‹ Examen critique et complément des dictionnaires historiques les plus répandus, depuis le dictionnaire de Moréri, jusqu'a la Biographie Universelle inclusivement. Tome Ier, (A-J), contenant environ 240 articles nouveaux, 50 refaits, et 560 corrigés ou augmentésChapitre 64 sur 314 · BEN · texte numérisé non relu

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France et non en Italie , comme le prétendent Wadpig et Fabricius, étudia dans sa jeunesse au monastère de Notre-Dame-des- Anges de la province de Touraine en Poitou ; il entra dans le tiersordre de St. -François, connu sous la dénomination de Cordeliers, et prêcha dans les principales villes de France. 11 fut ministre provincial de la province de Touraine pictavienne. On voit par différens endroits de ses ouvrages qu’il a voyagé en Italie et dans la Terre-Sainte. La princi|Tale de ses productions est intitulée: La somme des péchés, et le remède d’iceux. Lyon, i584> ouvrage, quoique reçu avec ap>-

filaudissement , excita néanmoins a censure de plusieurs personnes, qui trouvèrent mauvais que l’auteur eût traité trop librement les matières qui sont l’objet du sixième commandement. La seconde édition fut imprimée à Paris en i586, in-fol. , chez Denis Colinel. L’auteur a adou« même changé quelqu'^s mots et sentences pour contenter un chacun. C’est ainsi qu’il s’exprime dans l’épître dédicatoire. On cite une troisième édition publiée également à Paris en 1602. En il en avait paru dans la même ville une traduction latine que Ton présume faite par l’auteur lui-même, ce qui a fait croire à Bayle que cet ouvrage avait été écrit d’abord en latin.

( Remarques sur Bayle, par l’abbé Joly , au mot Sanchez. )

BENOIT III, pape. C’est ordinairement entre ce pape et Léon IV que d’anciens chroniqueurs et quelques protestons placent la prétendue papesse Jeanne sous le

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nom de .lean VllI. M. Chaudoti attribue cette fable à Martin, qui’ vivait plus de quatre siècles après Benoît 111 : il fallait dire Martin le Polonais. On eût peut-être aimé à voir dans la liiosiraphie universelle la même indication, mais rectifiée. On la trouve entourée de développemeus curieux daus le Dictionnaire de Fcller.

■ BERARDIER (Devis), né à Quimper , docteur en théologie de la faculté de Paris, ancien principal du collège de Quimper, fut nommé en 1708 principal du collège de Louis-Ie-Crand à Paris : il prêta serment le i" mai 1780, comme administrateur du même collège , et il en devint le grand-maître vers 1788. Il serait diflicile, dit le Cousin Jacques ( Belfroy de Reigny ) . «t^ns le .Dictionnaire néolog l'qtie des hommes et de.’ mitoses , de citer dans le cours d’un siècle, même parmi hLA membres les plus illustres de l’université de Paris, uii homme qui joignît jamais plus de vertus chrétiennes à plus de q’ualités sociales... Je ne dis rien de trop en disant qu’il fut ce qui s’appelle adoré Ae tous les jeunes |;cns que la sollicitude paternellqavait confiés à sa vigilance. Les hommes les plus sévères eu fait d’éducation ne lui ont fait que le reproche d’être trop doux, ce qui dégénérait quelquefois en faiblesse.

Doué d’une sagacité qui ne le cédait à la pénétration d’aucun homme en place, il embellissait cette faculté bien rare par des connaissances littéraires, politiques , historiques et physiques , dont la réunion ne se trouve pas communément parmi les hommes. En 1788, Camille Desmou-

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