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snr le caractère de la philosophie de Platon , sur la personne d’Apulée , et une fidèle analyse dit système de l’un et de la fable de l’autre. Il y a dansces recherche* une critique fort raisonnable. La traduction de la fable de Psyché et de Cnpidon est plus élégante que fidèlè. En lisant ce volume , je désirais ardemment de' comïaître le noni de son anteiir. L’avertissement me l’a fait bien’tèt déconvrir, parce que l’anonyme y rappelle les fragmens dont il' a enrichi le second semestre du Spectateur du nord , so'üs les mêmes lettres R. M. qui sé trouvent sur le frontispice de la nouvelle brochùrè : ces initiales désignent sans douté M; le marquis de Rojnance-Mesmon , connu parpluisieurs prodisclions agréables et par sa coopéra troff au Spectateur , ‘du nord. Igeaucoup' de' rautéS typographiques déf^ureVit scS recherches sur dlpuléè ei aa’ traduction de Psyché; Cet oti'vragé mérite d’être réimprimé avec soin à Paris. •
Ou regrette de ne pas trouver, dans la Biograp. universelle., que Warburton a donné une explication de la Métamorphose d'.Apulée , et que l’on diôit à Thomas Taylor une explication de la fable dé Psyché.
ARBRTSSELLES (Robert d’ ) , fondateur de l’ordre de Fontevratil'd.
L’strticle de la Biographie iifiivet'relle sur ce Bienheureux , ne contient aucune indicationhibliogfaphique. 11 fallait au moins citer l’ouvrage très-bien fait qni a été uhiié en'faveur de Robert parle . de Soris, religieux de l’ordre dé Fontevrauld’, sous ce titre : Dissertation apologétique pour le biertr
heureux Bobert <f Arbrisselles , sur çe qu'en a dit M. Bayle dans son dictionnaire. Anvers , 1701, petit iiî-8*’. Des indications de ce genre sont très-ntiles ; elles mettent lés’ lecteurs k même d’apprôfondrr les questions que les articles ne peuvent faire connait'ré que superficiellement.
* ARCOWVilLE (madame n’ ), une deé fémrh'es les plu* instruite* et lés plus modéstes du xvm* siècle. Ses nombreuses productions obtinrent, de son vivant, beaucoiip de lecteurs , par leur seul mérite. Elle a publié Successivement des' ouvrages de morale, de* ouvrages scientifiques, des ouvrages d’imagination et des ouvrage»
d’histoire. J’avais cité les principaux dans mon Dictionnaire des ouvrages anonymes ; j’avais meme annoncé la mort assez re'centé de cetle dame. Comment est-il arrivé qu’aucun dès nombreux collaborateurs de la Biographie universelle ne se soit procuré quelques détails sur la vie d’une personne aussi recommandable. On en trouve pourtant dans le discours préliminaire d’un .ouvrage public dès 1810, sous ce titre :
Cours de botanique médicale com~ parée', par M. Bodard, docteur en médecine , a vol. in-8°. — M.
Bodard était attaché à madame d’Arconvillê par les liens du sang et d'e l’amitic. Cependant sa manière d’enyisagèr cette dame m’a paru conforme à l’opiriion des critiques contemporains; je la reproduis donc ici presque en son entier ; j’ai seulement mis plus d’ordre et d'exactitude dans 1 indication des ouvrages.-
Madame Geneviève-CbirloUe d’Arlus , épouse de M'. Louis-
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Lazare Thiroux D’ARCoxvitLE , président au parlement, née le 17 octobre 1720, est décédée le â3 décembre i8o5. Belle-soeur et mère de deux magistrats dont le nom rap]>elle l’idee de toutes les vertus (M. Angran d’AIleray, ancien lieutenant civil, et M. Tliiroux de Crosue , ancien intendant de Rouen ) , elle mérite d’occuper un ranç distingué parmi les femmes célébrés de son siècle.
Née avec une imagination vive, lin amour extrême du travail , ma dame d’Arconville, dont l’éducation avait été restreinte aux devoirs d’une femme dans l’intérieur de son ménage , tourna bientôt toutes ses idées du côté des sciences ; et n’ayant qu’elle seule pour diriger ses études, elle put dire avec raison qu’elle était elle -même son ouvrage.
Pour concilier ses devoirsetses occupations, elleavait divisé l’emploi de son temps de manière que sa famille, ses amis, ses travaux et la société en avaient chacun une partie.
Ün tact fin et délicat, de l’esprit sans affectation, de l’instruction sans pédanterie, une foule de niofj heureux, d’expressions qui faisaient image , un. à-propos raredans les cilations, la faisaient rechercher beaucoup plus qu’elle ne desi rai t ; légère avec les fem mes .superficielles, folâtre avec les eunes personnes, instruite avec es savans , son caractère flexible Se prêtait à tous les tons de la société.
Les connaissances variées et étendues de madame d’.4rconville la mirent en relation intime avec les savans les plus distingués. Parmi ceux qui se présentent à ma mémoire , je citerai M. Macqiicr ,
Bernard de .Tu.ssieu , Anquctil , Poultier et de Lavoisier , M. de Malesherbes, MINI, de la ('.urne de Sainte-Palaye , et plusieurs autres auteurs célébrés qui existent encore.
Douée d’une sensibilité expansive, possédant au plus haut point le sentiment exquis des convenauces, elle eut beaucoup d’amis.
Personne plus qu’elleÂie fut digne d en avoir , parce que personne ne connut mieux le grand art d’obliger. Quoiqu’il fût diljlcile de rendre un service avec plus de délicatesse et de grâce, elle semblait n’avoir en qu’oile en vue; et par le plaisir qu’elle épiouvait , on eût dit (|u’elle voulait persuader celui qui le recevait qu’il pouvait, sans être ingrat, se dispenser de la reconnaissance.
Malgré la maladie cruelle dont elle fut atteinte dans les dernières années de sa vie, elle*travaillait * encore dans l’intervalle que lui laissaient ses douleurs. A 1 âge de 85 ans , son esprit avait conservé toute son amabilité, toutspn feu; et son imagination n’avait rien perdu des grâces cl des fraîcheurs de la jeunesse.
Les ouvrages publiés par madame d’Arconville ont tous paru sous le voile de l’anonyme ; en voici une liste à peu près exacte :
I . Pensées el réjlexions morales sur dioers sujets ( adressées à madame Angran d’Alleray, sœur de l’auteur). Avignon (Paris), 17C0, petit iu-i2. 2' édit., augmentée; La Haye et Pai is, 17GG, pet. in-12.