‹ Examen critique et complément des dictionnaires historiques les plus répandus, depuis le dictionnaire de Moréri, jusqu'a la Biographie Universelle inclusivement. Tome Ier, (A-J), contenant environ 240 articles nouveaux, 50 refaits, et 560 corrigés ou augmentésChapitre 155 sur 314 · DES DES · texte numérisé non relu

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vie, on éprouvait encore du plai- sance des arbres et des plantes , a sir à lire quelques.détails sur l’in- profité avec facilité des leçons de génieuse nièce de ce grand philo- son savant maître, M. Dnharaelsophe. La Biographie universelle Dumonceau ; aussi n’avait-il pas a dédaigné ces détails. Jusqu’à atteint sa dix-huitième année, ces derniers temps, les opuscu- quesesprogrèsétonnans,sesconles en vers de Catherine Descartes naissances en botanique, son étaient ensevelis dans plusieurs rc- inclination , les avis de ses maîcueils assez anciens; le libraire très, le vpeu de sa famille et de Léopold Collin les a fait réimpri- ses amis, le. décidèrent à embrasmer en 1806, à la suite des Lettres ser la profession de’ la médecine , demesdamesdeScudéryet deSal~ qu’il a exercée toute sa vie avec van de Saliez , i vol. in-12. Quel- une distinction particulière , avec «jues morceaux cependant ont un zèle et un désintéressement échappé à ses recherches : par exemplaires, exemple , trois lettres à mademoi- Son application à la théorie et selle deScudéri, qui se trouvent à la pratique de la médecine ne àainsXeiEssaisdelettresfamilières l’a jainais-détOurné de la conti- (par les abbés Cassagne etFuretiè- nuation de ses études et de ses obre) , Paris, i6go , p’etit in-12. servations sur la botanique et l’a- On voit dans l’article Descar- natomie. Il posséda à un très-haut tes, de M. Cbaudon , une faute degré l’art d’appliquer ces cond’impression , assez grave pour naissances au soulageinënt de ses être corrigée T suivant l’auteur, malades. • *

V Arrêt burlesque pour le main- Le public est redevable à M. tien de ta doctrine tT Aristote , se Desceraet de la nouvelle édition trouve dans les œuvres de Des- du Traité des arbres et arbustes cartes , qui le composa de con- de M. Duhamel-Dumonceau ; il cert avec Dongeais , son neveu , açommuniquéà l’un des éditeurs Racine et Bernier;on voit q»»’il ses avis décisifs et les nombreuses faut Vire : dans les oeuvres de Des- annotations par lui rédigées sur préaux , dont le neveu s’appelait un exemplaire de la première non pas Dongeois , mais Dongois. édition ; avis consignés dans l’avertissement de la seconde édi- ♦DESCEMET (Jean) , docteur- tion , exactement conformes au régent et doyen d’âge de l’an- vœu de l’auteur , qui , après avoir cienne faculté de médecine de publié, son bel ouvrage en ij55 , Paris, médecin du lycéeditimpé- avait énoncé et confié à M. Desrial , ancien professeur de bota* cemet le désir qu’un savaift le* nique , d’anatomie et censeur revît et le continuât, royal , membre de la société de Le même éditeur ne farda pas medecine, de plusieurs acadé- à donner le' plan ‘de cette vaste mies étrangères et sociétés savan- entreprise , en priant M. Descetes , etc. , né èe Paris , le 20 avril *met d’en être le rédacteur, à des 1732, est décédé le 17 octobre offres très-avantageuses: malgré 1810. V son penchant pour l’accroisse-

M. Descemet , naturellement ment des sciences , et son désir enclin à la culture , à la connais- d’étre utile à la postérité , il fut

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arrêté par trois considérations.

La première , le respect qu’il portait à la mémoire de son anrcien maître , paraissait lui imposer le devoir de conserver en entier ce qu’il avait publié; il ne pouvait consentira eu devenir en quelque sorte le censeur.

La deuxième était son éloignement de toute occupation capable de partager les momeiis qu’il consacrait, sans distinction de fortune j au soulagement de l’bumanité souffrante et de ses amis.

Et la troisième, la crainte de ne pouvoir ex.t enfer, de la manière la plus satisfaisante, par maladie ou défaut de iguips dispoiiible , un ouvrage qu’on devait livrer à terme fixe, et dout le retard eût reculé la jouissance du public et nui aux intérêts des éditeurs.

On doittneore à M. Descemet la découverte importante, dans l’anatomie de l’œil , de la membrane qui contient l’humeur aqueuse, et dont la partie intérieure de la cornée transparente est revêtue. Cette découverte est rappelée dans les Mémoires de V académie des sciences , Saoans étrangers, tome 5, pages 177 à 189; dans le Journal de Médecine , tome 3o , pages 333 à 34 > ; dans V Histoire de V anatomie , par M. Portai ; dans sa l’hçse du 23 février l'jSü, et dans plusieurs auteurs.

Il serait facile de citer une infinité de découvertes qu’il a faites , notamment cellcdont a parlé le célèbre Lorry :■ De Morbis eu— terneis introductio , page 4 1 etc. '■

M. Descemet a toujours été trop modeste pour parler de lui avec avantage : c’est par suite de sa modestie , que dans le princi-

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pe on le cours d’une maladie sé“ rieuse , il acceptait avec plaisir les avis , les consultatjons de ses confrères, ayant coutume de dire à ce sujet : Il y a plus d’esprit dans deux léles que dans une.

Celte modestie le portait encore à observer, à méditer, avant de se décider ou d’agir ; il était convaincu et avouait souvent que le bon médecin doit connaître le tempérament dumalade , ensuite aider la nature -et non la contraindre ou la' contrarier , pour parvenir à la guérison parfaite.

M. Descemet connaissait j>ar-i faitement le prix du temps ; il savait l’employer constamment pour ses malades, pour les académies et sociétés savantes dont il faisait partie , pour sa famille, pour ses amis , et il savait s’en réserver assez pour ne pas abandonner-ses études favorites.

{Extrait d’une Notice publiée par feu M. Desessarts. )

■•‘DESCH.XMPS (Jean), originaire de Bergerac, naquit en 1708, k Butzow , dans le Mecklembourg ; il fit ses études à Genève et à Marbourg. Le roi de Prusse l’attacha, en 1787, au service de l’Kglise de Bi'insberg ; en sa qualité de candidat , et prêchant devant la cour, il s’attribuait le caractère de chapelain. Le prince royal , depuis Frédéric II , n’a jamais été à ses sermons. M. Deschamps , ayant été disciple de Wolfl à Marhourg , traduisit , en 1736, in-8“; sa logique allemande,et cette traduction, dédiée >au prince royal , iut bien reç.ue du public. Le prince ne fit pas un aussi bon accueil à l’épître dédicatoire. Deschamps y comble d’éloges un prince qu’il avoue ne

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F as connaître; c’était, suivant philosophe, traduit du latin de rédéric , avouer, à la tête d’une Wolf. Berlin, i^.^o ,* in-4“. logique, qu’il ne savait pas rai- IW. De la Conversion de S. Paul, sonner. Deschainps publia en- traduit de l’anglais de-Littleton , suite un Cours abrège de la phi- 1750, in-S".

losophie tvolfienne, en forme de V. Lalielif^iofichrêtienneproulettres ; Amsterdam , 1743-174^: v^e par le. raisonnement, 1753»

3 vol. in-B“. Ces lettres, adressées in-H". ’

à un jeune théologien , finissaient V’I. Dialogues des morts , trad. ordinairement par quelques non- del'anglaisdeLitlleton. Londres, velles littéraires.’ Voltaire étant 1760, in-8". venu à Berlin , Desckamps s’avisa J. Deschainps a fourni plusieurs de mettre , à la fin d’une lettre , «xtraits à la nouvelle Bibliothèque son portrait, et de représentersa germanique et à la Bibliolhègue figure, comme l’une des plus lai- impartiale ; il a composé presque des et des plus ridicules. Le roi, tousceux qui roulent sur la reli— irrité de cette sortie imprudente, gion, dans le Journal bntannifil jouer au château une corné- que. de Matj ; il a fourni, pendie , dont on a cru qu’il était lui- dant plusieurs années , au Jourmême l’auteur. Dans une des nal encyclopédique , les articles scènes , un libpire, dans son ma- littéraires de Londres. • gasin , indiquait les livres dont il ( Fronces littéraires de Berlin , avait eu bon débit; ensuite il 1757 , et de Paris , 1 769 ; faisait voir de grandes piles de meut d’Adeliing ; Souvenirs de volumes entassés , disant : C’est Eormey ; Correspondance Ae Fréla philosophie de Deschamps , je deric 11 avec Sumn. ) la vends à l’aune. Quand le pauvre Deschamps appwt cela, il se ♦ DESJARDINS (Nicol*.s), néen tint renfermé quelques jours , i68a , dans le village d’Arthem , puis partit sans rien aire ; il alla à deux lieues de la ville de Saintse faire donner l’imposition des Quentin, montra de bonne heure mains à Cassel ; il ptissa de-là à les plus heureuses dispositions. Londres, où il devint prêtre de Apres avoir appris dans le collège l’Eglise anglicane , et pasteur de de Saiut-Queutiii , les premiers la chapelle royale de la Savoie^ ce élémens de la langue latine, il fut dans cette place , qu’il mou- vmt continuer ses éludes à Paris ; rut en 1767. Jean Descharaps it se fixa tout entier à l’étude des avait de 1 esprit rt de l’iiistruc- orateurs grets et latins, vers leslion. On a encore de lui : quels le portait sans cesse un goût

I. Recueil de nouvelles pièces prédominant ; à l’âge de 24aos * sur les- erreurs prrt.uidues de la il fut nommé pour aller remplir philosophie de IVolf. Leipsick , la chaire de rhétoriqueducollége 1706 et 1737 , 2 vol. in*-b“. de Beauvais #n Picardie, l.aplace

II. Recueil de cinq sermons de principal du collège de Saintprononcés parM. Reinbcck, tra- Quentin , ayant vaqué en 1718, duits de l’allemand. Berlin, 1739, les magistrats et le chapitre de ju-8°. cette ville y nommèrent Nicolas

111, Le Philosophe roi çt-le roi Desjardins ; à cette place était at-

Digiti-'ivi Googk

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tachée l’obligation de profeSser la rhétorique. Comme il avait professé cette classe, pendant 12 ans, à Beauvais , il arriva à Saint- Quentin , avec le plus riche fonds d’instruction, et bientôt il conçut, forma et exécuta Je projet de développer tous les principes de la.

science de l’orateur , d’en puiser toutes les règles dans les 'oraisons même de Cicéron, ainsi que dans ses autres ouvrages , et de les établir sur le propre texte de ce fameux orateur. Telle fui, la base de Tédition qu’il projeta des oraisons de Cicéron. Pour faciliter leur intelligence, il fit précéder chaque harangue d’un argument historique , oii il s’est attaché à en expliquer le sujet , à développer le caractère des principaux acteurs de la pièce , à marquer l’état présent des affaires de la république ; il a donné une analyse de chaque oraison, sur le modèle des analyses du P. du Cygne ; il a expliqué l’histoire du temps où chaque oraison a été prononcée , et des antiquités romaines, dans des notes placées au-dessous du texte , et qui sont claires , exactes et précises. A ce travail il a joint deux tables savantes , et de la plus scrupuleuse exactitude ; l’une , qui indique les choses les plus remarquable dont il a été parlé dans les notes , et l’autre , géographique. Le premier volume de cette importante édition , parut en , in-4" ; il obtint le suffrage des savans , et en particulier de l’abbé d’OIivet qui , dans sa nouvelfe édition des OEuvres de Cicéron , a profité du travail de M. Desjardins. Ce succès faisait désirer la publication des deux autres volumes qui devaient terminer l’ouvrage ; la

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filus grande partie en était égaement disposée pour l’impression: mais. un travail trop opiniâtre , et des veilles immodérées , avec les occupations d’une classe pénible, ont épuisé toutes les forces de l’auteur. Constitué de façon à vivre un siècle , il avait à peine atteint sa 56* année, lorsqu’il fut enlevé à la patrie et à ses élèves , le 6 décembre 1738.

— François Desjardins, professeur dans le même collège, méritait, à tous égards , de remplacer son frère, et il le remplaça en effet.

Il avait intention de publier la suite des Discours de Cicéron ; mais ses occupations, jointes à la faiblesse de sa santé, l’ont empêché d’exécuter ce projet. Il mourut le i4 mars 1778, à l’âge de 76 ans. Ces deux estimables frères ont cultivé avec quelque distinction la poésie latine et la poésie française. Le cadet avait presque terminé un poème latin , sur la naissance de J.-C. On le trouve en grande partie,' ainsi que d’autres poésies des deux frères, à la fin de V Histoire abrégt’e de la ville de Saint-Ouehtin , par M. Hordret,'avocat. Paris , 1781, in-8°. Ces poésies sont précédées d’une notice fort détaillée, sur la vie et les ouvrages de Nicolas et François Desjardins. J’en ai extrait le présent article.

♦DF^MARETS ou DESM.4RES, ou enfin DESMARET (François), natif de Troyes , hérita d’une partie des manuscrits des frères Pithou , qui étaient demeurés entre les mains de son beau-père , Antoine Allen. Il s’empressa d’en faire part à Claude Le Pelletier, successeur de Colbert dans le contrôle-général des finances , et qui

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s’honorait de descendre de P. Pithou. Desinarels, concentre dans le barreau de Troyes , jusqu’à la mort d’Antoine Allen , arrivée yers 1660, en fut tiré par le contrôleur-général, et transféra son domicile à Paris , où son protecteur lui procura un titre de docteur honoraire dans la faculté de droit- 11 fit imprimer, en 1682, ■un Traité de la religion du serment, d’après les Mémoires de Simon Vigor. Ce Traité teiidaità confirmer la supériorité de la juridiction royale su ries tribunaux ecclésiastiques, et entrait par-là dans le plan que suivait alors LouisXlV ,pour assurer cette supériorité. Desmarets donna depuis , en i68g , jn-folio , une nou- ■velle édition des Observations de MM. Pitbou sur le Code et sur les Novelles , et de la Conférence des lois mosaïques et romaines. Le directeur de l’imprimerie royale déploya , dans cette édition , toute la magnificence capable de flatter le contrôleur-général sous le nom Auquel elle paraissait.

Dans la portion des manuscrits des frères Pithou , que Desmarets envoya à Claude Le Pelletier, se trouvait le précieux manuscrit des Fables de Phèdre, qui existe encore aujourd’hui dans la bibliothèque de M. Le Pelletier de Rosambo. Ce manuscrit est unique , puisque le second , que l'on connaissait dans la bibliothèque des bénédictins de St. - Rerai de Reims, a péri , en i ^^5, danÿ l’incendie de celte bibliothèque.

( Mémoires de Grosley , sur les Trojrens célèbres. )

DESMDLETS (le P.), oratorien , a été , suivant la Biographie universelle , l’éditeur de

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Y Histoire de. l'empire ottoman , par de Jonquières , chanoine régulier; il fallait dire : de l'Histoire de r empire ottoman , par le prince Déinétrius Canteniir ; traduite en français par de .fonquières, chanoine régu lier* de l'ordre hospitalier du St.-E)sprit, de Montpellier. 11 n’y a que les chanoines réguliers de la congrégation de France, autrement dits génovefains, qui soient désignés sufhsaiiiiûent par le titre de chanoines réguliers.

DESMOULINS ( Ladrext ) , poète français du XV* siècle. \jA Biographie univer.telle dit que l’édition de i5ii, de son Cimetière des malheureux , ou Catholicon des mal avisés, citée par quelques bibliographes , est imaginaire. Ne serait><e pas ceile que possédait Colletet , formant un petit in-8", en lettres gothiques , sans date et sans le nom du libraire ni de l’imprimeur?

DESMOüLINS (Camille). On a dit faussement , soit dans de prétendues histoires de la révolution , soit dans des dictionnaires historiques , particulièrement dans celui de MM. Chaudon etDelandine , dans \es Mémoires ecclésiastiques , dans la Biographie universelle , etc. , qiie Camille Desmoulins , n’ayant pas voulu recevoir la bénédiction nuptiale des mains d’un prêtre constitutionnel, la reçut de M. Berardier , ancien principal du collège de Louis-le-Grand. Ce fût M. de Pancemont , curé de St.-Sulpice, qui la lui donna. Le fait a été consigné p.irun témoin oculaire, dans une Histoire, des éx’énemens arrivés sur la paroisse St.-Siil-

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pice pendant la révolution , principalement à r occasion du serment ecclésiastique. Paris , Trapart, 1792, iti-8" <le 9!) pages.

Voici ce iju’ori lit à la page aj de cette brochure : •• I.’anteor trop fameux des Révolutions du -Brahant , Camille Desmoulins , se présente aussi à M. le curé pour être marié : il était accompagrié d’un notaire, chargé d’écrire toutes les questions et toutes les difliculfés qui lui seraient faites.

]\f. le curé demanda au sieur Camille s’il était catholique. — Pourquoi, Monsieur, me faites- vous cette question , répond CamiHe?

— Je vous faiscettecjuestion , parce que , si vous n’éliez pas catholique, je ne pourrais .vous conférer un sacrement de la religion catholique, — EJi bien! oui, je suis catholique. — Non, Monsieur, vous ne l’êtes pas, puisque vous avez dit , dans un de vos numéros, que la religion de Mahomet était tout aussi évidente pour vous que celle de J.-C. — Vous lisez donc mes numéros? — Quelquefois. — Vous ne voulez donc pas absolument, M. le curé , me marier? — Non , Monsieur. . . je ne le puis , jusqu’à ce que vous fassiez une profession de foi publique de la religion catholique. — .Te m’adresserai au comité ecclésiastique, pour savoir si ce que j’ai écrit siiflit pour que vous n^ptticz obstacle à mon mariage.

» Le notaire venu avec le sieur Camille avait écrit toutes les réponses de M. le curé : elles sont portées au comité ecclésiastique, et Mirabeau remet à son ami Desmoulins une décision par laquelle il établit qu'on ne peut juger de la croyance, que sur la

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profession de foi «extérieure ; que le sieur Desmoulins, se disant catholique , doit être reconnu pour tel , et ((lie M. le curé de St.-Sulpice est tenu de le marier sans retard.

» I.e sieur Desmoulins apporte lacoiisultation de Mirabeau à M.

le curé , qui lui dit : rDepuis uand Mirabeau est -il un père e l’Eglise? — Ah! ah! répond Camille , Mirabeau , père de VKglise , je lui dirai cela, cela le fera rire. — Je ne puis , Monsieur, déférer à une consultation qui d’ailleurs vous condamne ; car je ne prétends vous juger queiur votre profession de loi extérieure , sur ce (Mie vous avez imprimé.

J’exige donc qu’avant de vous marier , vous rétractiez les impiétés que vous avez dites dans vos numéros. — .Te ne compte pas faire de nouveau numéro avant mon mariage. — Ce sera donc apres.

— Je le promets. — J’exige de plus que vous rempli.ssiez toiislcs devoirs prescrits quand «n se marie, et (jue vous vous confessiez.

— Volontiers, M. le curé, et ce sera à vous-même.

» A ces conditions , le sieur Camille fut marié, ayant pour témoins Pétion , Robespierre et M. de M*»*. Mirahea U ne put s’y trouver comme il l’avait promis.

M. le curé fit aux époux une courte exhortation , pendant lauelle le sieur Desmoulins fonait en larmes. Robespierre lui dit : Ne pleure donc pas, hypocrite. Ces pleurs n’étaient pas en effet bien sincères; le sieur Des— moulins ne sc rétracta pas dans un de ses numéros, comme il en avait donné parole , et continua ses licences contre La religion. >-

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DESORMEAUX (Joseph-Ripault). mm. Chaudon et Delaiidine ont confondu l^uiei)leur ouvrage de cet auteur, qui est son Abrégé chronologique de VHistoire d' Espagne , en 5 vol. iii-i?., avec l’ouvrage de MM. Lacombe et Macquer , intitule : Abrégé chronologique de rHistoire de l’ Espagne et du Portugal , 2 vol.

in*S''. Ea même méprise se trouve dans la Biographie unioemelle, non quant al^ format de l’ouvrage, mais quant à la inentiou du Portugal, dont M. Désormeaux ne parle pas. En outre, le Jugement porté sur l’ouvrage dans la Biographie , Coiivie'nt à VAbré- I gé de Lacombe et de Macquer , et non à celui de Désormeaux. En . effet, son Abrégé de F Histoire d’ Espagne, n’est point de l’espèce de ceux dont le président llénault a fondé le genre et fixé la perfection. M. Desornieaux , sui- ' vant les meilleures critiques, y ajoute la liaison des faits,* le fil de la narration ; sans cesser d’être clironologiste et abrévia.leur, il remplit les fonctions d’historien ; ce qui est peut-être aussi un nouveau genre et une invention dans la classe historique.

DE1SPL.\CES (Laurent-Benoît).

On a encore de lui l’ouvrage anonyme intitulé: Essai critique stir l’histoire des ordres royaux et militaires de St.-Lazaie , de Jérusalem et de N. D. du Mont-Car* meJ. Liège, chez J.-J. Tutot, •1 775 , in-i 2 de 260 pages. La préface de l'auteur le fait sullisam- I raenfconnaître. Il y donne une I idée de ceux qui ont travaillé avant lui sur le même sujet , sans dire un seul mot de Gautier de Sibert} i\ dit avoir fait , en 176^,

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un écrit anonyme pour servir de préservatifcontre 1 épidémie economiaue ; et , en 1764, la traduction du livre de l’Agriculture de Pline l’Ancien. Il termine cette préface en avertissanlxqu’ilcomp- » tait donner son ouvrage au pu- » blic dès 1770 ; mais qu’un par- » ticulier de la république des lettrès , guidé par V intérêt , a tro u- » vefles moyens de l’obliger à én » suspendre l’impression pendant » plusieurs années. » Ce particulier est évidemment (îdutier de Sibert, qui intrigua pour eiupêcher rilistoirc anonyme de paraître avant la sienne. On apprend encore daus la préface de cet £ssai , qu’en 1 7^0 , le duc d’Orléans,

( mort à Ste.-Oeneviève en février 1752), graiid-maître de l’ordre, possédait deux llistoirjes manuscrites de cet ordre ; l’une par Julien de St.-Didier, et l’autre par Guénégaud , niaitre des requêtes et chancelier du inciiie ordre; celle-ci, destinée à rimpression, et muuie (L’une approbation donnée par Gros de Koze, censeur royal, le 1 5 septembre 1717. Ge.s deux histoires dfivent être a la bibliothèque du roi, ou furent portés, ajirès la mort du prince, les inanuscritsdesa bibliotlirque.

La présente notice de YEssni de M. Desplaces est de l’abbé de Saint-Léger, qui l’a écritedans le quatrième volume de la Bibliothèque historique de la France, page 5i2,à côté du titre de l’ouvrage de Gautier de Sibert, suy le même sujet. 11 est étonnant que ce profond bibliographe n’ait

[>as reconnu dans la préface de 'Essai critique, l’auteur du Préservatifcontre V agronomie, 1 762, iu-12, et de V Histoire de l’agriculture ancientu: , extraite de

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Pline, 1764 ou 1765, in-i2.

DESPREZ (Loüis). Nous devons encore à cet estimable professeur, Q. Horatii Flacci ad Pisones E— pistola , ad artis poeticœ formam redacta. Cum paraphrasi scko~ lasticd Horatianorum versiium locuplelissimd è regioae. Paristis , Fr. Muffuet, 1674, in-i2- Ht au bas de l’épître dédicatoire au célèbre Jérôme Bignon , les lettres L.D.R.P.J.C. (Ludov. Desprez , rhetoricæ professer in cardinalitio) ; c’est le même qui publia eu l6gi l’iïorace ad u.sum De.lphini, et qui avait publié en 16845 Jovénal et Perse. La découverte de cet anonyme fait entendre les réflexions suivantes placées par M.

Desprez , en tête de l’Art poétique , dans son Horace ad usum :

i Hinc enim verô animo

meo consilium pridem subiit, ordine quodam adbibito illustrare banc Horatii partem ; si quod est eximiura, illustrari potest ; liberaliter accipe , lector , opellam banc meam ; dico libellum quo Epislolam ad Pisones in artis poetica formam . Wtcunque redegi , olim jameditum, nunc verô à me recognitum rursùsqu'e tibi propositum. »

On est étonné, après cette déclaration , de trouver l’Art jloéi* tique, tel qu’il se lit dans les éditions ordinaires d’Horace, et non comme il se trouve arrangé dans le petit volume de 1674- H me semble que jusqu’à ce jour on n’a point remarqué cette singularité. Je soumets cette observation au savant rédacteur de l’article de la Biographie universelle.

"^WÉSROCHES dit DE P.^R- THENAY (JEXN-BiPTiSTE), né à

DES

La R'ocbelle , fut d’abord écuyerconseiller et avocat-général du roi , au bureau des finances et Chambre des domaines de la gé-, néralitéde La Rocbelle. On ignore les motifs qui le firent renoncer à cette place , mais il parait avoir passé une grande partie de. sa vie à voyager. Son séjour dans la.

plupart des cours de l’Europe, l’a mis à même de se livrer, avec fruité l’étude de l’histoire. H aida d’abord à La Haye le célèbre Bruzen de la Martinière dans la composition de plusieurs ouvrages , et particulièrement dans la rédaction de son grand Dictionnaire géographique. Ses afiaii-es l’ayant appelé à Amsterdam , »

il y composa son Histoire de Danemarck et autres ouvrages. Il .

revint ensuite à La Haye et y fit paraître, sous le nom de l’abbé de Parthenay , V Histoire de Pologne sous le règne d’Auguste //. v ers le même temps , il se remit à aider Bruzen de la Martinière,* qui reconnut en 1739 que l’infatigsTblo activité 'de ce collaborateur avança beaucotm le Dictionnaire géographique. Desroches alla ensuite à Copenhague et il s’y opcupa de la traduction de plusieurs ouvrages. On doit à cet écrivain labori^x :

I. Les traductions du Nouveau traité sur la situation du paradis terrestre, par le P. Hardouin , et • des Commentaires de Mî Huet sur les navigations de Salomon, dans le Recueil de traités géographiaues et historiaues ]^our faciliter l’intelligence ne l’hcriture-Sainte, pub. par Bruzen de la Martinière. La Haye, 1780, 2 V. in-i2.-

IL Histoire de Danemarck , avant et depuis l’établissement de l'a monarchie. Amsterdam, vj3o

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