‹ Examen critique et complément des dictionnaires historiques les plus répandus, depuis le dictionnaire de Moréri, jusqu'a la Biographie Universelle inclusivement. Tome Ier, (A-J), contenant environ 240 articles nouveaux, 50 refaits, et 560 corrigés ou augmentésChapitre 259 sur 314 · II \L · texte numérisé non relu

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ficld , qui, dit Maty , peut être* justement comparée-à son grandpère, pour les talens, le génie et l’esprit. Guillaume , son fils , mourut en 1699, sans postérité maseuhne, et son titre fut donné à Charles Montagne. Voici le portrait qu’ont tracé, du marquis d’Halifax,* les auteurs de VHist.

imiverselle , in-4“, t. 45, p. 44^- « Le marquis d’Halifax fut un » de ces hommes qui , nés avec » des talenssinguliers, trouvèrent » l’art de les rendre nuisibles. A " la force d’esprit d’un .philoson phe, il joignit la bassesse d’un » courtisan. Il connut la vertu ,

>• la chérit, et ne la suivit'pas.

n II étudia le monde , lemépnsa ,

» et ne songea qu’à lui plaire. Il •• eût pu êtr&.le soutien d'un n prince’vertueux , et fut I%flat- •> leur d’un monarque indolent.

» Les titres, les honneurs lui paru- » rcntdes jouets d’enfans,et, pour M s’accommoder à la faiblesse >• de son siècle, il consentit à s'eh » parer. En contradiction a+ec » lui-même, il fit, des maximes n de la liberté etde l’honnenr , le .

» sujet de ses discours et la règle » de sa vie privée ; il s’en'moqua » avec son prince, et les sacrifia •> dans sa conduite publique. Jn- » certain dans ses idées dè reli- » gion , autant que Jans son sys- » tème de politique , il changea •• de' parti dans les diverses cir- » coristaAces dU sa vie, et se re- » pentitde son incouslance.’ Son >• esprit , fécond en saiUies , iic- » gligea Je secours de la réflexion >• et du jugement; et fidèle imi- » tateur et corrupteur d’un maî- « tre qu’il méprisait , nul ne fut » plus propre à le peindre , parce » que nul ne lui ressembla » mieux. »

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• Les écrits (le lordHalifajt, sent , I. Portrait d’un Modéré {Trimmrr) ; I i . Conseils d’un père à sa fille. Deux trad. "franç. ont» été faites de cet excellent petit écrit.

La première parut à La Haye en i&jio, et fut retouchée par Formey. Berlin, 1752, in-8“. La seconde est de M“' d’Arconville.

Paris, 1756, in-12. Fréron , «1 rendant compte dans l’./^nn(^e liti.

de cette traduction , s’est étrangement mépris sur le caractère d’Halifax, qu’il a tracé , sans do*jte, d’après l’ouvrage. Il loue avec plus de raison, le style doux , aimable, facile et insinuant du traducteur. III. VAnatomie d’un équivalenl. Cet ouvrage et tjuelques autres , dont on trouve la liste dans les ait/eurs nobles de Walpole , ont cté^mprimés ensemble, après la mort d’Halifax ; la 3* édition estde 1717, in-8". On a publié depuis , sous son nom :

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