‹ Examen critique et complément des dictionnaires historiques les plus répandus, depuis le dictionnaire de Moréri, jusqu'a la Biographie Universelle inclusivement. Tome Ier, (A-J), contenant environ 240 articles nouveaux, 50 refaits, et 560 corrigés ou augmentésChapitre 66 sur 314 · II. Essai sur le récit’, 1776, in · texte numérisé non relu

II. Essai sur le récit’, 1776, in

TII. A nti - Lucrèce , traduit

en vers français; 1786, 2 vol.

petit in-i 2. Malgré des morceaux bien rendus, cette traduction a eu peu de succès : une nouvelle traduction en vers du même poème a paru dans ces derniers temps en I vol. in-8", sous ce titre :

\j A nti-lMcrèce en vers français, avec le ix' et le dernier chant ajoutésà l’original parM. Jeanty- Laurans , et la tradbetion en vers latins du ix' chant par M. l’abbé G. Mancin. Aucb. Diiprat, i8i3.

Elle est bien inférieure' à celfe de M. Rérardier.

La Biographie universelle n’a fait qu’un seul individu des deux anteurs que je viens de citer. Ses méprises sc trouvent copiées, 1“ dans le 4' vol. des Mémoires pour Servir à l’l)istoire ecclesiastique du xviTi* siècle. Le compilateur

de ce dernier ouvrage, M. P ,

croit avoir corrigé la Biographie , en distinguant les deux Rerardier; mais il n’a évité un danger (ine pour tomber dans un autre :

il ne s’est pas aperçu que le cqmmeiicement de l’article Rerardier dans la Biographie universelle, était tiré des 'Frais siècles de l’abbé Sabatier ^e Castres , qui n’a parlé que de M. Berardier de Bataut. C’est donc à ce dernier que conviennent lA prénoms et le lieu de naissance mentionnés dans la Biographie, universelle et dans' les Mémoires àc M. P

loi

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Le reste de l’article se rapporte au principal du college de Louisle-Graud.

2“. Dans les Notices chronolo~ giques sur les théologiens , jurisconsultes , philosophes , artistes , littérateurs, poètes , bardes, troubadours et historiens de la Bretagne depuis le commencement de l’ère chrét. jusqu’à nos jours, par M. Miorcec de Kerdanet, avocat.

Brest, 1818, in-8°. On devait croire qu’un écrivain breton n0us donnerait des renseignemens exacts et curieux sur ses compatriotes i mais on s’aperçoit bientôt en le lisant que cet écrivain n’a consulté q ue nos Dictionnaires historiques. Au lieu de rectifier leurs méprises , il en a augmenté le nombre : il nous dit à la vérité ue l’ancien principal du collège e Louis-le-Grand est'né à Quimper ; mais il le nomme François- Joseph BerardierdeBataut, noms qiii,appartiennent àM. Berardier le Parisien; ensuite il attribue à son compatriote les ouvrages de l’ancien professeur du Plessis; il attribue à Camille Desnioulins l’opuscule de M. Lauraguel ; il répète le bruit populaire et faux de la bénédiction nuptialedonnée à Camille Desmouhns par Denis Berardier, etc., etc. Malheureusement le volume de M. de Ker-y danet offre beaucoup d’articles aussi fautifs que celui de Berardier.

3". Dans la Galerie historique des contemporains y ou Nouvelle Biogra])hie , seule édition dans laquelle se trouvent réunis les hommes morts ou vivans de toutes les nations, qui se sont fait remar- ^ quer à la fin du xviu' siècle et au cominenccmenl de celui-ci, par leurs écrits , etc. Bruxelles , chez

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Auguste Wahlen , 1818 et 1819.

Cet ouvrage doit avoir 8 volumes in-8“. Il eu parait cinq.

4°- Dans le Supplément au Dictionnaire historique de Feller.

BERCIIOIRE ( Pierre ). La Biographie universelle ne fait point connaître la première édition de sa traduction française de Tite- Live. Elle parut eu i486 à Paris ,

3 vol in-fol. *

BERCY ou BERSIL (HUGIK.S DE ) , poêle français du xia' siècle, qui a été confondu par Etienne Pasquier, e^d’après lui par beaucoup d’autres, avec unau tre'poëte du même temps nommé Guyot de Provins. L’erreur est venue de ce que tous deux ont composé un' poème satirique en vers sur les mêmes matières à peu près, etsous le même titre. L’un de ces 2 ouv.

«st intit. Bible de Guyot de Prolùns, et l’autre la Bible d’Hugues deBersil Chastelains. Le premier, composé de 2691 vers , n’a été imprimé que dans ces derniers temps, d’après un manuscrit de l’ancien chapitre de Notre-Dame de Paris, et uu autre qui avait appartenu au duc de La Yallicre.

On le trouve dans le tom. 2 de la nouvelle édition des Fabliaux et contes des poêles des xi , xii , xiii , xiv et XV' siècles , publiée par M. Méon. Paris, 1808, 4 volumes in-8". La Bible de Hugues de Bercy est restée manuscrite. Ces deux auteurs avaient voyagé dans les mêmes lieux : Guyot finit par * se faire moine , et publia son ouvrage en i2o3, tandis que Huques n’a pu composer le sien que postérieurement à l’année i2o4il s’était trouvé à Constantinople de i2o3 à 1204, quand, dans l’espace d’un an et demi , quatr»

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empereurs successivement y pe’rirent : l’im elr.inglé, l’autre jeté à la mer, le troisième détrôné et enfermé dans une prison , le dernier enlin vaincu et tué dans un combat. Hugues servait probablement dans l’armée. 11 ne s’occupa Si sou retour en France (jue de la culture des lettres. Le comte de Taylus , dans un mémoire dont on trouve le précisdans le recueil de l’académie, tom. 21 , a très- Lien établi les droits de chacun de ces auteurs h l’ouvrage qui

1)orte son nom ; il soupçonne avec leaucoup de vraisemblance que Pasquier aura eu en sa possession les deux manuscrits reliés en un volume, et qu’il se sera accoutumé à les considérer comme l’ouvrage d’un même auteur. La Biographie universelle eût dû donner un article à Hugues de Bercy à la lettre R ou la lettre H, ' d’autant plus qu’elle n’a pu s’empêcher de le citer dans l’article de (iuyot de Provins.

On a été curieux de savoir pourquoi ces deux auteurs avaient donné le nom de Bible à leurs compositions satiriques; n’est-il pas permis de conjecturer que ces deux poètes désirant réformer les vices de leur temps, auront appelé leurs poèmes du nom de l’ouvrage le plus répandu, dans le désir qu’ils avaient que les leurs pussent aussi se répandre dans toutes les classes de fa société ?

Colletet n’a point oublié Hup'UMS de Bercy clans son Histoire manuscrite des portes français ; mais il a partagé l’erreur commune de son temps , en le considérant comme le véritable auteur de la fiible de Guyot ; aussi n’a-til pas donné d’article à Guyot de Provins.

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* BERGERON ( Nicolas) , natif de Béthisy, l’un des chefs-lieux du ci-devant duché de Valois ( Oise) , devint avocat au parlement de Paris, et fut l’un des hommes les plus Savans de son siècle. Il était versé dans la connaissance des langues grecque c?t hébraïque ; il avait étudié l’éloquence, la philosophie, les mathématiques et surtout la jurisprudence. Le savant Charles Dumoulinlui témoignait beaucoup d’estime. Ranius le nomma, avec Ant.

Loisel , son exécuteur testamentaire. Le testament de Ramus est célèbre dans l’histoire littéraire, par la fondation qu’il renferme d’une chaire pour renseignement des mathématiques. On le trouve dans les Opuscules de Loisel, et dans le Mémoire historique de l’abbé Goujet sur le Collége-de- Erance. N. Bergeronpublia, 1. En poème latin intitulé : In regis IJenrici III adventum carmen.

Lutetiæ , Buon, 1574» i'i-4”- P. Kami professons regii et Audomari 'l'altvi collectanea , prœfationes , epistolœ , orationes. Part~ siis, «577, in-8". Il s’adonna ensuite aux recherches historiques , et forma le projet d’une histoire générale du duché de \alois. Il a publié un abrégé de ce travail j sous ce titre : Le Valois roj-al, extrait des Mémoires de Nicolas Bergeron , avocat au parlement à la reine de Navarre, duchesse du pays de Valois. Paris, Gilles B«*vs, i583 , in-B” de 64 feuillets ou 1 28 pag. Ce morceau eut beaucoup de succès, parce qu’on n’avait encore rien de raisonnable sur le Valois. La bibliothèque de Bergeron est louée dans les écrits de sou temps, comme un dépôt qui contenait des raretés sans

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nombre , en manuscrits , en mémoires deliltérature et d’histoire. .

Il possédait parmi ses manuscrits le premier cahier des Coutumes de Vermaudois et de Valois.

Bergeron possédait aussi un recueil des plus notables arrêts du parlement de Paris ; recueil qui a clé inséré dans la seconde édition des Arrêts de Papon en i58^. Ce savant avocat eut beaucoup de

Eart aux notes de Dumoulin sur I coutume de Paris et sur celles de quelques autres provinces. Il mourut avant l’année i584-

L’abbéGoujetcroitque ïficolas Bergeron est l’auteur delà satire publiée en i5^7, et réimpriniée en i58o sous ce titre : Admonilio Philomusi in graliam Nicolai Jie.rgeronii , jurisconsulli , od M.

M. ( Maurice Bressieu ),

pauîb quàm anteà emendatior.

J. Richerius, i58oj in- 12.

Le prétendu Philorausus reproche dans cet écrit à Bressieu les déclamations indécerttes qu’il s’était permises contre des ho/nmes nui méritaient pli^ d’égards.

Déjà le même Bressieu avait été cité en justice par Nie. Bergeron,

. et il avait été obligé à quelque réparation envers lui.

■*' BERGERON ( Pierre ) . fils du précédent , naquit à Paris . et se livra comme son père à rétude de la iurisprudence. Il remplit avec distinction les fonctions d’avocat , et devint ensuite conseiller du roi et référendaire en la chancellerie de Paris. 11 cultiva la poésie ; car on trouve des vers de sa façon en tête de l’édition des OEuvres de duBartas, 1611 , infol. , et des frères de Ste.-^Marlhe, 1633, in-4". La géographie et les voyages devinrent eusuite l’objet

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chéri de ses études. Il eut beaucoup de part à l’édit. dç la trad.

latine de la Grographia Nubiensis , 1618, in-4°. On estime son Traité de la navigation et des voyages, des découvertes et des conquêtes des modernes, et principalement des Français. Paris , léag, in-8". H se trouve ordinairement relié avec V Histoire de la découverte des Canaries, par Jean de Béthencourt , imprimée en i63o. Morisol eu parle avec éloge dans son Orbis maritimus ( pag.

rzi3,448 )• Celui-ci ne fit iiuprimersoii ouvrage qit’après l’avoir soumis au jugement de P.

Bergeron. En i634 , P- Bergeron donna un Traité des Tartares et un Abrégé de l’histoire des Sarrasins, à la suite des Voyages en Tarlarie de Fr. Guill. de Rubraquis et autres , traduits par lui du latin assez grossier de Vincent de , Beauvais, et de l'anglaisd’IIakluit et Purchas. P Van Der Aa réimprima CCS ouvrages de notre auteur, à l’exception de la Découverte des Canaries , dans la collection intitulée d’abord Recueil devoyages curieux en Tartnrie, etc.

Leyde , 172g , 2 vol. 111-4" > ensuite Foyages faits principalement en Asie, dans les XIV et xv' siècles , etc. La Haye , 1735 , 2 vol. in-4"- C’est la même édition d’un même ouvrage dont le frontispice seul a été changé.

On doit encore à P. Bergeron l.i rédaction en grande partie des Voyages de Vincent Leblanc , Marseillais , dans les quatre parties du monde. La mort l’empecha de la terminer. Louis Coulon mit la dernière main , et puia ces voyages en 1649, in-4’j avec une dédicace et un avis au lecteur qu’on ne trouve plus dans

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3a spconde ôflit. donnée en i658.

C.e fut le savant Peirèse qui conseilla à Vincent Leblanc de remettre ces inernoires entre les mains de P. Rergeron , dont le mérite lui était connu. Bergeron mourut en 1687 , dans un âge assez avancé. 11 a laissé én ina- Tiuscrit deux itinéraires ; l’iin italo-grrmnnique , et l’autre 7V auo-ltelgique. Ce dernier , fait en rannéeibi'^ , futcommuniqué au savant Claude Joly , chanoine de Notre-Dame, qui le trouva plein de doctrine et de recherches curieuses. Voy. les Ojjuscules d’Antoine Loisel , Paris ; i(i5?, , in-4° , pag. 547 ’ ^ Histoire iiu Valois , par l’abhé Carlier, et David Clément, Bibliothèque curit use.

BERGIER (l’abhé) , docteuren théologie. M. P... dit danssesMériJOires ecclesiastiques , qu’on lui attribue des Observations sur le Divorce. Ces observations portent au frontisp. le nom de M. Bergier.

Elles ont paru en 1790 , à Paris , in-8” de 72 p. On doit â l’ahhé Bergier une brochure anonyme, sous ce titre : iluelle est ïa

source de toute autorité? Var\s , 1789, in-8”. de 48 pages.

J’étais porté à croire, comme le dit \a. Biographie universelle, que cet auteur avait refondu dans son 7'raité historique et dogmatique de la. vraie religion , les ouvrages qu’il avait publiés précédemment contre les incrédules; mais M. l’abbé Grosierm’a assuré que ce grand Traité avait été rédigé ])ar l’abbé Bergier, sur les matériaux que lui avaient fournis les abbés Grou et Guérin , ex-jésuites.

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BERNARD (S.). L’articlè delà Biographie universelle est calqué sur celui de M. Cliaudon. On y a cependant rendu à son véritable auteur la citation du beau portrait de S. Bernard, par M. Carat. L’édition de MM. (diaudon et Delandine donne ce morceau au président llénault , et, par une inadvertance singulière, ils renvoient à un autre portrait du même saint , par M. Clarat.

On doit reprocher à \a Biographie universelle , i“deu’aVoir pas indiqué les différentes traductions des œuvres de St. Bernard ,

tmbliées par le P. de St. -Gabriel, èuillant , en i3 vol. in-8®, de 1672 a 1682; 2® d’avoir donné le irénom de Guillaume au sieur Le loi , traducteur des Lettres de Saint Bernard en 1702. Tout porte à croire que cette traduction est d’Alexandre Le Roy , membre de l’académié politique , c|ui se tenait dans l’hôtel du président lîénault , place Vendôme.. Guillaume Le Roy mourut en i684-

BERNAlfD , cardinal et abbé de Mont-Cassin. Cet article est un double^mploidans le Diction- • naire de M. Chaudon , puisqu’il s’y trouve déjà sous le mot Aigler , lisez .Aiglier (Bernard). Ce cardÿial a rempli des places importantes. Ses ouvrages sont inconnus aujourd’hui. Moréri entre dans des détails assez étendus sur sa personne. Feller et la Biog.

univ. n’en parlent pas. Les traducteurs italiens de M. Cbaudon n’en parlent qu’au mot Bernard.

BERN.ARD (CL.\UDE-BARTnEi.F.- Mi) auteur du xvi' siècle, natif de Rioiiien .Auvergne ; les recherches

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laborieuses de Colletet me mettent en elat de fournir, sur un ouvrage de cet auteur , des renseignemens que la Biog. unit’, re-

grette de n’avoir trouvés ni dans uverdier , ni dans le P. Le Long ; l’ouvrage, est intitulé : Histoire de Rhion , chef d’ Auvergne , traduite en langue vulgaire , du latin d’un auteur anonyme. Lyon , 155g, in-i6. On voit que Duverdier et le P. Le Long sont excusables de n’avoir point cité l’auteur original de cette histoire ; du reste l’ouvrage, suivant Colletet , est plus fabuleux qu’historique,.et la traduction est écrite d’un style barbare. Bernard mourut vers l’an 1570. On lui doit encore un ouvrage anonyme , imité d’Ovide , sous ce tiVre : L’Histoire de Narcisse, avec l’argument en prose, ou plutôt le sens mythologique et moral de celle fable si connue , par G.-B. Lyon , i55i, in-i2. Colletet convient qu’il a eu assez de peine à découvrir le nom de cet auteur.

♦ BERNARD (le P. ), natif d’Arras, entra dans l’ordre des capucins et devint lecteur en théologie. On a de lui plusieurs ouvrages ; ils sont presque tous diriés contre les principes de l’ahé Travers , prêtre du diocèse de Nantes, qui chercha à étendre la juridiction des prêtres du second ordre en liuiitant celle des évêques. En voici les titres .

I. Le Grand Commandement de la Loi , ou le Devoir principal de l’homme envers Dieu et envers le prochain , exposé selon les principes de S. Thomas. Paris , 1731 , in-i2. •

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