‹ Examen critique et complément des dictionnaires historiques les plus répandus, depuis le dictionnaire de Moréri, jusqu'a la Biographie Universelle inclusivement. Tome Ier, (A-J), contenant environ 240 articles nouveaux, 50 refaits, et 560 corrigés ou augmentésChapitre 308 sur 314 · JUR JUR · texte numérisé non relu

JUR JUR

M.Junker a revu la traduction christianisme, sans pourtant se des douze premiers chauts de la départir de l’union de l’Eglise cade KlopSfcck , publiée tholique , apostoliqueetromaine. par M. d’Antelmy, eu 1769, En son âge viril, il vit naître la 2 parties in-12. faction de la ligue en Bourgo-

II a aussi revu et publié la gne ; et quoiqu’il fût périlleux, traduction française de la Dra- eu ce temps-là , d’aller au conmaiurgie de Lessing , faite par traire d’un parti, qui, en appa- M. Cacault. Paris , Durand ne- rence s’établissait sur la religion yeu, 1785, 2 vol. in-S". et qui était appuyé de l’autorité

{ Annales typographiques de du gouverneur (i), aussine laissa- 1762 et 1763; divers catalogues.) t-ilpas de suivre toujours le parti

du roi, et ne se put tenir, en di— JÜRET ( Fkançois), Dijonnais, verses rencontres, de témoigner, prêtre et clAnoine de Langres. et par ses écrits et par sa poésie, M. Chardon de la Rochette, en laquelle il excellait , c^bien auteur des savans Mélanges de il estimait vain le dessein de ceux critique et de philologie , Aont i\ qui voulaient, au préjudice de» a paru trois volumes en 1812, à lois fondamentales de cet Etat, Paris, chez d’Hautel , libraire, donner entrée à l’étranger, qui rue de la Harpe, possédait l’ori- couvrait son usurpation du pré— ginal d’une n^^sur une feuille texte de piété et de religion. L’involante, dqntHpture annonçait clination qu’il avait au service qu’olle était l’^vrage d’un con- du roi et à son parti, lui fit avoir teinporain de Juret; elle est d’au- amitié avec ceux qui, aux autres tant plus précieuse , que l’abbé provinces, s’étaient réunis dans. Papillon même, qui, dans sa les mêmes sentimens, et particu- Bibtioih 'eque des auteurs de Bour- lièrement avec M. le premier prégogne, a donné la longue no- sidentduHarlay;dôThou,conmenclature desouvrages de Juret, seiller; Gillot, du Puy, Pierre etn’a écrit en tête que quelques Fiançois Pitbou frère», avec leslignes sur ce-docte Bourguignon , quels if vécuten «ngulièrfi .amiplpsconnu , dit-il , par ses écrits, tié. jd., :1e. premier président du que par le» circonsUnces de sa Harlay fit son possible pour l’obli- . gfr à établir sa fortune à Paris ,

« M. François Juret naquit eu en, prenant une charge de fconl’année i553,àDijon, où il, fut seiller au parlement; mais la institué au^ bonnes lettres , aux- crainte qu’il eut que cet emploi , quelles son naturel le portait ; il qui se donne tout aux affaire» profita de telle façon , qu’il a été d’autrui, ne lui laissât la Ijberté danssonteraps, l’un des premiers deses études, fitqn’il lenégligea; hommes. Pendant sa jeunesse il quoique ses affaira» domestique» vit la faction de ceux de la reli- semblassent l’y inviter. Ayant gion prétendue réformée, s’éta- vécu le reste de sa vie avectine bhr par les armes étdans les cou- grande douceur, et exêmpt de troverses : ce qui lui donna sujet , toute ambition , il, mourut le ai des ses couunencemens « d’etu- -

dier et d’apprendre la pureté du (i) Le duc de Maywwa, ^ ,

JVS

décembre 1626, âgé de soixantetreize ans (i).

Jl fit imprimer , de son vivant, Jes EpUres de Symmaque avec ses notes, et Jes dédia àM. Fournier, célèbre professer à Orléans, sous lequel il avait étudié.

Depuis il fit imprimer les Epilres d'Yves , évêque de Chartres , avec ses notes qui témoignent son savoir en la pureté de l’Histoire ecclésiastique. Il les dédia à M. Pithou , son bon ami , et depuis, en une seconde édition , à M. Du Puy. Il avait fait un commentaire sur tous les pères chrétiens , comme encore des observations sur les Annales de Baronius ; mais les incommodités de la vieillesse l’ont empêché d’y apporter la dernière diain. »

{Journal de la C6te-d'or (1 81 3) , rédigé par M. Amanton , conseiller de préfecture. )

JUSTIN, historien latin. Suivant la Biographie universelle, Lacroix du Maine, en son article sur J. Rouchet , Poitevin , dit que Eouchel a traduit du latin eu français TTIistoire de Justin, martyr, auteur grec; elle ajoute à cette citation , que ces derniers mots autorisent à penser que ce n’est pas l’abréviateur de Trogue Pompée qu’a traduit J. Bouchet; cela est bien évident.. Colletet éclaircit et rectifie le passage de Lacroix du Maine; car il range

fiarini les travaux de J. Bouchet , es OEuvres de Justin martyr , ■traduites du grec en français, qui n ont point été imprimées.

.JUSTIN fSr. ), philosophe p'a-

(i' On voyait son portrait dans la famriHc bibliuthcque l’illustre president Bouhier.

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