‹ Examen critique et complément des dictionnaires historiques les plus répandus, depuis le dictionnaire de Moréri, jusqu'a la Biographie Universelle inclusivement. Tome Ier, (A-J), contenant environ 240 articles nouveaux, 50 refaits, et 560 corrigés ou augmentésChapitre 5 sur 314 · ABR · texte numérisé non relu

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doute parce que l’auteur y fait,' selon la remarque de vossius ( de scient, mathemalicis ) , plusieurs prédictions sli ries schismes et le futur changement de l’E— ’ glise. On a encore de ce professeur : I. Un ouvrage intitulé :

'Friitina rerum cadestium et terres trium ; on lit à la fin : cample.tum Farvisii , anno 1498 , die 5 februnrii , in-4“. Mais , Panzer croit que l’édition est de Venise. II. Liber astranamicus.

On lit à la fi n : completum Neapali diem. Martii mensis iSaS, et in aedibus D. Catharinee de Silvestra xii jnnii anni prœdieU excusum ; in-8". M. delà Lande n’a pas mentionné ces deux ouvrages dans sa Ribliagraphie astranomiqiie. Weidler, dans son Histoire de l’astronomie , p. 3i-, présente Abiosus comme l’édi- .teur de Y Epitoma in almagestum Ptolemœi , par J. Regiomontanns et G. Purbachius , Veneiiis, 1496 , in-fol.

ABOUL-FÉDA. M. Chaudon a avancé que J. Gagnier avait publié à Londres, en it32, une édition de sa Géographie en arabe avec une version latine. Il n’existe que 72 pages de cette édition , comme on le voit dans la Riagraphie universelle. L’abbé de Feller a reproduit textuellement la méprise de M. Chaudon. Les traducteurs italiens de ce dernier ont ajouté une seconde erreur à celle de l’original , en soutenant que Gagnier avait fait d’abord imprimer U Oxford, en arabe et en latin, la géographie d’Aboul-Féda.

ABREU (don Joseph -Axrorxi!

n’ ), publiciste espagnol. La Biographie universelle pouvait aisément nous apprendre, i" que la

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grande collection de traités , publiée par cet auteur , était écrite en espagnol ; 2° que l’auteur en avait fait paraître les deux premiers volumes à Madrid en 174s.

On eût aimé ensuite à trouver quelques détails sur la vie et les ouvrages de don Félix -Joseph d’AbbSU, autenr du Traité juridico-politique , concernant les prises maritimes , imprimé à Cadix en 174^1 in-8®, et dont la traduction française parut en 1^58, 2 part, in-12. F*lle a été réimprimée en 1802 avec des notes de M. Bonnemant.

ACCORAMBONA ( Vittoria ) , duchesse de Bracciano, désignée, dans la Biographie universelle sous le nom de Virginie Accoramboni , a été la plus belle femme et la plus malheureuse de son temps. Sa beauté occasionna tous ses malheurs. On trouve un précis assez juste de sa vie et de sa mort dans une inscription latine composée par un poète contemporain. En voici une traduction libre :

« Je fus deux fois la victime de la rage des ürsins. D’abord ils m’enlevèrent mon époux ; et le duc, son meurtrier, étant devenu mon mari , ses armes si célèbres ornèrent mon écusson. La fureur d’un autre des ürsins m’enlève mon frère et lui enlève sa sœur, en nous massacrant tous les deux il la fois. Ce n’est pas sans raison que je reçus le nom de Victoire , puisque ma mort me donna la

palme du martyre Le lion de

Venise nous vengea, et le meurtrier d’une brebis innocente reçut enfin la juste punition de son crime. »

On voit par ce précis que l’ar-

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ticle de l’infortunée duchesse de Bracciano pouvait donner lieu à quelques réflexions utiles sur les malheurs qu’occasionne trop ordinairement aux personnes du sexe le fuueste avantage de la beauté : on n’en trouve aucune dans l’article de la Biographie universelle f le rédacteur parait ne pas avoir connu l’histoire de Vittoria Accorambona, publiée en 1800, in-4", ])ar feu M. Adry.

Elle a été réimprimée en 1807, in-12, avec beaucoup d’additions et de corrections. On trouve à la suite la vie de madame de Hautefort, duchesse de Schomberg,

1>ar une de ses amies. Ces deux listoircs sont pleines d’intérêt.

François de Kosset , écrivain du xvii' siècle, a présenté d’une manière romanesque l’histoire de la duchesse de Bracciano, sous ce titre : Flaminie , dame romaine, pour épouser son amoureux , fait mourir son mari , et ce qui en advint. C’est la quinzième des Histoires tragiques de notre, temps.

Genève, iGiG, in-12 ; ou Lyon, 1621 , in-8°.

* ACCOR.\MBONI ( Girolamo ) était natif de Gubio ou Eugubio , ville d’Italie , dans l’Etat de l’Eglise , au duché d’ürbin. Il enseigna la médecine dans l’université de Padoue , et mourut en i535, avec la réputation d’uii des plus habiles médecins de son temps; il nous a laissé plusieurs ouvrages estimés sur son art. En voici les titres :

I. Traclatus de putredine, Venetiis, apud Andrœam de Airivabenis, i534, in-B".

IL Tractatus de. Catarrho.

Venetiis y apud eumdem , i536, iu-8“. * * .

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III. Tractnlus de Lacté. Venetiü , i536, in-8"; rfiinpriiiié à Nuremberg, chez l’etreius, eu i538, iii-4°î à Kàle, en 1578,

(Carrère, liiôl. littér., etc., de la médecine, anc. et mod. ; Adry, Hist. de Villoria Accorambona )

* ACCORAMRONI (Fkmce), ■un des fils de Girolamo , suivit la profession de son père ; et sans parler de se.s succès dans la poésie italienne, il se distingua par des connaissances très-étendues dans la philosophie. Son Commentaire sur tous les ouvrages d’Aristote, sur (juclques traités de Galien et de Théophraste, ffu’il dédia, eu iSgo , au pape Sixte V , à la famille duquel il était allié , a mérité l’approbation de tous les savans ; et Fahricius regrette en particulier que dans la belle édition de Théophraste, faite à Amsterdam en iC>44> in-fol. , on n’ait pas joint les notes de Felice Accoramboni à celles des Scaliger, des Budius et des Constantin. Voici les titres de ses ouvrages :

I. Commenlarius obsctiriorum locorum et srntentiantm in omnibus avistotelicis scriplis, et controversiarum inter Platonicos , Galenum et Aristotelem examinalio. Rom ce , i5t)o, in-fol.

II. Annotationes in librum. Galeni de temperamentis. Romæ , apud Pari sium , 1 5go , 1 6o4 , in-fol.

III. Sententiarum dijficilium [nieoplirasti in libro de plantis

explieatio. Roma; , 1590, in-fol.

. Vf .Adnotationes in 'JAieophrastum de plantis, Romee , i6o3, in-fol.

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