‹ Examen critique et complément des dictionnaires historiques les plus répandus, depuis le dictionnaire de Moréri, jusqu'a la Biographie Universelle inclusivement. Tome Ier, (A-J), contenant environ 240 articles nouveaux, 50 refaits, et 560 corrigés ou augmentésChapitre 255 sur 314 · II. Oratio in Lucani Pharsaiiam , Tolosæ, i5ig , in · texte numérisé non relu

II. Oratio in Lucani Pharsaiiam , Tolosæ, i5ig , in

III. Oratio coràm Clémente T^II habita qud Rhodiorum oppugnntionis et deditionis summa continetur. Romæ , i533, iu-4‘’- Ce dernier discours a été traduit en français. par le père G||||||pentier, dans le Mercure de i^^p» oy. cidevant le mot CliAHPENtlER.

GüICHARDJN (Louis) , gonfalonnier, frère de l’historien , est auteur du petit volume imprimé à Paris sous ce titre : Il sacco di Roma , 1Ü64, réimprimé à Cologne ou plutôt à Florence , 1^58 , in-8”. ..

GUILLAUME in, ro* d’Angleterre, On lit dans la Biograjjhie universelle : •< La Pieoa V Histoire de Guillaume IJI a été écrite par Simon et quelques > autres écrivains aussi .obscurs, Ces auteurs méritent peu d’être lus. u On à , sans doute , voulu parler d’une Histoire de Guillaume. JH, roi d' Angleterre , etc.-, par P. A. Samson ; La Haye, chez Foulque, i']oi et 1704 , 3 vol. grand in-12. Cette histoire « écrite dans des princi- • pes républicains , ne va que jusqu’en 1Ü75. Il existe, en français , deux autres histoires anonymes du même prince , toutes deux continuées jusqu’à sa mort etiin-

firiiuées à .Amsterdam, en 1703, ’une , chez P. Mortier, en 3 vol.

petit in-8°, et l’autre, chez P.

Ilrunel, en, 2 vol. grand in-i2..

L’auteur de cette dernière est fort royaliste. L’autre n’est guère.remarquableque^par les 80 ligures , au moins , dont elle est enrichie.

On a aussi une Histoire de

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Guillaume III, en anglais, par perte. Le cinquième livre est sui- Abel Boyer, Londres, 1702 eb vi de aeux odes. Claude Garnier années suivantes, 3 vol. in-B°. Les faisait grand cas de Jacques Guil- NouvcUes de la république des lot ; sou témoignage était d’aule tires , du mois d'aoùt 1702, tantplus remarquable qu’il avait donnent une analyse étendue du lui>méme , en 1604 , publié le premier volume. La Biographie premier livre de la suite de la universe!^^ eu grand tort de Franciade de Ronsard, nier, l’existence

de cet oinRge. 11 paraît que cet ‘•'GÜISAIN ou GUIZAIN ( D. ) , auteur n’a point publié Vaisloire prêtre de Saint-Sulpice et directe Guillaume -le— Conquérant , teur du séminaire Saint-Irénée de puisqu’on assigne à cette préteu- Lyon , est le premier auteur d’un due-histoire la date de celle de livre très-édinant qui se réimpri- Guillaume III. Il y ad’autresmé- me encore fréquemment sous le prises dans le même article. Elles titre de Sages entretiens. La prese trouvent rectifiées par les dé- mière approbation donnée à ce tails que je présente ici. Lesmémef petit livre est datée de Caen, le détails redressentdeux articles de 8 mai 1668. On en voit ensuite

mon Dictionnaire des anonymes, deux autres datées de Paris , la

première en 1678, et la seconde ♦GUILLOT ( JacqVes ) , poète en 1679. Après la mort de l’aufrançais, né dans la province de teur, arrivée vers 1700 , les Aig-ea Berry, suivant Colletet. Il em- entrions ont été revus et aug— brassa l’état ecclésiastique , et ob- raentés, 1® à Nancy, par Jean^^ tint le rectorat et la cure de l’é- Baptiste Cusson^ vers 17I0; 2® k glise de Saint-André de la ville de Paris, en 1719, par un anonyme^ Châteauroux ; il y ménagea si Des éditions plus récentes con— bien son temps, qu’anrès ses fonc- tiennent de nouveaux change— tions pastorales il s'exercait au mens. On a retranché des noudoux métier des muses qu'il avait velles éditions quelques histoires toujours aimées dès sa plus ten- apocryphes , telles que celle du. dre jeunesse. La réputation que chanoine ressuscité en présence Ronsard s’était acquise par la pu- de St. Bruno, blication des quatre premiers livres de la Franciade , réveillait GÜISCHARDT (Charles-Théo— à toute heure ce jeune poète ; il phile). J’ai déjà fait remarquer se fâchait de voir imparfaite la que les auteurs de là Biographie Vénus de cet Apelle , et il eut la universelle ont confondu en un. hardiesse de la vouloir achever, seul deux ouvrages très-remar- Déjà il avait chanté les louanges quables de cet' auteur, c’est-à— d’Henri IV dans son Frafteion; iirc , ses Mémoires militaires sur il fit imprimer à Paris, en 1606, les Grecs et les Romains, en 2 la suite de la Franciade de Pierre vol. in-8° , et ses Mémoires critide Ronsard : c’était le cinquième ques et historiques sur plusieurs livre. Le peu de succès qu’il ob- points d'antiquité militaire, imtint empêcha l’auteur de publier primés à Berlin, en 1778, 2 vol. les suivans. Colletet regrette leur in-4® , et à Strasbourg , en 1774 >

D^j^lized by Googh

GUY

4 vol. in-8”. La même méprise se reproduit dans l’article meme de l’auteur. Chaudon et Feller se sont aussi trompés dans l’indication de ce dernier ouvrage.

GÜSSANVILLAN. Voyez ci-devant Goussainville.

♦ GUY DE TOURS ( Michel) , exerça les fonctions d’avocat ; il fit paraître , en i5g8 , les Premières œuvres poétiques et soupirs amoureux de Gujr de l'ours. Ce volume e^ divisé en 'quatre parties. ita seconde a été composée en faveur d’une maîtresse qu’il appelle son Anne} Colletet lui reproche l’emploi de ce mot équivoque , comme il reprochait à Daniel Heirtsius d’avoir nommé sa maîtresse Rossa , au lieu dé l’appeler Rosa. Du reste , Colle-' tét loue plusieurs sonnets de notre auteur, et 'il va jusqu’à dire que plusieurs de ces petits poèmes ont des beautés que toute la Grèce eût approuvées', et dont Anacréon lui- même eût fait beaucoup de cas. La troisième partie est intitulée : Mignardises amoureuses de Guy dé Tours en faveur de sa Nérée. La quatrième a pour titre: Mélanges} c’es^H recueil de toutes sôrtes de nialHres et de vers tant français que latihs , avec plusieurs imitations et versions de quelques chants de l’Arioste , de Pétrarque , des Métamorphoses et des Epîtres d’ftvide, etc. Cet auteur mourut vers ifiqfg.

GüY.àRD ( An^oive) , bénédictin de la congrégation de Saint- Maur, sur lequel on trouve deux articles dans le dictionnaire de MM. Chaudou et Delandine, et qui à été omis par la Biographie

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universelle. publia , en 1748 * in-b”, pour la première fois, sa Dissertation sur l’honoraire des messes, plus pur danssa source que dans ses effets. Cette dissertation fut attaquée avec aigreur et mauvaise foi , en 1 7 |p, dans le Journal de Trévoux., rédigé, comme on sait , par des jésuites. L’auteur voulut réporfdre en particulier à cette critique ; mais il s’est contenté de donner, en 1757, une nouvelle édition de ÿa* Dissertation , revue, corrigée et augmentée , polir servir en même temps de. réponse à la critique des journalistes de Trévoux. Cet ouvrage, mis à Vindex de Rome , a été traduit en italien. D. Tassin , dans son Histoire littéraire de la CongrégationàeSaint-Maur ,'ÿAT\cAe la réponse de D. Guyard aux journalistes de Trévoux ; mais on ne croit pas , ajoute-t-il, qu’elle ait été imprimée. On voit que D.

Tassin ne- connaissait pas la seconde édition de l’ouvrage de Son co'nfrè^ Feller a un peu amélioré l’article de M. Chaudon.

GUYOT DE PROVINS , moine bénédictin dû 'xii* si'ecle , trèsconnu par un ouvrage qui est resté long -temps manuscrit , et désigné sous le nOm de la Bible- Guyot. Voyez ci-devant le mot BEkcî (Dùgueade). ,

GUYOT (Thomas) , .maître d’étude dans les petites écoles de Port-Royal , vers iGqô , et énsuité maître-ès-arts en l’université de Paris, est auteur de huit traductions anonymes ou pse-adonymes publiées à Paris , de i665 à 1678. Voiqj les titres de ces traductions : '

I, Lettrés morales Ê politiques

DIgit! by Guugle

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de Cicéron à son ami Unique, sur le p.nrli qu’il devait prendre entre César et Pompée ( traduites en français avec le texte latin en regard ). Paris , Claude Thiboust ,

1665 , petit in-i2 de 270 p., avec un Avis au lecteur de 10 pag. et demie.

Ces Z,e//res sont tirées des liv.

8 et 9 de la collection.

II. Nouvelle traduction des Bucoliques de T^ir^ilc , avec des notes (et le texte latin en regard).

Paris, Claude Thiboust, 1666, petit iu-i2 de 128 pag. , avec u§ Avis au lecteur de 12 pag.

L’Epîlre dédicatoire à M. de ITarlay de Bonneuil , avocat en parlehient , contient G pag.

Cette traduction a été réimprimée en 1(591 , chez la veuve du même libraire , sans l’Epître dédicatoire.

III. Nouvelle traduction des Captifs. de Plaute, avec des notes (et le texte latin en regard ). Paris , Claude Thiboust, 16GG, pet.

in-i2 de 280 pag. , avec un Avis au lecteur de 8 pag.

Dédicace de l’auteur à son neveu , 5 pag.

TV. Nouvelle traduction d'un nouveau Recueil des plus belltts Lettres que Cicéron écrit à ses amis (avec, le texte latin en regard). Paris, Claude Thiboust,

1666, petitin-i2 ^ avec un Avis au lecteur de 56 pag.

Dédicace au comledeMontauban, filsilu duc deMontbazon , signée Le. Bachelier /jvas. et demie.

V. Billets que Cicéron a écrits tant à ses amis communs qu'à Attique son ami particulier (avec le’ texte latin en regard , sons le titre i'Epistolœbreviores). Paris, Claude Thiboust , i6Gt , petit in- 1 2,. qui d(ÿ ait être précédé d’une

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Méthode , en forme de préface , pour conduire un écolier dans les lettres humaines.

Dédicace au chevalier de Rohan , fils du duc de Montbazon , signée Le Bachelier , 5 pag.

Ce petit volume a été réimprimé en 1684 et en i(>9;j , chez la veuve de Claude Thiboust. Il eu existe encore une édition de 1728, cirez Claude-Louis Thiboust.

La Méthode en forme de préface ne se trouve dans aucune édition, l’auteur l’a sans doute fbndue dans d’autres préfaces.

VE. Les Fleurs morahs et épigrnmmatiques , tant des anciens que des nouveaux auteurs; dédiées à monseigneur le Dauphin ( avec les textes en regard). Paris, veuve de Claude Thiboust , 1669, in-12 de 890 pages, avec un Avis au lecteur de i3 p.

La dédicace , signée'Le Bachelier, a 5 pages-. Le privilège du roi a été accordé à M. T. G.

Ua plus grande partie de ce volume renferme des maximes touchant les dev’oirs de la vie civile , tirées du livre de Nicolas Mercier , professeur au collège de Navarre, intitulé : De ojfficiis scholasticorum ; Parisiis , 1 667 , in-12. On trouve ensuite les sentences des^ept Sages de la Grèce, mises en vers par Ausone , diverses épigrammes choisies dans Martial , dansCatulle , dansO-vven {Audoenus), dans Beze , dans Buchanan , etc. Viennent enfin les plusbelles sen tences des poètes, depuis Plaute jusqu’à Boëce ; le volume est terminé par les moralités des Fables de Phèdre.

VIL Lettre politique de Cicéron à son frère Quintus, touchant le gouvernement de l’Asie , et le Songe de Scipion du même auteur.

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avtfc ( Tes textes en regard , et ) divers avis touchant la conduite d<îs enfans, en forjne de préface.

Paris , veuve de Claude Tniboust , 1670, in-i2 de 110 pages peur les Avis, et de i34 pages pour les Traductions.

l^pître .dédicatoire au duc de Moiitausier , signée des- lettres initiales T. G. L. B. , 9 p.

• On trouve des exemplaires de la Lettre politique sans les*ijVer5 Avis.

VlII JVofn'e//e traduction des Géor^u^es de Virgile , avec des notes (Vt le texte latin en regard).

Paris , veuve de Claude’Thiboust , 1678, in-i2, avec un Avis au lecteur de 5 pages.

"Réimprimée en avec la

traduction des Bucoliques. L’Avis au lecteur ne se trouxe pas en tête de l’édition de i6jo, au moins quant à l’exemplair^ de la bibliothèque royale , le seul que j’aye pu voir jusqu’à ce jour.

Tl m'est facile de prouver que les huitvolumes ciléssontduseul Thomas Giiyot.

Trois de ces voluntes sont signés Le Bachelier ;*mais , dans l’uii de ces trois , le privilège est accordé à M. T. G. ; ce qui prouve que Le Bachelier, au lieiud’être^ suivant l’abbé Goiijet, le nom véritable de l’auteur , nP présente que le masque dont il se couvrait.

Aussi voiO-on le nom de Le Bachelier d^ns la liste des auteurs déguisés de Baillet, avec le nom de N. Guyot en regard. Placcius n’a rien ajouté à l’indication de l’a uteur des Ju^emens des Savons; mais un témoin , pour afnsi dire contempqyain , c’est-à-dire, Nicolas Clément, rédacteur du Catalogue manuscrit des livres iui-

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primés de la bibliothèqae du roi, nous apprend*que le prénom de Guyot était Tliomas.

Dans le volume imprimé en 1670, l’auteur a ajouté^à ses deux initiales T.’G. cel^s-ci L. R., ui signifient probablement Le achelier, comme s’il eût voulu dire Thoipas Guyot, ctmim sous ce nom Z/C Bachelier. Danj le privilège du roi , qui tennine le* même volume , l’auteur est qualifié de maître-ès-arts eu l’université de Paris, ainsi que dans la plupart des précédeiis volumes ; le lecteur sait donc à quoi s’en tenir sur les initiales par lesquelles notre auteur se désignait ^ il connaît son nom., ‘le masque qu’il /ivait eiifprunté , et le titre doi^t ira joui dans J’enseigneiitent.

L’examen de chacun des ouvrages dont nous venons de donner la liste, démontre qu’ils sont tou^ du même Thomas Guyot.

En effet, M. T. G. L. B. , avoue dans l’Epître dédicatoire à M. de Montausier , que ce duc lui a accordé riionneur de dédier à monseigneur le Dauphin un Recueil d’ instructions morales. C’est indiquer a.sse'/ clairement les Fleurs morales et épigramma— tiques qui avaient paru l’année précédente avec la signature de Le Baclielier, au bas de l’Epître dédicatoire II ne peut y avoir d’incertitude pôur les deux autres volumes qui portent cette signature. . -•

On trouve, dans \’ Avis au lecteur qui précède la traduction des CaptA's , comme dans celui de la traduction des Bucoliques , les mêmas principes sur l’utilité des traductions , et sur la nécessité d’occuper les enfans à cet exercice, long-temps #vant de

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leur fairo»iueUr(î ilu français eu latin. Il eniiie d’ailleurs une parfaite ressemblance entre le titre et le privilège de ces deux traducticviis. Eu faut-il davantage pour croiiü , avec le rédacteur du Catalogue de la bibliothèque ■ du roi, que ce traducteur est

Thomas ftuyot, le même que • celqi qui a signé les autres tra-

•ductions du nom Le Bachelier, ou des initiales T. G.,*T. G. L. B. ?

11 me reste à établir mes preuves pour la traduction des Lettres à Unique et pour celle des Gi!ongiques de \irgile: mon auteur, • dans V Avis au lecteur de la traduction des Lettres de Cicéron à ses amis , rappelle ce qu’il a dit (^oyct pages 4 fbuchant^

l’ntililAdes lettres pu général...?, dans la préface des lettres qne Cicéron écrit à Attique. Quant à la traduction des Géorgiques , l'Avis au lecteur présénte le même fond d’idées que celui des Bucoliques, et elle est attribuée formellement à Thomas Guyotpar . l’abbé Goujet.

Ces détails me paraissent sufhre pour prouver que les huit volumes dont je m’occupe , ont pour auteur Thomas Guyot , maître-ès-arts en Tuniversité de Paris. Cet habile et judicieux écrivain semble avoir oousacré • toute sa vie à l’instruction de fa jeunesse ; car Pabbé Goujet , dans la première édition de la Vio de Nicole , publiée «u (i) ,

nous apprend qne M. Guyot, sans doute le même que notre Thomas, était maître -d’études vers 1646, dans les petites écoles de Port-Royal. On m’#bjectera

(1) Voyez Vie de Nicole.

(Paris), , petit in-iz, p. zo et z5.

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