‹ Examen critique et complément des dictionnaires historiques les plus répandus, depuis le dictionnaire de Moréri, jusqu'a la Biographie Universelle inclusivement. Tome Ier, (A-J), contenant environ 240 articles nouveaux, 50 refaits, et 560 corrigés ou augmentésChapitre 253 sur 314 · GRI · texte numérisé non relu

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GREGORY( Jean ) , médecin écossais. Nous possédions une traduction française de ses Observations sur les devoirs et 'la profession du médecin , par un anonyme , 1774, in-12. La Biographie universelle n’a cité que celle de , M. Verlac, 1787 , in-12.

* GRIÈVES ( Georges ) , desj|^, Etats-Unis d’Amérique, mort à Bruxelles vers le mois de mars

Il avait porté les armes avec distinction pendant là guerre de l’indépendance américaine , et il s’étaitacquisensiiite unnom dans les sciences et les lettres par la publication de divers ouvrages français ou anglais. Il fut le premier envoyé ektraordinaire des Etats-Unis auprès des Etats-généraux desProvinces-Unies. M. Grièvesfut lié d’amitié avecplusieurs • hommes célébras ; parmi eux l’on distingue le héros d’Amérique ^ Washington, MM. Jefl’erson, Franklin, Fox, Mirabeau, ainsi que plusieurs autres personnages dont les noms sont moins fameux dans les deux Mondes.

GRILLET (Jean-Louis), ancien recteur du collège de Carou-

fes , aufeur d’un Diêtionnaire is torique, littéraire et statistique des départemens du Mont-Blanc et du • Léman ; Chambéry, 1Q07,

3 vol. in-8® ; rempli de recherches neuves et curieuses. La Biographie universelle a rendu une pleine justice à ses connaissances en tout genre , et à ses vertus religieuses ; les continuateurs de Feller lui reprochent un excès de tolérance religieuse. Peu d’ecclésiastiques aujourd’hui s’exposent au même reproche.

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GRIMM ( Frédéric-Melchior , baroa de). Avant la publication de sa vaste Correspondance , Grimro n’etait connu que par quelques opuscules ingénieux et par la peinture que J.nJ. Rousseau a tracee de son caractère dans ses fameuses Conjessions. P ai publié, en i8i4, sous le titre de ^ment à la Correspondance de Gnmm , le recueil de ses opuscules ; la Biographie universelle renvoie ^ ce volume que le public a accueilli très-favorablement. Les continuateurs de Fel- 1er n’ont pas cru devoir le citer , sans doute pour mériter de plus en plus le titred’abréviateùrs infidèles de la Biographie.

GROTIUS (H»gues ). L’article de ce grand homme dans la Biographie universelle ne laisserait rien à désirer, sU’iudication des traductions fraqgaises de ses ouvrages était plus soignée.

1®. Le Droit de la guerre et de la paix a été traduit par Antoine de Courtin, résident général pour le roi de France auprès des princes et Etats du nord. Paris, i688,

2 vol. in-4“. Amsterdam, 1708 ;

3 vol. in-i2. On trouve à la fin la traduction du Traité de Grotius, ii^itule Mare ^fbentm , dont M. Champagne a publié seulement l’analyse en français , Paris, i8o3 , in-o°. Cette .traduction reçut un bon accueil du public ; mais elle a été effacée par celle de Barbeyrac, publiée à Amsterdam, en 1724 , 2 vol. in-4“, avec des notes estimées, et dont la meilleure édition est celle de Bâle, 1746 ,,2 vol. in-4“.

2®, Il y a une plus ancienne traduction de son Traité de la l'ertié de la religion chrétienne ,

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que celle de Mezeray. Elle parut sous le voile de l’anonyme, à Amsterdam , chez J. Blaew, en i636,in-i8. Je tâcherai de prouver dans la seconde édition de mon Dictionnaire des ouvrages anonymes , qu’elle est d’Etienne de Courcelles

3®. Les Annales et Histoires des troubles des Pays-Bas , ont été traduites en français par Nieolas l’Héritier, père de la célèbre mademoiselle l’Héritier.

Amsterdam, Blaew, 1662, in-lol.

4®- Son Antiquité de la Républi que Batfive , a été trad. par Hélie- Poirier, Parisien.

5®. Son Traité du pouvoir du magistrat politique sur les choses sacrées, a été traduit par Lescalopier de Nourar, 1751 , in-12.

GROU ( Jeav ) , né le 24 novembre 1731, au Calaisis, diocèse de Boulogne, avait fait ses premiers* vœux dans la Compa- , gnie de Jésus , lors de la suppression de la Société. Il publia à Paris, en 1762, la traduction de la République de Platon , qui fut très-bien accueillie dçs savans et du public. Elle a été réimprimée à Amsterdam l’année suivante.

Après la destruction delà Société dont il était membre , et après avoir réWgé la réponse aux Extraits rt(es assertions , cet habile helléniste se retira à Poni-à-Mousson , où i], passa seulement quelq^ues années. En 1763, il alla en Hollande, et s’y occupa de la continuation de sa traduction de Platon. On vit, .en effet, paraître à .4inslerdam , cheft Marc-Michel Rey, én 1769, la traduction de.s Isoix ,é.t,en 1770 , celledes D/o- .

logues. On trouve ^u, tête de la traduction des Lois un téraoi—

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gnage des professeurs Ruhnkenius et Valckenaer, bien honorable pour M. Grou. Ce savant modeste revint à Paris vers 1776.

Il s’y occupa avec un de ses anciens confrères , le pcr|^ Guérin , frère de Yhistorien des temps faimleux, de la composition d’un Traité dogmatique de la vraie religion , ouvrage étendu dont les matériaux furentremis àl’aR>é Bergier, qui le rovit , l’augmenta et le publia , sous son nom seul , en 1786, 12 vol. in*i2.

L’abbé Grou fit paraître à Paris , en 1 786 , la morale tirée des Confessions de saint Augustin, 3 vol. in-i2 ; en 1788, les Caractères de la vraie dévotion, i vol.

in-i8; en 178g, les Maximes de la vie spirituelle ( en vers ) , avec des explications en prose, i vol.

in-i2. 11 devait publier l’analyse des autres ouvrages de saint Augustin , mais il est probable que la Révolution de i^8g dérangea son plan: 'elle l’eloigna de la France, ou au moins de Paris.

L’abbé Grou se retira en Angleterre, chez Thomas Weld , ieux catholique qui avait fait àtir dans sa terre de Lutworth un couvent à la colonie de Trapistes qui , de Fribourg , allaient s’établir au Canada , et qu’il avait retenus. Il a été confesseur de la maison de Thomas Weld ^ et chapelain de sa Chartreuse. \

Le libraire Beaucé a publié à Paris, vers 1814, un ouvrage de cet estimable auteur, intitulé :

Tu Intérieur de Jésus et de Marie, 3vol.in-ia. «

On doit encore à l’abbé Grou:

Méditations en forme de retraite sur V amour de Dieu , avec un petit écrit sur le don de soi-méme à Dieu. Londres, chez J. P. Go-

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ghlan , imprimeur; 1796, petit m-i2.

* GRÜTERUS(Isaac ) était fils de Pierre , et , par conséquent , etit-fils de Tnomas, père de ierre , sur lequel on peut voir le Dictionnaire historique et critique de Bayle , note B.

Bayle parait n’àvoir point connu cet Isaac , qui a néanmoins publié quelque chose , comme Hug. Grotiiquœdam hoc tenus irftdita , aliaque ex Belgich editis laiinh versa , argumenti theologici , juridici , politici y i65a , chezL.Eleevier.il traduisit aussi, ’ en i653 , un petit Volume des .

OEuvres du chancelier Bacon , ui fait la secoi|^e partie de l’éition renouvelée à Amsterdam en 1780. Son frère Jacques avait traduit la Sylva sylvarum du même chancelier : il corrigea la seconde édition de cette version , après^ la mort du traducteur. Je ne sais en quelle qualité il était dans l’école latin^de Nimègue.

Il fut depuis dans celle de Rotterdam , d’où il date son épître dédicatoire de la Sylva sylvarum , è Gymnasio Erasmiano , 1661.

Celle des -Cogitata et visa du même Bacon , est datée de La Haye, i653.

(Tiré du Recueil des discours de Barbey rac. Amsterdam , 1781 , 2vol. in-i2. )

GÜASCO ( OcTAviEN de) , abbé.

La Biographie universelle fait obser^|r , avec raison , que dans le recueil de Dissertations historiques, politiques et littéraires , publié par cet auteur, Tournay, 1756, 2 vol. petit in-8*, ne se trouve pas la pièce couronnée en 1749) par l’académie des ins-

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