V. Armorial des Etats de Languedoc , Paris , 1767 , in
VI. Généalogie de la maison de Varagne de Gardone , Paris , y 69, in-4". — maison de Pressac-Desclignac ,VaLT\s, 1770, in~4".
VII. Dictionnaire héraldique, contenant tout ce qui a rapport à la science du blason , Paris ,
I7j;4, in-8'
a laissé en manuscrit une Description géographique et historique du Languedoc, qui devait avoir plusieurs volumes iii-fol.
M. Chaudon , dans le très-court articlequ’il donne à M. Gastellier de La Tour, a le malheur de présenter, cornue imprimé en 3 vol.
in-4" > grand ouvrage sur le Languedoc.
f GAUDIN (Jean), né en 1617, dans le Poitou , entra dans l’ordre des jésuites en i633. Il fut, pendant long-temps, préfet des études à Limoges ; il passa, vers 1678, à Tulle , et de-là il vint & Paris, oii il mourut vers 168g. Ses ouvrages lui ont acquis la réputation d’un profond grammairien.
Dès l’année i66i , il fit imprimer à Limoges trois livres d’épigrammes en vers latins, 1 vol. m-12.
On a encore de lui :
I. Nouveau Dictionnaire, frangais-latin , Limoges , 1664 , in*4", Paris , frères Barbou, 1724 , in-4".
II. La Grammaire de Despautère , abrégée , 8* édition * Limo-
ges, 1704, in-i2. — Autre édition revue, Paris, Barbou , 1722, in-i2. — 10* édition entièrement refondue, Bordeaux, v'Calamy, 1267 , in-8" , sous le titre de Rudrmens. Il en existe encore une édition sous ce dernier litre , Poitiers , , in-i2.
III. irésor des deux langues, française et latine , Tulle et Paris , 1678, in~4". Les définitions de l’auteur sont courtes et assez justes ; il fait assez souvent des remarques critiques sur quelques fautes des grammairiens et des autres Dictionnaires. On a publié un nouveau Dictionnaire, ou Abrégé du Trésor des deux lan-
fues française et latine , par le . Gaudin , Paris, Barbou, 1712, in-8".
IV. Thésaurus trium linguarum latince , gallicœ , grœcce , Tulle et Paris, 1680, in-4"; Limoges , 17106 , in-4".
Le P. Gaudin a aidé pendant quatre ans , son confrère le P. Tachard , dans la rédaction du Dictionnaire nouveau , français-la tin, publié par ce dernier, en 1689.
La Biographie universelle, induite en erreur par quelques cavtalogues, lui attribue VApparalus grceco-latinus , qui parut pour la première fois à Paris , en i(>64 , in-4", pour la seconde, en 1681.
Le P. Gaudin était à Limoges , en 1664 : comment eût-il pu faire imprimer en même temps un ouvrage à Paris? Quant à l’édition de 1681 , elle est attribuée au P. Jouvanc^, dans un bon article sur ce jésuite , qui se trouve dans le Moréri de «759, et qui est du P. Oudin , son confrère.
L’abbé Danet déclare , dans son Avertissement pour la seconde édition de son Dictionnaire
372 GAU
J’rancais-laiin , que le P. Gaiuliu lui a envoyé des remarques Irèskelles.et très-judicieuses , qui lui ont élé très-utiles.
(Sotvel. Bibl. script. Soc. Jesu; Journal des Savons , Calai, d^a JUbliothèque du Roi ; Baillet , Jugcmetis des Savons. )
* GAUDIN (D. Alexis) , cliartreux , s’est attaché 'à la métaphysique. Ayant publié à Paris, en 1703 , in-i2 , un ouvrage anonyme, intitulé la Distinction et la nature du bien et du mal, traité où l’on combat l’erreur des Ma-* nichéens , les senlimens de Montagne et de Charron , et ceux de M. Bayle , et \e Livre de S. .Augustin , de la nature du bien contre les Manichéens, trad. en franç. , sur réd. des Bénéd. avec des notes, Bayle répondit par un Mémoire qui est inséré dans l’histoire des ouvrages des Sa va ns , août, 1704,
Sag. 3o<) , et que l’on trouve aussi ans ses OEuvres diverses , t. IV, p. 17Ç). L.’illustre philosophe prouve très-bien dans ce Mémoire , que le solitaire n’a pas entendu l'état de la question. •
L’abbé Tricaud a publié , en 1708, un Abrégé de l’Histoire des Savons , pour lequel D. Gaudin avait obtenu un privilège daté de Versailles , le 7 août 1707; ce qui ferait croire que notre solitaire est mort vers la hn de rannée 1707. D. Gaudin est encore auteur a’un petit Traité .sur l’éternité du bonheur et du malheur après la mort , et la nécessité de la religion. C’est la première pièce du I*’ tome des Fièces fugitives d’histoire et de littérature de l’abbé Archiinbanld , qui en avertit à la pag. f)5 du 3* tome , et qui fait observer que ce
GAU
Traité est tiré d’un ouvrage important , intitulé les Caractères de la vraie <ft de. la fausse religion, que l’auteur voulait donner, ce qu’il n’a pas fait.
G.\UDIN (Jean, ou plutôt Jacques), ancien vicaire ge'Aéral de Nebbio en Corse, député du département de la Vendée à l’Assemblée législative , en 1792 ,.
depuis correspondant de l’institut , membre de l’académie de la Rochelle, juge etbibliothe'caire de la même ville , où il mourut le 3o novembre 1810, âgé d’environ soixante-dixans.Toutporteà croire qu’il était né à Luçon , ville du département qui lui donna sa confiance , et non en Corse , comme le prétendent les continuateurs de Feller. M. Gaudin nous apprend lui-même , dans ses Avis à son fis , Paris, i8o5 , in-12 , qu’il a passé seulement huit ans en Corse. La .plus grande partie de sa vie fut cousamée à l’enseignement , dans la*célèbre con- ■ grégation de l’Oratoire. Les ouvrages de M. Gaudin prouvent qu’il avait des connaissances aussi étendues que sojides ; les places qu’il a occupées indiquent suffisamment qu’il avait un caractère honorable; ôn doit donc être plus qu’étoflné de le voir présenté , par les continuateurs de Feller, comme un homme livré à toutes' sortes de vices. C’est avec aussi peu de fondement , qu’ils avancent que cet auteur a été récompensé de la publication- de son ouvrage sur les Jnconvéniens du célibat des prêtres, par différons emplois distingués et lucratifs. Pendant beaucoup d’années , M. Gaudin n’eut que sa place éfe bibliothécaire , dont le
• GAU
traitement, modique en lui-même , était mal payé ; il avait été obligé d’ouvrir une école , pour se mettre au-dessus des besoins les plus pressens de la vie. V oici , d’ailleurs, comment il a peint sa , position pendant une partie de la révolution.
« Je n’étais pas né tout-à-fait sans talens ; si je les eusse tous réunis sur un seul point , au lieu de me livrer à mille genres d’études , je serais certainement pa revenu à me créer un état fixe et indépendant; peut-être aurais-je pu atteindre à des postes élevés, surtout , lorsque placé dans la législature, toutes tes portes pouvaient s’ouvrir devant moi : je n’en ai point profilé , peut-être par crainte et faute d’énergie , mais plus sûrement encore par délicatesse et par honnêteté , en voyant que ces places, devenues la proie de quiconque osait s’en emparer, et pour lesquelles on ne demandait ni talens ni vertus , n’étaient plus alors que le prix de l’impudence et de 1 immoralité ; que l’on ne s’y maintenait que parles mêmes crimes quiy avaient conduit: j’appelle se maintenir, la faculté d’exercer quelques mois un hotrible pouvoir immanquablement suivi d’une catastrophe ; car, dans cette licence générale , la terreur pesait également sur tous, etlesbourreaiix ne tardaient pas à périr eux-mêmes , entassés sur leurs nombreuses victimes.
» Je l’avoue , je ne voyais ces maux qu’avec horreur ; je redoutais plus encore que l’on me formât d’en être le complice. J’abandonnai tolit , et tâchai d’échapper aux dangers , en me couvrant de la plus profonde obscurité; je renonçai à toutes mes correspon-
dances , el ,' quoique prêt à consumer mes dernières ressources , je ne fis aucun pas vers an avancement , parce qu’il ne me paraissait pas possible d’acheter alors quelque aisance que par des remords ; j’aimai mieux combattre , à force de courage et de privations , la profonde misère sons laquelle j’étais à chaque instant près de succomber. ^{A^isàmon fils , pag. 3o-32. )
Ces réllexions sont-elles d’un homme livré à toute sorte deviers?
Quant à son ouvrage sur le célibat , imprimé à Lyon , en 1781 , sous la rubrique de Genève, les continuateurs de Feller ignorent
Sue le P. Du Verdier, assistant U général de l’Oratoire et évêijue de Mariana , y a eu une grande part. En 1790, le comte de Mirabeau détermina le libraire Lejay à en donner une nouvelle édition. Ce fut alors que le canoniste Maultroten publia une réfutation sous ce titre î La Discipline de l’Eglise sur le mariage des prêtres , I v^. in-8“.
Pendant la législature , l’abbé Gaudin ne se fit connaître que par un rapport sur les congrég.ations séculières dont il proposa la suppression ; in-8° de 18 p.
Les continnuateurs de Feller ont voulu augmenter l’article donné à l’abbé Gaudin , par la Biographie universelle, mais ils ont substitué aux faits qu’il leur était facile de connaître, les raisonnerfiens les plus ineptes et les injures les'pltis grossières. Est-ce là servir la religion ?
Les auteurs de la Table du Moniteur ont confondu notre auteur avec son parent et son collègue du même nom qui est devenu député à la (Convention nationale.
3;4 gau
■*' GAUDIO (Vincent), ne à Bari, ville de la Fouille, se livra de bonne h^iire à l’étude de la jurisprudence ; il se fit recevoir docteur en droit, et obtint une place de professeur dans l’académie royale de Nap'es. Son caractère hardi et novateur la lui fit perdre vers itSG. Acelle époque, il enseignait la langue ilalienae à Gottingue, qu’il quitta bientôt pour se rendre à Giessen , d’où il alla à Berlin. Après quelques années de séjour en cette ville , il se retira à Amsterdam , où il acquit le droit de bourgeoisie en 1766.
Ce professeur, ayant abandonné la religion catholique, pour embrasser la protestante , se livra à de ^profondes recherches sur les religions en général , et en particulier sur les sectes qui ont divisé la religion chrétienne. Il avait préparé une Histoire critique des sectes du christianisme ; un Discours sur l'impiété des fraudes pieuses, une nouvelle Méthode pour interpréter la parole de Dieu, et plusieurs antres o^rages du même genre. Une ébauche de sa nouvelle Méthode^SiTyit , en 1^65, sous le nom de Théophilandre. La persécution que J. -J. Rousseau éprouva à Mo tiers -Travers, de la part du ministre protestant Montraollin , eteita le zèle du professeur Gaudio, qui profita de l’occasion , pour faire insérer dans le Joutnal des Savons , imprimé en Hollande , des réflexions très-vives contre les prêtres en^néral, et en particulier contre le pas- ' leur de Motiers - Travers. Ces réflexions furent dénoncées au magistrat, et le libraire Rey eut défense de vendre le Journal d’avril 1766, qui les contenait.
L’auteur fit paraître sa justifi-
GAU
cation dans le mois de mai suivant.
Vers le même temps, M. Gaudio avait terminé la traduction de l’ouvrage du mathématicien Lambert, intitulé ; Nouvel organe , ou Pensées sur la manière de trouver la vérité et de la distinguer de l’erreur et de Fappcvrence. 11 avait joint à cette traduction des remarques aussi considérables que le texte , et partitulièrement des plaintes amères contre les théologiens de toutes les révélations et sectes du monde.
Rien de tout cela n’a vu le jour , à l’exception , peut-être , des Remarques sur les théologiens , qui , probablement , ne sont autre chose que les Réflexions sur la prêtrise , dont je viens de parler.
On a difierens ouvrages de M. Gaudio :
I. Disputatio prima juris ro— matti de hœreditatibus quœ ah inlestato deferuntur. Gottingue, 1756, in-4®.
II. Disputatio de testamenti factionis in jure naturœ firmitate.
Gottingue, i756,in-4“.
III. Scelta di varii pezzidepiu classici autori , per la lingua e litteratura italiana , Gottingue, 1757 , in-8". L’auteur a publié aussi de Nouveaux Eléntens de la Grammaire italienne.
IV. Nouvelle Découverte dans r Histoire littéraire , sur Poljrbe , Berlin , 1758 , in-iu. H y soutient que Polybe n’écrivit son Histoire qu’à l’âge de soixante-un ans.
V- Dissertatio ad Horatium Flaccum , in quâ vexatissimi loei ex arte poeticâ, v. ia8-i3o. Nova traditur interpretatio et jura illustrantur. LMubaci, 17#© , in-8“.
Cette Dissertation est remplie d’invectives contre plusieurs professeurs de Gottingue.
GAU
On doit encore à M. Gaudio , une pièce intitulée : Disserlatio de Grcecorum et Laiinorum prœs~ taniidejusque caussis.Saxiua avait entendu dire que Gaudio fut mis en prison , et qu’il devint fou. On ignore l’époque de sa mort. {Journal des Savons, édition de Hollande : Onomasticon de Saxius ; Dictionnaire d’Âdelung. )
GAÜLLYER ( Denys ) , savant humaniste. La Biographie universelle cite seS Règles pour la langue latine et française. Paris , 1716 a 171g, 5 parties in-i2 , et elle ajoute : « L’abbé Goujet prétend que ces règles tiennent au système de Gaspard de Tende, egalement connu sous le masque de l’Etang. •• Ce jugement de l’abbé Goujet n’est applicable qu’à la cinquième partie de l’ouvrage , intitulée : Règles pour traduire le latin en français.
Il y a d’autres négligences dans le même article : le Recueil des fables d’Esope, Phèdre et Lafontaine, a été réimprimé en 1728} avec des augmentations utiles ; plusieurs ouvrages sont indiqués sans datq; les Selecta carmina orutionesque, etc., forment 2 vol.
GAULMIN ( Gn,BERT ) , critique du xvii*siècle, qui sa^i t bea ucoup de langues , mais qui a laissé peu d’ouvrages. L’abbe de Saint-Léger avait rassemblé d’assee nombreux matériaux , pour composer une notice sur sa vie. Je crois qu’ils ont été connus de MM. les rédacteurs de la Biographie universelle; aussi leur article Gaulmin est-il bien supérieur à ceux des dictionnaires précédens, sur le même auteur. Je me permet-
UAU 375
trai seuleMent deux légères observations ; *
i“. Les remarques ou notes de Gaulrain sur le Faux Callisthène, ne sont citées que par Baillet, et il ne donne aucun renseignement sur la date de leur impression. Le Faux Callisthène est sans doute l’auteur d’un roman de la Pie.^ d^ Alexandre , et il est probable que les notes de Gaulmin sont inédites. •
2“. La tragédie dTphigénio composée par Ganimin , était écrite en grec ; l’auteur en cite six vers , à la nag. i4 de ses notes sur le roman d’Eustathe ou d’Euipalhe.
GAULTIER ( Philippe ) , né à Lille en Flandre , dans le xii* siècle, célèbre auteur d’un poëme héroïque en vers latins hexamètres , intitulé : V Alexandréide.
La Biographie universellecitenae ancienne édition de ce poëme , in-4** , sans indication de lieu ni d’année) ellese trouve au dépôt central des Bibliothèques particulières du roi , galerie du Louvre. M. Dibdin, bibliothécaire de lord Spencer, à Londres, connu ar d’importans ouvrages de biliograpnie , l’a examinée , avec attention , dans son voyage à Paris en 1819. Ily a reconnu le chiffre et les caractères de Guillaume Le Talleur, associé de Richard Pynson , qui imprimait à Rouen en 1487. Maigre la rivalité des nations-, les. membres de la république des lettres, habitant diverses contrées, sont unis par les liens d’une douce fraternité. C’est ce qui me fait consigner ici , avec une véritable satisfaction , le renseignement que je dois à mon savant confrère de Londres.
3;6 GAU
GAULTIER ( FraiI^.ois de ), célèbre* ministre protestant de Montpellier, que les troubles de l’Eglise de France, vers i685, conduisirent à Berlin, où il rem-
fdit les mêmes fonctions , avec leaucoiip de distinction , dès le commencement de l’année i685.
.11 V eut pour collègue David Ancillon, beaucoup plus âgé quelui, et qu’il assista dans ses derniers inomens. I-a réputation de M.
Gaultier le fit nommer aussi ministre de la Cour de son Altesse Electorale de Brandebourg. C’est ce que nous apprend le ministre La Brune , qin lui a dédié la seconde partie de son Voyaç'e ou Suisse, imprimé en 1680. Bayle analysa , dans sa République des lettres , quatre ouvrages anonymes de M. Gaultier, et il a fait connaître le nom de l’auteur, dans la seconde édition deson journal.
(ie.s*onvrages sont :
l. Rèjlexions {générales sur le livre de M. de Meaux , intitulé :
Kxposition, etc. Co^gnc de Brandebourg, i685, in5l‘’.
II. Réflexions sur la cruelle persécution que souffre l'Eglise réformée de France, etc. i685, in-i2. 2' édition, augmentée,
III. Actes de l’assemblée générale du clergé de France de i685, concernant la religion , avec des réflexions sur ces actes, par M.
D. S. B. La Ha ye, Troyel, i685, in-i8.
IV. Dialogues entre Photin et Iréuée , sur le dessein de la réuluon des religions , etc. Mayence, chez Jean Le Blanc, i685, 2 vol.
in-i8.
V. Histoire apologétique ou défense des libertés des Eglises reformées de France , etc. Ams-
GAU
terdam, H. Desbordes, 1688, 2 vol. in-12.
Ces différens ouvrages, le cinq^uième surtout, ont été utiles k fclie Benoi.st pour la composition’ de la dernière partie de son Histoire de l’Edit de Nantes.