétextes», quels qu’ils fussent, pour frustrer les préteurs de leurs créances.

Jean Child, homme avide, féroce et digne frère de Josias , commença ses pirateries , interrompit le commerce de la compagnie pendant plusieurs années, lui occasionna une dépense de neuf à dix raillions , la perte de cinq, gros vaisseaux, et d’un plus grand nombre de petits , celle de plusieursmilliersde matelots, et avec tout cela la ruine du crédit et de l’honneur de la natibn. La statue de Child , dit un orateur , devrait être placée devant l’hôtel de chaque compagnie commerçante , avec le détail de son infâtne conduite pour inscription. On doit à cet hoauie perfide dififérèiis Discours Æ- le commerce , écrits en anglais en 1669, et imprimés en 1694 , in-ti. M. de Gournay, intendant du commerce , en a publié une traduction française , sous os titre : Traité sur le coin.^ merve et sur les avantages qui résultent de la réduction de r intérêt de V argent, avec un vêtit Traité contre l’usure, par le chevalier Th, Culpeper. Amsterdam et Paris, 1784,10-12. Cette traduction a eu beaucoup de succès.

- de Nie. SahJgren, par

l’abbé du Vab-Pyrau , vers 1778, in-4®. )

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t CHILLIAT (Michel) , imprimeur-libraire <3e Lyon , uni vint s’établir à Paris vers ibgS. La Biographie universelle lui donne un assez long article ; peut-être ne devrait-il être considéré que comme éditeur. A l’époque de sa mort, il se trouvait encore muni de plusieurs privilèges, que ses héritiers cédèrent à différens libraires : c’est sans doute la lecture de ces privilèges qui. aura l’ait métamorphoser ce fabricateurde livres en auteur. L’examen détaillé de l’article de la Biographie conCwmera. l’idée que je m« suis formée du sieur Chilliat.

I®. Chilliat convient lui-même n’avoir été que l’éditeur du livre intitulé : Le triomphe de la miséricorde de Dieu sur un cœur endurci, ou les confessions- de ' -Augustin de France converti, écrites par lui-méme. Paris, 1682, 1686 , 111-12. La suite nous prouvera que cette déclaration est conforme à la vérité.

2®. L’amour à la mode , satyre historique, Paris, i6p5, in-12, est un ouvrage de madame de Priiigy , connue à cette époque par le livre intitulé : Les différens caractères des femmes de ce siècle. Paris , i6q3 , în-12. L’épître dédicatoire de V amour à la mode au prince de Neufchâtel est signée des lettres de J*.... ; et le libraire, dans un avis au lecteur , parle des applaudissemens que l’auteur reçoit tous les jours sur son livre du Caractère des femmes de ce siècle -, cependant,, si l’on s’er. tenait au privilège, H est accordé au sieur Chilliat.

3®. En la même année i6g5, parut l’ouvrage intitulé : La censure des vices et des manières du

monde. Le privilège est au nom du sieur Chilliat , imprimeur-, libraire à Lyon ; mais c’est seulement pour le faire imprimer:

©n ne dit pas que ce" soit un ouvrage de sa composition.

4”. Dans l’épître dédicatoire de la Méthode facile pour ap>~ prendre Phistoire'de Savoie , Clij^ liât convient qu’il a fait travailler à cet abrégé ; il u’en est donc paS l’auteur ; d’ailleurs il n’existe ‘ 1,,’une édition de cette Méthode , les exemplaires même portant la date de 1707 sont de la première édition ; le frontispice seul est

nouvean- .

La Biographie ne parle pas d’ifh autre ouvrage qui porte le nom de Chilliat dans le privilège et relui du véritable auteur au frontispice ; c’est celui qui a pour titre • Granicus ou l Ile galante , nouvelle historique , par François Brice Paris, veuve Mazuel , 1698, in-12. Le privilège pour l’impi essieu de cette nouvelle a ete accordé , le « >nars 1697 , à Michel Chilliat, et on ht au bas que les héritiers duJit Sieur Chilliat 1 ont cédé au sieur P. Cissey, qui a abandonné ses droits à la vente Mazuel. L’ouvrage fut achevé d’imprimer pour la première fois le i5 décembre 189^ : Chilliat est donc mort dans le courant dé 1897 on de 1698- 11 avait aussi obtenu , le 8 mars 1697 , un privilège pour l’impression de la MéUiode facile jiour apprendre Vhistoire de Hollande, impression ^ qui ne f^t achevée pour la première fois que le 28 avril 1701.

Les héritiers de l'auteur cédèrent ce privilège à Nicolas Le Clerc , .

et l’ouvrage parut anonyme; d’après’ ces détails^ je u oserais .affii'iner que cette Méthode fut

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derhilliat. La Censure des vices obtinl assez de succès; on y fi.t des aiigmeii talions après la mort de (.hilliat; la dernière édition est de 1^37. Michel Chitliat fut encore éditeur oij auteur de la .comédie des •Soii//l('iirs , pièce destinée pour le théâtre Italien, ^t impriiiiéc à Lvon en i6q6*, 111-12. C’est à tort <{ue la Biographie universelle donne celte pièce à Chillitird , nom évidemment estropié.

CHIISIAC DE LA Ba.stide (Pierre).

Su i V a n 1 1 a raphie universelle^

on a attribué à cet auteur la traduction française du Traité du pouvoir des éverptes , composé en portugais par Antoine Pereira, célébré oratorien. Mais 1° l’ouvrage a été traduit du latiif et non du portugais ; 2“ la traduction porte ces mots au frontispice, par le nouvel éditeur des Lois ecclésiastiques de Ij'rance : le rédacteur de l’article doit savoir qi^e cet éditeur a été M. Pinault.

CICERON (Marcus Tui.i.ius).

I/article de la Biographie, universelle sxir ce grand orateur est remarquable sous tous les rapports:

la bibliographie en est trèssoignée; cependant la partie qui concerne les traductions françaises lionne lieu à quelques observations plus ou moins iniportantés. 1". Le Dialogue, des orateurs' illustres,- traduit en "1809 par M. Charles Dallier, n’a jamais été allribiié à Cicéron. Il est toujours 'cité sous le nom jje Tacite ou de Quintrlien : on a confondu ici ce dialogue avec les Entretiens • de Cicéron sur les orateurs illustres, dontnous avons une traduction par ViMefore , à > laquelle

renvoie la Biographie, a*. Le»

Oraisons choisies, traduites en 1725. par Philippe , ont été augmentées en 1707 d’un troisième volume, traduit par l’abbé Dinouart. 3“. Les Oraisons choisies de Cicéron , traduction revue par M. de Wailly , parurent dèî 1772, en 3 volumes : de plus, la traduction des Catilinaire.s par l’abbé d’Olivet, avec celle des Philippiques de Démostbène, fit dès-lors corps avec ces 3 volumes ; il ne fallait donc pas annoncer c« quatrième volume comme irapri-' mé nouvellement en i8oi. 4“- J® prouverai, à l’article Dubois, que la traduction des Ùettres familières de Cicéron publiée en 1704 n’est point de cet autéur, èt qu’on la doit à l’abbé Maumenet. 5". Le Lailli de Ressegiiier avait publié à Avignon dès 1776 la traduction du î de. /’amit/d,in-8".

MM. Péricaud aîné et C. Bréhot, avocats à Lyon et auteurs U Cieeroniana , ont promis de.

pnblic'r une bibliographie uhiverselle de Cicéron : ils me paraissent très-capables d’exécuter cet ouvrage à la satisfaction des amatenrs; je les invite à ne pas l’abandonner.

‘ Dans le 'prospectus des Œuvres complètes de Cicéron, avec de.s traductions françaises en- regard du texte latin , M. Fournier avait promis de terminer cette édition par une bibliographie choisie de Cicéron : il a poussé cette collection jusqu’à 32 volumes , sans cependant remplir l’engagement qu’il avait contracté envers le pubMc.

CICEROK ( Quintü.s ). La Biographie universelle a omis d’indi-

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'fuer k la fin de cet article, la traduction de la. lettre de petitione consulatûs , par M. Adry, publiée en 1809, à 1{l suite d’une nouvelle édition de la traduction des .traités de Y Amitié et de la p'ieillesse, par M. Barrett. Cette traduction était achevée avant i8o2. m. Eusèbe Salverte en a publié une dans le Magdfin encyclopédique ( mai 1806). Si l’on en excepte un très-petit nombre d’endroits , cette dernière traduction est fidèle et écrite avec élégance.

CL AMINGESf Nicolas de), plus connu sous le nom de CLEMâN- GIS. Avant la révolution de l'^Sg, ■on vojrait à Troyes, Jans la bibliothèque léguée par rr. Pithou, un manuscrit des OEuvres de Clémangis, que l’on peut regarder comme autographe ; il est corrigé de la main de l’auteur , et avait appartenu à Etienne de Clémangis, son frère, archidiacre de Barrois , et proviseur du collège de Navarre. ( Voy. la Nolicede quelques ouvrages, manuscrits de Clémangis, par M. Adry, dani le Journal encyclopédique , octobre 1782, pag. 317. )

^CLARKE (Jean), grammairien anglais du dix-huitième siècle , qui s’est appliqué avec autant de zèle que de succès à faciliter à la* jeunesse anglaise la connaissance de la langue latine. Il était persuadé que le meilleur moyen pour y parvenir , consistait à multiplier les traductions littérales des auteurs anciens. Celles qu’il apubliécs ont eu beaucoup de succès.

Le nom de ce laborieux instituteur doit passer avec estime à la postérité ; il est à regretter que

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les Anglais ne lui ayent pas consacré un article dans lenrs biographies. Il était instituteur à Hull , ville forte et commerçante dans le comté d’Yorck. J. Clarke a publié:

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