‹ Examen critique et complément des dictionnaires historiques les plus répandus, depuis le dictionnaire de Moréri, jusqu'a la Biographie Universelle inclusivement. Tome Ier, (A-J), contenant environ 240 articles nouveaux, 50 refaits, et 560 corrigés ou augmentésChapitre 256 sur 314 · GU · texte numérisé non relu

GU

peut-être que cette coiijecture*est très hasardée , puisque le nom de Guyot ne se lit plus dans la noUvelle édition de la Vie de Nicole, donnée en 1767 (1) ; mais je puis répondre que les variations de • l’abbé Goujet , viennent de ce qu’il a pris le nom de Bachelier pour un nom véritable. C'est ce que l’on remarque dans le compte qu’il rend de la traduction des Cajitifs de Plaute (2). Cette idée l’aura empêché de faire des recherches sur Thomas Guyot; et de se rappeler qu’il a vai honorablement mentionné ce traducteur dans sa T^ie de Nicole.

D’ailleurs, après l.a destruction des écoles de Port-Royal , le nom de Le Bachelier ou celuideGuyot, n’ont pas dû intéresser vivement les anus de cette célèbre maison ; car on volt Thomas Guyot , en 1GC6, dans son Epître dédicatoire au comte de Montauban , signée Le Bachelier, appeler le collège de Clermont une Ecole célèbre que la piété avait consacrée ù la science et à la vertu. Ce passage pouvait-il plaire aux implacables ennemis dw jésuites? 11 explique peut-être le*silence de Bailîet sur Thomas Guyot , dans son chapitre des Traducteurs , et mênre la •adiation que l’abbé Goujet a faite du uqiu-de Guyot, dans sa nouvelle *ditiou de la f^ie de Nicole. Il faut , en effet , que les amis de Port- Royal aient eu des motifs particuliers , pour ne nous transmettre aucun détail sur un écrivain qui avait

(i) Voyez Z0| où le nom «Jo Guyot c remplacé par celui de Gaudouj et page 20 , où le nom de Coustel est sub.stitud à relui de Guyot.

(i) Voyez Bibliothèque française ,

Dkîii.- y Googk

GUY

partagé les utiles travaun deLanecelot , de Nicole, de Saci» etc.

Si cette conjecture est vraie , elle ■ ajoute encore au mérite de Tho- . mas Guyot, puisqu’elle prouve qu’il a loué les hommes de tous les partis , dans lesquels il reconnaissait de la science et de la ■vertu. ’

Le professeur Gaullyer a proclame, sans s’en douter, le mérite de Thomas Guyot. Apres avoir loué les principes de TVl. de Saci , dans la traduction de trois comédies de Térence, il ajoute (i) que s’il n’appréhendait de fatiguer la patience de ses lecteurs , il leur rapporterait en entier l’avant-propos que MM. de Pçrt- , Royal ont mis à leur traduction des Bucoliques de Virgile.

Du reste , les dédicaces qu’on lit en tête de quatre ouvrages de Thomas Gi^ot, prouvent que, depuis sa sortie de Port-Royal , il a eu des rapports particuliers avec des familles très^istiuguées.

Dans cAle qu’il a adressée au dauphin, il parle de l’extrême joie qu’il a eue de savoir que son travail ne lui avait pas été inutile.

L’histoire littéraire nous présente donc quelques circonstances intéressantes de la vie de Thomas Guyot; mais elle nous laisse ignorer le lieu de sa naissance et 1 époque de sa mort. Seulement l’on entrevoit qu’il a dA mourir à Paris, dans un âge assez avancé, puisqu’il- s’est écoulé un espace de trente-déUx ans au moins en-

(i) \ oyez, Rematques sur U Traité des études de RoUm , ji. 197, ù la suite de Teri '/ICC, Cicéi'o/i J (Jesar, etc. , justifiJs contre la censure de M. RoUin.

Paris, 1718, in-ia.

GUY 4,9

tre son séjour à Port-Roval «t la publication de sa traduction des Oécrgiques-àe Virgile. 11 s’attacha à l’université f e Paris , vers i665 , ainsi que le prouve le privilège du premier de ses ouvrages.

Voy. ma Notice sur la vie -et les ouvrages de Thomas Guyot , traducteur français du xvii* siècle ; Paris, de l’imprira. de J. B. Sajou, , i8i3 , in-8“ de 36 pag. , extraite d U Magasin encyclopédique, mois d’août i8i3.

■•GUYOT ouGlOT ( .Alexatsore Toussaint ) , tnaître des comptes à Rouen , frère du fameux abbé Gnyot des Fontaines y mort en 1734, est désigné sous les qualités de traducteur et A’ historien, dans ht liste alphabétique des homjnes illustres , nés en Normandie , ré-* digée par l%bbé Saas, en 1764.

Comme M. Guyot n’a point mis son nom à ses ouvrages, il était assez difücile de vérifier l’assertion de l’abbé Saas. Je puis affirmer , d’après de graves autorités, que M. Guyot a publié: 1” en 1700,, à Paris, chez Barbin,

V Histoire des reines Jeanne première et Jeanne seconde, reines de Naples et de Sicile, i v. in-12.

Cette histoire est citée dans la nouvelle édition de la Bibliothèque histor. de la France , sous les noms de Desfontaines des Huyots. * sont évidemment les noms de l’auteur retoufnés et xlénaturés.

2". En 1708, à Paris, chezMa-»

/iette , le Chemin du ciel et le Testament , ou Préparation à la mort , écrits en latin , pèr le savant et pieux cardinal Bon a , et traduits nouvellement en fran- ' fais, I vol. in-i6. Cette traduction a été réimprimée en 1716 et en

420 • UAL

GJUYTON DE MORVEAU ( Louis-Bernard ), chimiste érudit et laborieux, remplit, avec d»tinclion , pen^lant nombre d’années , la charge d’avocat-géuéral au parlement de Dijon ; il fit imprimer dès 17^5, les Discours et , Eloges qu’il eut occasion de prononcer en public ; 2 vol. in-12.

Eu 1782, il augmenta ce recueil * d’un troisième volume. La Bio~

UAL

graphie universelle me semble n’avqir pas bien distingué ces* deux époques , et elle donne à entendre qu’il existe au moins ' 4 vol. de Plaidoyers et Discours imprimés de M. Guyton de Morv^au. L’erreur est évidente pour J époquedei775, puisque M. uuytoii nepubliaalors que deux vol.,

et non trois.

Page 1