ATTI
Itcis seù patriarchis Chaldivonim et Nestorianorum . Romœ, 1776, in-4®.
( Adelung; Catal. de la biblot.
Casanate; Zaccaria, Biblioth. Ritualis. )
ASTRL'C. Le système de cet auteur, dans ses Conjectures sur les mémoires originaux dont il parait que Moïse s’est set\>i pour composer le TAvre de la Genèse , Bruxelles ( Paris ), 1763, in-12, rentre en partie dans celui de Richard Simon ; il a été comlèlement réfuté par le savant jornsthal , dans ses Animadrersiones in conjecturas de trans— criptis à Mose commentariis.
Lpsal , 1761, in-4®.
ATIIEN.AGORE, philosophe platonicien' du 11* siècle de l’ère vulgaire. Son Discours sur la n'~ surrection des morts a été traduit en français par L. Renier; Breslau, 1753, in-12. Aucun de nos dictionnaires historiques ne cite cette traduction. Guy Gaussart Flamignon , prieur de Sainte-Foy à Coutommiers, n’a traduit en 1574 que Vapologie. Seulement il a joint à cette traduction celle des annotations de Suffridus Frisien sur cette apologie. Les deux ouvrages d’Alhénagore ont été traduits en français par Arnaud (et non par Armand) du Frerier, en 1577. LaBiographieunn’erselle s’exprime à ce sujet d’une manière aussi obscure qu’inexacte.
On trouve une analyse assez étendue de V Apologie pour les chrétiens, dans le i®’ volume de la Suite des anciens apologistes de la religion chrétienne , par l’abbé de Gourcy. Paris, 1785, in-8®.
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ATTERBTJRY, évoque anglais.
On Ht vers la fin de cet article, dans la Biographie universelle :
« Tliiriot a publié à Paris des Lettres critiques sur quelcjues écrivains français, supposées écrites par le docteur Atterbury ; mais on ne peut en garantir l’authenticité. »
Le rédacteur de cet article paraît avoir cité de mémoire ce qu’il a lu autrefois dans le Dictionnaire de Chaufepié. Mais Chaufepié dit seulement : « Nous ferons part au lecteur des extraits de quelques-unes fie ses lettres , écrites vers l’année 1727 , h. un Français, homme d’esprit ( M.
Tliiriot ) qu’il estimait beaucoup. » On lit à la marge de ce passage : « On les a rendus ici en français aussi fidèlement iju’on a pu. Il C'est donc Chaufepié qui a publié à Amsterdam des traduits de l’anglais en français de quelques Lettres de l’évéque Atterbury. Ces extraits sont du même genre que huit lettres latines du même auteur, insérées dans le 4* volume du Recueil de pièces d’histoire et de littérature , publiéà Paris en 1731 , par l’abbé Granet et par le P. Desmolets. .le ne vois donc pas ce qui a pu en faire soupçonner l’authenticité.
■*' AüBFiRY ( .Tacqdes ) , célèbre avocat an parlement de Paris. Son mérite extraordinaire le fit élever aux premières dignités de la robe.
Il devint lieutenant civil au Châtelet do Paris , et fut noitiiné , eu i555, ambassadeur extraordinaire eu .Angleterre pour traiter de la paix.’ ' L’occasion la plus éclatante qu’il eut d’étaler son savoir et son éloquence, fut en plaidant pour les hubilaus de Ca-
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hrières et de Mérindol contre le baron d’Oppède , président du parlement «l’Aix en Provence ; contre l’avocat-général et qnelq»es autres membres de ce même corps. Henri 11 commit la grande chambre du parlement de Paris
[)Our juger la cause au fond, et es appels qui avaient été interjetés. -Aubery^ut l’ordre exprès du roi de parler pour les habitans de Cabrières et de Mérindol , ou le glaive et le feu avaient fait , suivant un historien presque eontemporain, ce que font ordinairement les foudres, les tempêtes et les tonnerres, sans distinction d’âge ni de sexe. L’affaire était donc des plus importantes. Robert, qui avait accjnis la réputation d’un des premiers avocats de son siècle, défendait les accusés.
La cause fut plaidée pendant cinuaiite audiences avec beaucoup e chaleur. Aiibery triompha de son antagoniste et des ennemis puissans qu’il avait à combattre.
Cet événement n’a pas été -moins glorieux pour la France que pour l’avocat. La postérité admire l’équité du roi, qui, sans avoir egard à la diversité de religion, ni aux qualités si disproportionnées dos parties, ni aux conséquences cie la chose par rapport à l’autorité d’une cour souveraine qui était prise à partie, voulut que la justice eut uncours libre et naturel. Cette alfaireproduisit une vive sensation. Dans une de ses épîlres an chancelier Olivier, le chancelier de L’Hôpital en traça une relation courte, mais exacte, en beaux vers latins. Daniel Heinsiiis fit imprimer , à.
Lcyde , on ifiiq, le plaidoyer que Jacques Anhery prononça dans cette occasion. Louis AuLerv du
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Maurier, arrière-petit-neveu de l’auteur, l’a fait réimprimer avec différentes pièces justificatives, sous ce titre : Histoire de l'exécution de Carrières et de Merindol.
Paris, Cramoisy , i645, in-4“.
( Mémoires cïe Ch. Âncillon. )
AUBE R Y (Louis), sieur du Maurier, fils do<Beiijamin Aubery , ambassadeur en Hollande.
I.a Biographie universelle n’a point donné d’article à cet auteur ; celui de M. Chaiidon renferme bien des inexactitudes.
1 “. Les Mémoires pour servir à l’histoire de Hollande, ne composent qu’un volume , si l’on veut parler exactement. Ils forment 2 vol. petit in-i2 dans l’«djtionqui en a été donnée par l’abbé Sepher, sous ce titre : Histoire de Guillaume de Nassau, avec des notes historiques et politiques , par Amelot de la Houssaye. Paris,
2“. Mémoires de Hambourg ont été publiés pour la première fois à Blois , en 1735.
3®. 11 fallait dire que cet écrivain n’était que l’éditeur de la Relation de i exécution de Cabrières et de Merindol, comme on l’a vu dans l’article précédent. On trouve dans le dictionnaire de Ladvocat ( 1777 ) > les mêmes inexactitudes que dans M. fChaudon. L’abbé de Feller renvoyé à l’article Oppède, oii , dit-il, l’expédition de Cabrières et de Merindol est présentée sous son vrai joui%Quel)e impudence!
C’est tout le co|itraire ; Feller, dans cet article, dissimule les atrocités que l’histoire reproche au président d’Oppède. François I" apprit avec horreur qu’on avait fait périr par le fer et par le feu
plus de 4000 individus, tandisque l’arrêt dont il avait permis l’exécution, portait seulement la mort de dix-heuf hérétiques. Ce prince recommanda, en mourant, a son fils Henri 11 de faire punir les auteurs de ces b.irbaries. Feller atténue ce repentir généreux ; de graves historiens disent que la justice divine fit mourir d’Opède dans des douleurs horriles; sur le témoignage seul du romancier Maimboiirg , Feller attribue ces douleurs à la perfidie d’un opérateur protestant qui voulut venger sa secte.
L’article Aubfry du Maurier, dans le Dictionnaire biographique anglais, en i5 vol. , n’est que la traduction de celui de M. Chaudon.
AUBER Y ( Avtoinf. ), auteur des médiocres Histoires du cardinal de Richelieu et du cardinal Mazarin, etc. , était fils d’un aubergiste de la rue Saint -Denis à Pans. Cette circonstance , omise par M. Chaudon, est peut-être nécessaire pour empêcher les lecteurs de croire que cet historien était de la même famille que Louis .Aubery du Maurier, dont l’article vient immédiatement après celui d’Antoine Auberjr. On voit que M. Chaudon a rédigé ces deux articles d’après Moréri ; mais on lit dans Moréri , après l’article d’Antoine Aubery, ceux de Jacques Auberv et de Benjamin Auberv, qui établissent trèsbien la parenté de Louis Aubery du Maurier.
AUDIGUIER (n’). Il y a eu trois auteurs de ce nom dans le xvii' siècle : un oncle , un neveu et un membre d’une autre famille-
■y Googll
Les ouvrages de l’oncle sont les plus nombreux et les plus connus; mais plusieurs ont été ciÿnfoiidus avec ceux du neveu. On a aussi attribue au troisième Une révision de la traduction fai).e par Amyotdu célèbre roman de l’evcque lléliodore : celte révision appartient à l’iin des deux autres.
Bayle, l’abbé Joly , l’abbé (ioujel , dans son premier supplément au Dictionnaire de Moréri, et dans son édition des Mémoires de l’abbé de Marolles ; l’abbé Lenglet dans sa lîibUoth'ecjue des romans, et plusieurs autres biographes, se sont trompés de dili’éren tes manières en^arlant de ces écrivains : aucun d eux n’a su positivement coinment d’Audiguier l’oncle avait été assassiné. J’ai trouvé des détails curieux sur sa naissance, sur son éducation, sur ses ouvrages et sur sa mort, dans V Histoire manuscrite des poètes Jrançais par G. Colletet. J’en offre Je précis aux lecteurs , avec des additions (jui éclaircissent l’histoire littéraire de cette époque.
Je ne m’appesantirai pas sur les circonstances historiques de la vie de cet auteur ; on les trouve dans les Remarrpies de l’abbé Joly, et mieux encore dans le i4* vol. de 1 a Bibliothèque française de l’abbé Goujet. Ce nouvel article est bien différent de celui qu’on voit dans le Supplément de Moréri. M.
Drouet eût dû s’en servir pour l’édition de 1759.
t AÜDÎGÜTER (Vital d’), seigneur de la Menor, naquit vers 1574, en llonergue. Son père et son aïeul étaient gens de robe ; mais leurs prédécesseurs avaient été hommes d’épée , et en cette qualité avaicutsuivi nos rois dans
des expéditions étrangères , et leur avaient , dans la proyince même, rendu des services assez considérables. Malgré tout cela , les pareils de Viul étaient fort pauvres. On l’envoya néanmoins fort jeune dans des collèges oii des maîtres ignorans lui firent prendre l’étude en aversion. Mais il montra dès-lors un grand courage , et se précipita an milieu des troubles civils. Son peu de succèsdausles exercices littéraires et dans ceux de la guerre, le fit revenir chez ses parens. Quelque temps après , son père le renvoya dans les universités. Après avoir terminé ses humanités et sa philosophie , d’.Audiguier étudia le droit, plus par devoir que par goût ; aussi n’y fit-il pas de grands progrès : au contraire, il abusa de sa liberté pour se livrer à la débauche et à toutes les disputes où elle n’entraîne que trop fréquemment; aussi reçut-il plusieurs coups d’épée , ce qui fait dire assez ingénieusement à Colletet qu’il viola les lois avant de les connaître. Bientôt d’.Audiguier parut à la cour, où il se lit des amis et des ennemis. Plusieurs cartels lui furent offerts, et il en sortit toujours blessé. Las de ce genre de vie, il s’éloigna de la cour pour ne fréquenter que des gens de lettres. Ces nouvelles sociétés lui donnèrent le goût de la poésie et de l’étude. Il composa donc des vers et des romans. Ces derniers eurent beaucoup de succès , et lui procurèrent quelque aisance ; mais cet état de prospérité ne dura pas long -temps.
D’.Aiidiguier mit son malbeur h profit ; il se consola des «lisgrûces de la fortune, en se livrant à lu lecture avec plus d’ardeur qu’il
n’avait fait avant de devenir auteur. Ce fécond écrivain mourut d’une mort sanglante et funeste; il fut assassiné en la maison et en la preseuce d’une présidente <pie Collelet a bien voulu ne pas nommer. « On le fit jouer, ditil , au piquet ; on lui mécompta tant de fois son jeu , qu’il ne put s’empêcher de dire à celui qui le foiirnait : vous comptez mal, parole qui fut relevée d’un démenti; et en même temps, plusieurs satellites , sortis de derrière une tapisserie, se jetèrent dessus lui ; et quelque effort qu’il fît de parer leurs coups avec un escabeau qui lui servit quelque temps de bouclier et de plastron , il fallut qu’il cédât à la force, et ce d’autant plus que ses ennemis se saisirent d’abord de son épée qui était sur un lit. Il fut percé de plusieurs cmrps , et rendit ainsi l’esprit sous l’effort de ces tigres de qui la rage ne se put assouvir que par son dernier soupir; ce qui advint au faubourg Saint-Germain vers l’an 163.4, si bien qu’il mourut âgé d’environ 55 ans. 11 était d’une taille haute et fière, d’un visage morne et mélancolique, et d’une humeur fort rêveuse et fort solitaire; au reste, homme, sur la fin de ses jours, fort dévêt et fort craignant Dieu , et toujours trèsbon et très-fidèle ami. >• Colletet dit dans un autre endroit qu’il avait eu l’honneur de le connaître et de le pratiquer familièrement.
Le récit qu’on vient de lire de l’assassinat de d’.\udiguier réfute l’opinion de ceux qui , d’après une lettre de Balzac, reculaient cet assassinat jusqu’à l’année j63o. D’ailleurs, le crime dont parle Balzac a été commis aux Marais du Temple. L’assassinat de
d’Andiguier a dû se commettre en 1635, car plusieurs de ses ouvrages portent la date de cette année. Sa naissancedoit aussi être reportée à l’année i56g environ, puisqueColletet avouequ’il mourut âgé d’environ 55 ans. Venons à ses ouvrages.
M Ses œuvres, dit Colletet, sont toutes belles et toutes parfaitement raisonnées; voici le catalogue de celles que j’ai vues , et je ne crois pas qu’il en ait guère fait d’autres : ••
I. La Philosophie soldade, avec un manifeste de l'auteur, contre ceux qui V accusaient faussement d'avoir voulu livrer sa ville natale ( probablement b’aiac, près de A’illefranche ) entre les mains des ennemis. Paris, i6o4, in-12. A l’imitation de ses ancêtres , d’.Audiguier montra un inviolable attachement à ses souverains légitimes. Il a célébré dans ses vers la mort funeste de Henri III et celle de Henri IV. Dans le cours de ses études sous les jésuites , au lieu de faire des vers en faveur de la Ligue, comme on n’en faisait guère d’autres en ce temps- là, il en composait pour le roi, et les remettait à ses maîtres ; ce
ni , dit Colletet , n’était pas sans
anger d’une mercuriale.
II. La Flavie de la Menor. Paris , 1G06, in-12; petit roman divisé en 2 livres.
HL Histoire tragi-cominue des amours de Lisnndre et de Calisie.
Paris , 161 5, in-8“, souvent réimprimée à Paris et dans presque toutes les grandes viHesduroyaume. Colletet sait gré aux excellens poètes de son temps , d’en avoir tiré de beaux et agréables sujets de comédie. Il existe des éditions de ce roman, i°avec une
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traduction hollandaise. Amsterdam, i663,2Vo1. in-i2;2“avec traduction allemande. Amstertam , 1670 , iii-12. En 1735, Guillotde Chassagne rajeunit cet ouvrage , et le publia sous ce titre :
Le chevalier des Essarts et la comtesse de Bercy , 2 vol. in-12.
IV. Epiires françaises et libres discours , première et seconde parties. Paris, 1611, iii-S”. Réimprimées plusieurs fois.
V. Le vrai et ancien usage des r/tte/j. Paris , 1617, in-8“ , dédié à Louis XllI. Le but de l’auteur est de faire voir l’injustice des duels ordinaires, cl de porter le roi à les rétablir tels qu’ils se pratiquaient autrefois , pour causes très- graves, et avec permission expresse du souverain.
VI. Six Nouvelles de Michel Cervantes, traduites de l’espagnol en français, avec Six autres Nouvelles de la traduction de François de Rosset. Paris , i6i8 , in-8“. Collelel trouvait la traduction de d’Audiguier bien supérieure à celles qui paraissaient dans le tiiême temps.
\'II. \^es, Amours (£ Aristandre et de Cléonice. Paris, 1625, in-8".
Ce roman a eu moins de succès que les Amours de. Lisandre.
\ III. La défaite d' Amour, et autres œuvres poétiques de F. D.
S. de la Menor. Paris, 1606, in- 12. Réimprimées, avec des suppressions et des augmentations,en i6i4, in-8", sous le titre d’ OEuvres poétiques.