‹ Examen critique et complément des dictionnaires historiques les plus répandus, depuis le dictionnaire de Moréri, jusqu'a la Biographie Universelle inclusivement. Tome Ier, (A-J), contenant environ 240 articles nouveaux, 50 refaits, et 560 corrigés ou augmentésChapitre 163 sur 314 · DOR · texte numérisé non relu

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L’ouvrage publié en 1792 à Paris, est de Mercier de Compïègne; il a pour titre : De l’utilité de la flagellation dans les plaisirs du mariage et dans la médecine, et des fonctions des lombes et des reins. Ouvrage curiaux , traduit du latin de Meibomius, orné de gravures en taille-doüce et enrichi de notes historiques et criti- Ijues, auxquelles on a jçint le texte latin. Ce volume a été réitn- .

primé en 1795. Mercier deCompiègne n’a cité le docteur Doppet, ni dans ses pièces liminaires, ni dans ses notes. 11 n’y a donc que le sujet qui soit commun entre ces deux ouvrages.

DORIGNY (le Chevalier) , colonel d’infanterie , chevalier de l’ordre royal etmilitaire de Saint- Louis , et commandant un corps de chasseurs*, dans la guerre de 1757, en Allemagne , mort de ses blessures, en 1761, dans la vingt-cinquième année de son âge. Je ne nomme 'éci ce brave officier , que.pour renvoyer à son Eloge, qui se trouve dans le volume intitulé : Eloges'de quelques-uns des plus célèbres guerriers français. Strasbourg, 1797 , petit in-8®.

DORMâ^(Cladde), chanoine deSoissons, suivant la univ.

Ce n’est pandésigner assez clairement cet auteur , qui était chanoine régulier de St.-Jean-des- Vignes à Soisso^t On lui doit i’ouvrage anonyme , intitulé :

Animadversiones in libros Prœ-> Adamitarum , seu Exercitatio super versibus xii , xiii et- xiv , cap. v , epistolœ'S. Pauli ad Romanes. Parisiis , D. Thierry , tôSj , io-8® de 3a3 pages. L’ou-

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Trage est dédié à Charles de Bonr- difficile d’en avo’r des exemplai- Ion, évêque de Soissons. Voilà res imprimés , c’était pour le sadonc un nouvel adversaire de ^isfaire, qu’il l’avait copié sur le La Peyrère à a jouter à la liste que premier qni lui était tombé entre . donnent Bayle et Niceron ! jes mains , et qu’il en avait fait

tirer d’autres copies par ses élè- DOUCIN (Louis), jésuite, la^to^. ves , pour répondre a^x demanel M. P... , dans ses Mém. ecclés. , des de ses amis. On doit remarne veulentjPasquecejésuiteconti- quer que la date des lettres

nue d’être considéré comme levé- justifiait que toutes ces copies ritable auteur du fameux Pro- avaient été faites postérieiirebléme ecclésiastiaue contre le ment à l’impression et publicacafdinal de Noailles. Les détails tion du Problème. »

3ui se trouvent sur cet ouvrage , Ces rapprocheuaens prouvent

ans le i3* volume des Œuvres évidement que l’opinion, qui atdu chancelier d’Aguesseau , pa- • tribue le Problème ecclésiastique raissent avoir convaincu ces au- au jéjfiiite Doucin , est encore la leurs, que le Problème ecclè- plus probable ; c’est aussi la plu; siastique était de D. Thierry de commune. Voyez le Dictionnaire Viaixnes , fam#ux janséniste. En historique de M. Chaudon , au examinant avec une sérieuse mot Noailles. atlefition les pièces de ce procès ,

on demeurera convaincu que le ♦ DOZENNE (Pikbre) , jésuite,

P. Doucin est le véritable père, né à Alençon, mort le 19 janvier du Problème. Que l’on se rap- 1728, Agé de qo ans ; il était aspelle d'abord que d’AguesSeau sistant de France. On a de lui , convient <j|ue ce libelle a eu pour dans les Selectee orationes pane^ premier éditeur le P. de Souas- ej-ricœ patrum soc. Jêtu y recaeiltre , jésuite flamand, qui l’a fait lies par le P. Verjus, iMgduniy imprimer à Liège; qu’on relise 1667, 2 vol. in-12 : i* un paensuite la seconde lettre de M. Ta- négyrique sur le mariage de baraud à M. de Bausset , sur Louis AlV ; a* un autre pané- V Histoire de Fénèlon.Oa y yen», gyrique pour féliciler ce prince page 120 , « que * lors de l’arres- degouvemer par lui-méme. Il a tation de D. Thierry de Viaixnes, publié en français : on saisit, permises papiers, des I. L» Divinité de Jésus-Christ , lettres qui prouvaient qu’il avait, par ses oeuvres. Paris , Michallet, copié ce libelle, et qu’il en avait 1688 , in-12. fait tirer plusieurs copies par ses IL La Morale de Jésus-Christ. écoliers.... Il ne cessa cependant Paris, Michallet , i686, in-4°. de protester que ni lui , ni aucun III. J^érilés nécessaires pont de ses confrères et de ses amis , inyiirer la haine du vice et Va* n’avaient eu part à la composi- mourde la vertu. Paris , Anisson, tion de cet écrit séditieux ; fl dé- 1708 , in-12. Paris , Guérin et de clara que D. Senoc, son ancien la Tour, vers i75o,in-i3. maître, l’ayant prié de lui eru '

procurer la lecture dans la pri- ♦DROMGOLD ouDRUMGOLD meur ou il était extrêmement (Jeait) naquit à Paris, en 1720,

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d’une ancienne famille du comté de Lowth , en Irlande , dont la résidence était près de la ville de^ Drogheda , au manoir de Walshestown. Dépouillée et ruinée par les guerres civiles , celte famille suivit, en i6gi, le sort de la garnison de tiimerick , composée d’une grande partie de la noblesse d’Irlande , qui , par la plus glorieuse capitulation , et la plus extraordinaire dont l’histoire ait conservé le souvenir, sans se soumettre au vainqueur , se fit escorter , au plus fort de la guerre , par une flotte française , commandée par M. de Châteati-Renaud , avec un passe -port du grince d’Orange, pour conduire i8 mille hommes de troupes , et plusieurs milliers de gentilshommes , dans le camp ennenHi. Pendant plus d’un siecle , ces intéressantes victimes de la guerre ontiouide la généreuse adoption, de la noble hospitalité de la France , qui les admit aux plus hautes places de l’Etat , de l’Armée et de l’Eglise. Sans fortune , Jean DromgoTd, et son frère , depuis abbé , ont été élevés sous la protection du cardinal Fleury , au collège royal de Navarre : Jean y fit ses études d’une manière si distinguée , qu’à l’âge de 22 ans il remplissait avec éclat la chaire de rhétorique dans ce collège.

Le poème de la bataille de Fontenoi de Voltaire , étant tombé entre ses mains , il osa , si jeune encore , critiqner l’ouvrage d’un auteur célèbre, alors au pins haut point de ’ sa gloirp , et publih , sous le yoile de l’anonyme , les Réflexions sur un imprimé intitulé : La Bataille dé Fonlenoi , poème , dédiées à M. de Voltaire, historiographe de France.

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Le bon goût , l’esprit , la justesse de la critique , le ton modeste et les élans de patriotisme , qui se firent remarq\^er dans ce petit ouvrage , excitèrent un grand intérêt. S. A. S. le prince de Clermont vint trouver l’auteur dans sa classe , enleva le jeune professeur , le fit gentilhoitime ordinaire de s^ chambre , son aidede-camp , et secrétaire de ses commandemens. M. Dromgold échangea sa chaire de rhétorique contre une compagnie de cavalerie ; plusieurs de ses élèves ont reproché à Bellone d’avoir enlevé aux muscs leur jeune favori. Il servit sous le prince , dans la guerre de 174^ > dans celle de 7 ans, obtint la cftiix de S. Louis et le rang de mestre-de-camp de cavalerie. En 1763, il accompagna le duc de Nivernois dans son ambassade en Angleterre, harangua en latin l’université d’Oxford', et partagea les honneurs qu’elle rendit à cet ambassadeur^ avec qui il resta intimement lié. Les Mémoires du chevalier ou de mademoiselle d’Eon , chargée d’affaires la cour de France à Londres , parlent de l’esprit et de la gaieté du colonel Dromgold , ainsi que ceux de Collé , avec qui il travaillait à de petites pièces jouées chez les princes. •

Le duc de Bedford , à la famille duquel M. Dromgold tenait par sa mère, qui était de la maison Gower , étant venu en qualité d’ambassadeur à Paris , pour la ratification de la paix , demanda à la cour de France quelque marque de ftveur pour M. Dromgold ; celui-ci préféra que cetté jgrâce tombât sur son frère l’abbé, qui obtint une riche abbaye. Pour lui , vers 1772, U fut nommé co-

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lonel-commandant et directeur des études de l’école mifitaire ; à la réforme de cet établissement , il jouit d’iine pension considérable jusqu’à sa mort. Dans tous ses brevets , il est qualifié du titre de comte ; mais , fier de sa proscription , comme gentilhomme irlandais , il n’a jamais voulu lui-même le prendre. 11 avait épousé mademoisell^Christine Dillon da la famille des comtes de Roscommon , chef de la maison de Dillon. On'se souvient encore avec attendrissement , des ^ar-^ ues touchantes d’intérêt qu’ont onnées à ses vertus , les personnes les plus respectables de Paris , à la mort'de son mari. Une fille unique ne lui a Survécvi- que le temps. qu’il fallait pour'se faire longuement regretter. *

Opposé , par principes , aux philosophes qui dominaient la littérature en.F rance, M. Dromgold donna peu de publicité à ses ouvrages ; les principaux sont ;.

I . Réflexions sur le poéme-de la bataille de Fonlenojr. in-4“.

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