‹ Examen critique et complément des dictionnaires historiques les plus répandus, depuis le dictionnaire de Moréri, jusqu'a la Biographie Universelle inclusivement. Tome Ier, (A-J), contenant environ 240 articles nouveaux, 50 refaits, et 560 corrigés ou augmentésChapitre 233 sur 314 · GIB · texte numérisé non relu

GIB

GIANNONE (Pierre). Il est fort douteux que Louis de Bochal , comme le dit la Biographie universelle, ait traduit son Histoire de Naples, et que le libraire Bousquet de Genève n’ait pas voulu se charger seul des frais d’impression. M. Chaudon est le

E replier qui , en 1779, ait attriué à M. Desmonceaux la traduction que nous avons de l’important ouvrage de Gianuone.

Elle parut à Genève, quoiqu’elle porte le titre de Ea Haye. ; et c’est ce qui rend très-probable l’opinion de M. Sénebier , qui présente M. Beddevolede Genève, comme le véritable traducteur de Giannone.

GIBERT ( Jean-Pierre ), savant canoniste du xviip siècle ,.dont un des ouvrages a pour titre : Tradition ou Histoire de l’Eglise sur le sacrement de mariage. Paris , 1725, 3 gros vol. in-4“. L’abbé de Feller, qui ne manque aucune occasion de montrer,son opposition aux théolegiens ou avocats r^ui reconnaissent les droits de 1 autorité civile sur le mariage , cite ici , à l’appui de son opinion, un long passage tiré d’un auteur protestant.

11 ^ a plus à profiter dans le’ traite substantiel de M. Tabaraud , intitulé Principes sur la distinction du contrat et du sacrement de mariage , sur le pouvoir d'apposer des empéchemens dirimans, et sur le droit d’accorder des dispenses matrimoniales , Paris, Egron , 1816 , in-8° , que dans l’ouvrage diffus de M. Gibert.

GIBERT ( Baltuasar ) , parent du précédent. Ce célèbre profes-

«eur de rhétorique , dans ses Ju- ^emens des savans , a rendu un compte très-Jjdèle d’une disjiute sur l’éloquence , occasionnée en 1695 et années suivantes, par la préface mise par Goibaud-Dubois en tête de sa traduction des sermons de S. Augustin, par quelques, réflexions du P. Lamy .bénédictin, dans son Traité de la connaissance de soi-même , et par quelques ouvrages de Gibert luimême. M. Brulart de Sillery, évêque de Soissons , ne dédaigna pas de se mêler parmi les combattans ; ses lettres au P. Lamy ont été imprimées en 1700, par les soins du P. Bouliours, dans le recueil intitulé : Réflexions sur l’éloquence. L’abbé Goujet, vers la fin du 1"' vol. de sa Bibliothèque française , n’a pas rendu un compte aussi exact de cette dispute. Il ne fait entrer M. de Sillery dans la lice , que vers l’année 1706. Malheureusement la Bio~ (graphie universelle l’a pris pour guide, danslçprécisqu’elle donne de cette dispute. On y remarque plusieurs inexactitudes.

Y a-t-il de la justesse dans l’opinion de la Biographie univer~ selle , touchant les Jugemens ^es savans qui ont traité de la rhétorique, par Gibert ? Elle dit que cet ouvrage est bien supérieur à celui que Baillet a publié sous le même titre ; mais d’après ce que Baillet a donné du grand travail dont il a conçu le plan , voici le litre qui convient à son ouvrage :

Jugemens des savans sur les imprimeurs, les critiques, les grammairiens , les philologues , les traducteurs , les poètes grecs et latins et les poètes modernes. Si toutes ces parties ne sont pas également bien traitées, on ne

Page 1