VI. Sermons. Berlin, i vol
in-8“.
François de Gaultier mourut en i'jo3 , chéri et vénéré du troupeau auquel il avait toujours rendu utile le crédit (lontil jouissait à la cour de l’Electeur.
GAUTHIER ou GAUTIER (Joseph) , chanoine régulier de la congrégation de Notre-Sauveur , professeur de mathématiques et d’histoire des cadets gentilshommes du roi de Pologne Stanislas , fut nommé aussi membre de l’académie de Naucy.
J.-J. Rousseau ayant condamné à l’immortalité cet académicien qui eut la hardiesse de se mesurer avec lui , il me semble que la Biographie universelle pouvait lui donner une petite place dans son vaste recueil. M. Gauthier remporta un prix à l’académie française, en 174^, pour \in Discours sur l’inutilité de la dispute.
L’auteur ne tira aucun fruit de cette victoire , puisque, dès l’année 1750, il^hséra, dans le Mercure de France , une réfutation du discours do J.-J. Rousseau sur les sciences. On trouve cette réfutation dans plusieurs éditions des œuvres du philosophe de Genève. J.-J. Rousseau ne crut pas devoir répondre à cet adversaire; mais ses motifs , exposés dans une lettre très-piquante adressée à Grimra , engagèrent M. Gauthier à répliquer, line put détei^
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miner Rousseau à rompre le silence.
En 1752, M. Gauthier publia à Lunéville laLRi'J'utation du Cehe moderni\ ou objections contre le christianisme, avec des réponses , etc., I vol. petit in-8“. L’autorité trouva apparemment les réponses moins fortes qfic les objections; car ce volume fut défendu à Nancy, ce qui n’empêcha pas de le remettre en circulation quelques années après, sous la rubrique de Lunéville et Paris, Delalain, 1765. L’ouvrage réfuté par M. Gauthier, a été imprimé sous ce titre : Examen critique du Nouveau Testament , parM.Fréret. Londres, 1777, petit in-8“.
On le retrouve dans plusieurs éditions des prétendues œuvres de Fréret.
M. Gauthier voulut aussi être poète ; il lut un jour à l’académie île Nancy une traduction en vers 'du 4* livre de l’Enéide; en l’entendant, on se rappela qu’il existait déjà un Virgile travesti. C’était pour un physicien 4rop sortir de sa sphère. Quand il y rentrait, M. Gauthier était admirable : calculs, méthodes, problèmes , journaux et traités savans.
Mémoires des académies de Paris et de Londres, il citait et appliquait tout avec justesse; il était, pcfiir tous ces objets, une bibliothèque vivante. La ville deNancy le perdit vers 1776.
( Histoire de Eorraine, par l’abbé Bexon , notes pour la seconde édition de mon Dictionnaire des anonymes. )
GAUTIER f Bü^ne ) , avocat général au grand conseil , infatigable traducteur de livres d« pieté,
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au commencement du xvn* .siècle, depuis V Imitation de Jésus-Christ jusqu’aux Vies des saints du jésuite espagnol Ribadeneira ( Voy.
ci-dev. le mot ( André ) ,
Moréri fait bien connaître ce pieux écrivain. Il a pourtant oublié de mentionner sa traduction de l’Imitation, qui paruten i6o5, et celle des Traités spirituels de Thomas à Kempis, ib23, in-12.
L’Imitation de R. Gautier a eu jieu de succès ; celle du garde-dessceaux Marillac, imprimée pour la première fois en 1621 , la fit oublier ; il est à remarquer cependant que plusieurs éditions in-8“ de la traductionde Marillac por ten t sur le frontispice ces mots:
traduits par M. R. GA. ou R. G.
A., qui semblent indiquer Réné Gautier. C’estsans doute une ruse des libraires , occasionnée par la réputation dont jouissait ce traducteur, et par la modestie de Alarillac, qui a toujours gardé l’anonyme. La Biographie universelle ne donne point d’article à Réné Gautier.
G.AüTIER'(FRAvrois),prémontré. La Biographie universelle nous présente ce religieux comme étant né vers le milieu du xvi® siècle ; ensuite elle cite un ouvrage , qu’il a fait imprimer en 1705 dans le Journal de Soleure.
Il devait être âgé alors de i5o ans.
Une méprise du même genre termine cet article, puisqu’on fait mourir François Gautier en 1629.
Cette fausse date se trouve , à la vérité, dans la Bibliothèque Lorraine de Calmet ; mais une lecture attentive , de l’article du savant bénédictin, eût fait remarquer qu’il fallait lire 1720. Le P. Gautier est donc né vers le