‹ Examen critique et complément des dictionnaires historiques les plus répandus, depuis le dictionnaire de Moréri, jusqu'a la Biographie Universelle inclusivement. Tome Ier, (A-J), contenant environ 240 articles nouveaux, 50 refaits, et 560 corrigés ou augmentésChapitre 55 sur 314 · RAS · texte numérisé non relu

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composes. M. de Bastide a aussi emiirassé la morale, et il a voulu souvent se distinguer par le choix des sujets. Ses vues ont été sages:

ses conseils ont dû avoir d’heureux résultats. Ceci peut se prouver par son Spectateur, dont la date remonte à l’anuée 17/ïq. Il avait Tait paraiti'c en les

Choses comme on doit les i>oir, 1 vol. in-8” ; depuis, il a publié le Monde comme il est, le Monde, \e Penseur, la Morale de. V Histoire , les ï arii'tés littéraires , etc.

Ou ne peut disconvenir que ces ouvrages ne soient remplis de rétlexions morales, de faits intéressans, desentimens nobles, de vues utiles. M. de Bastide annonça dès 1760 que les recherches d’érudition ne lui étaient pas étrangères.

C’est lui qui a commencé l’utile collection du Choix des Mercures et autres journaux français et étrangers • collection poussée jusqu’à 108 vol. : il faut y joindre vol. de tables qui en facilite 1 usage. Plusdetio deces volumes sont dus à M. de Bastide. Ce fut dans la maturité de l’Age que IM. de Bastide fut attaché à l’importante entreprise de la Dihliot.

unii’. des romans. Le marquis de Panim v avait conçu l’idée decet te collection avant de connaître M.

de Bastide , et il la lui communiqua dès qu’il eut pris quelque intérêt à liii.^I. de Paiilniy avait tous les moyens pour faire réussir cette entreprise : bibliothèque immease , connaissance univer- •selleef profonde des livres, réputation faite, zèle ardent, grand état dans le monde , beaucoup d’amis et de flatteurs. M. Bastide travailla y/pndant plusieurs années avec une pleine satisfaction sous la direction de M. de Paul-

my ; ce zélé protecteur des lettres cessa en 177g de dirige^ l’entreprise. M. de Bastide fit ce qu’il put pour la soutenir et lui con-* sei ver son succès. Plus de cent extraits lui sont dus. Outre les analyses de plusieurs de ses ouvrages, il a fait celles des romans de Duclos, de Crébillon fils, de MarivauXjdeinadaineRiccoboni, de l’abbé Prévost, de Biissy-Kabutin ; les trois quarts des notes contenues dans les 3o premiers volumes sont de lui. Ony remarque beaucoup d’inexactitudes.

M. de Bastide avait coiiimencé une édition in-4” de la Bihlioih'eque des romans ; il n’en a donne que deux volumes.

On peut reprochera M. de Bastide d’avoir tropsacrifiéà la mode dans ses premiers travaux, d’avoir écrit quelquefois d’une manière peu naturelle, et surtout d avoir trop écrit. Parvenu à plus de 60 ans, il sentit ce dernier tort , et forma le projet de choisir dans ses nombreux ouvrages de quoi former 12. volumes in-8“. Le prospectus de cette louable entreprise parut en 178g; l’auteur l’accompagna de détails intéressans sur sa vie littéraire. Nous avons profite de ce morceau pour la rédaction de cet article. L’intention principale de M. de Bastide a été de réluter la nolicTe sur sa personne et sur ses écrits, qui se trouve dans le .37' volume du Cabinet des fées. Elle e.st en efl’et rédigée avec beaucoup de partialité. L’époque à laquelle parut le prospectus des OEuores choisies de M. de Bastide n’élai/ niillemeiit favorable au suce'* d’une entreprise de ce ge''"C.

M. de Bastide n’eut donc p* satisfaction de pouvoir ji-lifier

aux yeux du public impartial une vie presque entièrement consacrée aux belles-lettres. Il est mort à Milan le 4 juillet 1^98, âgé de ^4 M. de Bastide avait été chargé du Mercure de France pendant deux ans , vers 1760.

Voici la liste de ses principaux ouvrages :

I. Les Confessions d'un fat , sous le nom du chevalier de la Bastide. Paris, 1749» 2 part, in-12.

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