‹ Examen critique et complément des dictionnaires historiques les plus répandus, depuis le dictionnaire de Moréri, jusqu'a la Biographie Universelle inclusivement. Tome Ier, (A-J), contenant environ 240 articles nouveaux, 50 refaits, et 560 corrigés ou augmentésChapitre 257 sur 314 · II · texte numérisé non relu

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HAGüAlS ( Augustin i.e). L’auteur du Portrait des Avocats , en 1679 ,»M. Pocquet de Livonière , donnait le troisième rang parmi ceux de sa profession , à François Le Haguais , .fils d’Au^ gustin ; il fut employé à faire le préambule des édit# et ordonnances.

{Mémoires de M. duMasbaret.)

HALE (Sir Matthew) , savant jurisconsulte anglais. Louis Dumesnil a publié à Amsterdam , en 1688, une traduction française de sa vie , composée en anglais par Gilbert Burnet. La Biographie universelle ne l’a point citée.

HALES (John J. On. peut faire le même reproclie à l’article .de ce théologien anglican. Celui du P. Nioeron , toni. 21 , est beaucoup plus instrucMf ; il fait connaître les traductions latines .et françaises de plusieurs ouvrages, de cet auteur. Voy. l’ouvrage intitulé : La Religion protestante , une voie siire au salut , par M. Chillingworth , chancelier de l’Eglise de Salisbury , où l’on a joint des Dissertations de M. J.

Haies chanoine de Windsor , et

les Vies de ces deux auteurs ; traduit de l’angl. Amsterd., P. Mortier, 1730,3 vol. in-12.

HALIFAX (Sir Georges SAVI- LE, marquisd'),hommed’Etatcé- • lèbre, mais d’un caractère équivoque, naquit vers i63o, et rem—

Ïilitdes fonctions éminentes sons es règnes de Charles H , Jacques 1 1 et CuillaumelII. Charles II lecréa pair, et le nomma, en i(jp2, ambassadeur extraordinaire avec le duc de Buckingham et iJ^ comte d’Arlington , pour négocier la.

f>aix entre la France et la Holande. Ses deux collègues n’approuvèrènt point ses vues en faveur de la Hollande, et la uégo— ' dation échoua. Il s’opposa avec force au bill de l’obéissance passive, dirigé contre les non-conformistes en 1Ü75; le promoteur de ce bill , lordDanby , le fit r.iyer de la liste des mfinbres du conseil du cabinet , l’année suivante, pour un mot piquané qu’il s’était permis en conseil contre ce premier minislre. Son exclusion fut très - agréable au di^c d’Vork, qui, à cette époque, avait une grande aversion pour lui, parce qu’il avait parlé avec beaucoup

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«le ‘fermeté et, de courage d#ii s* la chambre des lords , contre la déclaration de tolérance. Cependant , en .1679 , il rentra de nouveau dans le conseil , où l'on agita la question de l’exclusion du • duc d’York ; il parut s’y opposer ; mais il proposait en même temps de borner l’autorité du duc, tellement que s’il montait sur le trône , il lui fAt impossible déporter aucun préjudice à l’Kglise et à l’Ktat. Les craintesqu’il montra contre le danger de rendre la monarchie élective, par le projet d’exclusion, parurent d’autant plus extraordinaires, qiie le droit héréditaire était le sujet A; ses railleries, et qu’il avait dit souvent : Personne ne prend un cocher par la seule raison que.

son père a clé bon cocher. Burnet prétend qu'au moment où Halifax tenait cette conduite en public, il témoignaitsecrèlement à ses amis «jue le but vers lequel il tendait était une répnhliqué.

La chambre des communes convertit néanmoins la propositiou de restreindre les pouvoirs du duc d’York , en un bill d’exclusion, et le roi prit le parti de Ja dissoudre au moment où elle allait lui adresser des remontrances contre Siinderland , Essex et Halifax. Shaftesbury, décoriccrte et fort en colère, déclara tout haut qu’il ferait payer de leur tête à ses collègues , le conseil qu’ils avaient donnédedissoudre le parlement. Halifax prit du chagrin de ce que le roi ne convoquait point un nouveau parlement selon sa promesse. S’apercevtiht alors ([ue le duc ne lui accordait plus sa confiance, et que le roi, tout en profitant de ses services , n’avait point véritablement d’é-

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gards pour sa personne , il s’éloigna de la courpourseretirerdans sa maisoli de campagne. L’auteur de laA’ie de Jacques II nous apprend qu’Halifax conserva néanmoins une influence nuisible aux intérêts du duc. Milord Russel ayant fait de nouveau , en i68o , à la chapihre des communes , la proposition d’exclure le duc d’York de la couronne, cette proposition fut- portée à lachainhre des lords, où elle fut vivement débattue. Lord Halifax

Ïiarla contre le bill jusqu’à seize ois. dette discussion extrêmement brillant^ dura de|juis trois jusqu’à neuf heures du soir, et se termina au grand contenteroentde Charles II etdeson frère, par le rejetdu bill àime majorité de trente-trois voix. Lord Halifax éclipsa ce jour-là son oncle, milord Shaftesbury, et employa des argiiiaens si forts , qu’i't panant à convaincre ceux qui étaient décides à h?s écouter. La chambre des communes, irritée de ce résultat, vota unSadressepoiir faire éloignerïlalifaxdesconseils et de la présence du roi , sous prétexte qu’il avait concilié les frequentes prorogations du parlement dans les derniers temps , mais véritablement pour la part qu’il avait prise au rejet du bill d’eiwclusion. Lti même chambre, bientôt après , vota deux autres adresses très-violentes, où l’on signalait le.s opposans au bill d’exclusio# , comme des eqpernis du roi et du royaume, et oii l’on insistait sur l’impossibilité d’accorder des subsides , tant que le bill ne serait point adopté. Le roi , qui aimait à maintenir la balance dans ses conseils, soutinttoujours Halifax, qu’il créa marquis , et fit lord

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(lu sceau privé, en 1682, quoiqu’il fût toujours en opposition avec le «lue d’York. Cet homme, qui possédait, dit Hume en parlant d’Halifax, l’esprit, le plus brillant et des talens très-étendus, affectait au milieu de tous ceux qui furent employés dans les affaires publiques , pendant le règne de Charles II , une espèce de neutralité entre les deux partis, et passait pour, le chef de c* petit corps, connu sous le nom de modi'rés ( irimmers). Cette ligne de conduite, plus facile à suivre pour des hommes intègres que pour des ambitieqx, n^pnt cependant lui obtenir la première ({ualification. On le regarda toujours avec raison comme un iu:trigant plutôt que comme un patriote. En 1683, le marquis d’Halifax, commençant à craindre la trop grande prépondérance du parti royal, et pensant que le parti de Monmouth ferait le meillepr contrepoids à celui du duc, découvrit la retraite de ce fils naturel deCharles , cachéalors pour se soustraire aux recherches du complot de Rye-Ilouse; il lui persuada d’écrire ju roi deux lettres remplies des expressions les plus affectueuses et les plus soumises. L’amitié du roi se ranima, et i^ permit à Monmouth de revenir à la cour. Malgré les principes de Jacques II , à son avènement , tous les principaux o^tees de la couronne continuèrent à être r^nplis par les protestafts; Halifax fut président duconseil. Ceseigneurs’étant mis en opposition avec le duc d’York, pendant les dernières années du règne de sem frère, s’excusaiUsur ses derniers procèdes, lorsque Jacques II lui (lit avec beaucoup

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fl’affabilité qu’il voulait oublier tout ce qui était passé, excepté sa conduite lors du bill d’exclusion.

Mais bientôt Jacques , mécontent de ce que la chambre des communes voulait passer un bill d’indemnité en faveur de ceux qui avaient enfreint les lois du Test, donna au marquis d’Halifaxet aux personnesquis’^aient opposées dans le conseil au rappel de ces l<>is , la démission de leurs emplois publics. Ce renvoi fut adouci par des paroles obligeantes du roi , qui dit à Halifax qu’il u’oublierait jamais ses anciens services. Lorsque le prince d’Orange noua des intelligences avec les membres iiifluens de l’opposition , dont sept signèrent l’invitation qu’ils lui firent de venir en Angleterre , le prince se défiait tellement de la versalité du marquis d’Halifax , qu’il ne voulut point qu’on lui parlât ouvertement du projet que l’on méditait. Jacques II envoya le marquis d’Halifax avec Nottingliara et Godolphin , pour traiter avec le prince d’Orange, au moment du débarquement. Lorsqu’ils rapportèrent la réponse, lo roi était résolu de quitter l’Angleterre avec la reine elle prince de Galles , probablement parce ..qu’il eiit connaissance d’un complot, véritable ou prétendu, auquel Jac(jues crut que participait Halifax, pours’einparerde sa personne. (Voyez Macpherson’s original papers, tora. i*’, pag.281 ; la Vie de Jaccjues II, tom. 3 pag.

et les Mémoires de Dalrymple, toirti i'"^, pag. 44*-l

En vain l’infortuné monarque

Sromit de réparer .scs fautes et 'accorder aux Anglais tout ce qu’il leur avait refusé : rarement

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