‹ Examen critique et complément des dictionnaires historiques les plus répandus, depuis le dictionnaire de Moréri, jusqu'a la Biographie Universelle inclusivement. Tome Ier, (A-J), contenant environ 240 articles nouveaux, 50 refaits, et 560 corrigés ou augmentésChapitre 54 sur 314 · BAR ‘ BAR · texte numérisé non relu

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qui touche. le commerce en tlrtail culatevr de la Chambre des cotnfjet la banque. Celle espèce d’aca- tes de Paris. Ce livre a été souvent demie, comme il la nomme lui- réimprimé, notamment en 1704. uiêine, dans un de ses livres, aété III. Le grat)d*banquier , vu la une source d’instructions pour la livre des monnaies étrangères rt~ jeunesse qui la fréquentait. Aussi duites en monnaies de France. a-t-il compté parmi ses protec- Paris, 1G81 et i6g6, iii-8‘’, dédié leurs, le grand Colbert, et entre à Colbert. Il a été retravaillé en ses amis, le célèbre Sa va ry , au- 1709, et augmenté d’un second leur du Parf^ négociant. Après volume en 1717, par Nicolas Barsa mort, arrivée en 1708, son fils rême , fils de l’auteur, obtint un privilège de dix ans, IV. Le livre facile pour apprenpour la réimpression de neuf ou- dre F arithmétique , de .soi-méma vrages relatifs à l’arithmétique et sans maître , ou règles difléren* ou à -la banque, et pour lesquel» tes appliquées sur toutes les affaiil avait obtenu lui-même, en reslesplususitéesdefavie.Vn- 1677-, un privilège de vingt ans, ris, i677,ÿn-i2; ouvrage sou-

Îui lui fut expédié gratis. On a vent réimprimé , avec des auge cet homme utile: mentations plus ou moins consi-

I. Les comptes faits du grand dérables. L’édition <^e i74oapour commerce, etc., livre dont la pre- titre; V Arithmétique du sieur Darmière édition est de 1670, et fut réme ou le livre facile, etc. 11 en dédiée par l’auteur à Tavernier, existe des éditions postérieures; baron d’Aubeipne , célèbre par ses la dernière estprobablement celle voyages. Cette épitre dédicatoire de 1789, à Paris, chez les libraiest intéressante pour l’histoire de res associés. Un dçs problèmes, Tavernier même. Barême y dit dont Barrêine donne la solution à ce voyageur qu’il lui doit un dans ce livre, a piqué, en 1749, la irait d'arithmétique Aes eu— curiosité d’une calculatrice, et rieux, qui ^pi a procuré la visite fait insérer dans le Mercure de de beaucoup d’étrangers et con- janvier 1760, une lettre à l’illustribué à sa réputation. L’opéra- tre Philarète. Cette lettre écrite lion qui constitue ce trait est dé- de Beauvais, et^ignée L. L. G. , crite dans la suite de l’épîlre. 11 est intéressante par. son objet et serait difficile de citer toutes les le nombre de solutions qu’on y éditions qu’on a publiées de ces propose.

comptes-faits. Parmi les ancien- \ . Le. cahier curieux de Bar— ' nés, une des meilleures est celle reme - arithméticien, contenant M de 1708, revue par Barrême le plusieurs pièces du temps ,sérieufils. ses et agréables , brochure de 2l>

W. Le livre nécessaire pour tous pages in-8®, sans, date, dédiée les comptables , les avocats, no- par un sonnet de l’auteur au duc taires , procureurs, etc. Paris, de la l'euillade. Le goût des an.a- Denis Thierry, 1694, in-12, vo- grammes et des acrostiches avait lurne peu épais , imprimé sur un séduit jusqu’au grave Barrême, privileçe.de i685. Barrême est etilparaitqu’ileiieutbcsoin pour nomme sur le frontispice seul ex- imposer silence à des envieux qui pert pour tous les comptes , et cal- cherchaient à lip nuire. Tous les

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vers qui coin posent cette brochure ne sont pas de lui; mais il y eu a beaucoup qu’il a signés.

V ï. Quatre 'I*rahés sur les parties doublei^, qui ont disparu du commerce, et dont il serait difficile de donner uneindication précise.

VII. Un Liere des aides et domaines ; un autre de géométrie , arpentage et toisé, non moins difficile à rencontrer au jourd’hu i que ceux dont on vient de parler. Le livre sur l’arpentage et le toisé est un petitin-i2,irap. en i6'j3. L’auteur le dédia au célèbre voyageur Tavernier, alors nonxmé le baron d’Aubonne ; un autre ami de l’auteur, Legendre, négociant, y reçoit aus^ des marques de sa reconnaissance, et celles-ci sont plus longues ; car c’est une ode entière où Barrême rappelle ce que Legendre lui avait dit cinq ans auparavant ; cotirage, Dieu ‘TOUS bénira. ^ la- tète du traité des aides et domaines , il y a une ode au dauphin, signée encore de Barrême. Lneodeà un prince est bien autre chose que des acrostiches, et il y a dans celle-ci des vers faits avec facilité , chose remarquable dansain homme dont la tète devait être constamment occupée de coutptes faits ou à faire.

' Barrèniefilsa étécenseur royal.

En 1723, il approuva en cette qualité \e Banquier français de Bouttilier, qui a été réimprimé en 1727 avec la même approbation.

B.\RRIO ( Gabriel ) , Calabrois.

M. Cliaudon donne à cet auteur un article très-superficiel, mais qu’il était facile d’améliorer en consultant la Bibliotheca Calabra AngcliZavarroni. Neapoli, 1735,

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in~4*. On y voit en effet que Gabriel Barrius, prêtre séculier de de la Calabre, a publié k Rome, en 1570, in-8°, sou ouvrage intitulé de Antiquitate et ritu Cala— britv, libri Cet ouvrage plein de recherches exactes a été inséré eu 1600, dans VItalia illustrala de Schottiis. On en a une nouvelle édition enri^ie d’augmentations et de notes , par l’évêque Thomas Acetus. Rome , 1707 , in-fol. Barrius a encore publié, dans la même année 1570, i vol.

én-8" contenant, \” Pro laudibus lihguæ latinœ libri très ; 2“ De a'ternitate. Urbis liber unus; 3* De la^iditus Italiœ liber umts.

L’abbé de Feller et la Biographie universelle ne parlent pas de cet auteur.

BARTHÉLEMI ( Nicolas ) , né à Loches au xv* siècle, a fleuri dans le xvi'. Il était moine. Il est

Ïualiflé de Frater Bartholomeus achiariim et fractee vallis prior au-devant d’un ouvrage comique de sa façon , intitule Momice , parce que l’auteur ,» comme un autre Momus, y censure toutes sortes d’états. Scs Momice furent imprimées chez Badins, en i5i4- On a dif même auteur des poésies latines, entre autres deux livres d’épigrammes , imprimées à Paris en i533. Les ouvrages de cet écrivain ont servi d’original a Rabe— lai.s..

(iI/c>no//Y’sdeM. du Masbaret. )

BARTTÎEMA (Lodis), Bolonais du xv' siècle, qui a laissé une relation italienne de ses voyages en Ethiopie, en Egypte, etc. Elle paraît avoir été imprimée pour la première fois à Rome , dès i5io , 111-4°. ^ édition de

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Venise, c^z Paganini, en i5i8, On la trouve dans le reçneil de Ramusio , tom^ l'^ Jean Ternirai, libraire de Lyon , en a inséré une traduction dans l’ouvrage intitulé ; Hisloriale Description de V Afrique, écrite par Jean Léon, Africain. Lyon, i55o, 2 vol. in - fol. Il en existe des traductions latine , allemande , hollandaise et espagnole. Voyez pour la traduction latine l’article Maobign&ni. Dans la plupart de ces traductions, l’auteur est seulement nommé Louis , patricien de Rome, sans aucune mention du nom de Bartema. C’est ce nui fait q\ie Panzer , dans scs Annales typographiques , le cite au mot Bartema et au mol Louis. Debure , dans sa Bibliographie et dans le Catalogue de Caignat , l’a pris pour Loui^ Patricius de Rome. Duverdier donne un article à notre auteur au mot Vartoman. y

RARTHIÜS (Gaspard). Ce savant ne mérite certainement pas l’oubli dans lequel^l’a laissé la Biographie universelle. Il a un article rédigé avec assez de soin dans le Dict. de M. Chaudon.

BARTOLI (Joseph), célèbre antiquaire italien du xviii® siècle.

Suivant la Biographie universelle, il a publié, en français, quelques opuscules : pourquoi ne pas les faire connaître? 11 eAt été plus exact de dire qu’il avait entrepris en langue française un ouvrage important dont il n’a publié que le premier volume, sous ce titre : Réflexions impartiales sur le progrès réel ou apparent que les sciences et les arts ont fait dans le xviti' siècle en Europe; précédées d’un Essai sur l’e^pli-

cation historique que Platon a donnée de sa République et de son Atlantide. Paris, Couturier, 1780, i 11-8®.

BASCAPÉ , ou à BASILICA S.

PETRI (CiiARt.Es ) , Milanais , cc'lèbre évêque de Novare, et ami intime de St. Charles Borroniée , dont il a écrit la vie en latin.

Jngolsladii , 1692; Brixiee , 161 A, in-4" ; et en italien , sous lé nom de Luca Vandoni. Bologne, 1614, in-8". L’article de cet auteur esl trop sec dans M. Chaudon ; les traducteurs italiens de 1 796 l’ont un peu étendu. Phil. A'gelati, dans sa Biblioiheca Scriptorum Mediolanensium , cite de lui 19 ouvrages imprimés, et 4s ûianuscrits. Un auteur de ce mérite devait-il être oublié par la Biographie universelle ?

BASILE I*', le Macédonien, empereur d’Orient. M. l’abbé Cavoleaux a donné une traduction libre en français des Avis de ce ‘‘ prince à son fis. Nantes, 1782, in-i2. •

BASSÉE ( Bonaventule DE LA ) , capucin, se nommait dans le monde Louis le Pippre. Il naquit à la Bassée , petite ville d’Artois.

Après avoir professé la philosophie au collège du roi à Douai , il se fit chanoine régulier à Ilénin près Arras. Il passa ensuite dans l’ordre des capucins. Il enseigna dans cet ordre la philosophie et la théologie. Après avoir rempli les chargRs de gardien et de provincial , il mourut au couvent de Soignies en Hainaut, le ii septembre i65o. Ilestconnupardeiix ouvrages. Le premier esl intitulé:

Parochianus obediens , seu de duplici debilo parochianontm audiendi verbi et missœ para-

chialis. Duaci , i6G3, in-12. Il a été traduit eu français sous ce titre : Le Paroissien obe'issant....

du latin du R. P. B. B. C. P., translaté par François de la Tombe ( curé de St. -Quentin à Touriiay ) , et par lui augmenté d’aucunes annotations. Tournay , i63.{ , iu-i 2.

Le second oiivrjge , dont le précédent était un essai, a pour titre : Theophilus parochinlis -, seu de quadruplici debiio in jJro-

prid parochianerseliiendo

yfntoerpiœ , io35 , in-12 ; Rothoma^i, i635, ip-8®; Romæ, i638,

in-12. Et sous le titre de Parochophihis , seit libelhts de qiiadru-

plici debiio Parisiis , 1657 ,

^ iii-12. 3* editio (seu potiüs 5*)

correctior. Parisiis, 1679, in- 16 , avec le nom de l’auteur. La première parti.e de cet ouvrage, qui concerne la messe de paroisse, a paru en français sous ce titre :

Re 7'héophile paroissial , par le R. P. B. B. C. P. , traduit du latin par Benoît Puys , doct. en théologie.... Lyon,* 1649, in-12. Le P. Henri Albi publia contre cet ouvrage V Anti-'Phdophile paroissial. Lyon, i6.|9, in-12. B. Puys répliqua par une Réponse chréiiennea un libelleanonyme.Lyon, i6.'^9. Le jésuite revintà la charge par son Apologie pour l’Anii- 'l'hé.ophi le paroissial. Lyon, i6.'{9, in-12. Il se déguisa sous le masque de Paul de. Cabiac , prêtre régulier. Lclle dispute, poussée avec trop de vivacité, se termina par une réconciliation qui se fît outre les parties en présence de 17 personnes. Les détails ci-dessus sont nécessaires pour l’intelligence d’une partie de la i 5' Lettre provinciale. Ils es])liquent aussi pourquoi , daus plusieurs

catalogues , les noms de Louis le Pippre, chanoine régulier, sont nus entre-deux parenthèses, à la suite de ceux de Ronaventare de la Bassée. Baillet n’aurait pas dû.

placer cet écrivain dans sa liste des auteurs déguisés; mais il pouvait l’y faire figurer sous le masque de 'l'héophile paroissial.

{Mémoires de Paquot, toin. i et tom. 3, édit, in-fol. )

BASTIDE ( Marc- .Antoine de la), natif de Milhau; son père, gentilhomme de Rouergue , était gouverneur pour le roi de la vicomté de Cresseil. M. de la Bastide vint à Paris fort jeune.

Comme il avait l’esprit naturellement délicat et poli , il se fît des amis et des protecteurs du premier rang : l’un d’eux fut le célèbre Fouquet, alors surintendant des finances. M. de la Bastide fut choisi en i652 pour ïtre secrétaire d’ambassade en Angleterre. Il y demeura sept à huit ans en cette qualité. II fut trouvé si propre pofir les négociations, qu’il y fut renvoyé seul en 1662, et il y retourna encore depuis avec M. de Ruvigny. D’ailleurs, M. de la Bastide avait l’esprit si facile , qu’il savait se partager entre les affaifes et les sciences.

Il fit paraître à Rouen , en 1672 , iine/îe^n.veaulivrede M. deCondom sur l’exposition de la doctrine de l’Eglise catholique; et en 1680, une seconde Réponse, ou plutôt une critique de l’avertissement et des pièces mises à la tête de la nouvelle édition. C’est lui qui a traduit Ratrainne, en 1672, et c’est à tort que cette traduction a été attribuée au ministre P. Allix, dont il est parlé dans l’avilissement, et qui en eifet

Digiti -J by Googh

avait promis de mettre én français ce fapieux Traité du corps et du sang du Seigneur. M. de la Bastide a aussi publié des Remarques sur le livredu ministre d’Huisseau, intitulé la Réunion du christianisme. Il a revu et corrigé la vieille version des Psaumes. Paris , vers 1680, in- 12; Londres, 1701.

C’est un ouvrage que Conrart avait commence , et il chargea M. de la Bastide de l’achever.

Cette révision fut introduite par plusieurs églises dans le service ubiic. M. de la Bastide était l’un es anciens de l’église de Charenton lors de la révocation de l’édit de Nantes. Il fut relégué à Saint- Pierre-le-Moutier , puis à Chartres ; on lui fit obtenir un congé en «687 pour passer en Angleterre. Dans cet asile où il a retrouvé un grand nombre d’amis , il écrivit pour sa correction des Psaumes , publia aussi le Liere des psaumes , nouvelle version retouchée sur l’ancienne de 1688, Amsterdam , 1692 , in-i2, et* composa diverses pièces sur les controverses, pour servir de réponse à Pélisson. Il a laissé entre autres un Traité de V Eucharistie, où il rapporte exactement les sentimens et la croyance des pères de la primitive Eglise jusqu’au iv' siècle. Les habitudes que M. de la Bahide avait eues à la cour, lui avaient donné ce caractère de politesse qu’on n’acquiert point dans lecabinet et parmi les livres.

Il mourut le 4 mars 1704, âgé de 80 ans. M. de la Bastide ne «royait pas que Bayle fût l’autt>ir de VAvis aux réfugiés , et il composa une espèce de factum

f>ouiprouver que Pélisson était e ver^able auteur de ce fameux ouvrag. Ou l’a inséré dans l’IIis-

toîre de Bayle et de ses ouvrages.

Amsterdam, iqi5, in-12, p. 297 et suiv. Ce morceau mérite d’être lu. Bayle attribue à M. de la Bastide une Réponse apologétique à MM. du clergé de France, sur les actes de leurs assemblées de

1682. Amsterdam, H. Desbordes,

1683, in-12.

( Histoire des ouvrages des savons, par Basnage, année 1704 | OEuvres de Bayle, t. 4 7 p- i66. )

f BASTIDE ( Jea\-Fr Avçois oe ), né à Marseille le i5 juillet 1724, fils du lieutenant criminel de Marseille ^ et petit-neveu de l’abbé Pellegrin, vint très-jeune à Paris, et débuta dans la Jittérature par des ouvrages d’imagination qui' lui donnèrent une réputation éphémère. Les journaux parlèrent de lui avantageusement. Il inséra dans le Mercure des vers galans , Je jolis contes , des réponses amoureuses , des questions d’amour ; voulant marcher sur les traces des auteurs qui jouissaient d’une grande renommée , tels que Duclos , Marmontel et Crébillon fils , il écrivit les Conrfessions d’un fat , les Télçs folles, la Trentaine de Çythère, le Tribunal de l’amour, le Faux oracle, les Aventures de Tictoire Pont y, des Contes, etc. On trouve dan* ces ouvrages de l’esprit , de la facilité, de l’agrément^nais jamais de catactère, jamais rien de senti, rien d’approfondi. On doit rapporter à peu près à la mém#époquedela vie de M. de Bastide dix ouvrages de théâtre, soit en vers, soit en prose , dont plusieurs en cinq actes, et qui tous ont été joues à Paris , en province ou chezl’étraqger, suivant les temps et les circonstances où ils furent

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