IX. Stances en l’honneur de Louis XllJ. Paris
X. Discours en prose sur le sujetd’un spectre qui lui apparut, et qu’il prit pour l’ombre de son valet qui était mort, il n’y avait pas beaucoup de temps.
Malgré l’assertion de Colletet, il parait que Vital d’Audiguier a composé ou traduit plusieurs autres ouvrages ; voici ceux qui lui sont attribués par l’abbé Joly , dans ses Remarques sur Bayle :
I. Le Pourtrait du monde. Paris, 1604, in-12 de 325 pag. C’est un ouvrage moral.
II. Epures françaises et libres discours. Pans, 1625, in-8" de 521 pag. Ouvrage différeut de celui qui avait déjà paru sous le même titre, et dont l’abbé Joly fait remonter la première édition à l’année 1608. C’est apparemment une seconde partie.
III. Les diverses fortunes de Panfile et de Nise, tirées du Pèlerin en son pays, de Lope de Vega. Paris, i6i4, in-8" de 3go pages.
IV’. Histoire æthwpique. d’Héliodore , traduction d’Amyot, retouchée. Paris, 1G09, 1614, 1616, in-12; 1626, in-8". Cette dernière édition est enrichie de plusieurs figures de Crispin de Pas.
V. La perfection du chrétien , traduite de l’espagnol de Rodriguez. Paris, 1623, 3 vol. in-4". ,
On a encore du même d’Audiguier :
I. Z/<?f douces affections de. Lyd amant et de Callyante. Paris, 1607 , in-12.
IL Les maximes de guerre du maréchal de Biron , avec des observations. Paris, 1617, pet. in-12.
III. Les travaux de Persiles et de Sigismonde, traduits de l’espagnol de Michel de Cervantes. Paris , 1618, 1626, i653 , 1681, ln-8".
IV'^. Relations de Marc d’ Obregon (V'incent Espinel), traduites de l’espagnol. Paris , 1G18, in-8".
Ce sont des contes et nouvelles.
V. Traité de la conversion de la Magdelaine , traduit de l’e$pa-> giiol. Paris, 1619, in-8”.
VI. U antiquité des Larrons , ouvrage composé en espagnol par D. Garcia , et traduit en français. Paris, i6ai , in-^“.
VII. Diverses affections de Mi-> nerve , avec une apologie d’ellemême ; Palinodie de l’auteur , et les épîlres et libres discours du même. Paris, lôaS, in-8''.
Ou trouve des pièces de vers et des morceau* de prose de Vital d’Audiguier , dans les recueils de poésie qui parurent de son temps, principalement dans celui qui fut imprimé à Paris et à Lyon en 161S, et qui a été publié par les soins[du poète Jean de Lingendes.
Quant aux morceaux de prose , on peut voir le recueil de la Serre , intitulé : le Bouquet des plus belles Jleurs de l’éloquence , cueilli dans les jardins des sieurs du Perron...
dAudiguier, etc. Paris, iBaS, in-8“.
Lorsqu’en i638 , l’académie française commença le Catalogue des livres les plus célèbres en notre langue, qu’on pourrait consulter et citer même dans le dictionnaire futur, elle y fit entrer les ouvrages en prose du sieur d’Àudiguier.
Cet auteur ne mérite donc pas d’être traité avec le dédain qu’affectent pour lui M. Chaudon et l’abbé de Feller. Ses ouvrages ont été utiles dans le temps où ils ont paru. Sorel , dans sa Bibliothèque, française, les a appréciés avec }ustesSe.
t AUDIGÜÏER (Pierre o’ ) , neveu du précédent, faisait partie d’une petite académie formée par l’abbé de Marolles , dans la-
quelle on examinait les pièce»
ubliées par ses différens meiu-rres. On cloit à d’Audiguier neveu la traduction française à’Kro^ mène, roman italien de F. Biondi.
Paris , 1633 , 10-4°, et a vol. in-8".
On lui donne aussi la traduction d’un autre roman italien de Luc Assarino , intitulé la Straionice.
Paris, i64o, i vol in-8". Mais Pélisson , dans V Histoire deV académie française , prétend que cette traduction est de l’académicien Claude Maleville , qui en fit présent à d’Audiguier, l’un de ses meilleurs amis. Cette assertion est pour ainsi dire confirmée par une lettre de Maleville, qui se trouve en tête de la traduction , et dans laquelle le roman est bien récié.
n attribue à d’Audiguier le jeune une des traductions françaises du fameux ouvrage espagnol intitulé : Histoire de Laza— ri lie de Tormes. C’est ici l’occasion de discuter cette assertion.
L’ouvrage espagnol est composé de deux parties : la première parut en français, pour la pft-emière fois, à Lyon en i56o. Cette traduction est attribuée, soit à l’im-
firimeur Jean Saugrain , comme e donne à entendre l’épitre liminaire ; soit à Jean Garnier de Laval , dont les initiales sont placées au bas du titre. Elle fut réimprimée à Paris dès i56i , par ou pour Vincent Sertenas ; elle le fut aussi en 1598, à .Anvers, sans aucune indication de traducteur, avec Ja traduction de la. seconde partie, par J. VanOerMeore. J’ai sous les yeux la Vie de Lazarille de Tormes et de ses fortunes et adversités, traduite nouvellement de l’espagnol en français ( première partie ) , par M. P. B. P.
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