‹ Examen critique et complément des dictionnaires historiques les plus répandus, depuis le dictionnaire de Moréri, jusqu'a la Biographie Universelle inclusivement. Tome Ier, (A-J), contenant environ 240 articles nouveaux, 50 refaits, et 560 corrigés ou augmentésChapitre 190 sur 314 · ER R · texte numérisé non relu

ER R

La Galerie historique, qui s’imprime à Bruxelles, ne cite, de tous les ou vrages de M. Ernst , que son Histoire des comtes de Lirnbourg, en ajoutant qu’elle est estimée. J’ignore l’année oii elle a paru.

( Article rédigé d'après une lettre autographe de l'auteur, communiquée par M. ^

t ERR.\RD ( Charles ) , peintre et architecte , naquit à Nantes , en 1G06., On ignore les particularité de sa jeunesse : tou» ce qu’on sait,^ c’est qu’il peignit le dix-»

septième mat qui fut donné à l'église cathédrale de Paris , en 1645. Ce tableau repi^sente saint Paul guéri de son aveuglement , et baptisé farAnanie. M. Errard était un des dcAize anciens qui se réunirent, en 1648, pour former 1 académie de peinture et sculpture , que le roi honora ensuite de sa protection, en lui accordant un reglement et des lettres-patentes pour son établissement.

En 1666, sa majesté voulant établir aussi une acadérçie de peinture ÿ Rome, pour perfectionner les jeunes artistes qui ont gagné le prix de peinture , sculpture ou architecture, dans celle de Paris., M. Errard , qui était alors recteur de l’académie royale, fut choisi pour être l’instituteur de cette nouvelle académie à Rome , et il en eut la conduite jusqu’en 1673 , qu’il revint à Paris ; M. Noél Coypel lui succéda jusqu’en 167S ; M.^ Errard fut le relever en qualité de 3irecteur , et il y passa le reste de sa

Ce fut pendant ce long séjour enltalie^ que cet illustre artiste fit mesurer etdessinerlds plus beaux morceaux d’architecture des mai-

ERY ER Y 3i3

très modernes de son tenms, pour ris, en 1714! parMaittaire , dans en former une suiteau Parallèle leVirgiledeLondres,chezTown- ^’arcA/'/ec/ure, auquel il avait tra- “son, en 1715 : parP. Burman, vaille conjointement avec M. de dans sa gramle édition de Vir- Chambray. Mais l’importance de gile, Amsterdam, 1746, 4 vol. l’emploi (lue le roi avait confié à in-4° ; enfin , par M. Heyne, dans M. Lrrard, ne lui ayant pas per- ses excellentes éditions de Virmis de donner ses soins aune nou- gile , particulièrement dans celle velle édition qu’il projetaitde cet de Leipsick , i8o3 , en 4 vol. in-8®. excellent ouvrage, la mort le sur- Il est à croire <^ue cet Index sera prit avant qu’il pût faire usage des encore améliore dans la belle édimatériauxqu’il avait amasséspour lion de Virgile, qui s’exécute à sa continuation. On voitquelqucs Paris , sous la direction de M. Le morceaux détachés de ce recueil Maire , professeur de poésie lacurieux , dans la nouvelle édition tine à la Faculté des lettres. Queldu Para//è/e (publ. par Cb.-Ant. qu’importantes que soient les Jombert, en 1^66 , in-8°) , et qui améliorations faites au travail forme le dernier volume de sa de Nicolas Erythrée, par tant de Bibliothèque portative d’architec- savans hommes , la première couture. M. Errard, pendant son sé- ception de cet utile ouvrage doit jour en Italie, a été^élu plusieurs mériter à son auteur une reconfois , par les Romains, prince de naissance éternelle. Erythrée pâleur célèbre académie du dessin, raît avoir professé les bclles-let- II mourut à Rome , directeur de très ; on lui doit des notes sur Virl’académie de France, en 1689, gile, qui parurent pour la preâgé de quatre-vingt-trois ans. Ôn mière fois, avec son Index , à Vea de lui, à Paris, l’ahcibnne nise, en i538eten i53g, 2 vol. église des Filles de l’Assomption , in-8®.

rue Saint-Honoré , qui fut com- Les savans font peu de cas de mencéeàbâtir, d’apressesdessins, ces notes, malgré la voguequ’ell’an 1670, et achevée en 1676. .les ont eue. On voit dans les anciennes éditions de Y Index d’E-

■V ERYTHRÉE ( Nicolas ), natif rythrée , que ceprofesseur se scr- , de Venise. Rien n’est plus connu vait de ce travail , pour la comque son Index àe Virgile. Cetra- position d’un ouvrage sur lalanvail a été successivement perfec- gue latine, ouvrage qui n’a point tionné par Ant.-Mar. Bassus de vu le jour.

Cremone, en i586, dans une édi- J’ai lâché de réparer, dans cette

lion de Virgile , imprimée à Ve- courte notice, l’omission de tous nise ; par le P. de La Rue , jé- nos Dictionnaires historiques , y suite, en iÔtS et en 1682, dans comprisXa. B iographieuniverselle. son édition de Virgile , ad usum

Z)e^^/nt;parNicoTasLallemaiit, ERYTHRÆÜS (Valentin), prodaiis le A'^irgile de Rouen , 171*1, fessenr d’éloquence à Altorf, cumselectissimis Abramiet alio- mort en 1676. On trouve, dans riim notis ; par l’abbé Lezeau , Moréri , un bon article sur ce dans le 4* vol. du Virgile , pu- professeur ; pour quelle raison blié par le libraire Darbou à Pa- a-t-il été oublié parles rédacteurs

3i4 ESC

4e la Biographie, universelle ? Ils <ie sont occupés de beaucoup d’érrivains, cjui n’ont p.as laissé des’ ouvrages aussi estimés que ceux de notre professeur.

ESCARS (Perusse d’). Ce nom ne se dit jamais sans article; l’j ne se fait pas sentir , et l’on prononce Décars. Il en est de ce nom , comme de celui de Descaries •• la généalogie de cette illustre et ancienne maison m’a été communiquée manuscrite ; elle porte à tous les articles Descars sans l’apostrophe d'Escars. Je remarquerai encore, que la terre et le château , d’oii ces messieurs tirent leur nom ( elle est dans le bas Limousin , et il y a preuve qu’elle est dans la maison , au moins depuis le xiu' siècle), est appelée, dans la’province. Les Cars , et pour dire que ces messieurs sont dans leur terre , on dit qu’ils sont aux Cars ; mais quand il est question de leur personne , on dit toujours, et sans varier , M. Décars.

La-maison de Perusse d’Escars prétend descendre des princes, souverains de Perouse ou Pen/se, anciennement Prnisia, ville d’Italie, où l’on dit qu’on voit en-r core, en divers endroits, les armes

?ue portent ceux de cette maison.

Jn seigneur dePeruse se retira en France, en870,après.queCharlesle-Chauve eut cédé au Saint-Siège les droits qu’il avait sur la partie d’Italie , dépendante de l’empire d’Occident, où la province de Peruse était comprise , et y continua sa postérité. .

Le premier , dont on ait connaissauce , est un Âimar de Peruse , qui vivait en l’an looo , sous le règne du roi Robert: il.

ESC

assista, en 1027 , au traité de paix fait entre les comtes d’Orléans et de Paris , et il le signacomme un des principaux seigneurs du royaume. Il avait épousé Yolande de Luzignan, de qui il eut Robert, qui épousa Jeanne d’Armagnac , nlle du comte d’Armagnac. 11 fut père de Louis , vicomte de Perusse, chambellan de Philippe I*% qui épousa en 1098, Marie d’Albret , qui lui apporta la terre de St.-Bonnet , qui , depuis , a toujours été dans la maison. De ce mariage vint Jean de Perusse , marié à Isabeau de Couserans , file du comte de ce nom, d’où vint Charles , .vicomte de Perusse , chambellan de Philippe- Auguste , qui épousa, en 1188, Anne deMolJesac, vicomtesse de la Vauguion ; il en eut trois fis :

Jean, tué à la bataille de Bouvines , mort sans alliance ; Philippe , vicomte de Perusse et de la \ auguion ; et Louis de Perusse , seigneur de St.-Bonnet et de St-lbar.

Philippe épousa Marguerite d’Harcour ; il fit en 1 228 une fondation dans l’abbaye d’Uzerche , pour prier Dieu pour l’ame de sa femme. Sesenfans furent: Jacques de Perusse, mort sans alliance à la Croisade de 1288 ; 2® Gaucher de Perusse , tué â la bataille de Taillebourg. Il avait épousé Alix de Maillé , dont il n’eut que deux filles , Luce et Blanche. Luce épousa Âimeric , vicomte de Ro— chechouart , sixième du nom , et lui porta en dot la seigneuriu de Perusse. •

Louis de Perusse , chevalier , seigneur de Saint-Bonnet et do Saint-lbar , second fils de Charles de Perusse , épousa Laure de Chabanais, dont il eut Geofroi, qui accompagna saint Louis au siège

ESC

de Damiette. Celui-ci épousa Jacquette deParlhenai , (lUedeGui l’Archevêque , sire de Parthenai et seigneur de Soiibise , dont il eut Aiidouin , chambellan de Philippe-le-Pel , duquel il obtintdiverse» concessions , pour illustrer la terre d’Escars , qu’il avait acquise. It épousa Marguerite deSégur, fille unique et héritière du baron de Ségur ; il en eut un fils , Aiidoiiin deux dePenisse, sire d’Escars, seigneur de St.-Bonnet et de St.-Ibar , et de la Coussière, baron de Ségur, chambellan de Louis X et de Philippe-le-Long ; il épousa Gabrielle de Vantadour, dame- d’Alassac : il fireut bâtir et’ fondèrent conjointement le monastère des jacobins de Limoges ; ils furent enterrés dans l’église où leur mausolée se voit.

Arnoul de Perusse , sire d’Escars, vicomte de la Vauguion, baron de Ségur, seigneur de St.- Bonnet, St.-lbar^lassac, la Porte et de la Coussière , fut fait grandmaréchal de l’Eglise , par Innocent IV ; il fit bâtir, à ses dépens , les murs d’Avignon , et fit une fondation aux jacobins de Limoges , en i3b5; il épousa Souveraine de Pompadour, etc.

Je m’arrête ici dans cette brillante généalogie; j’ai pensé que je prenais une peine inutile , et qu’il serait mieux et plutôt fait de la joindre à mes Mémoires , telle que je’l’ai reçue de la maison.

Le Dictionnaire ne représente qu’un lambeau de cette généalogie, postérieur au temps où je me suis arrêté , â la fin duquel on lit: Il jr a une autre branche de cette maison en Limousin , qui subsistait en 1^08. Cette note est apparemmentde l’éditionduDIctionnaire de 1712, et devait-elle

ESC 3i5

se lire dans toutes les éditions , jusques et compris l’édition de 1 759 ? C’est cependant celte, branche qui possède la terre d’Escars, dont le chef est lieutenarit général pour le roi , dans le haut et bas Limousin. Je n’enrapporterai que les deux derniers degrés, que je n’ai point trouvés dans la généalogie qui m’a été commuuiquée.

François -Marie de Perusse, marquis d’Escars, maréchal-decamp, lieutenant-général du haut et bas Limousin , avait épousé Emilie Fitz-James , fille du feu maréchal de Berwic , dame du palais de la reine, morte à Pans, au mois de janvier 1770. De ce mariage est né le marquis , lieutenant-général du haut et bas Limousin , premier maître-d’hôtel du roi , au mois d’octobre 1769 , sur la démission du marquis de Brunoi , fils du célèbre Paris de Montmartel.

Le jeune marquis d’Escars a trois oncles paternels : M. le comte de Perusse , maréchal-decamp , ci-devant colonel du régiment de Normandie ( il est mort le 27 avril 1771) ; M. le comte d’Escars J ancien rnestrede-camp de cavalerie , et M. le comte de St.-Ibar ou St.-Cybar, qui est à la tête des afl'aires de la maison.

Dans le fragment de la généalogie , rapporté dans le Dictionnaire, on lit toujours Estuer, et ailleurs , à Quelen , c’est Stuer.

La généalogie est pareillement â Stuer, et Estuer ne s’y montre pas.

Marie-François de Perusse d'Escars, marquis de Monte! (c’est une branche différente de celles dont je viens de parler) , épousa.

ESC

le 3.2 octobre 1762, Marie-Françoise de Polignac , fille de François-Alexandre , vicomte de Poligoac , etc.

{Mc^moiresdeM. du Masbaret.)

N. B. M. le marquis , aujourd’hui duc d'Escars , remplit , auprès de S. M. Louis XVÎII, les fonctions de premier maître d’hôtel. Les gens de lettres trouvent en lui un protecteur aussi généreux qu’éclairé.

ESCOMR y MENDOSA (Antoine), jésuite espagnol. Depuis la publication des Provinciales de Pascal’, on ne peut prononcer , sans exciter le rire du l’indignation , le nom de ce fameux casuiste. Il était réservé à la Biog.

univ. d’en présenter une apologie presque complète ; cet article a excité un mécontentement général. L’ancien magistrat , qui défend avec énergie , depuis six ans , les doctrines véritablement françaises , n’a pu lire* de sangfroid , l’article Escobar. Je tacherai d’offrir ici les principaux traits de la réfutation qu’il en a faite dans l’ouvrage intitulé :

Henri I y et lesjésuites , avec une Dissertation sur les Provinciales de Pascal. Paris, 1818, in-8®.

La Biographie universelle soutient que les principaux points de la doctrine d’Escohar , sont tirés , la plupart , des Pères de • l’Eglise. Pour juger si cette assertion est vraie, transcrivons les textes de la doctrine d’Escohar,

?u’ont produits MM. les curés de aris , par-devant l’assemblée du clergé de France , à la suite de leur remontrance du 1" octobre 16S6. Pourrait-on demander de

{dus religieux vérificateurs? Seon Escobar , toutes les opinions

ESC

probables sont également sûres en conscience. En conséquence , il est permis de consulter divers docteurs, jusqu’ à ce qu'on trOuve quelqu’un qui nous réponde selon quelque opinion favorable qui non s favorise. Ainsi, les rois peuvent imposer un tribut , comme juste , selon une opinion probable, et les peuples , refuser de le payer comme. injuste , selon une autre. Opinion probable. Un juge, également , tant supérieur qu inférieur, peut juger selon une opinion probable , en quittant la plus probable. Escobar pousse la licence des opinions probables jusqu’à dire que les lois, qui imposent des peines pour certaines actions, nobligentpoint en conscience, même en matière importante ; qu’un homme surpris en adultère , qui tue le mari en se défendant , n’est point irrégulier ; qu’un homme condamné aux galères , ne l’est pas davantage ; par où l’on

Eeut juger à quels dignes sujets scobar ouvre l’entree aux SS.

Ordres.

Après ce que l’on vient de voir , l’on ne sera guères surpris qu’Escobar permette de boire et manger tout son saoul, sans nécessité et pour la seule volupté , ob solam voluptatem. ^on confrère Pirot, qui a pris sa défense, ainsi que celle des autres casuistes , trouve qu’Escobar est exact , quand il ne voit qu’un simple pécné véniel dans l’action de telui qui se gorge de boire et de manger jusqu’ àvomir, si usque ad vomitum se ingurgitet. De nos jours, on eût dédié à Escobar, la Gastronomie ou Y Almanach des gourmands. Mais s’il permet de prolonger à un tel point la jouissance des repas , d’autre part ,

Dm. ■ zcç by

ESC

quel moyen il trouve pour abréger la messe aux gens du monde!

c’est ce qui pet^f se faire , si Von rencontre quatre messes à la fois , qui soient tellement assorties, que quand l’une commence , Vautre soit à l’évangile , une autre à la consécration , et la dernière à la communion. Escobar suppose u’alors l’attention se partage ans les quatre messes, et qu’ainsi l’on entend les quatre parts en même temps-, en quoi il enchérit sur ses confrères Bauni , Azor et autres , qui ont dit seulement , quç.deux moitiés de messes entendues en même temps , font une messe entière.

Moréri et Ladvocat n'ont donné que quelques lignes à notre Escobar. M. Chaudon a porté un jugement modéré, mais juste, contre ses principes , qui aplanissent le chemin du salut. L’abbé de Feller convient qu’Escobar élargit un peu trop le chemin ; mais , comme s’il se repentait d’avoir blâmé un si bon jésuite ,' il s’efforce de prouver que des ouvrages , dans le genre de ceux d’Escobar , n’ont pas fait autant de mal que quelques zélateurs l’ont prétendu.

Ce n’est que dans le Dictionnaire historique , littéraire et critique de l’abbé Barrai , qu’Escobar a été traité avec une sévérité très-excusable. Le rédacteur asÿlire que le plus pernicieux des ouvrages d’Escobar, av|itété imprimé trente-neuf fois , comme un bon livre , mais qu’à la 4o* édition donnée depuis la publication des Provinciales , il tut regardé comme le plus détestable et le fruit de toutes les abominations d«s casuistes.

ESP 3i7

ESOPE. a plusieurs inexactitudes dans la note de l’article de la Biographie universelle , sur ce fabuliste. La -traduction française , en prose, publiée*à Paris, avec des figures de Sadeler , en i65q, in-4“, doit porter au frontispice , au lieu des initiales R. L.‘ F. P. , celles-ci : R. D. F. , qui signifient Raphaël Du Fresne.

Cette édition a été reproduite en i68g; ainsi, le nom de P. Aubouin doit être celüi de l’imprimeur , et non celui d’un traducteur.

ESPAN A.Î ou ESPANNEY ( Jeaiï LE Saulx sieur d’) , auteur d’une très-mauvaise tragédie , imprimée à Rouen, en 1608. Colletet nous apprend que ce poète obscur et barbare était pédagogue à Rouen , et qu’il enseignait , à de jeunes seigneurs, les premiers éléinens de la grammaire ; il juge sa tragédie avec autant de sévérité que \.a. Biographie universelle.

ESPINAY (Charles d’) , poète du xvi” siècle , mort évêque de Dole. Sa nomination à un évêché ne fut pas , comme le dit la Biographie universelle, la récom-

fieuse des services qu’il rendit à a cour de Fjance , au concile de Trente. Colletet nous apprend ue Charles IX lui donna l’évêché e Dole , parce qu’il connaissait son mérite, et pour récompenser, en sa personne , les fidèles services de quelques-uiis de sa maison ; mais pour des raisons tout-à-fail inconnues, ce prélat ne fut sacré que le i6 sejitembre i565. La seconde édition . de ses Sonnets , porte au frontispice lefnonis entiers de l’auteur. Il était intimement lié avec Ronsard ; les plu$

3i8 EST

fameux poètes <le *>n temps le

comblèrent d’éloges.

ESPRIT (Jacqles). M. Chaudon tenfiine l’article de cet académicien , par cette observation :

Louis DE Bans ( lisez Des Bans, et Voy. ce mot ci-devant) a tiré de ce livre ( la Fausseté des vertus humaines) , son ^rt de connaître les hommes. Cette indication est ^i vague, qu’il était difficile d’en faire une juste application.

* ESQUIEU (l’Abbé) , mort vers 1760. « Cet abbé que j’ai connu , dit l’abbé Goujet, dans son Catalogue manuscrit , après avoir donné dans le grand monde , est mort sur la paroisse de Saint- Gemiain-le-Tieil , livré aux excès condamnés dans les convulsionnaires. » L’abbé Esqnieu avait de l’esprit et des connaissances en littérature. On a de lui : ^

I®. Traduction de Y Apothéose de Vempereur Claude, écrite en latin , par Sénèque le philosophe, sous le titre A’ Apocoloqiiintose.

On la trouve dans les Mémoires de littérature et d’histoire du •P. Des Moletz , tom. i ,* partie , et dans les OEuvres de Sénèque , trad. par La Grange. Suivant l’éditeur, cette traduction avait été attribuée à l’abbé cftLa Bleterie , mais c’est à tort ; elle est en prose et en vers de même <[ue l’original.

2°. Critique de. la tragédie de Pjrrhus , en fôrme de lettre , adressée*li M. deCrébillon. Paris, 1726, in-8^de45 pag.

ESTODTEVILLE-, branche de Villebon, dernier degré. On dit , dans Moréri , que Jean d’Estoutevillte , seigneur de Villebon , mourut à Rome le 18 août i i568, et que son coeur fut mis

EUC

dans le tombeau du cardinal d’Estouieville. Ceci passe mon imagination, observe H. du Masbaret; car , sûrement , il ne mourut pas I à Rome , n’y ayant même au- [ cune preuve qu’il y ait été , au moins sur la hn de sa vie. Il mourut à Rouen , où il exerçait Sa charge de bailli et de gouverneur.

II y mourut , selon M. Le Laboureur, le 18 avril i564; mais il ne mourut que l’année suivante , commeil estprouvé'par unequittance de sa veuve , qui se voit à la bibliothèque du roi , parmi les papiers deM. de Gaignière* , citée dans Y Histoire généalogique des grands -officiers de la couronne , t. 8 , p. loi.

EÜCHER (S.), évêque de Lyon , mort dans le v‘ siècle.

M. Chaudon et la Biog. univ.

n’ont point indiqué la traduction de*$on Histoire des martjrrs de la légion thébaine, par Jean-Armand j Dubourdieu, imprimée à Ams- !

terdam , en 1705, in-12, avec * une Dissertation critique trèsvantée par Bayle , mais réfutée avec énergie , par Doni Joseph Delisie , bénédictin , et pas M. de Rivas. ,

EUCLTDE , l’ufi des pères de la géométrie. L’article de cet auteur , dans la Biog. unie. , vient de main de maître. Pour faire bien connaître les ouvrages de ce grand géomètre , on établit différentes c\|isses : i" OEuvres comfd'etes ; 2“ Editions complètes des Elémens ; 3“ traductions latines ; 4° Editions qui ne contiennent qu’une partie des Elémens } 5” Ouvrages divers. Il manque ici une classe assez importante , c’est celle des T'radme- i

Oini'

i by

CoogK

EÜC

tions françaises ; quelques-unes seulement sont indiquées dans plusieurs divisions ; mais il était convenable , ce me semble , de citer : i“ les traductions de divers ouvrages d’Euclide , par le mathématicien Henrion , auquel

i'e donnerai un article à sa lettre.

iCsmeirieiires é<]itions sont celles de Rouen, 1649 o*i 1676, ?, vol.

in-8°; de Paris , i683 ou i6b5 , a vol. in-8“. Henrion avait, dès 161 5, publié la traduction des quinze livres des - Elémens d’Euclide ; 2“ les six premiers livres des EUmens d’Ëuclide , traduits parJ. Errard; Paris , iSqS, in-8“; —neuf livres trad. par le même ; Paris, i6ag, in-8° ; 3° les Eléntens d’Euclide , traduits degrec en français , par Pierre Le Mardelé ; Paris , i63a , in-8“ ; Lyon , 1646, in-8“ ; 4° Elem, d’Euclide, trad. par le P. Dechalles , jésuite; Paris, 1672, in-12, 1676, in-8“ , 1683, in-12; Ozanam en a donné de nouvelles éditions corrigées et augmentées , Paris 1709 et 1720, in-12; on en doit aussi plusieurs 'à M. Audierne ; Paris , 1745 et 1763 , in-12 ; 5° Elémens de la géométrie d’Euclide , ou les six premiers livres d’Euclide, a^ec le 11® et le 12®, trad. nouvelle par Frédéric de Castillon ; Berlin, •,{’ Allemagne

savante de Meusel les cite sous l’année 1767, et la Biog. univ. , sous la date de >775; on a encore le dixième livre d’Euclide , illustré de nouvelles démonstrations dans le Traité des quantités’ incommensurables de Jacq.-Alex.

Le Tenneur ; Paris’ 1640, in-4"; 6“ Elémens de géométrie d’Euclide, traduits par M. Peyrard , avec des notes ; Paris, 1804, in-8"; •Supplément à cette traduction ,•

Page 1