‹ Examen critique et complément des dictionnaires historiques les plus répandus, depuis le dictionnaire de Moréri, jusqu'a la Biographie Universelle inclusivement. Tome Ier, (A-J), contenant environ 240 articles nouveaux, 50 refaits, et 560 corrigés ou augmentésChapitre 17 sur 314 · S ALL · texte numérisé non relu

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dans son 'Magasin pour Vliisloire et la gdograjihie des temps modernes.

2®. L’aiilciir de l’article afl'irine que le jioënie du Kcnard a été traduit dans la plupart des langués: eu latin, eu italien, en danois, en suédois, en anglais et en français; niais il a oublié de citer la Iraduclimi française qui est intilulée : le Renard, ou le Procès des bêtes. liruxelles, i73i), in-8°.

Elle a été réiniprimée à Paris sous ce litre : les Intrigues du cabinet des rats , apologue national destiné à l’instruction delà iennesse et à rarnusenient des vieillards.

Paris, 1788, in-8", avec 22 planches graviies on taille-douce.

3". La traduction latine de Tlartnian Scliopper est en vers :

elle a paru pour la première fois il Francfort, en ifiCç , in-^®.

AldiAINVAL (i.’abri': d’). L’article de la llieigraphie unieersclle sur cet écrivain renferme une méprise dans laquelle tombent assez fréquemment les personnes peu versées dans la bibliograjrhic.

On y dit que l’abbé d’.MIainval donna une édition corrigée elaugmen/cf'de l’ouvrage du P. Rigord, jésuite, ayant pour titre : Connaissance de la mythologie. L’ouvrage du père Rigord était resté manuscrit, D’Allainval en fut l’éditeur, avec le libraire Simon.

M. Cliandon s’était exprimé avec exactitude sur cet objet.

C’est sur la foi de l’abbé Desfontaines qu’on attribue à l’abbé d’Allainva l la Lettre à milord ***, sur Baron cl mademoiselle le Couvreur. Cette indication m’a toujours paru un peu suspecte , surtout dès leraoment où j’ai acquis un volume portant ces mots sur

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le dos : OEueres de M. Coquelet ; lequel commence par celte et contient ensuite les opuscules intitulés: Eloges de la goutte , de rien, de quelque chose , etc.

■*‘ALL \MAND, miui.streà Rex, dans le ]>ays de Vand. Gibbon, dans .ses Mémoires , nous a transmis de curieux détails sur le genre d’esprit et sur le caractère dç ce théologicu protestant. Il voulut embrasser tous les genres; mais c’est la l.hil osophie qu’il a le plus approfondie. Sur toutes les qnes- .tions , il s’était fait des systèmes ou du moins des arguuieiis toujours originaux,et toujours ingénieux. Cet homme , qui aurait pu éclairer ou troubler une nation, vécut et mourut dans l’obscurité.

11 est singulier qu’il n’ait presque rien écrit , à l’exception de deux petits ouvrages de commande. Je ne connais qu’un de ces ouvrages; téest une Lettre anonyme sur les assemblées des religionnaires eu Languedoc, écrite à un genlilliomine protestant de cette province. Rotterdam (France), 1^45»

in-4”, réiinpriraée*en -1747 dans la seconde édition de l’ouvrage d’Armand delà Chapelle, intitulé La nécessité du culte public parmi les chrétiens , établie et défendue contre ladite Lettre, 2 vol.

in- 12. Allemand avait soutenu que le culte public n’était pas indispensable dans les circonstances où SC trouvaient les proteslans.

Le style de cette Lettre est animé ; les argumens en sont spécieux.

Dans une lettre écrite de Lausanne, en 1756, Gibbon appelle M. .Allamaud le théologien le plus raisonnablejqu’il ait jamais connu. On doit deux ouvrages à un professeur de Lausanne du nacme

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nom : I. Pensées anti-philoSophiques. La Haye, 1751, in- 12.

II. Anli-Bernie *011 nouveau Dictionnaire. de théologie, par l’auteur des P. A. (des Pensées antiphilosophiques). Genève, 1770,2 vol. in-b". Ce dernier ouvrage est estimé des pro^cslans.- Voyei'. le Traité de la vérité de la religion chrétienne , par J. ernet , t. g, pag. g.

* ALLAMAND ( Jr.AN-NicoaAS- Sêbastlen ), né à Lausanne, en 1716, se destina jeune à l’emploi de ministre, et en exerça les fonctions dans sa patrie , dès cju’il y eut achevé sou cours d’euules.

Etant venu depuis en Hollande, il y a été pendant quelques années précepteur de jeunes gens de condition. Le célèbre S’Gravesande l’employa à l’éducation de ses enfans , le logea chez lui à Leyde , et lui inspira son goût pour la physique de Newton. M. Allainand passa depuis à Franequer , et se fit inscrire dans l’université de celle ville, où il obtint, le 3 mars 1747» une chaire de philosophie. Il n’avait pas encore élé installé, lorsqu’on lui en ofl'rit à Leyde une semblable , mais plus lucrative j^dont il prit possession le 3o mai 1749. •Hans la suit^, M. Allamand fut chargé de professer l’histoire naturelle dans la même université, et il a rempli ces deux fonctions à la satisfaction générale, jusqu’à sa mort arrivée le 2 mars 1787. Il a été aggrégé à la société royale de Londres , et à l’académie des sciences établie vers 1754 à TTarleim. Allamand a joui pendant sa longue carrière de 4a considération attachée au savon' et à la vertu. Il avait formé un riche

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cabinet de physique et d’histoire naturelle, qu’il • montrait avec plaisir aux étrangers , et que sa veuve , conformément aux inteirtionsdeson mari, légua en 1788 à l’université de Leyîle.

Les principaux oujrages qu’jl a publiés ou traxluits de différentes langues-, sont :

1 . Sermons sur divers sujets , par .lacqucs Foster, traduits de l’anglais, tom. i'''. Leyde, i;3g, in-8”. Il n’a paru que ce volume.

H. Oratio inauguralis de pero philosophe. Lugd. Balav. , 174g»

in-4". (i’esi le discours qu’il prononça étant devenu professeur à Leyde. 11 s’y étend beaucoup sur S’Gravesande. Il a donné dejAiis des détails plus considérables et plus curieux sur ce célèbre philosophe.

III. Guilielmi Jacohi S’Gravesande philosojihiiv Nettloniann; institutioncs in usas acnde.mi^os , tertiàediiio. Lugd. Batav., 1744»

in-8". Allainaud fit entrer dans cette édition tout ce que S’Gravesande lui avait dit vouloir y insérer, et qu’il expliquait dans ses collèges. Notre auteur avait déjà aide S’Gravesande, en 174^'T lorsque celui-ci donna la 3° édition de ses Phisices elemenla mathernatica , d’oii sont tirées les Jnstitutiones philosophiœ Neuto-

. nianœ,

IV. Il a en ])arl à l’ouvrage intitulé : le Livre de Job, traduit , du latîn de M. Schultens , par MM. de Joncourt et Sacrelaire.

Leyde, 1748, in-4".

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