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judiciorum de novis erroribus , tome II, page 42. « II parut secrè/emen/, dit.Erasme lui-même, quelques traductions de mes livres , auxquelles Berquin avait ajouté plusieurs choses du sien. »
Ce qui donne à entendre que ces traductions étaient manuscrites.
On n’a pas des motifs suihsans
Îiour attribuer à Berquin, comme ’a fait la Biographie universelle, la traduction du Chevalier chrétien, et celle du T^rai moyen de bien et catholiquement se confesser , imprimées par Etienne Dolet , en i54a.
J’ai fait connaître précédemment six traductions de six traités d’Erasme , publiées à Paris , de 1711 à 1715, par un célèbre magistrat (Voyez le*mot Bosc).
J(^ dois dire ici que Burigny, dans sa Fie d'Erasme , cite une fois ce traducteur, en afhrmant que l’abbé Marsollier l’a aidé dans la traduction de deux traités. Voyez le tome II , p. 54%
On trouve ,• dans les Adages d’ErasiPe, un long article intitulé : Bellum. On T’a imprimé 4 part ; Bayle le cite avec eloge : il a «été traduit libreipent en français à Londres , en 1794 « dans un ouvrage qui a pour titre : Anti- Polemus , et il a été donné dans lainêmevillede Londres, en 1816, une édition séparée de cette traduction, in-12.
La première édition de V Eloge de. la folie , ne peut être de i5oi , comme le dit la Biographie universelle; on a sans doute voulu mettre i5io. Ce qu’il y a de certain , c’est que YEpitre d'envoi d’Erasme 4 Morus , son ami, est datée du mois de juin i5o8.
La traduction anonyme de Paris, iSao, est probablement celle
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tjue Georges Halluin avait termi- »née dès toi'j , et dont Erasme fut très-mécontent , parce que ce traducteur lui fait dire des choses auxquelles il n’a point pensé. V.
Erasmi Epistolœ , lib. 1 3 , epist.
9. Burigny , dans sa Vie d’ Erasme, ne parle ni de cette traduction , ni de celle qui parut à La Haye , en 1642, in-i8,-et non in-&°. La Biographie universelle devait indiquer au moins lli première édition de la traduction de Gueudeville. C’est celle de Leyde, chez Vander Aa, 1713, in-12.
M. Chaudon a cité une édition d’Amsterdam, 1728-
ERMAN (Jean-Pierre) , pasteur de la colonie française de Berlin , mort en i8i4- Ea Biogr. univ. ne devait point passer sous silence deux écrits de cet auteur, où l’on trouve de curieux renseignemens sur les réfugiés français du xvii' et du xviii'siècle. On peut les considérçr comme d’utiles supplémens à ses huit volumes de Mé-‘ moires sur ces intéressantes victimes du fanatisme. Ce sont :
I. Mémoire historique sur la fondation de l’Eglise française de Berlin , publié à l’occasion du jubilé qui sera célébré le 10 juin 1772. Berlin , au profit des pauvres, petit in-8" de 12.4 pag.
IL Un second Mémoire intitulé : Mémoire hfstârique sur la fondation des colonies françaises dans les Etats du roi de Prusse , publié à l’occasion du jubilé qui sera célébré le 29 octobre 1785.
M. Réclam a eu part à la rédaction de ce nouveau Mémoire. On doit à M. GenrgesErman, fils aîné de notre auteur , un Mémoire historique sur la fondation de l’Eglisefrançaise de Postdam, publié
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aussi en 1785; il est rempli de détails intéressans. Voy. le Journal encyclopédique de janvier 1786, pag. i5i et suiv.
ERMANGAUD ou ERM AN- GARD, suivant Moréri ; il faut mettre Ermangard ou Ermangaud , si l’on en croit M. du Masbaret ; on le dit du xJi* ou xiii' siècle ; il fautdireduxii' tout court :
on ajoute qu’il a écrit contre les Vaudois , et il ne parle aucunement de ces hérétiques ; l’erreur vient de Gretser , qui intitula son ouvrage , Traité contre les Vaudois ; c’estque , du temps de Gretser, on nommait du nom commun de Vaudois, les sectaires du xn* siècle. Dans le vrai, l’ouvrage d’Ermançard est uniquement contre les hérétiques , qui disent que « c’est le démon , non pas » Dieu , qui a créé ce monde et » toutes choses visibles , " c’està-dire , contre les nouveaux Manichéens , appelés pour lors Pauliniens. Bulgares , Cathares.
* ERMENS ( Jos. ) , imprimeurlibraire à Bruxelles , mort vers i8o5, avait des connaissances assez étendues en bibliographie ; il a rédigé avec soin , et enrichi de quelques notes utiles plusieurs catalogues de bibliothèques assez importantes. On lui doit de nouvelles éditions de VHistoire de Marie de Bourgogne , par Gaillard, Bruxelles, 1784, in-12; et de VHistoire du cardinal de Granvelle, pardeCourchetet, Bruxelles, 1784, 2 vol. in-8“ , avec des préfaces historiques et critiques.
Ermens quitta’le commerce de la librairie', pour faire un voyage, tant en France , que dans les sept Provînces-Unies , à l’effet de visi-
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ter les bibliothèques les plus considérables. Son but était de noter tous les livres traitant de§ choses belgiques. Les Révolutions des Pays-Bas l’empêchèrent d’effectuer ce voyage ; mais il avait déjà rédigé une Bibliographie dcsPays- Bas très-étendue , en 7 volumes in-fol. ; avec une table des auteurs, en I volume in-4°, pour les 4 premiers vol. in-fol. Il avait augmentédudoubleen 1790 , l’/Vide.x des écrivains des choses belgiques , composé par Jean-Baptiste Verdussen, a’après le manuscrit autographe de ce dernier, qui existait, pn 6 vol. in-fol., à Bruxelles , dans la bibliothèque publique dite de Bourgogne.
♦ERNST ( Simon-Pierre) , chanoine régulier et professeur de théologie h l’abbaye de Bolduc , était, depuis 1707 environ, curé de la succursalè d’Afden près d’Aix-la-rChapelle ; il fut nommé, en i8i4, membre de l’institut royal des Pay.s-Bas. Ce savant ecclesiastique est mort en 1818.
On a de lui ;