‹ Examen critique et complément des dictionnaires historiques les plus répandus, depuis le dictionnaire de Moréri, jusqu'a la Biographie Universelle inclusivement. Tome Ier, (A-J), contenant environ 240 articles nouveaux, 50 refaits, et 560 corrigés ou augmentésChapitre 90 sur 314 · VIII. Horolo^ium asceticum , Paris · texte numérisé non relu

VIII. Horolo^ium asceticum , Paris

IX. Prœparatio ad mortem , ouvrage posthume, imprimé pour la première fois dans le recueil

D»: ' b-j CioogU-

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des œuvres de l’auteur , Anvers , 17 3g, in-fol.

Epistolœlatinœetitalianœ, Luc(B (Romœ) , 175g, in-4“. On doit cette édition au neveu du cardinal Passionis.

Le Testament de ce cardinal 9e trouvç traduit en français dans pl usieu rs des traductions ci»dessus mentionnées ,* et en outre par Claude de Ste. -Marthe, à la suite de la troisième édition de la Piété des Chrétiens envers les morts.

Il existe plusieurs collections des œuVres de Bona. La meilleure est celle q^ui est sortie des presses de l’impnmerie royale de Turin , parles soins de Robert Sala, en •74? — 1755, 4 in-fol. J.e4* volume contient des Lettres choisies.

En lisant la nôtice que je viens de tracer des ouvrages de ce savant et pieux cardinal , on apercevra plus aisément les omissions et les méprises de la Biographie universelle. Elle appelle Lambert, l’estimable traducteur connu sous le nom de Lombert ; elle se trompe aussi sur la traduction du Via compendii ad cœlum.

BONANNI (PHn.iPi>E). La Biographie Universelle s’écartant d’Un principe assez généralement suivi, lequel consiste à placer les auteurs sous les noms les plus connus, a rapporté cet article sfu mot Buonanni; et là elle a reproduit une méprise de M. Chaudon qui fait remonter à 1713 la traduction frança ise du Traité des vernis.

Cette traduction, qui estded’Argenville ou de Dufay , ne parut qu’en 1723. Le libraire Jombert en a rafraîchi le titre en 1780.

C’est la même édition.

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BONAVENTÜRE (S.). M.

Chaudon et la Biographie universelle indiqu'ent vaguemént la vie de ce saint, par l’abbé Boule, ex-cordelier. C’est un ouvrage anonyme in tit. : Hist. ahrég. delà vie et du culte de S. Bonavent., X^yon^ 1747 , in - 8°. Ni l’un ni l’autre de ces ouvrages ne cite la traduction française de plusieurs Traités spirituels de S. Bpnaventure par le P. le Roux , cordelier. Paris , i6g3 , 2 vol. in-i2.

BONGARS(JacQüEs). M. Chaudon s’est exprimé avec inexactitude , lorsqu’il a dit que MM. de Port-Royal publièrent, sous le nom de Brianville, une traduction française des Lettres latines de cet auteur. Cette traduction est anonyme; mais on est siir qu’elle a été faite principalement parrabbédeBrianville. L’édition corrigée et augmentée qui fut donnée à La Raye en i6g5, est due auxsoinsdc Jacques Bernard.

L’inexactitude que je reproche ici àM. Chaudon, se retrouve dans la Biographie universelle.

* BONNAUD(.Tea!v-Baptiste) entra dans la société des jésuites aussitôt qu’il eut terminé ses études. Après la destruction de la société, il se livra paisiblement àla culture des lettres , et publia en 1777 le Tartuffe épistolaire démasqué , I vol. in-B" , contre les lettres publiées par Caraccioli, sous le nom de Clément XIV. Il fit paraître en 1786 le volume intitulé : Hérodote, historien du peuple hébreu , sans le savoir. C’est une réponse à la critique que l’abbé Duvoisin avait faite de VHistoire des temps fabuleux de l'abbé Guérin du Rocher. Devenu grand-

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\icaire de M. de Marbœnf, lorsque celui-ci remplaça.M. de Montazet, il obtint tcuite 1« confiance de ce prélat. On lui attribue la rédaction des deux inandemens publiés-par M- de Marbœiif , contre la Constitution civile du clergé. Il publia à la même époque, une brochure intitulée: Découverte importante sur le vrai système de la constitution du clergé, décrétée par P Assemblée nationale, 1791, in-8“. Cette constitution lui parait être un vraipla- 'giat du richerisme, oupde 1a doctrine de Richer, condamnée en 1612, par deux concile» de France. L’abbé de Feller attribue encore à l’abbé Bonnaud la Réclamation pour V Eglise gallicane , contre V invasion, des biens ecclésiastiques et l’abolition de la dix— me ; Paris, 1792, in-8”; ouvrage savant. Cet ecclésiastique est au nombre de ceux qui furent massacrés à Paris, dans l’église des Cannes,^ le 2 septembre i792> L’abbé de Feller attribue aussi à l’abbé Bonnaud le fameux Discours à lire au Conseil du Roi,

. par un ministre patriote, 1787, in-8°. L’abbéLenfant parait avoir coopéré à cet ouvrage.

* BONNET(Antoine), jésuite sur lequel Moréri donne une notice rédigée avec soin d’après un Mémoire du célèbre P. Oudin. Cbaiidon , Feller et la Biographie universelle n’en parlent pas. Je ne puis approuver cette conduite.

On devrait accorder quelques lignes aux écrivains dont les ou-r vrages sont à peu près oubliés , en renvoyant aux ouvragesqui eu ont parlé d’une manière plus détaillée. Par-là, il n’y aurait pasde lacune dans notre histoire litté-

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raire , et l’on accorderait plu* d’espace aux auteurs dont les écrits présentent encore de l’intérêt.

♦BONNET DE CHEMILIN(l’abbé), mort en 1752, dans la force de son âge , commença à se faire connaître en 174s , par ane petite comédie en vers ^ à la louange du roi , intitulée l'Etranger ; elle reçut un mauvais accueil du public : cependant les connaisseurs y entrevirent une certaine facilité dans la versification. L’auteur forma ensuite le projet de faire connaître aux Français , dans une traduction en prose , le théâtee de Métastase ; il publia , en i^5o , le premier volume de cette traduction. On y trouve quatre opéras , savoir : Arlaxerce , Démétrius , Démophon et Thémistocle. Fréron porta un jugement favorable de cette entreprise ; l’avertissement du traducteur annonçait , suivant ce critique , un homme d’esprit et de goût.

BONNEVAL (le comte de). On peut reprocher à la Biographie universelle de n’avoir point cité l’édition des prétendus mémoires du comte de Bonnevalf publiés a Paris en 1806, avec des notes historiques sur les personnages divers et les principaux faits metitiDnnés dans l’ouvrage , par M.

Guypl Desherbiers , ex-législateur ; 2 vol. in-8". Cette édition a été faite avec'soin , quoique l’éditeur , dans son avertissement , paraisse convaincu que ces Mémoires sont du grand général dont ils portent le nom. 11 apprécie avec justesse un autre roman qui a paru, en 1740, sous le nom

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rupposé de M. de Mirone, intitule : Anecdotes vénitiennes et turques , ou Nouveaux Mémoires du comte de Bonneval , 2 vol. iii- 1 2 ; ainsi que les Anecdotes turques , ou Nouveaux Mémoires du comte de Bonneval , mis en ordre par M. de G'''**, son secrétaire.

Utrecht, , 1 vol. , et il a pris soin de trier dans ces deux ouvrages qüelques morceaux qui appellent l’attention et l’intérêt ; on les trouve à la fin du second volume. On avait prétendu que le fameux marquis d’Argens était l’écrivain Caché sous le nom de Mirone ; mais les Anecdotes irénitiennes et turques ne figurent pas dans la listé des ouvrages du mar- *quis d’.Argens , insérée à la suite de l’éloge que M. Boyer , son neveu , a fourni en 1772 à j’éditeur du Nécrologe des hommes célèbres. Je prouA-erai ailleurs que le nom de Mirone est le masque «lont se couvrit un protestant converti, nommé de Sauraery , a U te U r des Mémoires et Aventuras secrètes d’un voyageur du LevantLiège, 1732-1736, 6 vol.

in-12. La Biographie mérite un reproche plus grave ; c’est de ne pas avoir connu les Mémoires sur te comte de Bonneval , insérés par le prince de Ligne dans le 26' volume de la Collection de ses œuvres. J’qi publié cet article séparément sous ce titr^; Mémoire sur le comte de Bonneval, par le prince de Ligne, suivi des Lettres de la comtesse de Bonneval il son mari, etc. ; nouvelle édition , revue , corrigée et augmentée du Procès du comte de Bonneval , fait et instruit par luifnéme, et de deux ^lémoires de ce comte , sur la tactique. Paris,

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'madame Hérissant- le Doux , 1817 , in-8”.

t BORDE ^Charles). Le nom do cet estimable littérateur est trop lié à l’histoire littéraire d-u xvm® siècle, pour que l’on ne soit pas étonné de la brièveté dé l’article qui se lit dans la Biographie universelle, où se trouvent d’ailleurs plusieurs v'f’tatfitiides qui exis-^ taient déjà dans le Dictionnaire de M.'Gliandon. (/est ce qui m’eiiliàrdit à offrir à mes lecteurs des détails plus étendus et plus exacts.

Charles Borde naquit à Lyon le 6 septembre 1711 , de Jacques Borde, trésorier au bureau des .finances , et de Geneviève -Tail-î laiidier,son épouse. Il.eut'im frère, Louis Borde , mort en 1747, qui fut habile géomètre et grand mécanicien. Charles se destina d’abord au barreau ; mais bientôt l'amour des lettres luifit abandonner le temple de Thémis pour se transporter à Paris , véritable sanctuaire de l’esprit et du goût.

11 rechercha avant tout les personnes qui cultivaient les lettres, et 'devint l’ami desBcrnis, desMably , des Condillac , des Bernard , etc. M. Borde a joui de l’estime et de l’amitié de Voltaire et de J. -J.

Roiiss. Plusieurs de ses ouvrages furent attribués à Voltaire ; c’est en faire un assez bel éloge, (pliant à J. -J. Rousseau , les rapports d’estime et d’amitié qui existèrent entre M. Borde et lui, ne durèrent pas long-temps; mais cette rupture ne peut nuire à la mémoire de M. Borde : il apprécia un des premiers les talciis do l’auteur d’Lmile ; il l’obligea meme de sa bourse et de son crédit.

Mais M. Borde ne put s’empêcher

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«le regarder comme un paradoxe l’opinion dé«elo])pee ÿi éloqneninient par Rousseau , dans son Discours sur les sciences: il publia un Discours sur le même sujet.

J.-.î. riiotiora d’une réponse ; M.

lîordc réplitjua. Scs deux Discours ont mérité de figurer à côté de ceux du pins éloquent de nos écrivains: quel plus bel éloge

Eouvail-on en faire? D’ailleurs , ousseau a écrit à M. borde qu’il était le seul adversaire qu’il eût craint, on plutôt dont il eût espéré de nouvelles lumières. Dans la suite, les contradictions que ]NI. Borde crut reinar<|iier entre les écrits et la conduite de Rousseau , le portèrent à publier, en, i^Gi , la Prt’diclion tirce d’un vieux manuscrit ; e\ , en 1768, la Profession de foi philosophique : c’étaient deux satires contre .l.-.l. Rousseau, qui ne les a jamais pardonnéesà leur auteur.

M. Borde a été plus heureux dans sa liaison avec Voltaire, qui lui a témoigné une constante estime.

Philosophe parprincipes , M. Borde a constamment préféré le bonheur :i la gloire ; il a coulé des jours sereins et heureux au sein des muscs et des lettres. Ayant joui pendant plusieurs années «l’un bien-être qui ne lui laissait ni besoins ni désirs , il a fait entrer la bienfaisance pour baaucoup dans la composition de son bonheur. Il a voyagé en Italie , en Sui.sse, en llonande et en Angleterre; il revit la capitale en 1778; mais il a voulu consacrer à ses compatriotes ses derniers jours et ses derniers travaux :

il mourut au milieu d’eux le i5 février 1781 , dans la soixante-dixième* année de son ;Ige.

On doit à l’abbé do Caslil-

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Ion, sou ami, le Recueil des OEuvres diverses de M. Borde y Lyon , 1783 , 4 vol. in-8”. Ce Recueil est trop volumineux : on y trouve une tragédie intitulée : Blanche de Castille. J. -J.- Rousseau , dans des vers pleins de sensibilité ,.reprocheà l'auteur dene pas avoir mis cette pièce au théâtre. Les comédies qui suivent cette pièce ojit eu des succès de société. Au milieu d’une vive guerre entre la France et l’.Angleterre , M. Borde avait publié une Ode sur la guerre, qui eut le plus grand succès. Stanislas désira-de l’entendre réciter à l’auteur : Borde la prononçait avec le feu qui en avait animé la composition ; mais il fut intimidé au- * tant par la majesté du monarque que par la sagesse des principes qu’il lui développait : Continuez, lui dit le prince, je suis digne de vous entendre. On distingue encore, parmi les poésies de M. Borde, la fable intitulée Ciiloé et le Papillon^ c’est une charmante imitation d’Hainilton. Parmi les morceaux de prose, outre les Discours relatifs à celui de J.-.L Rousseau, on peut citer avec éloge un Discours sur la Fiction. On ne- voit point figurer dans les 4 volumes imprimés à Lyon : i“. Le poème de Parapilla, imité d’un contç italien qu’on trou\e dans le livre rarissime , intitulé-: Il libro del Perche. Ce Poème est d’un genre assez semblable à celui de la Pucelle d’Orléans; mais l’auteur, paf la réserve de son langage , a rendu' presque décent un sujet qui ne l’est point et ne peut l’être. 2°. Le Cqtcchumbne , ouvrage hardi sur la religion , publié en 1768, et qui a été réimprimé sous

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difiërens titres, une fois entre autres parles soins de Voltaire.

On donne encore à M. Borde , le Tableau philosophique du genre humain, 1^57, in-12; ouvrage qui a été souvent attribué à Voltaire. M. Borde était membre de l’académie de Lyon , de celle des Arcades de. Rome, et de la société royale de Nancy. J’ai profité, oiy la rédaction de celte notice, uTrihui de V amitié , à la mémoire de M. Borde , par M. l’abbéG'*''*'''' (Guillou), de l’académie des Arcades de Rome. Lyon , 1785, in-8°. M. Guillon, qui a bien voulu aussi me communiquer quelques notes manuscrites * sur son illustre ami , est aujourd’hui l’un des conservateurs de la Bibliothèque des Quatre-Nations.

L’abhé de Feller , dans un court article sqr M? Borde', a su éviter les méprises’ de M. Chaudon.

BORDELON (l’abbé). On est étonné de voir la Biographie universelle attribuer à cet auteur le Livre sans nom , que le Journal des Savans donne à Cotolendi.

C’est une digne suite de X Arlèquiniana de ce mauvais écrivain-.

On lit dans le même article sous le n“ XXVIII , Moliere , comédien aux Champs-Elysées , nouvelle composée d’une comédie

il fallait dire , suivie d’une

comédie

* BORDES (Charlks ), Orléanais , prêtre de l’Oratoire , mort en 1706. On doit à ce savant modeste la publication d’ua grand ouvrage du P. Thomassin , intitulé : Traité historique et dogmatique des édits et des autres moyens spirituels et temporels, dont on s’est servi dans tous les

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temps pour établir et pour main- , tenir l’unité de l’Eglise catholique. Paris, 1703, 1 vol. in-4°.

Presqi^ toifle la première partie de cet ouvrage avait parn dès 1686, en I vol. in-8“, sous le titre de Traité de l’uni té deï Eglise.

Le P. Bordes , qui a mis en ordre le manu.scrit du P. Thomassin , a cru qu’il manquerait quelque chose à son ouvrage s’il n’y ajoutaitpas unsupplément , qui poussât cette histoire jusqu’au temps ou il écrivait. Ce supplément forme un troisième volume qui parut avec les deux premiers. 11 est écrit avec beaucoup de soins ; les recherches en sont curieuses ; la troisième partie de ce supplément est une réponse à YHistoire de VEdit de Nantes, parle ministre Benoît. Le ministre avait promis dans la République des lettres d’octob. 1705, de répondre à l’ouvrage du P. Thomassin et au supplément du P. Bordes ; il n’a point tenu parole. Le P. Bordes' fit paraître une réponse au mémoire de Benoît. Il a encore publié en 1704, \e. Recueil des oraisons funèbres du P. Mascaron, avec une notice sur la vie de l’auteur. Il a aussi donné une vie du P. Thomassin en tête du Glossarium hcbraicum do ce dernier.

* BORY (Gabriel de) entra fort jeune dans la marine , et fut nommé en 1761 gouverneur de Saint- Domingue. Ses premiers regards se portèrent sur les habitàns et il chercha à faire jouir chaque individu de la liberté que la nature lui donne, et que l’abus de l’autorité lui fait perdre. Ses demandes furent agréées; mais en même temps il fut rappelé. 11 devint ensuite gouverneur des îles

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sous le vent. On a de cet honnête administrateur ;

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