‹ Examen critique et complément des dictionnaires historiques les plus répandus, depuis le dictionnaire de Moréri, jusqu'a la Biographie Universelle inclusivement. Tome Ier, (A-J), contenant environ 240 articles nouveaux, 50 refaits, et 560 corrigés ou augmentésChapitre 129 sur 314 · COD · texte numérisé non relu

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seu brévia quædam istius linguàt rudimenta. Taurini, iS^o, in-8"'.

Ce rudiment parut si bien fait, qu’il devint bientôt d’un usage énéral. Il en existe beaucoup ’éditions latines et françaises.

Elles présentent plus ou moins de changeniens , plus ou moins d’additions; telles sont celles qui ont été données par le libraire de Paris, Simon Renard, en i68g, en 1679, i6g5, etc. Cette der-

nière est ainsi intitulée : les jVbw— veaux rudimens de la langue latine, premièrement faits par le

R. P. Annibal Codret, et depuis augmentés , etc. , à l’usage du Collège des RR. PP. jésuites.

La veuve T^iboust et Pierre Esclassan vendaient en, 1696, les Rudimens du P. Codret, avec moins de changemens que ceux de

S. Renard. Ce fut vers 1699 que P. Esclassan fit ou fit faire de nouveaux changemens à ces Rudimens. Voici le titre de cette nouvelle édition: les Nouveaux ru— dimens de la langue latine , réduits en un nouvel ordre très-clair et très-méthodique , ’ etc. , i vol .

in-i2, avec uneépîtredédicatoire à Antoine-François Ferrand. On appelle cet ouvrage le Rudiment deFerrand. En 1702, M. Philippe Dumas, professeur de Toulouse, y fit des changemens assez considérables. On s’en est servi dans ce nouvel état, jusqu’à la révolution de 178g, dans les principaux collèges de Paris. Le Rudiment du P.

Codret a été aussi le modèle du Rudiment de Langrcs , qui a été adopté dans beaucoup de provinces, de celui à’Angers , et sans doute de plusieurs autres. II en a été fait une édition à Annecy , en 1722, sous ce titre’: De primis lalinœ grammnticœ rudimentif

Di.

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libellus. Le Rudiment de Wioinond l’a enfin fait oublier. Celuici ne me paraitpas plus clair pour ]es enfans -que les premières éditions du Rudiment de Ferrand.

Le mérite de ce dernier ouv;rage doit être rapporté à son premier auteur, Annibal Codret. Cependant ce nom ne se tcouvedans aucun de nos dictionnaires historiques : il y a , ce semble, de l’ingratitude à laisser dans l’oubli le nom des professeurs qui ont dirigé petidant plus de deux siècles les études de l’enfance.

Le nom de Codret rappelle une plaisante méprise de Voltaire , ou plutôtduducdela Vallière.Voyez la brochure intitulée : Âppèl à toutes les nations de V Europe , des jugemens d'un écrivain anglais , ou manifeste au sujet des honneurs du pavillon entre les théiitres de Londres et de Paris , 1761 , in-8“.

Le duc de la Yallière cuvait dans sa bibliothèque un extrait des ouvrages d’ürceus Codrus , auteur licentieux du xv' siècle, publiés sous’le titre de Sermones festivi ^ il j)ritcet écrivain pour un de nos vieux sermonaires, et le désigna comme tel à Voltaire, qui dit, d’après cette indication (page 75) :

« On n’a qu’à lire les sermons du R. P. Codret, et surtout aux pages 60 et 61 de l’édition in-4* de Paris, i5i5. » lî’abbé de Saint-Léger releva dans le tedips cette méprise.

Les éditeurs du Voltaire de Beaumarchais n’ont réimprimé qu’eu partie V jéppel à toutes les nations ( tqpie 47 ) ; Hs ont supprimé la lettre au duc de la Vallière, qui avait induit VoRaire en erreur ; mais dans un autre volume ( le 49'), ils ont reproduit une lettre de Voltaire au duc

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delà Yallière, dans laquelle cettp méprise est rappelée.

COLBERT (leministre).Ba^le, dans une lettre du 2 juin ibqS, cite une Eie anonyme de Colbert , qu’il attribue à l’auteur du Testament politique de M. de Louvois , et il pense que cet auteur est celui à qui on devait les Galanteries des rois de France, c’est-à-dire le sieur Vannel ; Bayle confond ici les Galanteries des rois de France , ou les Intrigua^alanies des rois de France , pumiées en 1696 , avec les Intrigues arpoureuses de la France, données^ en 1684 , par Sandras de Courtilz , et réimarimées en

iM. m

Comme il est constant que le même Sandras est l’auteur du Testament politique de Louvois, c’était à lui aussi que Bayle voulait attribuer la Fie de Colbert.

La Biogr. univ. n’a- pas soupçonné la méprise de Bayle ; en la ■ lisant, on est forcé d’attribuer à Vannel la Fie de Colbert. Nous verrons à l’article COURTlLZque la Biogf. univ. ne cite ni la Fie de^ Colbert , ni le Testament de Louvois , ce qui rend cet article incomplet. y

COLLET ( Claude ). On a sons son nom une traduction française du IX* livre à’ Amadis de Gaule :

le même livre existe aussi en français sous' le nom de Gilles Boileau de, Bullion. Cette double attribution , en apparence contradictoire , s’explique très-bien ar les dates , qui prouvent que oileau est le premier traducteur et Collet le réviseur de la traduction de Boileau. Aussi ce dernier se plaignit-il , dans la préface de

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Sphère des deux mondes , <t8 l’espèce de larcin que Claude Collet lui avait fait ( voyez cidevant l’article Boileau). Cette diilicuUé n’est pas assez clairement expliquée dans la Biographie universelle , soit à l’article Boileau , soit à l’article. Collet.

Etienne Jodelle a composé, sur la mort de Claude Collet, des vers funèbres , qui font croire nue ce poète ne mourut que vers Tannée i5^o.

COLIGNI (l’amiral de). IL le marquis de Pauluty, dans Ivab' volume de ses Mélanges tirés d'une grande bibliothèque., a tracé nue vie ^litaire de ce célèbre amiral , ^l^aiteen grande partie de leS’Mémoires, écrits par luimême, dont quelques-uns ont été imprimés et le reste est encore manuscrit dansplusieurs grandes bibliotbèquetf. Je ne vois pas que la Biogr. univ. ait fait usage de ce morceau curieux ; au moins elle ne le cite pas.

COLLINS (Antoine). La Biographie universelle a voulu indiquer tousJes ouvrages de cet Anglais qui ont été traduits en français ; mais l’énumération n’est pas complète ; on ne cite pas , l'I’Ê’ssai sur la nature et la destination de l’ame humaine, traduit de l’anglais, 1769, in-ia, inséré dans le Dictionnaire de la Philosophie ancienne et moderne de l’Encyclopédie méthodique; a» Y Essai sur l'usage de la raison , dont l’analyse se trouve, da'ns le Portefeuille d’un Philosophe , Cologne, Marteau, 1770, t. 5,

. 211. Le premier traducteur es Recherches philosophiques sur la liberté de l’homme. , se

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sommait do Bons et non pas de Bouc. Sa traduction a été insérée, avec quelques corrections, dans le tome IV* du Portefeuille d’un Philosophe.

COLLOT ( PiEBBE ), docteur de Sorbonne et curé de Ghevreuse.

On a de lui ÿifférens ouvrages , qui ont eu beaucoup de succès et qui ont été encore réimprimés dans ces derniers temps. En voici les titres :

I. De Vesprit de saint François de Sales. Paris., 1727 , in-8“. Cet abrégé a fait oublier le volumineux outrage que Camutf, évêque de Belle^, avait publié sous le • même titre, en b vol. in-8“,

II. Delà vraie et solide piété, recueillie des épitres et des entretiens du même saint. Paris , 1728, 1776, in-12.

III. Conversations sur plusieurs sujets de morale , propres à former les jeunes demoiselles à la piété. Paris, Lamesle , 1733, in-i2.

TV . Instructions sur les dimanches et fêtes de Vannée, in-12.

COLOM Dü Clos (Isaacde),.

d’abord maître de langue française, et ensuite promsseur de philosophie en l’Université de Gottingue. Cet Allemand paraît avoir affectionné la langue française; la Biographie .universelle me semble ne pas avoir détaillé suffisamment |es ouvrages c|u’il a publiés pour faciliter aux etrangers la connaissance <te cette langue ÿ les principaux sont :

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