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servir d’éclaircissemens sur divers points de. l’histoire ancienne de la Suisse, avec une nouvelle carte de la Suisse ancienne. Lausanne, 1747 e! 1749,3vol. in-4°.
Bocliatj’dit M. Haller tils , a surpassé tous ses prédécesseurs.
On lui reproche de s’être trop arrêté à des étymologies souvent forcées , toujours incertaines , et le public, dans la Suisse, en a puni l’auteur, en oubliant un ouvrage qui contient des recherches immenses. LaPissertation sur les Conventus îielveticus est un chefd’œuvre. Plusieurs articles sont des plus intéressans. Mais un reproclie moins commun , quoique très-fondé , . c’est qu’il n’a * presque ftit que copier un ouvrage manuscrit de Ruchat, sur l’histoire de la Suisse. Ce' dernier ou-, vrage ne s’imprimera vraisemblablement jamais , et c’est par cêtte raison qu’il faut tenir compte à Bochat de son plagiat même.
M. de Bochat avait entrepris la trad. de l’Histoire de la Suisse par Lauffer ; mais il n’alla pas au-de- ’làdu i"" vol. Il a encore laissé en manuscrit : T. Le commencement delatrad.de l’hist. ecclés. du fameux Arnold , ce grand redresseur de torts faits aux hérétiques de tous les siècles. IL Un ouvrage où il développait les avantages que la réformation a procures à la société civile. Son extrême délicatesseÿie putsoutenir la pensée • que des esprits-forts pourraient, en abusant de ses idées, faire du tort à la religion. C’est à ce scrupule qu’il sacritia ces deux productions. Aujourd’hui que la seconde question a été si bien approfondie par M. de Villers, on aimerait à voir la manière dont M. de Bochat a traité ce sujet.
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Son manuscrit doit exister dans les papiers de sa famille. Voyez r,E’/o"edeM. Bochat , par M. Clavel de Brcnles,dans le tome 17 de la Nouvelle Bibliothèque germanique.
B OD L E Y (SiR Thomas) , plus connu par la bibliothèque (jii’il a léguéeà l’université d’Oxford,que par Ses ouvrages. La Biographie universelle ne cite pas l'exêelleiit Catalogue de cette Bibliothèque , publié en 1674 par le*savant bibliothécaire Thomas Hyde , en 1 vol.ân-fol. Les augmentations , faites .depuis cette époque à celle précieuse bibliothèque, ont fait sentir la nécessité de refondre ce Catalogue sur le même plan ,
}>our faire connaître aux savans es nouvelles richesses de la Bibliothèque Bodleyenne; deux bibliothécaires, chargés successivement de ce pénible travail , l’ont exécuté avec* toute la perfection désirable ; et la nouvelle édition de ce Catalogue , publiée en 1738,2 vol. in-fol. , fournit des matériaux très-précieux pour l’histoire littéraire d’,\ngleterre.
BO EC B. La Biographie uiuv.
fait observer que l’on a huit traductions françaises de la Consolation de la Philosophie ) on pouvait aller jusqu’à dix : en ellèl , Prosper Marchand , qui en fait connaître sept dans son Dictionnaire historique , n’a point p^rlé des deux suivantes
I®. La consolation de la Philosophie, traduite du latin en français , par messire Jean d’Ennetiiv'es , chevalier , seigneur du Maisnil. Tournay, 162g, in-8®, avec figures. '
2“ ZJç la Consolation de la Sa-
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fesse, Iracliiite en français par ,T. de la Bonscherie , lieutenant des eaux et forêts. Fontenay , Petit-Jean , 1632, in-i2. Il y a des exemplaires datés de i65i , chez Guillemard , avec le nom de du Eeugnon , sieur de la Boucherie , avocat en parlement.
BOECLER (Jean-IIeniu). Il y a, dans l’article que la Biographie imivePselle donne à cet auteur, ■une inadvertance qui mérite d’être observée. Un même ouvrage y est indiqué sous deux numéros, savoir: la Bibliographie hisioricopoliilco-philologica, 1677, in- 8". Cet ouvrage annoncé sous le n“ IV, est le même que WBibliographie critica. Leipsike, i7i5, in-o°, sous le u” XIII. A la vérité le rédacteur dit que les éditions précédentes de ce dernier ouvrage
Article de la Biographie unu>erseUe.
BOECLER (Jean-Henri), conseiller de l’empereur et de l’électeur de Mayence , né en 161 1 , àCronheim,enFranconie, fut, dans son temps, un des hommes les plus savans que l’Allemagne ait produits dans la littérature grecque, latine* et hébraïque, dans l’Iiistoireetdansla théorie de la politique et du droit public. Il n’avait que vingt ans, lorsqu’il obtint la chaire d’éloquence à Strasbourg.
On y joignit en 1640 , un canpnicat de S. -Thomas. La reine Christine de Suède l’appela à Upsal en 1648 J pour y professer l’éloquence ; et , l’année suivante , elle le nomma historiographe de Suède, titre que cette princesse lui conserva avec une pension de 800 écus, lorsque la mauvaise santé de Boeder le força de quit-
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étalent très-défectueuses ; mais il fallait observer que la première édition était leu” IV. C’est un ouvrage posthume de J. -H. Boeder qu’un éditeur nommé Samuel Schottelius, a publié dans un état informe. L’éditeur de 1715 l’a beaucoup amélioré. H est bon de remarquer aussi que J. -IL Boeder est mort en 1672 , et non en 1692. Eli général, cet article manque de développemens , surtout pour les ouvrages posthumes de l’auteur. IJ est essentiel , dans ces cas , de désigner les éditeurs. La fausse date de la mort de Boeder , puisée dans M. Chaudon,a pu occasionner, engrande partie, la confusion qui règne dans cet article ; c’est ce qdi m’a déterminé à le refaire entièrement.
Article nouveau.
BOECLER ( Jean-Henri ). Les biographies les plus exactes rap-
Sortent sa mort à , l’année 1672 , ans la soixante-deuxième année* de son âge. Je suivrai principalement Krausius dans l’énumération des principaux ouvrages de Boeder, 'mise en tête de la Biblio~ graphie critica, Leipsick, 1715, m-8“.