‹ Examen critique et complément des dictionnaires historiques les plus répandus, depuis le dictionnaire de Moréri, jusqu'a la Biographie Universelle inclusivement. Tome Ier, (A-J), contenant environ 240 articles nouveaux, 50 refaits, et 560 corrigés ou augmentésChapitre 232 sur 314 · GES · texte numérisé non relu

GES

ainsi , pag. 257 , prem. coloniip :

« Gesner a encore composé des contes moraux , des drames , etc.

...Ses contes moraux , écrits d’un style assez trivial, offrent des traits d’une grande vérité à côté de nlusieurs invraisemblances. »

Ces contes ne sont point de Gessner, ils sont de Diderot, et ont paru imprimés , pour la première fois , dans l’édition donnée par Gessner, de ses nouvelles idylles. 1773, in-4", sous le titre de Contes moraux et twuvelles idylles de D.... et Salomon Gessner. Dans le conte qui a pour titre Entretien d'un père avec ses enfans, Diderot suppose que c’est son père lui-mêmeouiestle héros de 1 aventure, et ry nomme en toutes lettres. Le style de ces contes a la couleur du sujet, et ce n’est pas précisément de la trivialité qu’on peut leur reprocher, mais quelque chose de ce dévergondage qui entrait dans la manière dél’auteur. Diderot, ajoute la Biographie , dans la seconde colonne ae la même page 257, qui avait traduit les contes moraux et les idylles , etc. Ici la Biographie est en contradiction avec elle-même; car dans la première colonne elle avait nommé le véritable traducteur des nouvelles idylles , M. Paul- ( lisez :

Jacques ) Henri Meister de Zurich.

Je 1 avais désigné dans mon Dictionnaire des anonymes. J’avais aussi présenté Diderot comme auteur des Contes. Dans la suite du même article , la Biographie universelle signale M. Meister comme un honyne peu familiarisé avec notre langue ; ce jugement est mal motive , car on doit à M. Meister huit ou dix ouvrages composés en français.

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