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Il avait été pendant quelque \emps chapelain de la galère nomméeles cruautés qu’on faisait souffrir aux protestons , la doufqur et la patience avec laquelle ceux-ci souffraient, n’ont as peu contribué à lui faire abanonner la religion romaine. Lorsqu’il se fut retiré à Londres , vers 1708, il publia la relation des tourmeiis que l’on fait souffrir aux protestons qui sont sur les galères de France. Cet rfuvrage, suivant Adelung, a été réimprimé à Amsterdam , en 1709 , in-8".
Ou a de Bion des traductions de plusieurs ouvfages anglais :
I. Traité dafts lequel 0|^ approfondit les funestes suites que les Anglais et les Hollandais ont à craindre de l’établissement de la compagnie d’Ostende , etc. Amsterdam, 1726, in-4*'de 42 pag- A' la fin de ce volume, le traducteur donne avis au public qu’il va mettre incessamment sous la presse un livre qui sera imprimé ar souscription, sous le titre 'Histoire, des persécutions excitées contre les protestons dans toute l’Europe , depuis l’onzième siècle jusqu’à l’année 1726 inclusivement, traduite de l’anglais et considérablement augmentée par J. Bion, ministre del’Eglise anglicane. Il paraît que cet ouvrage n’a pas vu le jour.
IL Recherches sur la nature du Jeu de r enfer , et du lieu oit il est situé , par M. Swinden docteur en théologie, etc. , traduit de l’anlais. Amsterdam, 1728, in-8".
’est à tort que quelques bibliographes , trompés par la ressemblance des matières, ont attribué au même auteur et au même traducteur V Histoire du diable , qui
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est de Daniel de Foë , et dont le traducteur n’est' pas connu.
III. 7 ’raite' des morts et des ressuscitons , par Th. Burnet , traduit du latin. Roterdarn , 1731 , petit in-8“. La conformité du sujet a fait attribuer au docteur Burnet des Essais sur la providence et sur la possibilité de la résurrection, traduits de l’anglais du docteur B'*"'*''''. La Haye, Tsaac Vaillant, 1719, petitin-12, réimprimé à Amsterdam en 1731 et en 1771. Cet ouvrage a été composé en français à Roterdarn par uu réfugié français ,^omme d’esprit et de réflexion ; et 'mis en l’état où il est, quant au style, par un de ses amis ( Prosper Marchand ), et avec son agrément.
Voy. le Jouriuil littéraire, année 1731 , loin. 17, pag. 210. M. Renouard, dans un de ses cataloguesde vente, en l8ia, a annoncé que cet ouvrage était de .1.
Bion , d’après une note trouvée sur un exemplaire. Les détails que je viens de dourter, peuvent taire regarder cette note comme authentique
IV. Relation exacte et sincère du sujet qui a excité le funeste tumulte de la ville de Thorn. Amsterdam, sans date., avec la suite intit'ulée : 'Narré exact et impartial de ce qui concerne la sanglante tragédie de Thorn , traduit de l’angl. Amsterdam, 1725, in-S'’.
A la fin de cet ouvrage, Bion assure qu’il s’occupe d’une nouvelle édition très- augmentée de sâ Relation des tourmens qu’on fait endurer auxprotestans. Je ne connais pas cette réimpression.
Ch. Et. Jordan parle dans son Voyage littéraire d'une Histoire des quiétistes de Bourgogne , publiée en 170g par Bion. ïe n’ai pu
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me procurer d autres renseigueluens sur cet ouvrage.
BIONDI (Jeajî-Frakçois). Ajoutez à son article dans la Biographie universelle , au liv. 4 son Histoire des guerres civiles df Angleterre : « Est- une dissertation critique fort étendue sur Jeanne d’Arc , dite la Pucelle d’Orléans, qui sç trouve en français dans la Bibliothèque universelle des romans, décembre 1787, p. 3-6g.
BIRCH (Thomas), célèbre biographe angles. M. Chaudon lui attribue une Hie de Bayle, i744j in-8“ ; lisez T^ie de Boyle.
BIRON { Armand Gontaut de ) , maréchal de France, a été le premier de tous les hommes de guerre de son siècle, au jugement de Brantôme. On conserve, en manuscrit , dans plusieurs bibliothèques, ses Maximes et instructions pour la guerre. J’ai fait voir cir devant qu’elles avaient été publiées en iQi I , par Vital d’Audiguier. L’éditeur en a un peu cor-* rigé le style. Le marquis de Paulin^ en présente un extrait fort détaillé et fort curieux dans le 29' vol. des Mélanges tirés d,'une grande hibliothèqbe. La Biographie universelle aurait dû parler de cet ouvrage.
BISTAC (François), habile grammairien, né h Laugres h? 7 fév. 1677, de Laurent Bistac et df GuilleinetteRacenet , fut le disciple et lesuccesseurd’AntoineGarnier ( voyez ce mot ). H perfectionna et augmenta considérablement les Rudimens de son maître.
Ce livre élémentaire eut des éditions innombrables , et fut pret-
quc universellement adopte en.
France, jusqu’à la révolution, par les maîtres de l’enseignement public et particulier. Il n’est pas même abandonné 'aujourd’hui , puisqu’on l’a' réimprimé plusieurs fois dans ces derniers temps , notamment à Lyon en i8io, chez les frères Périsse, I vol. gr. in-8“. Il en existe une traduct. italienne par l’abbé François Pagès. Pérouse, i8i3, in-8“.
Bistac mourut en 1752, après avoir formé dans sa patrie des disciples distingués.
( Annuaire dJ département de la Haute-Marne pour l’an 1811.)
BLACHE ( Antoine ) , prêtre, mort à la Bastille en 1714- Cet ecclésiastique ayant su que la marquise d’Asserac avait formé l’abominable projet d’empoisonner Louis XlV et le dauphin, consulta 'sur la conduite qu’il devait tenir en pareil cas , le P. Seigne, procureur du noviciat des jésuites, .i Paris; le P. Guilloré , l’un des confesseurs de cette maisou , et le père recteur. Ces trois jésuites, l’un après l’autre, tout en avouantque ce serait un crime d’entrer dan^ ce complot , lui conseillèrent très-expressément de ne point le traverser par une révélation qui irait à s’opposer aux desseins de Dieu ; car , lui disait le P. Guilloré, grand directeur de consciences , Dieu ne permet jamais ces coups qui étonnent • toute la terre , sans quelque grand, des.iein de sa providence. L’abbé Blache mieux conseillé,, ne déféra pointa ces malheureuses insinuations. Il parvint à faire avertir le roi qu’on devait l’empoisonner avec des odeurs. Eu conséquence,.
ort supprima la chambre des parfums qui existait auparavant , et le complot fut dissipé. En révélant cet horrible dessein au chancelier le Tellier, par une lettre du 27 décembre i683 , l’abbé Blache l’avait prié d’ord#nner , pour preuve que son avis était parvenu , que la première lettre de la prochaine gazelle fit imprimée en encre rouge ; ce que le chancelier fit exécuter pour la tranquillité de cet abbé. Quelques années après , Louis XIV ayant appris à qui il était redevable d^un si grand service , fit venir l’abbé Blache , et l’accueillit comme un autre Mardochée.
Mais célui-ci n’évita pas les persécutions des jésuites , qui appréhendaient fortement qu’il ne.s’expliquât sttf- leur compte , comme il avait commencé à le faire dans une lettre a^^essée à madame de Maintenon , qu’il eut l’imprudence de faire imprimer. Ils parvinrent , en 1709 , à le faire mettre à la Bastille , où il fut resserré jusqu’à sa mort. L’abbé Blache a fait de son histoire un récit des plus détaillés, contenant rès de looo paçes. Le président olland, charge de faire le rapport de cette pièc^qui fut trouvée chez les jésuites lors de leur expiflsion de France en 1762 , rend témoignage à l’abbé Blache comme à un homme* religieux qui ne parait nullernent avoir voulu en imposer dans une matière aussi grave. On eût dû en effet lui faire son procès et l’obliger à une réparation , s’il eût été calomniateur.
Comment s’Ost-il fait que son manuscrit, coté et paraphé de la maiii de M. D’Argeuson, ait passé des archives du gouvernement dans celles des jésuites? Le ma-
nuscrit de l’abbé Blache se conserve dans la bibliothèque de M.
Rolland de Chambaudouin , dé- ^rtcment du Loiret. Voyez le Recueil de plusieurs des ouvrages de M. le présidenl Rolland , elc.
Paris, 1783, in-4“; et la Leilre à un docleur en ihéologie, par un de ses amis, au sujet de l’empri— sonncmerH de M. Blache, 1763, in-i2de g3 pag. Cette lettre est un ouvrage posthume de l’abbé Blache lui -même.* Voyez aussi Y Eclaircissement au sujet des dépêches du prince régent de Portugal, concernant les jésuites , par M. Silvy , ancien magistrat. Paris, 1816 , in-8“ , pag. 1 1 et 12.
BLAEUW (Guillaume). Cetarticlfe est rempli de négligences dans 1% Biog. univ.
i“. On ne dit pas en quelle langue Blaeuw a écrit son Instruction astronomique de l’usage des globes , etc. ; c*est'en hollandais! Martin Hortensius , professeur de mathématiques , l’a traduite en latin. Amsterdam, G.
Blaeuw , i634 , in-8'. Elle a été* réimprimée en i652 et i655.
C’est cette traduction que l’on cite généralement au lieu de l’original.
2°. Le jugement qui suit .cet article dans la Biographie , devait le précéder , puisqu’il se rapporte aux collections de cartes de G.
Blaeuw.
3” On a tort de reprocher à M.
Prudhomme d’avoir confondu .Tansson avec Blaeuw. Les meilleurs biographes conviennent que le vrai nom du Blaeuw qui nous occupe , était Guillelmus Janssonius Cassius , ou Guillaume Jansson Blaeuw. M. Chaudon , et après lui M. Prudhomme , out
donc pu dire Guillaume Blaeuw ou Janssoii. Mais un tort qu’ils partagent avec la Biographie universelle, c’est de n’avoir pas donné un article particulier à Jean Jansson , rival de Jean Itlaenw. 11 existe en effet deux Atlas de cette époque, qu’il ne faut pas confondre l’uu avec l’autre , parce que l’uii a pourauteur Jean Jansson, vers io58, et l’autre, Jean et Corneille Blaeuw, de i65()à 1672. David Clément prouve très-bien , dans le 4' vol.
de sa Bibliothèque curieuse , la distinction qu’il faut faire entre .lean Jansson et Jean Blaeinv.
L’abbé Lenglet distingue aussi ces deux géographes.
Le Catalogue de la Bibliothèque Casanate, rapporte à l’année 1678 , environ , la mort db Jean Blaeuw, fils aîné de Guillaume.
BLAIR (HüGirES). La Biographie universelle dit (\ue la traduction de ses Sermons , par M.
Froissard 1[ lisez Frossard) a paru à Lausanne en 1791, in- 12, ce •qui est aussi vague qu’inexact.
Fille a paru pour la première fois à Lyon , en 1785 et 1786, 3vol.
in-8“; il en aétéfaitde nouvelles éditions à Lausanne et ailleurs.
En 1807, le traducteur publia à Paris les trois premiers volumes d’une nouvelle édition revue et corrigée. La suite qui n’a poiut paru , devait être composée de trois autres volumes. On sait cju’à la même époque , M. l’abbe de Tressan a publié une nouvelle traduction des mêmes sermons en 5 vol. in-8". L’une et l’autre sont écrites avec toute la correction , tout le poli , toute la pureté qu’on peut désirer. Peut-être celle de M. Frossard offre-t-elie
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le texte avec plus de vérité , d’élégance et d’onction.
BLONDEAU DE CHARNAGE (Claude- François). On aime à trouver dans les articles qui concernent les auteurs , des anecdotes relatives aux travaux qui peuvent les recommander à la postérité. M. Blondeau de Charhage est moins connu paê ses ouvrages que par différentes collection* de titres de noblesse qu’il a formées.
Voici l’origine de son goût pour ce genre de collections.
M. Blondeau s’était acquis de , l’honneur dans l’état mihtai»e ; mais il avait sollicité en vain de- ' puis long-temps une récompense plus solide. Un jour qu’il avait envqyé chez un épicier acheter je ne s^is quoi dont il avait besoin , on le lui apporta dans un cornet de vieux papier barbouillé d’une écriture gothique. Il s’amuse à déchiffrer l’antique griffonnage :
ce qu’il peut lire l’intéresse au point de regretter de h’avoir que ce lambeau. Il va lui-mqme chez l’épicier; le manuscrit se trouve entier ; il le parcourt avec avidité et voit que c’est un acte qui intéresse une maison illustre. Il ras- .
semble d’autres papiers du même genre , et les acheté à un prix très -modique. Al conçut alors le projet de former la plus ample collection qu’il pourrait de titres égarés. Ce» travail'Iui réussit si bien , qu’en peu de temps il est parvenu à former un trésor* de chartes et de titres , où plusieurs famille; ont trouvé ceux de leur noblesse et de leurs propriétés.
Le roi Louis XV estima sa première collection si précieuse , qu’il la. lui acheta. Un des principaux actes qui s’y trouvaient