BOSSUET ( JAC0UES7BÉMGVE
Cet article est de deux mains dans la Biograp. universelle ; et l’on y remarque .quelque contradiction. L’auteur du corps de l’article assure qiie presque tous les sermons de Bossuet n’ont jsuuai*
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été écrits, tandis que, dans la partie bibliographique , l’on avoue qu’on en a retrouvé plus <le cent. Je me permettrai quelques observations sur cette dernière partie , qui , en général , ne mérite que des éloges pour l’exactitude et.l’utilité de ses détails.
1°. On devait indiquer, à lapag.
240, la traduction française que M. Le Roy a publiée de la Dissertation de Bossuet sur les Psaumes, et de ses préfaces «ur les Livres Sapientiaux, Paris, I775,in-i2.
2*. Le Traité des préjugés faux et légitimes cité à la page 24a , est de Basnage et non de Jurieu. 3“.
h&.Dtfense de la tradition des SS.
Pères ^ indiquée page 245, parmi les manuscrits à publier, a été imprimée dans le secoad volume des OEuvres posthumes , et publiée séparément en 1763 , 2 vol. in-i2.
Les Dictionn. de MM. Çhaudon et Fellerprésententundoubleemploi typogr^ph. dans l’indication de l’édit, des OEuvres de Bossuet, commencée en 1772. En effet, on la désigne tantôt comme l’édition des Bénédictins, tantôt comme l’édition de D. Deforis , sans faire remarquer que c’est la même édition.
M. de Bausset n’a pas cru devoir réfuter, dans son excellente Histoire de Bossuél, les sophismes des modernes ultramontains sur la D^çnse de la Déclaration de 1682. Le silence de l’habile historien eût dû convaincre l’auteur des Mémoires ecclésiastiques cpxe son opinion sur une matière aussi délicate avait bien peu de poids ; cela ne l’a pas- empêché de revenir sur cet objet dans ses Mémoireset de nous dire que Bossuet paraît avoir désiré que la D^en-
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se de la déclaration ne vit pas le jour ; çt il ose renvoyer ses lecteurs à V Histoire de Bossuet , t.
H , p. 4 18. Voici ce que dit Bossuet ,à l’endroit où M. P ren-
voie : M II ordonna même |à son neveu , quand l’occasion s’en présenterait, de supplier encore S.
M. très-humblement de vouloir bien joindre à toutes les considérations importantes <{ui pourraient la détourner de rendre public cet ouvrage, celle de ménager , autant qu’il se pourrait , le peu de réputation qu’il s’était acquise par ses travaux, qui pouvaient, dans la suite, rendre sa mémoire en quelque façon précieuse à l’Eglise. Car encore , ajoutait-il , que dans cet ouvrage il soutînt la bonne cause, qu’il l’eût composé sous les yeux de Dieu , prêt à en aller rendre compte à son souverain tribunal, et que, dans le fond, il fût écrit avec tout le ménagement, toute la modération possible, et avec tout le respect imaginable pour le Saint-Siège, et pour la personne des Papes en particulier, il • y avait lieu de craindre que la cour de Rome n’accablât ce livre de toutes sortes d’anathêmes ; que , Rome aurait bientôt oublié tous ses services passés , et tous les travaux qu’il avait entrepris pendant sa vie pour le bien de l’Eglise et le soutien de* la vérité; que sa mémoire ne manquerait pas d’être attaquée et nétrie, autant qu’elle le pourrait être ducôtêde Rome ; mais que , sur cela , il fallait, continuait- il , s’abandonner entièreq^nt à la Providence et à la volonté du Roi , dont la pénétration égalait la sagesse et la piété , et qui , par la supériorité de son génie ,^t par son expér
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rience consommée dans l’art de régner, saurait bien olioisir les temps les plus convenables aux intérêts de l’Eglise etdeson Etat, et modérer, quand il faudrait, le zèle quelquefois trop ardent de ses ministres. » Eist-ce là désirer qu’un ouvrage ne voye pas le jour? N’est-ce pas plutôt prendre de sages précautions pour qu’un ouvra^eauquel on attache leplus vifintérêt , ne puisse être un jour attaqué avec succès’par l’intrigue et la fourberie?
Les Mémoires de M. du Masbaret sur Moréri, me fournissent des détails qu’on lira peut-être avec intérêt : M. l’abbé de St.-
André, ci-devant grand-vicaire de M. Bossuet , et qui l’a été depuis de M. le cardinal de Bissy , atteste dans une lettre imprimée dans le Supplément des Nouvelles ecclésiastiques , en date du i4 février 1740 , que M. Bossuet avait composé un ouvrage sur les matières de la grâce , contre M. Basnage , qui avait prétendu, dans son Histoire ecclésiastique, que l’Eglise avait varié sur cette matière , et que S. Augustin, dont elle avait embrassé fa doctrine , avait renoncé à l’enseignement des Pères qui avaient vécu avant lui, et nommément des Pères grecs. Il atteste en outre avoir eu cet ouvrage entre les mains l’espace de trois mois , et que M. Bossuety accusait Jairsémus d’excès.
Il ajoute qu’il proposa à M. Bossuet de le publier à l’occasKin du Cas de conscience ; et qu’il lui répondit qu’il lui fallait encore plus de quinze jours deitête reposée pour perfectionner cet ouvrage ; et qu’il en fut empêché par les douleurs de la pierre , qui ne le quittèrent plus* Il ditenfiu que
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l’ouvrage était entre les mains de M. l’éveque de Troyes , son neveu. Sur quoi on a dit , et je le crois vrai , que s’il n’a pas paru , c’est qu’il frondait Jansénius et ses partisans: l’on sait queM. l’évê/que de Troyes leur était atta-che. »
Le Supplément des Nouvelles ecclésiastiques était une critique de ces Nouvelles , rédigée par le P. Patoûillet, jésuite.
Il paraît qu’il s’agit ici de l’ouvrage sur V Autorité des jugemens ecclésiastiques. M. de Bausset le fait suffisamment connaître dans le 4* volume de VHistoire de Bossuet. C’est le même probablement dont l’abbé de Feller attribue la suppression à l’abbé Le Queux, remi#è éditeur de la collection es Œuvres de Bossuet. Voyez le Dictionnaire de Feller , au mot Le Queux.
M. Tabaraud a inséré des remarques sévères , ma^s justes , sur l’article Bossuet, de la Biographie universelle, à la fin de ses Observations sur le Prospectus et la Préface de la nouvelle édition des Couvres de Bossuet , projetée à Versailles. Paris , Mequignon-Junior et Brajeux , i8i3, rn-8“.
M. Lebel, imprimeur -libraire à Versailles , vient de terminer la meilleure éditibn que nous ayons des OEuvres complètes de "Bossuet, en 43 vol. in-8“. Les éditions in-4“ , en 20 volumes , contenaient la traduction française de la Défense de. la Déclaration de 1682, par M. Le Roy. Cette traduction est aussi estimée que l’original latin ; les amis des libertés dé l’Eglise gallicane reretteront de ne pas la trouver ans la nouvelle édition; mais ils
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pourront se Oédoramager en joi- une expression équivoque, capagnant aux 4^ volumes de l’édi- ble d’induire en erreur beaucoup tion de Versailles , l’excellent de lecteurs. M. Chaudon dit que du célèbre ouvrage de M. Boudet a publié un /Jeeue// Bossuet , par M. l’abbé Coulon , sceaux du moyen i/ge , avec des ancien vicaire-général de Ne- éclaircissemens , 1779, in-4“. Il a verset prédicateur ordinaire du publié cet ouvrage comme imprf- Roi. Londres, chez Dulau ; etPa- meur-libraire , mais l’auteur de ris , chez Méquignon-Junior , rue l’ouvrage est le marquis de Mide la Harpe , ibi3, in-8®. meu de Dijon , ainsi (lue le dit le
• Journal des Savons , du mois de
BOUCHER ( Eue-Marcüül ), . 1779. Je l’avais attribué ,
docteur de Sorbonne qui, à cause dans mon Dictionnaire des anode la ressemblance de son nom à un sieur Poisson ; mais
. avec celui du rédacteur des Nou- la faute se trouve corrigée dans velles eccDsiastiques , fut soup- la table des auteurs. Il est étonçonné d’avoir coopéré à cet ou- nant d’après cela, queïaBioeravrage périodique. On n’a de ce w/i/e i/fi/VerjeHeait reproduitl'aldocteur que les cinq derniers vo- légation de M. Chaudon. lûmes de la Relation des assem- Il n’est pas vrai non plus que bides de la Sorbonne, dont Wit- M. Boudet ait été , en l’intasse avait publié les deux pre- venteurdu journal intitulé: les miers. M. .Chaudon suppose Affiches de Paris, avis divers, faussement qu’il a travaillé am etc. Voici ce qu’on lit dans le Nouvelles ecclésiastiques , àefuis Journal des Savons ', édition de i7i3‘ jusqu’en 1735. Il y a ici Hollande, au mois d’août iji6: double erreur; cer \es Nouvelles •« Le sieur Thiboust , libraire-imeccldsiastiques n’ont commencé primeur, vend , chaque semaine , qu’en 1727. he Biographie uni- une brochure in-12 qui contient verselle donne un article bien ré- les Affiches de Paris, des prodige a. Philippe Boucher, diacre vitices et des pays étrangers. Ce de Paris, véritable rédacteur des recueil comprend les affiches des premières années des Nouvelles matières de piété , des ordonnanecclésiastiques ; mais à la fin de ces, de quelques arrêts de cour l’article, une main imprudente a souveraine, des livres, des ventes copié l’erreur dans laquelle M. publiimes, des spectacles et d’au- Chaiidon était tombé etsurElie- très affiches pour les sciences et Marcoul Boucher, et suç la fausse les beaux-arts, etc. Voilà l’indate de 1713. Cette dernière mé- ventenr de cette espèce de jour— prise*est d’autant plus remarqua- nal; M. Boudet est auteur de la «le , que dans l’article de Philippe collection, qui commença en Boucher, Oü assigne aux Nou- 1745. velles ecclésiastiques leur vérita- ' *
ble origine en 1727. BOUDET (Claude), frère du
précédent , chanoine régulier d»
BOUDET (.Antoixe), impri- S. -Antoine, mort prpeureur-génienr de Paris. H y a dans l’arti- néral de son ordre , à Paris , le a5 de de cet auteurparM. Chaudon, décembre 177.4. Le Afc/woire oU il
Diüiiizêd by C'îogle
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établîtle droit des abbés généranx de S. -Antoine , etc., a été imprimé au mois d’avril 1 743, à Lyon, chez P. Bruyset. Feu ’M. Falconnet, célèbre avocat, en a beaucoup profité, pour la composition de son Mémoire historique sur V ordre de S. -A moitié de Viennois. Paris, 1775, 10-4".
Le P. Boudeta fournibeaucoup d’articles au Journal économique qui s’imprimait chez son frere Antoine Boudet, entre autres la traduction française du disconrs latin du professeur le Roy , sur les avantages que les lettres procurent à la vertu, contre le fameux discours de J. -J. Rousseau.
BOUGES (le P. Thomas ), reliieux augustin, Je détaillerai, ans la seconde édition de mon Dictionnaire des anonymes , les raisons qui m’empêchent d’attribuer à ce religieux, comme le fait la Biographie universelle , la meilleure édition du Journal dee Henri JV ’^z.rV. de l’Etoile. Paris*, 1741 , 4 in-8°. La disser-
tation du P. Bouges sur les 70 semaines de Daniel , a été traduite en italien et imprimée à Venise en 1721 , ce qui a fait croire l’auteur Italien de naissance, par le P. Ossinger, àAn&io. Bibliotheca Augustihiana, in-fol. J’ai trouvé cette dernière observation parmi les notes manuscrites de l’abbé de Saint-Léger, sur la nouvelle édition de la Bibliothèque historique de la France, lesquelles m’ont été obligeammentcommuniquées
par M. Boulard, ancien notaire.
, BOULAIffVILLTERS (le comte de). Les notices bibliographiques contenues dans cet article de la biographie universelle , renfer-
ment des inexactitudes qu’il est essentiel de relever. Peut-être eût-il été convenable de donner d’abord le détail des ouvrages contenus dans la collection publiée à Londres en 1727 et 1728, 3 vol. in-fol. On trouve datis les tomes I et II , V Etat de la' France, ou l’extrait des Mémoires dressés par les intendans du royaume, par ordre de Louis XI V"" , avec des Mémoires historiques sur l’afteien gouvernement de cette monarchie , jusqu’à Hugues Capet. Le 3' volume renferme quatorze lettres sur les anciens parlemens.de France, avec l’FffVtoire de ce royaume , depuis le commencement de la monarchie , jusqu’à Charles VIII, et desAfémo/rej présentés à M. le duc d’Orléans. Les Mémoires historiques ontété publiés à La Haye la même ÿnnée 1727, mais avec moins d’étendue , sous le titre E Histoire de l’ancien gouvernement de la France , avec quatorze lettres sur les parlemens, etc. , 3 vol. in-12- J1 n'est pas vrai ( Voy. art II ) <^ue l’on trouve dans cette derniere collection un Abrégé de l’histoire de la troisième -hice, jusqu’à la mort de Louis XL Oes expressions ne sont applicables qu’à [’ Abrégé chronologique de l’histoire de France, contenu dans le 3' volume de l’édition in-folio publiée à Londres., A la vérité , Boulainvil— liers donne quelques détails sur la 3* race , dans son Histoire de l’ancien gouvernement ; mais il se borne à expliquer'dé quelle manière Hugues •Capet devint roi de France. C’est encore avec aussi peu de fondement que l’on avance, à l’article de l’jS/n/<fe laFrance(art. III), que les Mémoires sur les deux premières races ont
Di. ■ '") by
été réimpriiÉés à part , sous le titre X Abrégé chronologiqw. Cet Abrégé forme un ouvrage toutà-fait distinct des Mémoires. La Bibliothèque' historique de la jFVa/iceamduit eii'erreur le rédacteur de l’article. L’ouvrage ^sur la noblesse (art. IV) a pour titre , Essais , etc. On le dit imprimé à Rouen. l'Histoire de la Pairie (art. V ) paraît être deM.
Le Laboureur, plutôtt^uede Boulaiiivilliefs. J’ai déjij^ait observer que V Abrégé chronolo'gique de l’histoire de France ( art. VI) se terminait à Louis Xl , dans le 3* vol. du Recueil de Londres.
Dans la réimpression faite à La Haye, ou plutôt «Paris, en 1^33, cet Abrège se trouve continue jusqu’à Henri IV inclusivement.
Quant «ux ouvrages de notre auteur , restés^anuscrits , on ne cite pas le Ciatalogue qui passe pour en indiquer la collection la plus complète"; c’est celui de M.
Nouveau de Cliennevières , Paris, Debure , i^4 > io-8". On y trouve jusqu’au 'Traité de l’infini créé , qui est de Boulainvilliers , quoiqu’il porte Iç nom du P. Malebranche dans l’imprimé.
On n’a jamais attribué à Boulainvilliers le fameux Traité des trois imposteurs ( art. XI ). L’Æ’.ïsai de méihaphysique dans les principes de B. de 5p. (Spinosa) (art. XII), est précisément ce «jui ée trouve dans le volume intitulé: Réfutation de Spinosa, publiée en 1^3 1 , par l’abbé Lenglet Dufresnoy. Ce morceau ne ressemble en rien à Y Analjrse d% Traité théologi- politique de Spinosa, imprimée en 1767. Il y a tout lieu de croire que cette analyse a été faussement attribuée à Boulainvilliers. Cet article de la BiO'
graphie universelle de MM. Michaud présente donc au moins six méprises, tandis qu’une seule se fait remarcjucr dans 4c même article rédige jiaVM. Chaudon.
♦BOULANGER (Jean), natif de Poissy , près Paris, se lit connaî- .
tre de bouTie heure parson amour et son goût pour les mathématiques. 5on mérite le fit choisir pour succéder à Henri de Monantlieuil , en 1606, dans la place de lecteur de mathématifiues au Collège royal de France. 11 égala son prédécesseur pSr son assiduité et la solidité de ses leçons.
On le tira de cet emploi au bout de(pielqucs années, pour le faire instituteur des éludes de Louis de Bourbon, comte de Soissons. En 1634 , il fut un des commissaires nommés par le cardinal de Richelieu pour examiner la Démonstration des longitudes ‘ de J. -B. Morin : la décision fut unanime contre Morin. Boulanger mourut en i636. L’abbé Goujet n’a cité aucun de ses ouvrages.
Ils ont eu pourtant de la réputation; les principaux sont :
I. La Géométrie pratique. Paris, Cramoisy , i6jo, in-4“. Cet ouvrage était imprimé dès i63o, d’après un privilège accordé à l’auteur eu 1624. H en parut en 1691 une nouvelle édition iu-12, chez .lombert , avec des augmentations et des notes du célèbre Ozanam.
II. Traité de la sphère. Paris, i648,in-8°. Réimprimé en ifl88, chez le même Jombert, avec des augmentations et des notes d’un anonyme , qu’on a su depuis être le même Ozan'^in. Cette circonstance a été inconnue à M. de
Lalantle , qui ne joint le noni d’Ozauam qu’à i’éJition de i"02.
BOUQUET (Pierre), neveu du bénédictin de t;e nom. La Biographie universelle présente une légère inexactitude dans l’indication de ses ouvrages. Ses Lettres Provinciales ne forment <ju’un volume : dans quelques bibliothèques, elles sont suivies du 'fahleau historique qui parut la même année , et semblent alors en former deux ; mais , dans une notice , il ne faut pas indiquer séparément.le Tableau, lorsque l’on a cité deux volumes pour les Lettres.
BOI^RBON (Nicolas), l’ancien.
L’article de ce poëte latin moderne dans Moreri, contient une des plus fortes méprises qui se puisse trouver dans un dictionnaire historique. On y {indique deux prétendues éditions de ses poésies; l’une donnée par Philippe Dubois, ad usant Delphini, en 2 vol. in-4“, et l’autre publiée par l’abbé Brochard en 1728, chez Coustelier, in-4‘’. Un quiproquo typographique a sans -doute occasionné cette confusion de citations, puisque les deux 4*ditions citées sont des éditions de Catulle, Tibulle et Properce.
Mais peut-on alléguer la même «xcuse, lorsqu’on a reproduit en partie la même méprise dans la Biographie universelle? C’est ici l’occasion de raconter ce qui se passe au bureau de la Biographie universelle, pour la correction des épreuves. Chaque feuille est communiquée à plusieurs hommes de lettres, qui y placent chacun leurs corrections ou leurs additiohs ; le dernier des re viseurs
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peut gAter par 4es* additions inexactes un article rédigé d’ailleurs avec soin, parce qu’on n’a
Sas’ l’attention de renvoyer les ernières corrections aux auteurs des articles :ivoilà ce qui explique les méprises que l’on remarque à la fin de beaucoup d’articles de la Biographie universelle.
* BOURGEOIS DU Chastenet , avocat ai» parlement , plénipotentiaire «ubdélégué de L. A. R.
Monsieur et Madame aux conférences de Francfort , qui a publié plusieurs duvrages au commencement du xviii' siècle , était, à ce qu’on croit, neveu deVarillas.
On a de lui qpclques ouvrages , entre autres :
I. Les intérêts des princes d’Allemagne. ; traduits dq latin de Joachim de Transée ( Bogeslas- Philippede. UAemn/lz). Freistade, 1712, 2 vol. in-i2.
W. Histoire, du concile de Constance , où Von fait voir combien la France a contribué à Vcxtinctiop. du schisme. Paris, 1718, in-4".
Il avait donné en 1717 la nouvelle édition de Y Histoire ‘du Monde du pieux et savant Chevreau , eu 8 vol. in-i2 , attribuée mal à propos à l’abbé de Vertot par les libraires de Hollande qui ont réimprimé ce livre. C’est lui aussi qui a composé les premiers articles de Y Abrégé de l'histoire de France de Claude Chàlons , oratorien , ouvrage réimprimé lusieurs fois. Il a exercé penant qqpique temps les fonction^ de censeur royal. ^
BOURGEOIS- ( Antoine ) , né dans le diocèse d’Amiens , devint curé de Saint-Germain et princi-
pal du college de Cresny, en Valois; il a rempli pendantjong-tenips , avec distinction , les fonctions de cette dernière place. 11 fut un des premiers etd<is jilus zélés à mettre en ])ratique le système des versions Witerlinéaires , recommande , pour les enfans , par Dumarsais , et si généralement suivi dans les derniers temps. Ou a de Uii : P. Maroni. <i opé-
ra , online perpcluo , interpreiationibus gailicin , annota! ionibu.’; et dictionamis jllustrata. Seiiliset Paris , 1755 , 2 vol. iii-B". premier renferme les Eglognes ; ou ne trouve dans le secoml <|ue le .premier livre des(léorgi<jues, sans dictionnaire. L’auteur a reproduit , à lasuite des Eglogues , plu- .sieiirs explications de Virgile, qu’il avait fait insérer daus les mémoires de Trévoux et dans le Mercure. Il a eu des démêlés assez vifs avec l’abbé Dèsfontaines, au sujet c^e la traduction de Virgile publiée par ce dernier. — Oii doit à un autre BOURGEOIS, d’abord maître ès-arts en l’université de Paris, et ensuite professeiiraucollége de Louis-le-Grand, les Fables de P/ièdrè, avec des notes , des éclaircissenieiis et un petit dictionnaire à la fin, à l’usage des coiiiniençans. Paris, 1767 , in- 12 ; réimprimé en 17G5, en 1778, etc. Une septième édition parut en 180.^. Eu 1769, Marc-Micliel Key , célèbre imprimeur d’Amsterdam , réunit une grande partie du travail de M.
Bourgeois à la traduction de l’abbé Lallcinaiit, et intitula le tout , les Fables de Phèdre , en latin et en français , avec les Fables de La Foulaine qui y sontrelatives ; l’iiiterliiiéaire des deux premiers livres, suivi des règles
de syntaxe qui y sont indiquées ; le Dictionnaire dés termes dont l’auteur a fait usage. Amsterdam, 17(19, in-8".
♦BOURGEOIS( N. ), natif 'de la Rochelle, se fit recevoir avocat au Parlement , eldenieura quelque temps à Poitiers où il remplissait les fonctions d'avocat.
Pendant son séjour daus cette ville, AJ. Bourgeois fit d’utiles reclierclies sur scs antiquités ; dans une dissertation insérée an .louriial de Verdun eu i73g, il jirouva , contre le P. Bontli, que Civaux ou ses environs , ont pu être le lieu de la bataille livrée entre Clovis et Alaric. Eu I7,'j3, il fit imprimer, dan» le même journal, une Lettre où il démontra la fausseté d’une Charte de Clovis.
On trouve de lui , dans les Métnoi-‘ res de Trévoux et dans le Recueil de Y académie de la RochclL- , tome 2, des observations sur le lieu où se livra la bataille appelée de Poitiers, le 19 septembre i35Kî. M. l’abbé Grosicra reproduit ces observations dans le troisième vol. des Mémoires d’une société célèbre. Paris, 1792, iu-8".
Eu 1746, il lut à l’académie de la Rochelle une dissertation sur l’origine des Poitevins, et sur la position de Y Aupiistoritum et du Limonum dePtolémée. On trouve dans le Mercure de décembre 1746, l’analyse de cet intéressant Mémoire. M. Bourgeois partit pour Saint-Domingue, vers 1755; il devintsecrétaire de-la Chambre d’agriculture du Cap-Français..
I/’ennui que cet administrateur éprouvait à Saint-Domingue, au milieu de ses graves fonctions, lui tint lieu d’.\pollon, et il osa, sans être poète, enfanter un ou-
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vrage de doiiste mille vers, qu’il fit imprimera Paris en i”^3,sous le titre de Christophe Colomb , ou Vjitmh'ique découverte. 2 vol.
iii-8°. Ce poëine n’est pas sans mérite, puisque considéré, soit dans ^ sa partie historique, comme le résultat vrai de la découverte faite par Colomb , soit du côté phy-
• sique, comme un tableau naturel des contrées qu’il reconnut dans scs voyages, il est aussi curieux qu’instructif; de ])lus les notes que
• l'auteur y a jointes, coiitiennent souvent des détails utiles et d’autant plus sûrs, qu’il parle comme témoin de la plupart des objets et des usages qu’il a vus. On doit encore à cet auteur des Recherches historiques- sur l’cmjiereur
• Othon ly, oit l’on examine si ce prince a joui du duché d’ Aquitaine et du comté de Poitiers , en qualité de propriétaire ou desimpie administrateur , Amsterdam et Paris, 1775, in-S". M. Bour-
eois mourut vers 1780 , doyen e l’académie de I.a noclielle. Il laissa une énorme ([uantité de f 'ofages et de Mémoires manuscrits, qui tombèrent entre les mains de M. , son neveu :
celui-ci en a inséré différens morceaux dans un vol. publié à Paris, chez Pastien , en 1788, sous le titre de Voyages intéressans dans différentes colonies françaises et espagnoles , etc. On a changé le titre de ce volume pour en former le 10® tome de la Collection abrégée des voyages Jdits autour du monde , rédigée par M. Bérenger, de Genève. M. Bourgeois joignait à beaucoup de littérature une grande connaissance des bons livres
{Bibliothèque historique de la France , Bibliothèque du Poitou,