‹ Examen critique et complément des dictionnaires historiques les plus répandus, depuis le dictionnaire de Moréri, jusqu'a la Biographie Universelle inclusivement. Tome Ier, (A-J), contenant environ 240 articles nouveaux, 50 refaits, et 560 corrigés ou augmentésChapitre 208 sur 314 · FER · texte numérisé non relu

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titre du volume. Le véritable est celui-ci : Recueil de sermons choisis sur différons sujets. Ces Sermons reparurent avec quatre autres du même auteur, en 1718, in-i 2, sous le titre de Sermons choisis sur divers sujets, par les soins de M. de Ramsay. Le Recueilsi rare de quelques Opuscules de Féné— ’ Ion parut, pour la première fois,

• en 1720. C’est ici l’occasion de prévenir les amateurs que l’édition de Télémaque , imprimée à Lyon dès i8i5, 3 vol. in-8° , n’est pas encore en vente.

■'‘FERLUS (François), ci -devant bénédictin, correspondant de l’Institut , et ancien directeur de l’école de Sorrèze, est mort à Sorrèze vers le mois de juin 1812, âgé de 70 ans.

On a de lui : ÿrojet d^ éducation nationale , présenté à l’Assemblée nationale le 16 juin 1791 ,• et agréé par elle , 1791 , in-8“. — FERLCS (R.-D.), frère du pré- . cèdent, et auteur de plusieurs morceaux de poésie eslimés, est directeur de l’ecble de Sorrèze.

FEROUX ( Christophe-Lton ) , né en 1730, à Frévent, près l’abbaye de Saint-Pol-en-Artois , fut déterminé de bonne 4ieure, par *■*800 g»ût pour la méditation , pour l’étude et pour l’agriculture , à entrer dans l’un de ces ordres religieux qui , originairement , avaient rendu de grands services à l’agviculture et aux lettres.’ 11 choisit l’ordre des Bernardins. Placé, dès l’âge de 27 ans , à la tête de maisons considérables, par l’étendue de leurs possessions , il les administra avec sa7 esse. Sa position le mit à n^ême e réfléchir beaucoup sur dif-

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férens objets d’économie publique , et il présenta ces réflexions au public, eu 1784, sous le. titre de Tues d’un solitaire patriote ,

2 vol. in-i2. Cet ouvrage est écrit d’une manière nette et précise ; il contient des vues utiles. L’auteur donna de nouveaux développenicns à' ses idées favorites, dans unautre ouvragequ’il intitula : Nouvelle institution nationale ,Vans, 1788, 2 vol. in-i2.

Dora Feroux est mort à Paris, le 19 ventôse an XI ( i8o3 ) , âgé de 73 ans. 11 avait été reçu docteur de Sorbonu^ La droiture du caractère, jointe à une ame sensible et à beaucoup de simplicité , répondaient en lui aux qualités d’un esprit juste, actif et pénétrant.

FERRAND (FclgentiusFerran- Dus ) , diacre de Carthage, dans le vi' siècle. La Biogr. univ. ne cite pas son Exhortation au comte. Reginus, sur les devoirs d’un capitaine chrétien, dont on a une traduction française, .par le P.

G. Chastelain, sous ce titre : Idée du Capitaine chrétien; Paris ,• 1675, in-12.

FERRIERE (Claude-Joseph dej.

La Biographie, universelle, induite en erreur par M. Chaudon , amis un .V à la lin de ce nom. Celte lettre ne se voit pas sur les frontispices des ouvrages de MM. de Ferrie re ; on indique la traduction des Jnstilutes de Justinien , comme ayant été donnée en 1719, et V Histoire, du droit romain ' èo rame n’ayant jiaru qu’en 1760 ; il y a erreurdanslesdeuxindication^.

UHistoire du droit romain parut dès 1718; mais une seconde édi- ' tion , augmentée de plus d’un

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tiers, et qui a servi de modèle aux sition de plusieurs ouvrages de

suivantes, fut donnée en 1726c piété, qui ont eu du succès ; les

Des exemplaires portent la date principaux sont :

de 1734- traduction des /nst/- 1. Semùnens chrétiens sur les

tûtes ne parut qu’en 1721. Ade- princip|iux mystères de Notre-

lung donne CCS dates avec exacti- i^igneur, etc. Paris, Roulland,

tude. vers 1689, in-i2.

L’édition du Dictionnaire de II. Concordance des prophédroit, à laquelle Tloucher d’Argis lies avec V Evangile , sur la pas- 6t des additions , parut en 1749. sion,la résurrection et l’ascen- Claude-Joseph de terriere mou- sion de Jésus-Clirist. Paris, 1689, rut probablement l’année précé- in-12.

dente, car il avait préparé lui-mê- III. U Ame chrétienne soumise me cette édit. , et le censeur Ras- à l'esprit de Dieu. Paris, 1701, sicod l’avait approuvée dès 1747. in-12.

• IV. Les Quatre Fins de l’kom-

FERRIERES (Ciurles-Eue de) nie. Paris, 1694, in-i2. membre de l’.\ssemblée consti- Madelaine Feuillet a aussi tratiiante. Son Essai sur le théisme, duit , du latin , deux ouvrages du parut , pour la première fois , en jésuite Drexelius ; savoir : la F^oie 1785, 2 vol. iu-i2. Les opuscules jui conduit au ciel, VArh, i684 , qu’il a donnés depuis la révolu- in-12; et V Ange ggrdien, Paris, tion, ont d’abord été publiés sous i6qi , in-12. El» 1698 , le sieur de ce titre : Mélanges de littérature Vertron p’açait encore mademoiet de Morale , Poitiers , Gatineau, "selle Feuillet , dans son Catalogue an VI (1798) , ia-8° de8op. ; ilsren- des dames illustres vivantes. Voy. ferment : i® un Discours sur le le t. 2 de la Nouvelle Pa%dore. goi\t ; 2” l’Eloge de M. de Brequi-

gny; 3“ Lydia, conte imité du grec FEVRE lyET.^PLES (Jacques deParthéniiis de Nicée. L’auteur, le). L’article de la Biogr. univ. , ayant fait imprimer en 1800, une surcethomme célèbre , est un des Dissertation sur l’état des lettres meilleurs de l’ouvrage ; mais Le dans le Poitou, depuis l’an 3oo de Fèvre n’y est présenté que comme l’ère chrétienne, jusqu’à l’an l’jSg, théologien. Il m’a sfflnblé qu’il la réunit aux trois précédensopus- s’était acquis autant de réputa-^^ cules ; le tout fut annoncé, en . tion, par son habileté- dans la 1800 , dans le Magasin enc^-clo- philosophie et dans les sciences pédique ; cette annonce , repétée exactes : c’est ce qui m’enhardit dans la Biographie universelle , à entrer dans de plus grands dés’éloigne un peu, comme on le tails sur sa vie et ses ouvrages, voit , dè l’exactitude prescrite Jacques Le Fèvrê , nommé en dans Jes indications bibliogra- latin Faher Stapulensis , naquit phiqflies. à Etaples , village de Picardie,

vers i44® » parens aisés. C’est .♦FEUILLET (Madelaine), nie- à tort que Teissier, dans ses rece du célèbre chanoine de Saint- marques sur les Eloges de M. de * Cloud , de ce nom , se livra , vers Thoti , le présente comme un fils la f\n du xvn‘ siècle, à la compo- naturel. Il étudia à Paris, etem-

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hraiSsa l’état ecclésiastitjue ; son mérite lui fit obtenir divers bénéfices et cli\ erses places ; mais une extrême en\ne île s’inslruire davantage et de connaître les savans de tons les pays, le détermina à voyager : pour le feire avec plusde liberté, il abandonna à sa famille tout son patrimoine, et renonça à tontes les places anssi^ honorables que lucratives, doi^ il avait été revêtu. Le i'èvre parcourut l’ifalie, l’Europe, l’Asie et une partie de l’Afrique ; de retour de ses voyages , vers , i^ enseigna la philosophie à Paris, au college du cardinal Le Moine, et commença , quelques années aprÿ , à donner des ouvrages an public. On peut croire que Le Fevre quitta sa chaire en i5o6, puisqu’il était à Bourges , en iSo^ , à la suite de la cour. (luillauine Briçonnet , pour lors évêque de Lodève, et abbé de St.-Germaindes-Prés , lui donna un logement dans cette abbaye, vers le même temps , et c’est de cette abbaye

Îue LeFèvre date son (^tiiricuplex \salU‘riujn , imprimé in-fol. en i5ocfT Son illustre protecteur , devenu évêque de Meaux , et de retour, en i5i8, de son ambassade de home , emmena Le Fèvre avec lui dans son diocèse ; il l’établit au régime de la maladrerie de Meaux , le 1 1 août i5?.i , et il II fit son vicaire général le i*' mai iSüS. Quelques années apres , les Cordeliers de Meaux intentèrent 'à leur évêque un procès, dont celui-ci sortit avec honneur. Qes moines accusèrent d’hérésie les savans que l’évêque avait appelés à Meaux. Ce fut celle circons- •tance qui força Le*Fèvre de quitter Meaux en i5a6; il alla passer six mois à Strasbourg. Le Fèvre

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trouva de puissans protecteurs, qui sollicitèrent le roi pour lui.

Sa MaTesté écrivit au parlement de surseoir les procédures. En •i5a3!#lors de la publication d’un Coininenfaire sur les Evangiles , le syndic de la Sorbonne, Beda, avait déjà suscité à Le Fèvre une art'aire, au sujet de laquelle le roi lui donna des juges. Le Fèvre s’était pleinement ^stifié en leur présence. Ses Dissertations sur les trois Magdelaines et sur sainte ■Anne, firent aussi beaucoup de bruit, et produisirent beaucoup d’ouvrages polémiques ; maisl’ouvrage qni lui fait le plus d’honneur, est sa tradiîfction française du Nom'Cfiti Testament : on doit même dire de tonftr la Bible, car il est reconnu aujourd’hui que la célèbre Bible française, imprimée en i53o, à Anvers , par Martin Lempereur , est en entier de la traduction de Le Fèvre. En iSaS, Le Fèvre fut noAimé précepteur du prince Charles, troisième fils de François I", mort duc d’Orléans, en i545; il resta à la cour jusqu’en i53i , estimé et protège de son prince. Il ne fut pas obligé de quitter ce séjour et d abandonner son poste , pour SC garantir des poursuites de Béda , auquel le rqi avait imposé silence , par line lettre adressée à l’université, en 1/527. Quatre ans après , la reine de Navarre demanda Le Fèvre à François T*', et l’emmena avec elle à Nérac , où il mourut en i536, âgé d’environ cent ans. Lin nommé Thomas Hubert , ou plutôt Hubert Thomas de Liège , conseiller de l’électeur palatin, a raconté qu’au milieu d’un repas où était la reine , Le Fèvre se mit à pleurer; parce qu’ayant connu l.i vérité ,

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et l’ayant enseigne’e à plusieurs personnes qui l’avaient scellée de leur propre sang , il avait eu la laiblessc de se tenir dans un asile, loin des lieux où lescouroni#s des' martyrs se distribuaient. LaToinc, qui était éloquente, le rassura; il fit son testament de vive voix, s’alla mettre sur un lit, et y fut trouvé mort peu de temps après.

Ce récit a tout, l’air d’un conte.

On doit avoir plus’ de confiance dans ce que dit le poète Macrin , ami de Le Fèvre, qui a composé line ode sur sa mort ; il le présente comme un vieillard , moins accablé par la maladie -que par son grand âgo^ parlant souvent de Jésus-Christ dans ses derniers niomcns, et rendant le dernier soupir avec le calme d’un homme qui s’endort. Macrin, qui était bon catholique, ne doute point que sou ami ne soit dans le ciel.

Le Fèvre n’a point été docteur de Sorbonne, comme quelques personnes l’ont prétendu ; la Sorbonne n’a donc pu le dégraderde son doctorat , ainsi que Ilayle l’assure. Tous les savans contemporains citentLeFèvre , non comme théologien, mais comme philosophe; et, en effet, c’est la philosophie qu’il a principalement protessée avec tant d’éc’at , qu’on Je surnommait ingenionmi Faber. 11 a montré les mathématiques à Budée. La plupart de ses ouvrages sont du domaine de la philosophie; le nombre en est considérable. J’indiquerai les princijiaux. L’article que Bayle a consacré à T.e Fèvre d’Etaples, dans sou Dictionnaire , m’a paru renrermer beaucoup d’erreurs ; elles ont été relevées par l’abbé Joly, clans ses Remarques, et c’est d’après Joly , jinncipale-

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ment , c£ue j’ai rédigé ma notice.

Principaux Oui'rages de' .1. Le.

Fèere , rangés jjar ordre cliro- , nologique.

OÜVnAGES PHILOSOPHIQUES.

. 1 . 7/1 jiristotelis oclo physiens Lbros parapbrasis. Parisiis, J.

Iligman , iqq?., in-fol. On lit, à l'a fin , des vers de Josse Clichtoiie , élève de J. Le Fèvre.

I I. Artificialis inlroductio mom ralis in decem libres ethicorum Arislotelis. Parisiis , Wolffg.

Ilopyliiis, et llenr. Sfèphaniis, i4<)6, in-fol. Réimprimé plusieurs fois avec les Commentaires de Josse Clichtoiie.

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