I . Mémoire sur T établissement d un conseil de marine
II. Essai sur la population des colonies à sucre. Iinprim. en 17-6, et réimprimé en 1780.
III. Mémoire, sur le système à suivre dans une guerre purement maritime avec l’Angleterre, 1 780.
Ij auteur a reproduit ces trois opuscules dans le volume intitule : Mémoires sur V administration de la marine et des colonies.
Paris, Pierres, 1780, in-8". Ce volume fut suivi d ui> second,
1 aiiiiee suivante. iVI. de Bor^ est mort eu 1801. Il était correspond-mt de 1 Institut. Ou a encore de lui un Mémoire dans Ic(|uel il prouve la possibilité d'agrandir la ville de Paris , sans en reculer les limites; 1787, in-8“.
BORZIÜS(Fba\çois), nom dénaturé qui se trouve dans le dictionnaire de MM. Chaudon et Delandine; il faut lire BOZIÜS. Son ouvrage ultramontain De temporali Ecclesite potestate , ne put paraître en i66r , puisqu’il a été réfuté par Guil laume Barclay en i6ot). On doit lire 1601.
■*‘BOSC (Claude), chevalier, seigneur d’Ivry-sur-Seine et de S.- Frambotirg, fut d’abord conseiller au parlemcntde Paris, ensuite procureur-général de la cour des aides en 1672 , enfin prévôt des marchands en i6g2, étant toujours procureur-général; il est mort conseiller tTlîtat à Paris, le i5 mai 1715, âgé ^d’environ 73 ans. Son père était conseiller du roi en ses conseils, premier et principal commis du trésor royal. De grandes infirmités obligèrent M. Bosc, le fils, de se
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retirer des affaires plutôt qn’il . n espérait, et dans un âge qui n était pas encore fort avancé, rendant les intervalles que lui laissaient ses douleurs , if a fait passer dans notre langue des ouvrages de piété. Il fit paraître dès 1700,80113 le voile de ranonyme, des Aspirations à Dieu ^ tirées d un ouvrage latin du cardinal Bona ; I Vol. in-i2, réimprimé en *7^0» ®vec le nom du traducteur.
Cest la deuxième partie du traité du cardinal Bona quia pour titre f ia compendii ad Deum , per ignitas adspirationes. L’Idée^de Vouvèage placée à la suite de l’avertissement, est du P. Gourdan , célèbre victorin. M. Bosc s’est at- • taché particulièrement à faire connaître aux Français les traités de piété composés par Frasinc.
Eu 171 1 il publia ,*à Paris , chez (>oiitcrot, le Manuél du soldat chretfen , ou les obligations et les devoirs d’un chrétien. Kn 1712, il fit imprimer le 'J'rnité de l’ influe miséricorde de Dieu , suivi de la comparaison de la "virginité et du martyr, i vol. in-12. L'n Recueil de prières A\ec une E.rplication de i Oraison dominicale , parût la même année, in-12.
L’année suivante 1713, il donna ;
La manière de prier Dieu , in-12.
II. Du mépris du mande. , aussi in-12. On trouve dans le même volume quelques autres traités spirituels, savoir i un Discours sur la pureté de. l’Eglise, qui est un commentaire moral sur le quatorzième psaume de David , Domine , quis habilabit in tahernaculo tuo , etc. ; un Discours sur J.-C. enfant enseignant dans le temple.", et une Lettre qu’Erasme écrivit à des religieuses de Saint-
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François , dont le monastère e’tait alors près de Cambridge en Angleterre : elle contient un excellent éloge de la solitude. Toutes ces traductions , aussi exactes ue bien écrites, sont précédées ' Averlissemens , qui sont autant d’yiologies d’Erasme.
En 1715, M. Bosc fit imprimer la traduction du Mariage cRrétien, ouvrage dans lequel on apprend à ceux qui se veulent engager dans le mariage, ou qui y sont déjà engagés, les règles qu’ils doivent suivre pour s’jr comporter d’une manière chrétienne. Dans la traduction du ‘^Traité du mépris du monde , l’illustre traducteur a retranché plusieurs choses , et surtout le douzième chapitre , auquel il a substitué un autre chapitre de sa façon , sans avertir cependant que ce n’est plus Erasme qui parle. A l’égard du Traité du mariage chrétien , il avertit lui-mérhe dans sa préface , qu’il a retranché quelques traits d’érudition inutiles au sujet que l’auteur traite, et supprimé tout ce qu’Erasme y dit fort au long des empêchemens du mariage.
X Tout cela , dit M. Bosc , n’eût servi qu’à ennuyer le lecteur ; et d’ailleurs il n’y a point de rituel ni de casuiste où Von ne puisse s’en instruire , selon les besoins de chacun.» Du temps d’Erasme , V il s’élevait beaucoup de disputes sur les mariages ; et pour les faire disparaître, ce grand homme formait le vœu que les supérieurs ecclésiastiques établissent en principe qu’aucun mariage ne seiait regardé cômme valide , avant que l’engagement njeût été contracté devant les magistrats, en présence de témoins , et qu’il n’en eût été dressé acte. Erasme pré-
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voyait qu’un jour les gouvememens sentiraient la nécessité de séparer le civil du spirituel pour la célébration du mariage : il peut donc être considéré comme le précurseur des théologiens et des magistrats qui, dans le Cours du xviii' siècle , ont si bien établi la distinction du contrat civil du mariage et de la bénédiction nuptiale. Notre code civil a sanctionné cettè distinction.
M. de Burigny , dans sa volumineuse Tie a Erasme, n’a point parlé de M. Bosc , ni de ses traductions : le même silence est encore plus remarquable dans la Biographie universelle , article
ËHASME.
( Bibliothèque des auteurs ecclésiastiques du xviu' stecle , par l’abbé Goujet ; diff'érens Catalogues. )
♦BOSEC George-Mathias), né à Leipsick, en 1710, devint professeur'de physique à Wittemberg.
L’académie des sciences de Paris le nomma son correspondant en 1743. Il fut aussi associé de la Société royale de Londres , et membre de l’institut de Bologne. Ayant fait- nne dissertation sui* la découverte du fameux obélisque de Sésostris , tiré du Champ de Mars, par les ordres du pape Benoît Xlv , il intitula cette dissertation : Commercium epistolicum de Sesostridis, Augusti et Benedicti XI T obelisco. Gryphiswaldiæ ( editore Andrea Meyer), i75o', in-4®. Les luthériens de Wittemberg lurent, à la place de XIT obelisco , XIV obelæo , et changèrent ce dernier mot en jobelœo , prétendant que M. Bose , tout luthérien qu’il était, avait parlé du jubile du
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. pape Ecnoît XIV. Le professeur ne put leur faire entendre raison , et la dissertation sur l'obélisque fut supiu'imée. Le meme M. Dose avait envoyé au pape un livre de sa façon c[ui avait pour titre :
Tenlamina eleclriea, etc. Wittebei'gae, i747i in-4'** ; et il avait accompagné ce présent d’une lettre respectueuse. Sa Sainteté lui lit écrire une lettre de remercînient, qui coniinençait par ces mots : Perillusiris et exctllens ttowine-, il y avait aussi sur l’adresse : Perillustri e.l excellenli ilomino — Ce titre de perillusiris a soulevé les jurisconsultes de l’université de Wilteinberg. Ils ont prétendu que la dénomination de très-illUstre n’appartenait qu’à eux seuls, et que c’était un attentat punissable, qu’un simple professeur de philosophie s’arrogeât un litre qui n’était di\
, qu’aux docteurs en droit. Ce savant professeur avait coutume , de faire imprimer tous les ans sur les éclipses des observations contenues en un seul feuillet de papier id-fol. On lui a défendu d’en faire sur l’éclipse totale de l’année 1750. 11 prit le parti d’enfoyer son calcul astronomique à Londres, où l’on n’a pas fait difr ficulté de le publier. C’est la Société royale elle-même qui s’est chargée de ce soin , et qui a mis au bas de l’imprimé une note remarcjuable contre la tyrannie des théologiens de Wittemberg.
On a encore de George-Mathias Bose :
I. Schediasma lilerarium , quo contenta elementorum Euclidis enumerat, et simui de variis e.ditionibus post Fabricium nonnulla dissent. Lipsiæ , 1737,
ln-4“.
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