I. Une édition de Catulle , Ti
bulle et Properce. Paris, Consteller , 1723 , in-4®. Elle est peu estimée des savans, parce que' l’éditeur s’esl servi d’im manuscrit incomplet : elle est d’ailleurs fort défectueuse , suivant l’auteur d’une lettre insérée dans le Mercure de ce temps, et réimprimée en 1742 dans le 111' volume des Amusemens du cœur et de l’esprit. ,
II. Une édition de l’Imitation de J.-C. Paris , frères Guérin , 1727, in-32. Cette édition passe pour correcte; elle ne contient aucun avertissement de l’éJiteur.
III. Horatïi Flacci carmina ab Omni obscœnilale. expurgata , avec des notes. Paris, Nyon,ji728, in-i2. L’éditeur prétend avoir revu le texte sur les manuscrits et sur les meilleures éditions. Quant aux notes , il avoue les avoir tirées en grande partie de dilFérens commentateurs : il a reproduit presque toutes celles qui se trouvent dans l’édition d’Horace pu-
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bliéc à Roifen et à Rome par le P. Jfluvency.
On dit, dans la préface dit Moréri de Bâle, 1740 , que l’abbé .
Brochard a heaimoiip aidé l’abhé ‘ Dupin ^ pour rtdition publiée par cet abbé en 1712.
BROTIER (Gabriel); célèbre jésuite. 11 était essentiel d’annoncer dans la biographie universelle, que l’édition qu’il préparait des œuvres' de Pline le Naturaliste, devait former environ six volumes in -fol. Sa famille en conservait le manuscrit, qui se trouve peul-Étre actuellemepten des mains étrangères.
BROüSSON (Claude), ministre protestant, condamné, en 1698, à être rompu vif. On se rappelle combien , sous Louis XIV , la législation relative aux protestans a été dure et même cruelle. On doit regarder le ministre Brousson , comme une des plus malheureuses victimes de celle législation , portant peine de mort contre* 'les ministres qui rentraient dans, le royaume et convoquaient des assemblées de religion. B;^ousson n’était coupable que de cette contravention , et il a été condamné à être rompu vif! Un historien bien suspect, Rrueys, a tâché de flétrir sa mémoire, en aflirmant qu’il avait fait un projet'pour attirer l’ennemi dans le royaume , et qu’il l’avait envoyé à M. le comte de Schomberg.
Suivant La Beaumellc, dans scs célèbres Lettres à Voltaire, il était de notoriété publique que Brousson avait nié d’être Fauteur d’un pareil projet , et qu’il ne fut pas appliqué à la question ordinaire et extraordinaire , quoiqu’il
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y eût été condamné. Quelcj^ues sollicitations (|ue fissent ses parons et ses amis , ils ne purent, obtenir dil greffe une copie de *son procès, qui c’avait diiré que trois jours. On sîKait qu’il n’avait jamais donné occasion au moindre tumulte, et qu’il ne permettait pas même qu’on vînt armé à ses assemblé^; qu^i avait toujours parlé de Louis XIV avec respect, et de ses persécuteurs avec charité. M. de Bàville le
Iioursuivait si vivement, qu’il ’obligea de sortir du Languedoc.
Brousson passa dans le Béarn, et' fut rencontré à Oléfon par des soldats, qui le relâchèrent, sur ce qu’il leur protesta qu’il n’élait, points celui qu’ils cherchaient.
A peine eut-il fait vingt pas , que, louché de repentir, il retourna vers eux , et leur dit : « Mes amis, il n’est pas permis de mentir pour sauver sa vie : je suis Claude Brousson , ministre de l’évangile de vérité. ••
Malgré cette apologie, publiée •en 17G3, M. Chaiidon a répété, poutre l’infortuné Brousson, les assertions dénuées de preuves du sieur B.rueys; on est aflligé de retrouver les mêmes assertions dans la Biographie universelle.
* BRUNE (.Tf.w de i.a), ancien pasteur de l’église wallonne de fa garnison de Touruay , depuis pasteur réfugié à Schoonhove'n.
On a de lui plusieurs ouvrages :
I. Voj'age de Suisse , relation historique contenue en douze lettres écrites par les sieurs Reboulet et la Brune à un de leurs amis de France. 2 parties, La H.aye, iG86,!pctît iii-12. Les épîtres dédicatoires sont signées la Brune, et datées de Heidelberg.
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IL La vie de. Charles L' , due de Lorraine et de Bar. Amsterdg;n , 1G91 , in-12. *
III. Mémoires ^pour senur à l’histoire de Louis de Bourbon , prince de Condé. Cologne (.Amsterdam), 1693, 2 vol. in-12.
IV. Traité de la Justification, par Jean Calvin ; traduit du livre de son Institution chrétienne. Amsterdam, 1G93, in-S". Seconde édition, Amsterdam, Kuiper, 1705, in-12.