‹ Examen critique et complément des dictionnaires historiques les plus répandus, depuis le dictionnaire de Moréri, jusqu'a la Biographie Universelle inclusivement. Tome Ier, (A-J), contenant environ 240 articles nouveaux, 50 refaits, et 560 corrigés ou augmentésChapitre 157 sur 314 · DEZ · texte numérisé non relu

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lution de France ; qu’en sait-on?

Voici ce qui résulte de la'lecture d’une brochure publiée en 1790, par doin Devienne. La composition de son histoire de Bordeaux lui fit de puissans ennemis, qui parvinrent à le faire enfermer , dès l’année 1776- L’infortuné dom Devienne ne put réussir à faireentendre sa justification ; ou l’on gardait un profond silence , ou on lui répondait que telle était la volonté dti roi, et qu’il ne devait aucun compte de ses ordres.

Ce fut la révolution de 1789 qui brisa ses fers. Est-il étonnant que cette victime de la tyrannie se soit montrée favorable aux principes d’une révolution qui lui avait rendu sa liberté. Le véritable tortde ce religieux est d’avoir fait une mauvaise histoire de France, d’après les principes (|ui ont opéré la révolution. Le rédacteur de l’article Dee/e/iwe , dans le Supplément au dictionnaire de Feller, a copié presque entièrement l’article de la Biographie , et ce qu’il ajoute prouve qu’il connaissait encore moins que'celui delà Biographie, la position

Earticülière de D. Devienne. La rochure qui m’a fait connaître les détails que je viens de donner, a pour titre; Le cri de la raison, ou Adresse à ceux qui désirent le •bonheur de la France , par M.

l’abbé, ci-devant dom Devienne, auteur àes Histoires de. Bordeaux et d’Artois. Paris, 1790, in-8“, de 34 pag- '

DEZALLIER d’ARGENVILLE (Antoixe-Joseph). La quatrième édition publiée en 1748, de la Théorie et de la pratique du jardinage , est dans le format in-4”, et non pas in-S" , comme le dit

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la Biographie universelle. La nouvelle édition de la Conchyliologie, par MM. de Favaime de Montcervelle , père et fils , n8o, a vol. in-4“, n est pas complète.

La première édition du Voyage pittoresque de Paris, jlar d'Argenville fils, remonte à l’année 1749*

DIDEROT (Df.nls). On trouvera

Ïieut-être bien des longueurs d£^ns 'article de la Biog, univers. , sur ce célèbre philosophe du xviii* siècle ; mais au moins on ne lui attribue pas des ouvrages auxquels il n’a jamais pensé , tels que le fameux Code de la nature , de Morel ly, le Traité de l’éducation publique, qui ne peut avoir pour auteur qu’un écrivain religieux , attaché aux principes du jansénisme. M. Chaudon a eu le tort de mettre ces deux ouvrages parmi ceux de Diderot; il a été suivi par l’abbé de Feller.

On trouve dans les Mémoires deTrevoux{2‘ vol. d’avril 1761), un morceau de Diderot , intitulé:

.Ri^exions sur une difficulté proposée contre la manière dont les Newtoniens ejcpliquent la cohésion des corps et les autres phénomènes qui sy rapportent. Dans le temps où M. Naigeon mit en ordre les matériaux de la collection des Œneres de Diderot, il ne put . se rappeler dans quel journal ce morceau était déposé. C’est d’a- ^ près ses indications , que je l’ai déterré dans le journal que je cite; il a été réimprimé dans le Journal des Savans , combiné.

Amsterdam , 1761 , mois de mai.

Je puis tranquilliser le rédacj teur.de l’nrticle Diderpt , dans la Biographie , sur le sort des Mémoires historiques et philosophiques, pour servir à la Vie de Dido-

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rot, par M. Naigeon. Ils existent entre les mains de la soeur de l'auteur, âgée en ce moment de près de 86 ans , ainsi que la copie, possédée par M. de Malesherbes , de la Promenade du Sceptique ou les jd liées , 1747 , in-4“, ouvrage inédit de Diderot ,«10. , etc. 11 est bon d’observer que l’ouvrage de M. Naigeon n’est pas terminé ; je puis dire aussi qu£il est écrit avec une emphase bien opposée au genre biographique.'

DlfiGES (SirbuDLF.Y). Puisque la Biographie universelle a annoncé , sous ce nom , le monument élevé à la gloire de Walsingham, sousce titre: LeParfait Ambassadeur , ou les Négociations touchant le mariage de la reine Elisabeth ,• contenues dans les Lettres de Fr. JV-alsingham , son résident en Rfance , etc. , Londres, i655, in-fol. ; c’était l’occasion de citer la traduction française de ces négociations , par Boulesteys de la Contie , sous le titre de Mémoires et instructions pour les ambassadeurs , .Amsterdam, 1700 et 1717, 4 in-i2.

On trduve* à la fin les Maximes politiques de Walsingham, dont la traduction avait paru dès 1696, et au milieu desquelles le traducteur a inséré ses propres ré- 1 flexions; ce qui , joint à l’incorrection du style, est probabletinent cause que cet ouvrage est peu recherché en France, tandis que l’original est fort estimé dea .Anglais.

fDINOUART ( Joseph-Antoinf- Toüssaint) naquit à Amiens, le i" novembre 1716. Dès sa plus tendre jeunesse, il montra du goût pour la poésie latine ; mais

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la réflexion lui lit bientôt aban-* donner l’art des vers, pour celui de la prédication où il obtint des succès dans sa patrie. Quelques préjugés f et un opuscule en faveur des fem-gaes l’ayant brouillé avec son évêque , il vint s’établir à Paris. Le curé de St.-Eustache l’admit dans son clergé. Il quitta bientôt celte église , où ses sermons étaient assez suivis , pour veiller à l’instruction d’bn enfant de M. deMarville, lieutenant de* police. Cette éducation lui valut boo livres de pension viagère , et il obtint ensuite un canonicat de l’église collégiale de St. -Benoît ; l’aitance où il se trouvait alors , lui permit de se livrer à ses goûts pour la littérature sacrée et profane. On doit à’ce fécond littérateur , quelques ouvrages peu recherchés aujourd’hui , des trad.

dont la plupart ne sont point estimées, des éditions de plusieurs ouvrages utiles, enfin un journal qui a eif de la vogue. Notre abbé avait coopéré, dès itSS, au Journal chrétien de l’abbé Joannet ; en 1760, les d^x associés renouvelèrent l’accusation de déisme et d’athéisme, contre Poullain de Saint-Foix, qui leur fit un procès criminel au Châtelet, et ils furent obligés de se rétracter, tl est bon de rappeler cet événement à plusieurs ]ournalistes de nos jours.

L’abbé Dinouart entreprit le Journalecclésiast. ,aumois d’octobre 1760, et il l’a continué jusqu’à sa mort, arrivée le 3 avril 1786. Lg collection de ce journal forme plus de cent volumes.

On y trouvait des extraits de sermons et des livres de mocale , des recherches su ries lois ecclésiastiques, les concile^ des cas de conscience, etc., etc. Les principaux

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ouvrages de la composition de l’abbé Dinouart sont:

I. Des Hymnes et d’autres Poésies latines , dou£ on trouvera l’indication dans la France littéraire de 1769, dans \e Journal ecclésiastique. de novembre ij8o, et dans l’article fort détaille que le P. Dairea consacré à notre auteur.

Voyez Y Histoire littéraire dé Amienf, 1782, in-4®, pag. 347.

De ces trois notices , la plus sûre est sans doute celle de 1780; mais elle n’est pas la plus complète.

IL Lettre à Va/tbé Goujet , au sujet des hymnes de Santeul , adoptées dans le nouveau Bréviaire , Arras , 1748 , ia-4°. Il s’y plaint des changemens qu’on a faits à quelques hymnes de ce poète , qu’il met au-dessus d’Homce-, et à la tête de tous les poètes latins du xvii' siècle. L’abbé de Lavarde fit une réponse à cette censure , à laquelle FabbéDinouart répliqua, la même année, par un écrit intitulé : Le Camouflet. On y trouve des recherches grammaticales et critiques , mais trop de fiel et d’amertume.

III. Le Triomphe du aexe , Amsterdam, 1749» in-12. L’amteur .prétendait prouver, sinon la supériorité des femmes sur les hommes, du moins leur égalité :

c’est cet ouvrage qui Te brouilla avec son évêque.

, W . \j’ E^^uence du corps dans le ministhre de la chaire. Paris , 1754, in-12. — 2* édition, revue , corrigée et augmentée , Paris, , 1761% in-12. L’auteur a rassemblé dans cet ouvragelss meilleurs préceptes donnés par les plus grands auteurs ; mais il n’a pat su éviter la petitesse minutieuse des détails.

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