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et augmentée. On trouve dans celle-ci de nouvelles lettres de S.
Cyprien , le traité presque entier . Delà mortalité, l’extraitdu traité contre. Demetrius , sur les maux de cette vie , le traité de V Unité de l’Eglise, cel u i Des tombés, etc., etc. Le traduction de ces différens traités pourra faire survivre l’ouvrage aux malheureuses querelles qui lui ontdonné naissance.
Un anonyme fit aussi paraître à Paris, la traduction du Traité de S. Cjrprien , de ceux qui sont tombés pendant la persécution.
Paris, chez Leclere, 179^, in-8", de 4o pages.
CYRILLE (S. ) , /apôtre des Slaves, mort vers 880. La Biog.
univ. ne cite qu’une édition de ses Apologies morales, celle qui a été publiée à Vienne en Autriche , par le P. Cordier , jésuite, i63o , in-i2. Il y a au moins trois éditions de ses fables, anterieures à celle du P. Cordier ; sans compter une traduction en vers allemands , par Daniel Kolkman,
imprimée à Aiigsbourg, en i57i, in~4° , avec fig. Feu M. Adry a inséré, dans le Magasin encyclopédique du mois de mars 1806, une dissertation très-curieuse sur S. Cyrille et sur les diverses éditions de ses fables. La plus ancienne édition est intitulée ; Spéculum sapientiæ beaii Cjrrilli episcopi, allas quadripartitus apologieticus vocatus , in cujusquidem proverbiis, omnis et totius sapientiœ spéculum claret ,Jelicitcr incipit. Elle se leiMnine par ces mots ; Hoc sibi messis erit , cum dicitur , ite , venite ; in-4° sans date et sans indication de lieu ou d’imprimeur. M. Adry croyait ^ue cette édition pouvait avoir été imprimée par Schoeffer à Mayence, vers i475 ; mais le P.
Laire , qui en a'donné la description dans sonindex librorum, eic. ,
Senonis, 1791, 2 vol. in-8°, prétend qu’elle a été donnée à Bâle ,
Ear Richet, de 1480 à 1490. L’haile M. Van Pract partage entièrement l’opinion du P. Lâirc.
DAGOUMER (Gdillacjje). Ce célèbre professeur de philosophie croyait que les bétes avaient une ame; mais une ame incapable de réflexion. Le P, Grégoire-Martin, minime, a traduit en françaisja partie du Cours de philosophie de Dagoumer , relativ# à l’ame des bêtes. Lyon, 1758, in-4° de *16 pages. .
DALIBRAY (Charles Vioh, sieur de), poète et traducteur du xvii' siècle ; sou article est fort
s curieux dans la Biographie unie verselle. M. du Masbaret lui ate tribuc encore la traduction frane çaise du Tarquin. de Malvezzi, , sans indiquer la date de cette a trad. U Histoire comique , ou les e Aventures de Fortunaïus paru— e rent pour la première fois à s Rouen, en 1626, in-12. C’est un des prftniers ouvrages de l’auteur ; il y en a aussi une édition , de Paris , i644 j in-8°.
t DALRIMPLE (Sir Johj(). Lu
Biographie universelle a oublié de rappeler ici la traduction française des Mi'moires de la Grande- Bretagne et de V Irlande , publiée en 17^6 par l’abbé Blavct , et annonc(;e ]>récédemment à l’article de cet abbé.
DA\r\SE (S.).pape. M. duMasbaret a laissé nue multitude de remarquessurrart. que lui donne Morrri ; elles tendent à corriger des inexactitudes sur les principales circonstances de sa vie et sur ses ouvrages. Celai de la Biograj)liie universelle m’a paru exact sous ces différens rapports.
DAMfRNS (Robkrt-Fraxçois).
Lors de l’assassinat de Louis XV
fiar Damiens, plusieurs écrits urent condamnes au feu.
i”. La Lettre d’un patriote , citée par la Biographie universelle.
2". La Déclaration %de guerre contre les auteurs du parricide tenté sur la personne du roi.
3°. IjCü Réflexions sur l’attentat commis le 5 janvier, etc.
On trouve ces trois écrits dans le volume que cite la Biographie universelle, sous le titre à’ Iniquités découvertes , ^c. Londres, 1760.
in-r2. Grosley en avait composé un du même genre sous le titre f\’ Observations d’un patriote , sur la forme et le fond de cette grande affaire ; il l’avait fait imprimer à Troyes , chez son imprimeur Gobelet ; mais un «spion des jésuiTes dénonça ‘au Gouvernement l’envoi qu’il en avait fait ^ Paris.
Gobelet et sa femme furent arretés et mis h la Bastille. Voy. les Frastmens manuscrits de la vie de Grofley. On les trouve à la suite de quelques exemplaires de
sa Vie, imprimée en 1787 , in-8*.
à Paris, chez Théophile Barrbis.
♦DAMIKNS DE GOMICOÜRT, plus connu sous le nom de GO- MICOURT (Auglstin-Pierrk), né à Amiens , le 7 mars 1723 , d’une famille distinguée dans le commerce et dans la haute bourgeoisie. Le jeune de Gomicourt se sentant un goût naturel pour la littérature, abandonna le commerce que ses pères avaient exercé avec gloire pendant longtemps.
Dès la naissance de l’académie d’.Amiens, il eu fut un des principaux mfembres: le duc de Chaulnes , gouverneur-général de la
Î>rovince , qui l’aimait beaucoup, e nomma secréta re-général du gouvernement de Picardie et d’.Artois ; et ensuite il devint commissaire des cheva U -légers de la arde du roi. On ignore l’époque e sa mort.
Dès l’année f^So, AI. de Gomicourt lut à l’académie d’Amiens, dont il était directeur, le commencement de son Histoire de la surprise d’Amiens par les Espagnols en I 5q7 , et de sa reprise par Henri année suivante, on entendit le reste avec plaisir. Ce morceau a été deijuis livré à l’impressioH. Il publia en 1751 des Obsers'ations sur la nature des biens ecclésiastiques, in-12 ; et en 1754 , nne Dis.sertalion historique et critique , .pour . servir à l’histoire des premiers temps de la monarchie française , dans laquelle if s’efforça de prouver , contre le comte de Boulainvil— liefs, que les rois de la première race étaient aussi jmissans qu’à l’époque où il écrivait. Ces deux dissertations firent une sensation assez vive ; elles annonçaient un
rfcrÎTain élégant et iiiéiicienx.
L’anteur a fait iiuprimer ces ilifférens morc*'airx avec; d autres du même genre , sous ce litre : ^lélan^es histr>n,quiis et critiques , coutrnant dieerscs fiièccs reltUives à l’histoire de France. Amslerdain et Paris, D^haiily , 17G8, 2 volumes ûi-12.
On trouve dans le deuxième volume un Mémoire de Colbert , envoyé k Louis XIV , avec des observations de l’éditeur. Les 21 et 23 novembre 1768, la chambre des. comptes condamna ce recueil comme aangereux en lui-même , injurieux k la magistrature, et
firinci]»alement attentatoire k 'autorité de la Chambre. Le Parlement témoigna du mécontentement de cet arrêt de la Chambre des comptes^ sur le réejuisitoire de M. Aiilom^-Louis Séguier dans la séance du 3 février 1761), la Cour supprima les Mélanges , comme tendant k donner atteinte aux lois fondamentales de l'Pitat, etc. ; en même - temps , elle déclara que l’arrêt de la chambre des comptes avait été rendu sans pouvoir ni juridiction.
En 176g, M. de Goinicourt entreprit un ouvrage périodique sous le ùlre ü’ Observateur français à Londres; il en a publié 6 volumes par an , jusqu’en 1772 inclusivement. C’est un recueil de lettres sur l’état de l’Angleterre , relativement k ses forces , k son commerce et k ses mœurs, avec des notes historiques, criliuucs et
Ïolitiques ajoutées par l’éditeur.
I. de,Goraicourt avait inséré dans ce journal des extraits raisonnés des Commenta ires de Blackstone^ sur les lois anglaises. Ces extraits firent désirer l’ouvrage eatier. M. de Gomicourt se char-
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gea de cette péuible tâche, et fit iniprirucr k Friixelles, chez de Koubers , la traduction entière de l’ouvrage de Blackstone, 1774“ 1776, six volumes in-8". Cette traduction n’est pas estimée; on eu désire une plus exacte et plus élégante.
Tous les ouvrages de M. de Goinicourt ont paru sous le voile de l’anonyme ; aussi les continuateurs du P. Lelong u’onl point reconnu l’auteur de la Dissertation publiée en i754)‘l''*"s 1<"S langes publiés en 1768 ; le P.
Daire lui-même, dans son Histoire littéraire de la ville d’Amiens, 1782, 111-4“, présente comme ensevelies en maunscrit dans les archives de l’académie d’.kmiens, plusieurs dissertations qui font partie des Mélanges de
D.\MTL.\VILT.E , fameux correspondant de .Voltaire. J’ai dit , «raprès la révélation que m’eu a ■ faite >1. Naigeon , que le Christianisme était le premier
'ouvrage philosophique de M. le baron d’Holbach. Eu comparant l’ouvrage avec ceux que le même auteur donna dans la suite, cette assertion paraît tout-k-fait conforme k la vérité. La Biographie universelle ))réteiid que le Christianisme dévoilé est de Damila- . ville, et elle ne cite aucune autorité,- k l’appui de cette assertion, pas même celle de La Harpe; mais peut-être se rappelait-elle ma réponse k cette assertion trèshasardée , réponse que j’ai reproduite dans le nouveau Su/qilément au Cours de littérature de La Harpe, Paris, i8r'^, in-B".
Quoiqu’il en soit, le rédacteur de l’article Damilaville , estper-
guadé que ce commis aux vingtièmes , qui , de son propre aveu , n’avait pas f»il d’études, est l’auteur d’un oiivrage qui suppose de grandes recherches d’érudition ; et il cite d’un air triomphant, la réfutation de plusieurs passages de cet ouvrage par Voltaire.
11 ya, dans la correspondance de Voltaire , bien d’autres réfutations d’ouvrages philosophiques , uelquefois même des réfutations e ses proprps ouvrages ; elles sont aussi sincères que celle-ci.
♦ DAMPIERRE (de la Salle de) sut allier le goût des affaires, à celui des lettres. Il a été longtemps iniinitionnairedes guerres, et, dès l’année l'jBS, il fit représenter, sur le Théâtre- Français , la pièce intitulée : he Bienfait rendu ou le Négociant , comédie en cinq actes et' en vers. Cette
J)ièce offre une double intrigue ; es caractères en sont mal Iracqs; le seul qui soit soutenu à un certain point , est celui de l’oncle que le jeu de Préville faisait ressortira L’édition , qui se donna alors de cette pièce , parut sans la participation de l’auteur; el.e est très-fautive. M. deDampierre a composé d’autres pièces qu’il a fait imprimer sous le titre modeste de Théâtre d'un amateur.
Paris, Duchesne, 1787, 2 vol.
in-i8. C’est lui qui est auteurd’un Mémoire sur une question relative aux vivres des iivuries de. terre , 1770, in-8“, et de la Lettre d’un ancien munitionftaire des vivres du roi, 1777, in-8“ , pièces que la Biographie, universelle attribue au général Picot de Dampierre , tué d’un coup de canon dans le bois de Vicoigne, le8 mai 1798.