‹ Examen critique et complément des dictionnaires historiques les plus répandus, depuis le dictionnaire de Moréri, jusqu'a la Biographie Universelle inclusivement. Tome Ier, (A-J), contenant environ 240 articles nouveaux, 50 refaits, et 560 corrigés ou augmentésChapitre 34 sur 314 · ADD · texte numérisé non relu

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Paris , Rolet Boutonné , 1620. — Seconde jiartie de la Vie de F.azarille delormes, tirée des vieilles Chroniques de Tolède, traduite nouvelleinent d'espagnol en français , par L. Ü. D. Paris , R. Boutonné , 1620, petitin-12. ^

La traduction des deux parties reparut avec l’original espagnol cil 1660, à Paris, chez Jacques Cotinet, sousce litre : La Vie de Lazarille de 7’onnes el de ses infortunes et adversités , revue et corrigée par 11. de Lune , natif de Castille, interprète delà langue espagnole, et traduite en français

Ear L. S. D. , I vol. petit in-12.

'avis au lecteur, de l'édition de 1620, i'* part., a été co'nservé; mais on a supprimé le prologue.

L’épîlre dédicatoire de la 2'part., signée P. D. T. , a été également supprimée.

On peut croire que les initiales L. S. 1). indiquent le sienr d’Audiguier le jeune. La signature P. D. T. fortifie cette conjeelure , puisque l’on sait que le prénom de d’Audiguier le neveu, commençait par un P; mais l’on ne doit lui attribuer que la traduction de la 2° part. C’est sans doute par une supercherie de libraire, qu’il est présenté comme traducteur des deux parties, sur le frontispice de l’édition de 1660. Cela sert au moins à faire conjecturer que d’Audiguier le jeune était mort à cette époque. Les détails (^u’on vient de lire donnent aussi 1 intelligence de la réflexion suivante de la Monnoye , que je trouve dans la nouvelle édition de la Bibliothèque de la Croix du Maine, t. i , p. 588, art. .Teas Sal'griv. « Cette traduction (delà i'* p. de Lazarille) a été depuis , à ce qu’on dit, revue par d’Au-

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diguier le jeune. » M. de la Monnoye n’avait pas eu sous les yeux les yeux les traductions que je cite. 11 parle d’après une tradition vague ; mais on voit au moins que le sieur d’Audiguier le jeune ne s’est point occupé de l’ancienne traduction de la i'® part, de Lazarille.

Il existe une autre tr.vduction anonyinede ce roman , intitulée :

Lazarille de Tormes , traduction nouvelle. Paris, Claude Barbin , 1678, 4 petits vol. in-i6. Le nouveau traducteur ne présente, pour ainsi dire, que la quintessence de l’ouvrage espagnol. Son épître dédicatoire à M. Mitton , conseiller du roi en ses conseils, etc. , n’est pas signée. Cette traduction a reparu avec de grands changemens sous ce titre : Histoire facétieuse du fameux drille Lazarille de 'Formes , augmentée de plusieurs choses qui avaient été négligées dans les autres impressions. Lyon, J. Viret, 1607 , in-12. L’épître dédicatoire à M. Mitton , présente uelques variantes; elle est signée es lettres A. D. R. — George de Backer , libraire de Bruxelles , a reproduit la même traduction, d’après l’édition de, Barbin , sauf quelques changemens de style, c|ui ne sont pas toujours des améliorations. Cette nouvelle édition est intitulée : La Vie et Aventures de Lazarille de Formes , écrites par lui-même , traduction nouvelle sur le véritable original.

Bruxelles , George de Backer , i6q8, 2 part. in-i2. Cette édit, a été souvent réimprim. à Bruxelles, à Rouen et à Paris. La dernière édition, et probablement la plus élégante de toutes , est celle de Paris , 1801 ,2 vol. in-8° avec fig.

Si l’on était étonné de 1a Ion-

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guear (ïe ces détails sur les differentes traductions de Lazarille de 'Formes ^ je pourrais alléguer, pour ma justification, (qu'aucun dictionnaire liistori(|uen aencore rien donné de satisfaisant à ce sujet; ce cpii fut cause apparemment qu’en i-83 , le libraire (luchet deinaii(Ta en vain, par la voie du Journal de. Paris , des indications certaines sur le véritable traducteur de Lazarille , qu’on lui avait dit être Lesage.

t AlIDIGÜIER nu M4ZET (Henri d’), avocat vivant encore encore en iGtia. J’avais fait observer à la fin du 4' '’ol. de mon Dictionnaire des ouvrasses anonymes, la double erreur de plusieurs bibliographes qui ont présenté la traduction de VUi.'^toire eelhiopique cT Heliodore , p. Montlyard, coinmeayani été revue par H. d’Audiguier, tandis que c’est la version d’Aiiiyot qui a été soidisant corrigée , non par Henri , mais par Vital d’Audiguier : en effet, Henri n,e parait pas s’être occupé de littérature, et il était probablement trop jeune en i6oc) pou ravoir pensé à rajeunir lest y le îl’Amyot. D’ailleurs, la tradiict.

de Montlyard ii’a paru qu’en iGaS au plutôt : comment aurait-on pu la retoucheren 1G09, en i6i4 , en 1616? Moréri est un des auteurs qui sont tombés dans cette double méprise ; on les retrouve toutes deux dans la Biographie universelle.

♦ AÜFFRAY (Jean), natif de Paris, se livra de bonne heure à l’étude de l’économie politique, et débuta dans la littérature, en 1 753 , par des réflexions sur l'imprimerie et sur la littérature, iu-

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