‹ Examen critique et complément des dictionnaires historiques les plus répandus, depuis le dictionnaire de Moréri, jusqu'a la Biographie Universelle inclusivement. Tome Ier, (A-J), contenant environ 240 articles nouveaux, 50 refaits, et 560 corrigés ou augmentésChapitre 67 sur 314 · II. L’Ordre de V Eglise selonS · texte numérisé non relu

II. L’Ordre de V Eglise selonS

Thomas, contre la Consultation

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(de l’abbé Travers) , sur la juridiction sans apjjrobalion nécessaire pour confesser. Paris, 1735,

III. Le Ministère de l’absolution, ou le Pouvoir de confesser , selon S. Thomas , contre l’apologie du livre de l’abbé Travers, intituJé : Consultation , etc. Paris, 1740 , in-i2.

IV. Code des paroisses , avec quelques Dissertations contre le livre (de l’abbé Travers) intitu-

‘ lé : les Pouvoirs légitimes du premier et du second ordre , etc. Pa ris , 1746 7 2 vol. in-i 2.

V. Les Ecarts des théologiens de M. d’Auxerre , sur la Pénitence et V Eucharistie, Liège ( Paris ) , i748,in-4“de 5i p. Ou donnait cette critique au P. Patouillet, jésuite ; mais le P. Bernard avoua à l’abbé Goujet qu’il en était l’auteur. Les ouvragesdu P. Bernard sont peu recherchés.

BERTA (François), de famille patricienne, eut le bonheur de faire ses premières études sous les maîtres habiles appelés en Piémont pour remplacer les jésuites dans l’enseignenKsnt public. L’abbé 7'ag-//az«ccfii , le Rollin de ce pays , cultiva avec un soin particulier les heureuses dispositions du jeune Berta, qui puisa dans les leçons d’un si habile maître , les principes de cette philosophie chrétienne , qui a constamment dirigé sa conduite , «t cette étendue de connaissances dans l’his-* toire et les belles- lettres, qui , à l’àge de i6ans, lui attira l’estime des personnages les plus dis-, tingués jjar leur mérite ; d’un Piscetia , précepteur des princes de Piémont ; d’un Somis , médecin du Roi; du P. Porro , célèbre

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prédicateur, et, en particulier, / de l’abbé , depuis cardinal des Ijonces , qui voulut l’avoir pour compagnon dans un voyage d’Italie, dont Bertasutprofiterpour éclaireret perfectionner son goût naturel pour les beaux-arts et les cliefs-d œuvre qu’ils ont produits.

Au retour de Berta à Turin , on y était occupé à la rédaction du Catalogue raisonné des inaniuscrits de la bibliothèque du Roi , entreprise utile , qui demandait nn collaborateur instruit dans les langues et l’iiistoire littéraire.

Aussi le gouvernement associa-til judicieusement Berta à ce travail, qui le for{:a de se jeter à corps perdu dans l’étude de la critique et de la diplomatique , oii il fit des progrès immenses dont la religion et l’Etat ont profité; enfin il fut noftimé bibliothécaire du Roi , malgré les sourdes menées de- quelques envieux.

Dans ce poste important qui ne devrait jamais être occupe que par des hommes également instruits et laborieux, l’abbé Berta justifia complètement le choix de son maître , par' les soins de tous enres qu’il prit pour enrichir le épôt confié à sa direction , des livres les plus utiles , les plus rares et les plus précieux ; par la communication facile de ses richesses littéraires , et surtout par une ap- 1 plication suivie au travail , qui lui valut la réputation (souvent à charge à celui même qui en jouit) d’un littérateur universel.

C’était toujours à Berta qu’avaient recours les profe,sseurs de l’université , pour la solution des questions les plus dilllciles ; les jurisconsultes, pour l’intelligence des lois romalucs ; les magistrats,

dans les causes où les connaissances diplomatiques sont nécessaires ; l’école rovale d’artillerie, pour tous les objets relatifs à la guerre ; en sorte qu’il fut comme l’oracle aux décisions de qui s’en rapportaient les dilférens ordres de la société , et que ne dédaigna pas de éonsuller le Roi lui-même dans les diverses contestations qui agitèrent , de son temps , l’Etat et l’Eglise. L’abbé Berta eut aussi un talent particulier pour la composition des inscriptions publiques. On en a de lui une centaine , qui sont admirables pour la propriété des expressions, la simplicité , la précision et l’énergie du style lapidaire. Celle sur la mort de Marie-Autoinette-Ferdinandetoaicha le roi , son époux, au point qu’il gratifia l’auteur d’une nouvelle pension. L’abbé Berta fut encore chargé par sa cour de faire l’Examen critique des auteurs qui ont écrit sur l’o»rigine de la maison de Savoye.

C’est à lui que l’on est redevable d’une belle Suite de Médailles des princes de Savoye , que ne manquaient pas de voir les littérateurs étrangers qui passaient à Turin. Outre le Catalogue des manuscrits de la bibliothèque royale de Turin , on lui doit encore l’édition du Carlulaire d’On/.r, qu’il publia eu 1763, avec d’excellentes notes , sous ce titre ; Ulctensis ecclcsiæ chartarium animadversionibus illusiratum. Il est mort le 7 avril 1^87 , à l’àge 4e 68 ans. P", son Eloge en italien dans les Annales lUté~ rairesde Florence.

( Cet article est de V abbé de St. -Léger. )

♦ BERTHELIN(PtERRE-CHARLES),

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