ABA
de MM. Chaudùn et Delandine , iSo^j, i3 vol. in-8* ; l’un sous son vrai nom , l’autre sous celui <ï Aerisens. L’article de la Biographie universelle est beaucoup plus étendu , plus curieux et plus exact.
ABAILARD ou ABELARD (Pierre). Il n’y a pas assez de précision ni assez d’exactitude dans la manière dont sont annoncées , dans la Biographie universelle , les traductions françaises des lettres de. ce célèbre amant d’iléloise. 11 fallait d’abord ciualifier de paraphrase la traduction publiée en 1723 par le fameux dom Gervaise. Il ne fallait pas dire ensuite : « Parmi les nombreuses éditions de ces lettres , on doit distinguer celle de 1782, 2 vol. in-12, corrigée par Bastien , oii le texte se trouve en regard. » L’on a voulu indiquer ici la traduction des Lettres d’iléloïse et d’Abélard , par M. Bastien ; et toutes les expressions dont on se sert , ne se rapportent pour ainsi dire qu’à une édition du texte. En citant ensuite la belle édition des mêmes lettres en latin et en français, avec une nouvelle Vie des auteurs, par M.
Delaulrrtiye, il n’eût pas été inutile de faire observer que la traduction jointe au texte était la mauvaise paraphrase de D. Gervaise.
■ABACZIT (Firmix ). On peut reprocher des longueurs à cet article de la Biographie universelle, et on y trouve une faute d’impression qui donne à une importante citation l’apparence d’une fausseté. Abauzit, dit la Biographie universelle , a donné dans le Journal helvétique de 1743»
ATÎE
Dissertation sur un bouclier votif,
Îrui a été reproduite par Monlaucon, dans le 4* volume de son Supplthnent à Vanliquilé. expliquée., 11 fallait dire 1713 ou 1728,
fmisque le Supplément de Montaucon parut en 1724. Mais comme dans la suite de cet article , on cite la même dissertation sous unautre titre , c’est-à-dire sous le titre qu’elle a dans le second vol.
des œuvres de l’auteur, il fallait se contenter de dire, après l’énumération des pièces contenues dans les œuvres , que Montfaucon fit à cette dissertation l’honneur fie la placer dans son Supplément à l’antiquité expliquée.
ABD/ILONYME. J’ajouterais ce qui suit à l’article de la Biographie universelle : romanesque ou non, l’histoire de ce prince a inspiré la muse déjà vieillie de Fontenelle. Parmi ses comédies en cinq actes, on en trouve une intitulée Abdalonyme; en 1768, Plinchesne en tira le Jardinier de Sidon, opéra-comique en deux actes , qui fut mis en musique par Philidor, et joué à la Comédie-Italienne ; et depuis , la pièce entière d’Abdalonyme a été mise en vers et en trois actes seulement par l’éditeur des Mélanges littéraires de madame d’Arconville.
Voy. le tom. Vil de ces Mélanges ; voy. aussi ci-après l’article Arcowille.
t ABEILLE ( Loüis-Paül ) , né à Toulon le 2 juin 17 k), mourut à Paris le 28 juillet 1Ô07, Agé de quatre-vingt-huit ans. Dès l’année 1737, il fit partie des Etats de Bretagne. Ce fut alors qu’il fonda l.a société d’agricTilture de Cètle province. On lui doit, en société avec M. Montaudoin , négociant
de Nantes, la rédaction de l’ouvrage intitulé : Corps d" observa^ lions de la société d’ agriculture , de commerce et arts, établie par les États de Bretagne. Rennes , 1760 et 1762 ; 2 vol. in-8"et in-X2.
Cet ouvrage reçut un bon accueil du public; les principes que M.
Abeille v développa, 1 associèrent naturellement aux écrivains qui se firent connaître, à cette époque , sous la dénomination d’cconomisles. Dès 1763, il fit paraître à Paris quelques écrits en faveur de la liberté du commerce des grains. Les grandesconnai.ssances qu e M. Abeille acqui t en économie politique, le firent nommer iaspecteur - général des manufactures dcFrance, et ensuite secrétaire du bureau du commerce.
IVIM. 'friidaine , Turgot, d’Iiivaux , Malesherbes et Calonne eurent souvent recours à ses lumières. Lorsque l’on forma à Paris, en 1785, line société royale d’agriculture, M. Abeille en fut un des membres les plus laborieux. Il a composé une foule d'ouvrages sur des objets relatifs à l’économie politique, aux finances , au commerce et à l’agriculture, m.ais aucun ne porte son nom. «Content d’avoir bien fflit, dit M. le secrétaire de la société royale d’agriculture de Paris , dans la trop courte notice qu’il a consacrée à M. Abeille , il refusait toujours de paraître. Il existe plus d’une preuve matérielle qu’un grand nombre d’écrits très^ utiles , fruits de ses veilles et de ses profondes connaissances , tint été publiés sans nom d’auteurs , ou qu’ils ont, de son consentement, paru sous des noms étrangers, ou bien que d’autres écrivains se les sont attribués, sans
éprouver de sa part aucune réclamation. >• Pour rendre à la mémoire de M. Abeille iiii hommage cligne de sa modestie et de ses talens , je consignerai ici tous les r'enseigtiemens que j’ai pu recueillir sur ses ouvrages. On lui doit donc , outre les 2 volumes cités plus haut,
I. Table raisonnée des ory donnanees , édits , etc., régistrés
au parlement de Bretagne , dc~ puis son érection jusqu’en i']5o, etc. Rennes, t-'S’], iii-4°.
II. Lettre d'un négociant sur la nature du commerce des grains.
Paris, l'y 63, Ln-8°.de 23 pag. , et iii-i2 de 24 pages.
III. Réflexions sur la police des grains en Angleterre et en France. Paris, mars 1764, iu-8" <le 52 pages.
Cette brochure fit une grande sensation ; M. l’ahbé Morellet et M. le Trône la citèrent comme l’ouvrage d’un homme très-instruit.
IV. Relation abrégée de T origine , des progrès et de T étal actuel de la Société tV émulation et <T encouragement de Londres ; traduite de l’anglais par M. de Monticourt. Londres et Paris , 17Q4, in-8" de i47 pages.
• ' Les notes curieuses qui terminent ce volume , sont de M. AheflIe. Depuis prèsde 20 ans la France possède une Société d’encouragement pour F industrie nationale , conçue sur un plan beaucoup plus vaste que celle de Londres.
^ EJJets d’un privilège exclusif sur les droits de la propriété, etc. Paris, 1^65, in-8® de 82 pages.
L’ohjetde cette brochure était de faire connaître les inconvé-
niens d’une déclaration du roi ^ donnée en iqi3, qui gênait le commerce des eau.r-de-vie de cidre, en Normandie et en Bretagne.
VI. Faits qui ont influé sur la cherté des grains , en France et en Angleterre. Paris, 1768, in-8® de 48 pages.
VIL Princi/ies sur la liberté du commerce des grains. Paris, 1768, iu-8° de 162 pages.
Cet ouvrage fut critiqué dans le' Journal du commerce ; les Epkéméridesea firent l’apologie.
M. Dupont , dans ses Ephémérides , a cité avec eloge , analysé avec talent , ou indiqué d’une manière avantageuse, ces différens opuscules. Dans tous, l’auteur' a défendu les principes d’une saine politique, de la justice et de la liberté. Les numéros 3, 5 et 6, ont été réimprimés à Yverdun en 176g, dans le tome 6“ d’une nouvelle éditiqn de la Phjsiocratie àe M. Dupont.
VIII. Mémoire à consulter, et consultation pour MM. Boyel— leau , Lagrenée , Tremisot , Abeille et Yzact , conseillers du Conseil souverain de Pondichéry, contre un imprimé publié par le sieur de la Ronce de Colombel, ci-devant capitaine des troupes de la compagnie des Indes; contenant des faits intéressans sur l’autorité et le régime de la compagnie et de ses représentans dans les Indes orientales. 1768, in-8® de i48 pages.
IX. Mémoire présenté par la Société royale a’ agriculture. , à T As.semblée nationale , le 24 octobre 1 789 , .sur les abus fjui s’opposent au. T progrès de l agriculture et sur le.s eneçuragemens qu’il est nécessaire d'accorder à
bv GoOi.'.'
ce premier des arts. Paris , Bau- <foiiin , in-8“ de 17G
X. Observations de la Société rojale d'agriculture, sur l’uni- Jormilé des poids et des mesures.
Paris, 1790, iu-8" de laS pages.
Et dans les Mémoires de la Société royale d’agriculture.
XI. Observations de la Société royale d’ agriculture , sur la question suivante , qui lui a été proposée par le comité d’agriculture et de commerce de V Assemblée nationale; L’usage des domaines congéables est-il utile ou non au progrès de l’agriculture? Lues le 17 mars 179t. ln-8" de 64 pag-
L’abbé Lcfevre et l’.abbé Tessier ont eu part à la rédaction de ces observations.
M. Abeille a publié les Observations de M. Malesherbes, sur l’bistoirc naturelle , générale et particulière , de MM. de Buifon et d’Aubenton. Paris , 1798 , 2 vol. in-4” et in-8“, chez Pougens. Elles sont précédées d’une introduction de l’éditeur , qui rouve des connaissances étenues , de la philosopliie, de la sensibilité et le talent d’écrire.
En 1787, il avait eu la plus grande part à la rédaction d’un iirospectus publié par M. le Brigand , sous ce titre : Observations fondamentales sur les langues anciennes et modernes ; I vol. in-4®. J’ai vu un excni-
!>laire surleejnel M. Abeille avait ui-niéine déposé cet aveu.
ABEL , dont le nom , suivant Moréri signifie affliction ;Ws\g\nfie vanité. Maiscettcsignification de nom importe peu.
Plus bas, au dernier alinéa :
JésuSf Christ donna à Abel la qualité depremier juste. Le mot
ABG * 5
premier est de trop ; Jésus-Christ le qualifia bien de juste, mais non pas de premier juste ; à sanguine Abel justi.
Ce qu’il importe le plus de remarquer, est que cet article,
aui ne devrait être que de peu e lignes , occupe deux colonnes , où l’on agite des questions téméraires et futiles, sur lesquelles même. on ne peut rien décider.
Et je ne çompreuds pas (ju’on ait pu introduire cefarrago dans le Üictiounaire , moins encore qu’il y ait deiueuré si loiig-tems.
( Mémoires manuscrits de M. du Masbaret , pour servir à la future édition de Moréri ).
ABENBOHEN Ans Moréri.
Tout ce qu’on dit est misérable , cliiinçrique et révoltant; cependant l’article s’est filtré dans l’Encyclopédie. On prend ici une • ville pour une pierre qui avait la figure d’un four ; la rivière d’Adonis pour la ville d’Adommin ; la tribu de Ruben , pour celle de Benjamin. Enfin, on cite Masius ( il y a plus d’un savant de cenom) sur lelivredes Juges.
Il n’y a pas de Masius qui ait commente le livre des Juges. Il faut donc délivrer Moréri de toutes ces imaginations plus que creuses, etsubstituercet article:
ABENBOHEN , ville de la tribu de Benjamin, sur les confins de celle de Juda, près de la Mer- Morte , sur le chemin qui menait à Adommin. .Jos. vm , 18. St. -Jérome , etc. ( Mémoires de M.' du Masbaret ).
ABGAR, troisième article. .Te pense qu’on entre ici ( V. Moréri ) clans une trop longue discussion au sujet de. l’aulhenticité ou de la supposiliora de la lettre d’Ab-
OlQiü.£i