‹ Examen critique et complément des dictionnaires historiques les plus répandus, depuis le dictionnaire de Moréri, jusqu'a la Biographie Universelle inclusivement. Tome Ier, (A-J), contenant environ 240 articles nouveaux, 50 refaits, et 560 corrigés ou augmentésChapitre 210 sur 314 · HA FIL · texte numérisé non relu

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pressions Lasses et triviales' .leS' proverbes «fsités'dans sa province lui sont familiers ; sa narration décousue et traînante, est souvent interrompue par des réflexions qui ne disent rien au cœur * ni à l’esprit ; quelquefois il adopte des tontes populaires qui , sans doute, sont faux, puisque les mémoires du temps se taisent à cet égard. Les anciens éditeurs de la (Collection universelle des Mémoires sur- r Histoire de France , ont inséré dans leurs tomes 3 , 4 et 5, l’ouvrage de Jacques Le Fèvre , qui est très-rarl ; mais ils eu ont éloigné ce qui était-oiseux , trivial et inutile ; ils. y ont ajouté des notes et des observations tirées de Ménard , de Du Châtelet, du Griffet, et des Mémoires historiques sur Charles -le -Mauvais , publiés par Setousse.

FEYJOO Y MONTENEGRO ( Revoît-Jérôme) , critique espagnol. Suivant la Biogr. univ., nous posséderions une traduction française de son Théâtre critique , par M. d’Hermilly, 1742*-» >2 vol.

in-8“. Ce traducteur n’a publié qne 4 petits vol. in-12 de cette traduction ; 1742-1746.

FIACRE. L’éditeur de la Biograjihie universelle n’a admis dans son vaste recueil , ni S. Fiacre , patron de la Brie, ni le frère Fiacre, frère lai de l’ordre de St.-Augustin, dont on a imprimé la Vie eu 1723, , in-12. Ce bon frère s’est .

acquis de la célébrité, par desprédictions qui parurentsurnaturel- Ics. La reine Anne d’Autriche at-, tribuait à scs prières la naissance de Louis XI V. De nos jours, l’abbé Guiot a publié un Abrégé de la

Vie du frère Fiacre , Paris , i8o5 , iii^S”. a%

L’abbé de Feller n’a pas été aussi dédaigneu^^ que l’éditeur de la Biographie ; son article sur S. Fiacre est beaucoup plus étendu que celui de M. Cliaudon , et il y explique l’origine des voitures portant le nom de Fiacres, et qui sont si utiles au public , dans Paris. Son article relatif au frère Fiacre , se lit avec intérêt.^

FIELDING (Henri) , célèbre romancier anglais. Les Mémoires du chevalier Kilpar que lui attribuent plusieurs biographes français , suivant la Biographie universelle , sont de M. de Montagnac.

FILHOL , graveur , publia, en 1801 , le Prospectus d’un cours historique et élémentaire de peinture , ou Galerie comlète du Muséum central de rance, accompagné^ d’un texte descriptif et raisonnée Cette tâche était bien capable de l’elTrayef ; mais la beauté et l’dAilité de l’entreprise animèrent son courage ; le public accueillit favorablement son travail et celui des artistes qui l’ont très-heureusement secondé. En 1812, il était presque arrivé à la centième livraison de sa précieuse collection, lorsque la mort l’enleva aux arts. Cette perte donna des inquiétudes sur la continuation d’une aussi belle entre- * prise. Cependant on fut bientôt rSsuré par l’estimaBle veuve de ce graveur, qui crut, avec raison , que le public recevrait la suite des livraisons avec la même indulgence. Elle a lutté jusqu’à ce moment avec autant de courage que de succès coutre les pé-

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Dtbles circonstances où la plaçaient ses malheurs partiel tiers et les événemens publics. En mettant au jour la i2o“ livraison, elle a informé les amateurs qu’elle suspendait son entreprise jusqu‘aumoment où il lui serait possible de la reprendre. Tout en désirant que cette époque aie soit pas trop éloignée , on peut jouir avec reconnaissance des livraisons publiées jusqu’à ce jour ; elles forment lo volumes grand in-8° , et renferment* les plus beaux tableaux et les plus belles statues de notre magnifique Muséum.

Leur prix est ne iq4® franc* papier vélin , et. g6o francs seulement eu papier fin. Cette dépense est légère , en comparaison de ce que coûtent les 4 volumes grand in-fol. du Musée de MM. Robillard et Laurent, leur prix étant de 384o fr. , et de ^680 fr. , fig. avant la lettre.

FLECHIER (Esprit). Je crois avoir prouvé à l’article Contmendon, que Fléchier n’avait point été l’éditeurde l’ouvrage de Gratiani, intitulé : P'ie du cardinal Cotn— mendon. La Biographieunivers. a répété cette fausse assertion , qui est tirée de M. Chaudon et de lusienrs autres auteurs. L’abbé e Saint-Léger , Ini-méme , a été entraîné dans cette erreur, comme on le voit parmne pote insérée dans le 2' volume de VHùtoire des membres de f académie franqaise , par d’Alembert ; une méprise , encore pins grave , a en lien relativement an même Fléchier : son neveu, en publiant les lettres de ce digne évêque , plaça à la fin du second volume, des Réflexions sur les dijfférens caractères des hommes , qu’il

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présente, dans saPréfacc, comme un ouvrage remarquable par la solidité des principes. Il ne faut que parcourir cet ouvrage, pour juger qu’il n’est point sorti de la plume élégante de Fléchier; il venait de paraître sous ce titre :

Réflexions sur les dflferens caractères des hommes, par M. E. F. , évêque de N. ; Maestricht, Jacques Delessart, I7i4,in-ia : maisc’est une grossière imposture du libraire hollandais , puisque le volume n’est autre chose que la réimpression de l’ouvrage anonyme de l’abbé Gonssault, intitulé : Réflexions sur les défauts ordinaires des hommes , et sur leurs bonnes qualités. Paris, veuve Guerout, 1692, în-12. Il est bien étonnant que les auteurs du tourna/ des Savons et du Dictionnaire de Moréri , aient été dupes de cette imposture ; il l’est encore davantage que l’abbé Ducreux ait inséré les Réflexions sur les différons caractères , dans le 9* vol. de la Collection des OEuvres de Fléchier. Ménard, dans sa F^ie de Fléchier, en tête du premier volume des OEuvresde Fléchier, 1763 , in-4® , ne dit pas un mot de ces Ré^.xions. Qu’il me soit permis aobserver ici , que les auteurs de la Biographie universelle , sans doute d’après Moréri et Chaudon, renvoient, pour avoir des détails sur Fléchier, au tom. 2 de V Histoire de Nismes, par Menard ; cela ne suffit plus aujourd’hui , puisqu’on trouve de plus grands détails, en tête du volume publié en 1763 , par le même auteur.

*FLEMMING ( Jacqüts-Heivri , comte DF.) , favori et depuis premier ministre d’Auguste I" , roi

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de Pologne , électeur de Saxe , naquit le 8 mars 1677 , dans la Poméranie suédoise; et, quoique dès sa jeunesse U eût été attaché au Brandebourg et à la Saxe , la Suède le regardait toujours comme sou sujet. On lui donna une éducation convenable à sa naissance. Il ht ses études à Francfort - sur - l’Oder , et ensuite à Utrecht,sou5 le célèbre Grævius.

Ses études finies , il entra au service de Brandebourg, llcomibença j^ar un drapeau ; peu de temps apres il eut une compagnie. En 1692, il entra lieutenant-colonel au service de Jean-George IV , électeur de Saxe. Ce prince étant mort, et Frédéric- Auguste lui ayant succédé , Flemming obtint un régiment , et accompagna le nouvel électeur en Hongrie, qui y commanda l’armée de l’empire pendant les campagnes de 1695 et 1696. En 1697 , il fut envoyé en Pologne, où u pratiquas! bien , qu’il fit élire roi son maître. Cette négociation lui valut la charge de maréchal-de-camp , et fut le fondement de sa fortune. En 1700 , il fut fait lieutenant-général, et, en cette qualité, il fit le siège de Riga , que Charles XII lui fit lever. En 1^02, il fut blessé à la bataille de "Clischofif. Le roi de Suède , qui était victorieux partout , et. qui le regardait comme un sujet déloyal et traître à l’Etat, demanda long-temps qu’il lui fût livré. Flemnung , qui voyait que son maître était hors d’état de rien refuser , sentant que la raison d’Etat le ferait sacrifier, prit le parti de se retirer en Prusse.

De-là il écrivit au roi Stanislas, avec lequel il avait été lié en Pologne , pour le supplier d’obtenir du roi de Suède qu'il cessât cette

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proscription contre lui. Stanislas en parla avec chaleur ; il réitéra ses prières huit jours de suite : enfin il se jeta presque aux pieds de Charles, qui lui dit : Mon fi'rre , vous le voulez , je vous donne sa vie ; mais souvenez-vous que vous vous en repentirez un jour. En effet , Flemming servit depuis son maître , contre le roi Stanislas , beaucoup trop au-delà de son devoir. Peu de temps après Auguste le fit feld-maréchal,son premier ministreet gfhnd-écuyer de Lithuanie. Il était à Dresde lors de l’étrange visite que le roi de Suède fit au roi de Pologne. Si Auguste n’avait pas eu plus de générosité que Flemming , Charles XII était arrêté. Après la défaite de Charles XII à Pultawa , Flemming contribua beaucoup au rétablissement d’Auguste sur le trône de Pologne. 11 afiermit l’alliance entre son maître et le célèbre czar Pierre I*'; il fit la paix avec les confédérés, et conclut l’alliance avec le Danemarck. Le czar et le -roi de Danemarck lui conférèrent leurs ordres ; il avait déjà celui de Pologne. H passa ambassadeur au congrès infructueux de Brunswick , ensuite il fut à Hanovre , auprès de Geores 1". Le roi de Suède, de retour e Bender -, étant rentré en Poméranie , Flemming se donna de grands mouvemens pour attirer le roi de Prusse dans Valliance de son maître, et il réussit. La paix du Nord étant faite, il fut à Vienne, où il conclut le mariage du prince électoral de Saxe , depuis électeur et roi de Pologne avec l’archiduchesse aînée de l’empereur Joseph. Il avait épousé une Sapieha; sur la fin de ses jours, il ht cassersonmariage pour épou-

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scr une Radzivil, dont il eut un iHs qui avait dix-huit mois quand il mourut à Vienne , où il était retourné en ambassade. On prétend que sa succession montait à seize millions d’écus , sans compter ce qu’il avait dépensé pendant la splendeur de sa fortune , qui a duré environ trente ans.

.Son fils mourut peu de temps après lui; et comme il ne l’avait point substituée, cette fortune immense passa à son épouse qui , en se remariant, en porta la plus grande partie dans une maison étrangère. M. Flemming étaitfier et d’une ambition démesurée. 11 était généreux par ostentation , et voulait que toutes ses actions fissent de l’éclat. Vigilant , labo-, rieux, infatigable, dormant peu ; quelque débauche qu’il eût faite, deux heures de sommeil lui suffisaient pour se remettre ; il travaillait sans se fatiguer, et avec tant d’aisance , qu’il semblait se faire un jeu des plus grandes affaires. (Polnitz, t. III ,• lettre (t; Voltaire , Vie de Charles XII. )

[Mémoires de M. du Masbaret. )

FLEÎiRIAU (J. -Fr.). Suivant M. Geoffroy, dans un de ses Feuilletons , on doit à ce jésuite , l’édition du 'l'héâtredes Grecs, trad.

par le P. Bruinoy , publiée en 1763 , 6 vol. in-i2. Cette édition est estimée.

FLEURY (CtAüDF. ) , célèbre historien. Son article , dans la Biographie, universelle , a été rédige avec étendue , avec soin , je dirai aussi avec une modération dont on doit savoir gré à l’auteur, au milieu des invectives dont on charge , surtout depuis trente ans , la mémoire du plus sage et

du plus judicieux des historiens de l’Eiglise. On a oublié d’énumérer , parmi les adversaires de ce grand homme , des docteurs italiens tels que M . Jean Marchetti , archevêque d’Ancyre , un chanoine Alphonse Muzzarelli , messieurs de la Mennais, etc., etc..

Voyez ci-devant le mot Emery. Il est peut-être utile d’informer les savans français que M. Marchetti est auteur d’un volume intitulé :

De' prodigj awenuti in molta sagre immagini , specialmcnte di Maria santissima , seconda gli autenliciprocessicompilati in Roma .• memorie estratte e raggionnte da D. Giov. Marchetti, esaminatere apostolico del clero, e présidente del Gesii, cum breve ragguaglio di altri simili prodigj comprovati nelle curie vescovili detlo stato pontificio, Roma ,

1 797 , dalle slampe di Zempel pressa Vincenzo Poggio , con licenza de’ superiori de 2r)3 pages, avec a.j. gravures di Maria santissima e di due crocejîssi.

11 existe deux traductions françaises de ce bel ouvrage; l’une parplusieiirs ecclésiastiques français, imprimée sur de mauvais papier et en mauvais caractères , à Hildesheira , en 17m, sous les auspicesdu prince-évequedecette ville; l’antre, par un évêque de France , retiré aussi dans l’étran-

f;er, imprimée à^aris , chez Rein , rue St. -Jacques , en 1801 .

sous ce titre : Miracles arrivés à Rome , en 1 796 , prouvés authentiques, on Extrait raisonné des procès-verbaux authentiques , des prodiges qui ont eu lieu à Rome , sur un grand nombre de saintes images , spécialement de Notre- Dame , par le docteur J. Marchetti, examinateur apostolique

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