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«ir rare et cher.* Ces éditions ne contiennent rien de plus que l’édition d’Amsterdam, en 8 vol. On peut même compléter les sept premiers volumes de cette dernière , en y afoutant le 9* vol. de l’édition de Paris, qui se trouve séparément sous le titre de Supplvment.
ADEMAR , ou AIMARDECHA- BANOIS , l’un des plus célèbres historiens du xi* siècle, était, suivant Moréri et la Biographie universelle , de la maison de Chabanois. M. du Masbaret n’est pas de cet avis. Voici ses réflexions :
Ademar de Chabanois. Il faut lire Adhemar^ et porter son article sous cette orthographe. Il a paru, dans \es Mémoires de 7rdvonx, janvier, 2' vol., 1780, une lettre anonyme que je sais être de M. Oroux , chanoine de l’église collégiale de Saint-Léonard , aumônier de M. de' Koetlosquet , ancien évêque de Limoges, précepteur des enfans de France , où il paraitbien prouvé qu’Adhemar n’est ni de rillustre maison de Chabannes, ni natif de Chabanois , petite ville du haut Limousin , sur la Vienne, au-dessous de Saint-Junien, appelée dans le pays Chabaneix. Véritablement dans la Chronique d’Adhemar, son père est dit Cabanensisj mais l’auteur soutient que c’est une faute de copiste pour Campanensis, ce qu’il justifie par la notice des abbés de Saint-Martial de Limoges , ouvrage incontestablement d’Adhemar, où il dit positivement que son père Raymond et ses oncles Adalbert et Roger naquirent in proprio jure hœreditario , quod vocatur Campanense , juxtà castellum poten~
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ciam. Un manuscrit conservé par M. de L’Espine , subdélégué de M. Turgot, intendant de Limoges, qui cultive les belles-lettres, porte potenciheum ; ce castellum potencia ou potenciacum , est infailliblement Château -Poinsac,
Eetite ville du haut Limousin , à uit lieues de Limoges au nord, ap voisinage duquel est un hameau appelé Champagnac , où l’on aperçoit encore quelques vestiges de château ou manoir seigneurial. Champagnac exprime fort bien Campanense. M. Oroux s’autorise aussi d’une lettre d’.Adhemar , qu’on peut voir à l’endroit cité.
{Mémoires àeM.. duMasbaret. )
AÉRIUS, hérésiarque du iv* siècle. La Biograf^ie universelle donne comme une simple conjecture ce qui est un fait certain, attesté sans contradiction par toute l’antiquité ; savoir, qu’il se sépara des chrétiens } on a voulu dire des orthodoxes , car les hérétiques sont compris sous la dénomination générale de chrétiens , c’està-dire de tous ceux qui croient en Jésus-Christ , quelles que soient leurs erreurs sur divers points de doctrine. La Biographie ajoute qu’il est seulement certain qu’Aér ias/bnda une nouvelle secte. Mais comment est-il certain qu’il fonda une nouvelle secte , si sa séparation ne repose que sur une conjecture ?
AFRICAIN ( Jules ). On peut reprocher à M. Chaudon une mé-
frise grave à la fin de cet article.
I avance que l’ouvrage de Jules Africain , intitulé Les Cestes , a été traduit en français par M.
Guischardt, dans ses Mémoires militaires des Grecs et des Ro-
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mains,- 1774 1 ^ >n-8*. Iæs
Mémoires militaires de Guiscbardt ne con,liennent que deux petits vol. in-4“ ou 2 vol. in-b“, et l’on n’jr trouve point la traduction indiquée; mais l’auteur l’a insérée dans le 3' vol. d’un autre ouvrage tjui a pour titre : Mémoires critiques et historiques sur plusieurs points d’antiquités militaires. Berlin, 1774» in-S”.
La Biographie universelle a reroduit la méprise de M. Chauon , en ajoutant seulement aux Mémoires militaires leur véritable date, qui est l’année’1758.
AGRl I).\ ( Marie d’ ) , religieuse cordelière, supérieure du
cotiTent de l’Immacalée-Gon- * ception , à Agréda en Espagne.
I.a Biographie universelle ne dit pas que le P. Crozet , récollet de Âfarscille , ne publia en 1696 UC la première partie de la tranction de la mystique cité de Dieu. La totalité de cette traduction ne parut qu’en 1716, à Bruxelles , 3 vol. iii-'(“ ; ouvrage recbcrché aujourd’hui , à la honte de la véritable piété.
L’abbé de Feller donne des détails curieux sur la fermeté que mit la cour de Rome, en 1774 , à imposer silence sur la béatification de cette religieuse visionnaire.
yoUi un article tel qu'il se Ut dans la Biographie universell». J'^ ai joint quelques remarques. •
AGYLÆ.US jgPEivHi), jurisconsulte, né à Bois-le-Duc, vers i533... 11 publia : I. Les Novelles de Justinien, i56b, in-4®, avec la version à’Holoandre corrigée, et des variantes.
* IL Justiniani édicta, Justini, Tiherii, Leonis philosophi constitutiones et Zenonis ünà. Paris , i56o, in-8“.
III. Une traduction latine du Nomo- Canon de Photius , avec les commentaires de Bolsamon, traduction beaucoup plus exacte, et faite sur un exemplaire plus complet que celle de Gentian Hervet , i56i, in-fol. Elle a été réimprimée en i6i5 par Christophe Juste, avec le texte grec ; et en 1661 par Henri Juste, dans sa Bibliothèque du droit-canoa ancien.